Bien le bonjour! Voici le premier chapitre de la semaine! Et en plein milieu de l'après-midi, en plus! Incroyable, non?^^ En fait, je veux voir Esprits Criminels ce soir, alors je me suis décidée à écrire le chapitre plus tôt. Surtout qu'il était assez facile à écrire, c'est juste une séance de questions/réponses!

Je dois avouer que je suis très surprise, et émue, par ce chapitre : c'est le cinquantième! Je n'aurais jamais imaginé faire une fic aussi longue quand j'ai commencé à écrire des fanfictions. Déjà que ma première, avec 40 chapitres, me paraissait de bonne taille, celle-ci dépasse tout! Et c'est en grande partie grâce à vous. Vous m'encouragez tellement que j'ai toujours envie d'en ajouter plus. Même si là, je suis sur les derniers chapitres.

Merci encore et toujours pour votre merveilleux soutien et vos commentaires exceptionnels. Bonne lecture!


- Il faudrait qu'Astrid soit là pour répondre, dit Stoïck, elle était la plus proche et a tout vu.

- Je vais la chercher, propose Gueulfor.

Le forgeron sort et revient quelques instants plus tard, accompagné d'Astrid. Cette dernière observe rapidement Harold et s'installe près de lui, sur le bord du lit. Stoïck répète la question d'Harold.

- Quand vous avez disparu dans la faille, commence Astrid, j'ai tout de suite dirigé Tempête vars le chef Kran'deuf, pour lui dire de retirer le filtre.

- Mais c'était inutile, coupe Harold, il avait modifié le filtre pour qu'il ne puisse pas être enlevé avant d'arriver au bout de son délais d'activation. C'était une précaution prise au cas où il lui arrive quelque chose, pour que le filtre reste en place.

- C'est ce qu'il m'a expliqué quand je suis allée le voir, approuve Astrid. J'ai presque fait une crise de panique à ce moment. Les démons sur l'île ce sont calmés quand il n'y a plus eu personne à portée d'attaque mais ils veillaient quand même sur la faille. Les autres chefs sont arrivés peu après, avec quelques-uns des combattants, mais nous ne pouvions rien faire pour vous porter secours.

- La petite était prête à se jeter dans la faille pour te retrouver et te ramener, ajoute Gueulfor, son père a eu du mal à la retenir.

- Nous avons été obligés de nous contenter de survoler l'île, poursuit Stoïck. Nous guettions le moindre mouvement au-delà de la faille mais nous ne pouvions rien voir. Environ une dizaine de minutes après que toi et Krokmou ayez disparu, les démons sur l'île se sont mis à geler et à se briser en petits morceaux, puis la faille est brusquement devenue toute blanche et s'est recouverte de glace.

- Après ça, reprend Astrid, alors que nous étions morts d'inquiétude, il y a comme un tourbillon colorés sur une plage de l'île et toi et Krokmou êtes apparus. Vous avez fait quelques roulades avant de vous immobiliser. Nous sommes rapidement descendus pour vous rejoindre et nous vous avons transporté au camp des guérisseurs. Tu étais en mauvais état, vraiment très mauvais.

- Merci pour l'emphase, dit Harold, au vu de l'état de ma jambe, je crois que je n'aurais jamais deviné.

- La jambe est le signe le plus voyant, difficile de la louper, acquiesce Gueulfor sans tenir compte de la pointe de sarcasme. Mais tu avais aussi un bras cassé, plusieurs coupures et autres coups, sans parler de ta blessure à la tête. C'est à cause d'elle que tu es resté endormi pendant sept semaines.

- Sept? répète Harold. Pas tout à fait deux mois alors.

- C'était une approximation, dit Stoïck.

- Merci, j'avais compris.

- Je crois que ta question a reçu sa réponse, tu as une autre question? demande Gueulfor.

- Vous m'en avez donné dix, je ne vais pas les gâcher. Qu'est-il arrivé à l'île et à la faille?

- Nous avons établi un poste de surveillance sur l'île où se trouvait le camp des guérisseurs, répond Stoïck. Les vikings stationnés là-bas ont pour mission de surveiller l'île et la faille et de nous rapporter le moindre changement. Jusqu'à présent, rien n'a bougé. L'île est toujours présente, bien qu'endommagée, et la faille reste couverte de glace. Aucun démon n'en est sortit depuis l'attaque.

- Oui, le contraire m'aurait étonné, ils ne sont plus vraiment en état de bouger, marmonne Harold.

- Que veux-tu dire? questionne Astrid.

- Je vous le dirais plus tard, une fois que j'aurais obtenu les réponses à toutes mes questions.

- Et que tu te seras reposé, rappelle Stoïck, c'était notre marché : dix question, dix réponses, puis du repos.

- Je sais, je sais. Question suivante dans ce cas : en dehors de moi, qu'en est-il des blessés ou des pertes?

- Aucun mort, ce qui est un miracle, répond Stoïck, les dieux doivent avoir eu pitié de nous.

- Ou bien ils n'avaient pas envie d'ouvrir les portes du Valhalla, hasarde Gueulfor. Nous avons dû leur faire siffler les oreilles avec toutes les prières d'avant la bataille.

- Ou alors les combattants sont excellents et plus résistants qu'on ne pourrait le penser, dit Harold. La plupart n'ont rien dans la tête mais il faut bien que leurs muscles leur servent à quelque chose.

- Quoi qu'il en soit, reprend le chef, les blessés étaient moins nombreux qu'on le craignait. Et les blessures étaient plutôt légères, même sans les comparer à toi. Tu es celui qui a été le plus blessé. Pour les autres, ils se sont remis rapidement et il n'y a aucune séquelle.

- Voilà qui est rassurant. Bien, quatrième question : où sont les autres chefs? Je ne les ai pas vu à la cérémonie.

- Il s'est écoulé sept semaines depuis l'attaque, et ils étaient déjà sur Berk depuis quelques temps. Leurs tribus avaient besoin d'eux, ils ont dû rentrer. Nous restons en contact permanent, cependant. C'est comme ça que nous avons appris qu'il n'y a eu aucune attaque de démons depuis la veille de l'attaque sur l'île. Nous avons prévu de nous rassembler de nouveau quand tu seras en état de te joindre aux discussions. Ils veulent savoir, tout comme nous, ce qui s'est passé de l'autre côté de la faille et que faire à partir de maintenant.

- À ce propose, et c'est ma prochaine question, que comptez-vous faire au sujet de l'île et de la faille?

- Les garder sous surveillance pour l'instant, répond Stoïck. Quand tu seras de nouveau capable de nous aider, tu te joindras aux équipes qui seront envoyées sur l'île pour comprendre ce qui s'est passé. Nous attendions également que tu te réveilles pour que tu nous dises ce qui s'est déroulé dans le monde de Niflheim, ce qui a causé l'arrêt des attaques de démons.

- Je vois, c'est vrai que sans mon côté de l'histoire, vous ne pouvez pas savoir à quoi vous attendre. Mais nous verrons ça plus tard. Autre question : j'ai examiné Krokmou tout à l'heure et il semble aller bien, en dehors du manque d'exercice, mais n'a-t-il pas été blessé?

- Il n'avait aucune blessure sérieuse, répond Astrid, Gothi s'est occupé de lui dès qu'elle l'a vu. Il était complètement remis en deux jours. Pour le manque d'exercice, il a refusé d'aller voler, même quand Gueulfor lui a présenté la nouvelle selle.

- Quelle nouvelle selle? Et oui, c'est la septième question.

- Celle que j'ai dû retravailler pour que tu puisses encore te servir de la pédale, dit le forgeron. Sans ton pied gauche, tu ne peux plus contrôler la prothèse de Krokmou, j'ai donc dû faire une selle avec un système qui convienne à ta prothèse. Ça m'a pris quelques jours pour trouver le bon mécanisme, mais tout est parfait maintenant. Vous deux pourrez aller voler dès que tu seras en état de sortir de cette maison sans menacer de t'effondrer. Et pour information : ton lézard a refusé la prothèse automatique.

- Je vois, ça ne m'étonne pas, il m'a déjà fait le même coup quand je lui ai montré la prothèse automatique pour la première fois.

- Il est aussi têtu que toi, se lamente Astrid, à croire que tu lui as déteint dessus.

- Non, il était déjà têtu avant qu'on se rencontre, pas vrai mon grand?

Krokmou hoche la tête avec enthousiasme et adresse un sourire au jeune viking qui rigole légèrement.

- Même lui le reconnaît, dit Harold.

- Tu as d'autres question? demande Stoïck.

- Hum, j'ai posé les plus importantes, alors je ne vo... Ah si! Ce tourbillon coloré, je m'en souviens à peine mais je sais que c'est ce qui nous a permis de revenir. Vous savez ce que c'était?

- Non, répond le chef. Nous avons beaucoup de théories mais aucun moyen de les vérifier.

- Si, maintenant qu'Harold est réveillé, il pourra nous aider, lance Astrid avec confiance. Varek et Gothi sont arrivés à la même conclusion. Et si c'est vrai, alors il n'y a qu'Harold qui puisse nous donner une confirmation.

- Quelle conclusion? interroge Gueulfor en haussant les sourcils.

- Gothi a émit l'hypothèse que ce tourbillon coloré pourrait être un nouveau don d'Harold. Selon elle, ce don lui permettrait de passer d'un endroit à un autre instantanément. Varek soutient cette théorie en disant que le tourbillon rappelle les histoires sur le Bifröst, le chemin des dieux. Après avoir réfléchi un moment, je suis du même avis qu'eux. Bien entendu, le seul moyen de le vérifier est de demander à Gothi d'effectuer un nouveau test, mais ça peut attendre. Et c'est plus probable que la théorie de Rustik. Selon lui, un arc-en-ciel à Niflheim s'est cassé et Harold et Krokmou ont glissé dessus pour revenir à Midgard.

- C'est vrai que c'est du n'importe quoi, approuve Harold. La théorie de Gothi et Varek semble plausible, même si je doute avoir un nouveau don. J'en ai déjà trois, ce qui est assez rare, je ne pense que les dieux m'apprécient au point de m'en accorder un quatrième.

- On ne sait jamais. Après tout, tu es revenu vivant, bien que gravement blessé, d'une confrontation avec des démons. Sans oublier le fait que par deux fois, tu as voyagé dans un autre monde. Et comme tu l'as dit, seuls les dieux et leurs élus, ainsi que les démons, ont cette capacité. Tu n'es pas un démon, et n'es pas un dieu non plus. La seule solution restante est que tu es un de leurs élus. Ça explique que tu puisses voyager dans d'autres mondes et pourquoi tu as plus de dons que la moyenne des humains.

Harold reste un instant silencieux puis secoue la tête tout en soupirant.

- Non, j'ai vraiment du mal à y croire. Ça doit juste être une coïncidence, c'est tout.

- On verra quand Gothi fera le test, dit Astrid. Je suis certaine que pour une fois, tu te trompes.

- C'est ça, on verra. Bon, il me reste deux questions et je n'ai plus vraiment de clarifications à demander.

- Dans ce cas, repose-toi, dit Stoïck. Tu as beau tenter de le cacher, tu commences à être plus que fatigué.

- Mais je n...

- Inutile de protester. Tu as posé toutes les questions que tu voulais et tu as obtenu les réponses. Maintenant, tu dors.

- J'ai dormi pendant sept semaines, je n'ai pas besoin de dormir davantage.

- Détrompe-toi, contre Astrid, Gothi a dit que tu vas être très fatigué durant les premiers jours de conscience. Tu as besoin de plus de repos que d'habitude. Et tu dois également te familiariser avec... avec ta...

- Avec ma jambe amputée, termine Harold. Je sais. J'ai dit qu'il m'a fallu un moment pour que ça s'enregistre, mais je crois que je n'ai pas encore vraiment réalisé que j'ai perdu une partie de ma jambe.

- Crois-moi, petit, plus vite tu l'accepteras, plus vite tu remarcheras, dit Gueulfor avec sérieux.

- Oui. Mais ça fait quand même bizarre. Je savais que ma jambe était en mauvais état, je ressentais la douleur. Pourtant, je ne me serais jamais attendu à la perdre, ou du moins à perdre une partie. Je me suis évanoui avec mes deux jambes, dont une douloureuse, et je me réveille avec une jambe et demie, sans savoir ce qui s'est passé.

- Pourquoi ne l'as-tu pas demandé? interroge Astrid. Il te reste deux questions, après tout.

- Parce que je ne suis pas sûr de pouvoir entendre et accepter la réponse maintenant. Et puis, je préfère demander directement à Gothi. Si je ne me trompe pas, c'est elle qui a supervisé mes soins, donc elle est la mieux placée pour me dire exactement ce qui s'est passé.

- Exact, acquiesce Stoïck en aidant Harold à s'allonger confortablement, c'est l'Ancienne qui s'est occupée de toi. Elle est venue te voir chaque jour pour examiner tes blessures et estimer tes progrès.

- Il faudra que je la remercie, murmure Harold alors que ses paupières commencent à tomber. Elle n'était pas obligée de s'occuper personnellement de mes blessures, les autres guérisseurs en sont tout à fait capables.

- La vieille goule n'aurait laissé personne s'approcher de toi, dit Gueulfor, elle n'apprécie pas les mauvais traitements auxquels tu as été soumis dans le village. Elle a souvent exprimé son indignation au Conseil, mais personne ne l'a jamais écouté sur ce sujet.

- Bizarre, ça ne m'étonne pas.

- Mais les choses ont changées, les autres villageois se sont rendus compte qu'on a toujours besoin d'un Harold, poursuit le forgeron en souriant. Alors repose-toi bien et dépêche-toi de te rétablir, tu manques énormément au village. Tout est bien trop calme sans toi.

N'obtenant aucune réponse, Gueulfor baisse les yeux et voit qu'Harold est endormi. Astrid lisse les couvertures et réarrange quelques cheveux qui lui tombent sur le visage.

- Il va avoir besoin d'une bonne coupe, dit la viking blonde, ses cheveux commencent à être longs.

- Pourquoi les couper? demande Gueulfor. Beaucoup de viking ont les cheveux longs!

- Harold n'aime pas les avoir longs, il dit que ça le gêne.

- Bah, il exagère, on lui demande pas d'avoir des cheveux qui traînent au sol et dont il pourrait se servir en tant que lasso, balançoire et autre. Il a déjà un lézard particulier, pas besoin de lui ajouter quelque chose de complètement fou.