J'ai 23 ans aujourd'hui et comme cadeau, je vous poste au lieu de demain ce chapitre. Bonne lecture (musique dans le texte)
Du côté de Ron et de Jenifael
Le rouquin a du mal à croire ce qu'il voit. La magicienne est en position de faiblesse. Elle hurle de colère et d'indignation. Ron, bien qu'encore effrayé par les canines de la femme, s'approche et pose une main sur son épaule. Elle se relève d'un coup, comme si elle va le mordre. Mais elle se calme. Ses dents pointues rétrécissent. Elle déclare, avec un rire forcé.
- C'est lamentable pas vrai ? D'être si inutile et si faible. Tous les deux, Harry et toi, ainsi qu'Hermione, vous savez faire des choses magiques incroyables. Alors que moi, je ne sais que faire souffler du vent. C'est minable pas vrai ? Et Rogue, lui ne veut même pas résonné avec moi.
Le rouquin ne comprend pas ce qu'elle veut dire avec « Résonné avec moi ». Mais il le demandera à son amie dès qu'elle ne sera plus pétrifiée. Cependant, il réplique aux propos de Jenifael.
- Tu as tort. Ta magie est super intéressante. Tu imagines ! Tu fais des tours sans baguette c'est plus impressionnant que c'en a l'air. Et puis, tu as vécu plus de deux jours entiers dans la forêt en compagnie d'une louve de la taille d'un éléphant !
- Attends…répètes un peu !
- Euh…la louve ?
- Oui ! Mais oui, pourquoi je n'y ai pas songé ! La louve peut sans doute souffler plus fort !
- Tu…tu connais ce …
- Monstre ? Oui, évidemment puisque c'est moi.
- Toi ?
- Recule Ron. Et merci, je ferais davantage confiance à ta façon de parler.
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Le rouquin rougit comme une pivoine et recule. La femme lève les yeux en l'air. Il y a un trou béant dans le mur du haut. Si grand qu'elle peut voir la nuit avec ces étoiles. Elle lève ses bras vers le ciel comme pour l'enlacer. Elle respire l'air de la nuit qui coule sur elle. La lune apparaît devant le nuage. Sa lumière fait briller le corps de Jeni en une blancheur immaculée. Le vent des bois envoie ces messages d'espoir dans les cheveux de la femme qui tombent en cascade. Elle dit alors la prière qui la relie à la louve.
- Je fais appel à mes pouvoirs. En récitant cette hymne, en le murmurant à la lune et aux étoiles, je formule le souhait qu'en cet instant la clarté triomphe de l'obscurité.
Le corps scintille de mille feux, éclairant le tunnel et le ciel de ses feux. Ron se couvre le visage de cet éclair. La femme ressent la puissante magie qui nait de l'animal brûler en elle. Depuis la pseudo-résonance. Une fois terminée, l'enfant enlève ses mains et voit la gigantesque louve. Il recule, effrayé, mais Jenifael prononce le nom du petit, dans le but ce connecter son âme à la sienne.
« - Ne prends pas peur. C'est moi, Jenifael. Je suis la même. Seul mon apparence et mon instinct ont changé. N'aie crainte, je ne te dévorerais pas. Par contre, lui là-bas oui. Cet humain a osé porter la main sur moi. Il mérite d'être dévoré pour son crime. »
Ron refuse en faisant un mouvement de la tête. Et dit.
- On aura des ennuis si tu le fais. Et puis, tu crois vraiment qu'il a bon goût ?
Un hurlement fait lever les cheveux sur la tête de Ronald. Les paroles télépathiques de la louve le rassurent. En rougissant.
« - Non, c'est vrai. Il dégage une horrible odeur de parfum humain. J'ai horreur de cela. Bien, essai de ne pas t'envoler. Ma magie est puissante ainsi, à l'état pur sans aucune limite du corps de l'humaine qui dort en moi. »
Le rouquin prend place contre un rocher. La louve entonne l'incantation et hurle son cri de magie. Un immense cyclone arrive du plafond et brise le rocher, créant un plus grand trou permettant à un dragon de rentrer de par le ciel. Puis la louve se concentre et ce puissant vent magique fonce sur les rochers, les propulsant dans toutes les directions. Un rocher évite de justesse Lochkart. Une fois la magie terminée, un espace suffisamment grand pour un adulte humain est dégagé. Ron est prêt à s'y engouffrer quand la louve lui montre ses crocs.
« - Non petit louveteau ! C'est à moi d'y aller. Mon museau et ma rapidité sont bien plus grandes. »
- Et comment tu vas passer ! Tu immenses je te rappelle. Quoi !
La louve perd sa taille, la rendant aussi grande qu'un adulte. Elle donne un coup de patte sur Ron et s'engouffre dans le trou.
Du côté de Harry
- Tu vois ? C'est un nom que j'utilisais déjà à Poudlard, pour mes amis les plus proches. Tu crois donc que j'allais accepter le «jeu du sort » qui m'avait donné ce nom immonde de « Jedusor », légué par mon Moldu de père ? Moi, l'héritier par ma mère du sang de Salazar Serpentard qui coule dans mes veines ? Moi, conserver le nom abject d'un misérable Moldu qui m'a abandonné avant même ma naissance, le jour où il a découvert que sa femme était une sorcière ? Non, Harry, je me suis forgé un nouveau nom, et je savais que le temps viendrait où les autres sorciers auraient peur de prononcer ce nom-là, lorsque je serais devenu le plus grand sorcier du monde !
Harry a l'impression que son cerveau était comme engourdi. Ahuri, il contemple Jedusor, l'orphelin qui est devenu l'assassin de ses parents et de beaucoup d'autres... Au bout d'un long moment, il se force enfin à parler.
- C'est raté.
- Qu'est-ce qui est raté ?
- Vous n'êtes pas le plus grand sorcier du monde. Désolé de vous décevoir, mais le plus grand sorcier du monde, c'est Albus Dumbledore. Tout le monde est d'accord là-dessus. Même au temps de votre puissance, vous n'avez jamais osé vous attaquer à Poudlard. Dumbledore a tout de suite compris qui vous étiez lorsqu'il vous avait comme élève et il vous fait toujours peur, quel que soit le lieu où vous vous cachez.
Jedusor a perdu son sourire. Son visage a quelque chose de repoussant, à présent.
- Dumbledore a été chassé de ce château par mon simple souvenir ! dit-il d'une voix sifflante.
- Il n'est pas aussi loin que vous le pensez !
En parlant ainsi, il a simplement cherché à faire peur à Jedusor. Il aurait souhaité que ce qu'il a dit soit vrai, mais il n'y croit pas. Jedusor ouvre la bouche, puis il se fige soudain. Deux bruits viennent de retentir. Des bruits de galop et une musique. Le premier devient de plus en plus rapide qu'au bout de quelques secondes à peine, une louve blanche comme neige arrive et saute d'un bond de plusieurs mètres avant de se placer entre Harry et Jedusor. Harry se souvient de l'animal. Mais pas Tom, il approche sa main comme l'élu mais un mur d'énergie positive empêche la main de Voldemord de toucher la louve. Harry la touche en revanche.
- Comment peux-tu, toi, toucher cet animal !
Mais l'élu n'écoute pas. Il se souvient très bien que, quand lui et Jeni sont en danger et qu'ils sont en contact, ce même mur apparaît. Alors il murmure son nom. Jeni lève ses oreilles et dit par pensée.
« - Oui, c'est moi. Mais je t'en prie, ne lui dis pas. Et ne me parles pas. Sinon ma belle couverture partira en fumée. A présent, attends l'oiseau de feu. Lui, pourra traverser le mur. Lâche-mi à présent. Meleth ! »
L'élu obéit, mais comme la louve a entonné son incantation, le bouclier de l'amour reste. La musique s'intensifie. C'était une mélodie étrange, effrayante, qui provoque des frissons le long de l'échine. Les cheveux de Harry se dressent sur sa tête et il lui semble que son coeur a doublé de volume. Bientôt, la musique atteint une telle intensité que Harry la sent vibrer dans sa poitrine. Des flammes surgirent alors au sommet du pilier le plus proche.
Un oiseau écarlate, de la taille d'un cygne, vient d'apparaître et lance son chant étrange sous la voûte de la Chambre. Les plumes de sa queue, aussi longues que celles d'un paon, brillent d'une lueur dorée. Dans ses serres couleur d'or, il tient une boule de chiffon.
Un instant plus tard, l'oiseau vole droit vers Harry, laisse tomber la boule de chiffon à ses pieds et se pose lourdement sur le dos de la louve. Il a un long bec pointu et doré, et de petits yeux étincelants. L'oiseau s'arrête alors de chanter et regarde fixement Jedusor. Harry sent sa chaleur contre sa joue. Jenifael se secoue, énervée.
« - Fumsek, je ne suis pas ton perchoir ! »
L'oiseau chante son désaccord et reste planté dessus la louve. Jedusor dit alors.
- C'est un phénix, dit Jedusor en fixant à son tour l'oiseau dans les yeux.
- Fumseck ?
Harry voit les serres de l'oiseau presser doucement le dos de Jeni, lui arrachant un grognement. Jedusor regarde à présent la boule de chiffon aux pieds de Harry.
- Et ça..., c'est le vieux Choixpeau magique.
C'est vrai. Usé, rapiécé, crasseux, le chapeau est étalé sur le sol. Jedusor éclate de rire une nouvelle fois. Son rire est si sonore que l'écho le renvoi dans toute la Chambre, comme si dix personnes ont ri en même temps.
- Et c'est ça que Dumbeldore t'envoie pour te défendre ! Un oiseau chanteur, une louve qui a des dons magiques et un vieux chapeau ! Voilà qui devrait te donner du courage, Harry Potter ! Tu dois te sentir rassuré, à présent !
Harry ne répond pas. Il ne voit peut-être pas à quoi Fumseck et le chapeau peuvent bien lui servir, mais il ne se sent plus seul et il attend avec un courage grandissant que Jedusor ait fini de rire.
- Revenons à nos affaires. Nous nous sommes rencontrés deux fois dans ton passé et dans mon avenir. Et ces deux fois-là, je n'ai pas réussi à te tuer. Comment as-tu fait pour survivre ? Dis-le-moi. Plus tu parleras, plus longtemps tu resteras vivant.
Harry réfléchit à toute allure, évaluant ses chances de survie. Jedusor a sa baguette. Harry, lui, a Fumseck, Jeni en louve et le Choixpeau magique qui ne lui seraient guère utiles en cas de duel. La situation n'est pas brillante. Mais plus Jedusor reste là devant lui, plus la vie s'échappe de Ginny. Depuis tout à l'heure, la silhouette de Jedusor est devenue moins floue, plus solide. Si Harry doit se battre contre Jedusor, il vaut mieux que ce soit le plus vite possible.
- Personne ne sait pourquoi vous avez perdu vos pouvoirs quand vous m'avez attaqué. Je ne le sais pas moi-même. Mais je sais pourquoi vous n'avez pas pu me tuer. C'est parce que ma mère a donné sa vie pour me sauver. Ma mère qui était fille de Moldu, ajouta-t-il en tremblant d'une rage contenue. Elle vous a empêché de me tuer. Et j'ai vu ce que vous étiez vraiment. Je vous ai vu l'année dernière. Vous n'êtes plus qu'un débris, une épave. C'est à peine si vous êtes encore vivant. Voilà où votre pouvoir vous a mené. Vous êtes obligé de vous cacher. Vous êtes repoussant, vous êtes abject !
Le visage de Jedusor se tord en une grimace. Puis il se force à sourire, d'un horrible sourire.
- Soit. Ta mère est morte pour te sauver. Une puissante manière de conjurer le sort. Mais maintenant, je vois bien que tu n'as rien de si extraordinaire, après tout. Je me demandais, vois-tu... Car il y a une étrange ressemblance entre nous, Harry Potter. Même toi, tu as dû le remarquer. Nous avons tous les deux du sang moldu, nous sommes tous deux orphelins, élevés par des Moldus. Et probablement les deux seuls élèves de Poudlard qui n'aient jamais parlé Fourchelang depuis le temps du grand Serpentard lui-même. Même physiquement, nous nous ressemblons... Mais finalement, ce qui t'a sauvé face à moi, c'est la chance, rien d'autre. Voilà tout ce que je voulais savoir.
