Hello ! Oui, je sais, je suis en retard, mais pour une fois, j'ai une bonne excuse ! J'ai été prise comme saisonnière pour les abricots chez mon voisin, et j'ai dus aller bosser tout le Week-end. Je n'ai pas d'horaire fixe, ils m'appelent dés qu'ils ont besoin de moi, ce qui risque de chambouler un peu le rythme des publications.
Anonyme au chap. 10 : je ne suis pas une sadique sans cœur ! Merci pour ta review ^^
Aussidagility : Je suis contente que tu ais autant aimé ce chapitre ! C'est toujours grace à Carlie que les choses se résolvent ! Carlisle donne moins de travail à Bella, elle aura son petit frère… Ton adresse ne s'est pas affiché, il faut que tu mettes des espaces, comme ça : exemple hotmail . fr. En vérité, je suis peu sur Msn, je t'ajouterais quand même ! Si tu veux me parler ou m'engueuler à cause de la fin d'un de mes chapitres (je plaisante !), envoie-moi un mail par Yahoo, tu es sure d'avoir une réponse, j'y suis tous les jours. Bisous copine, merci pour ta review ^^
Sans pseudo(1) : Je suis contente que tu ais aimé cet fic ! Ton compliment me va droit au cœur ! Désolé pour le retard, mais j'ai eu un imprévu indépendant de ma volonté. Merci pour ta review ^^
blanche N : Oui, c'est vrai que ça fait très peu réaliste maintenant que tu me le fais remarqué ! J'irais rectifier mon erreur dés que j'aurais cinq minutes ! Merci pour ta review, et merci de m'avoir fait remarqué mon erreur !
Misstwilight38 : Coucou ! Je suis contente que ma fic te plaise ! J'irais sur ton bloc dans la semaine. Merci pour ta review ^^
anges0112 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Carlie arrive toujours à réconcillier tout le monde, et elle mène son petit monde par le bout du nez ! Elle arrive toujours à ses fins ! Un nouveau bébé, et une maman plus dispo ! Merci pour ta review ^^
Bella POV
Elle était inconsolable. Elle pleurait depuis presque trente minutes sur mon épaule, sans vouloir me dire ce qu'il se passait. J'ai tenté de questionner Tom, mais, bien évidemment, il ne savait pas ce qui se passait, et a préféré engloutir une part du fondant au chocolat qui refroidissait sur la table plutôt que de s'occuper de sa sœur.
Carlie avait désormais 16 ans, et Tom, 13. Elle était au lycée, lui, au collège. J'étais toujours là quand ils rentraient à la maison, ramenant parfois mon travail chez moi. Je tenais à être là à leur retour de l'école, pour m'occuper d'eux, m'assurer qu'ils aient bien fait leur devoirs au lieu d'être sur internet. Carlie se confiait plus à moi qu'a son père, et Tom parlait beaucoup plus avec Edward qu'avec moi, et après, le soir, on mettait en commun ce qu'ils nous racontaient.
- Tu veux bien me dire ce qui ne va pas, s'il te plait ? Répétai-je. Elle pleurait sans s'arrêter, chose rare. Tu as danse ce soir, tu veux que j'annule ? Elle hocha simplement la tête. J'envoyais un texto à son prof et un à Edward pour lui dire qu'il fallait qu'il emmène simplement Tom au baseball ce soir. Ça nous laisse deux heures entre filles pour essayer de la faire parler, la calmer et la réconforter !
Mon fils claqua la porte de la maison, vêtu de ses habits de sport et de sa batte. Je le vis monter dans la Volvo de son père qui démarra dès qu'il fut assis. Les larmes de ma fille se tarirent au fur et à mesure, au bout d'une grosse demi-heure. Je me relevais pour lui apporter un verre de jus d'orange, une part de gâteau et un kleenex. Elle se moucha bruyamment et bus une longue gorgée du breuvage frais. Sa cuillère fondit sur le gâteau tel un éclair pour en manger un gros bout.
- Tu ne peux pas me pleurer dessus pendant plus d'une demi-heure puis faire comme si de rien n'était. Elle releva timidement le regard. Elle me faisait penser à moi, étant plus jeune.
Elle avait hérité de ma timidité et du côté sportif de son père. Ses cheveux étaient toujours bouclés, de couleur caramel foncé, un mélange d'Edward et moi. Elle avait les yeux de son père, et les lèvres de sa mère, contrairement à son frère qui avait les yeux d'un chocolat profond, des cheveux bruns foncés et les lèvres de son père.
- C'est Hugo. Elle avala trois bouchés de gâteau et termina son verre de jus de fruits. Elle repartit à la cuisine pour s'en servir un autre avant de revenir vers moi, sur le canapé.
- Hugo ? Demandai-je un peu bêtement. C'est qui Hugo ? Elle releva ses cheveux en un chignon lâche sur sa nuque.
- C'était mon petit ami et il m'a largué ! Elle repartit dans une crise de larmes. Bon, en moins de deux secondes, j'ai découvert l'existence d'un petit ami qui n'est plus ! J'ai toujours espéré n'avoir jamais à vivre ça, consoler un de mes enfants à cause d'un chagrin d'amour. Edward arriva à la maison, ayant déjà déposé Tom au sport. Il nous vit dans le salon, étroitement enlacés. Je lui fis signe de partir, que ce n'était pas le moment de venir nous embêter. Il alla s'installer dans le bureau que nous avions aménagé dans la dernière chambre. Je frottais le dos de ma fille, tentant de la calmer du mieux que je pouvais. Ce fut elle qui me lâcha en première. Je partis rapidement à la cuisine et attrapais une tablette de chocolat que je lui donnais.
- Ya que ça de vrai pour te remonter le moral ! Elle arracha le papier alu et en croqua un gros bout. Elle se releva du canapé et alla vers sa chambre. Tu veux qu'on en parle ? Lui demandai-je. Elle se retourna vers moi.
- Non, j'ai envie d'être seule. Plus tard peut-être. Je hochais la tête. Elle partit dans sa chambre et en tira le verrou. J'allais vers le bureau d'Edward et l'enlaçais tout en posant mon menton sur son épaule. Il était assis face à son ordinateur et terminais de remplir un tableau interminable de chiffres.
- Qu'est-ce qu'elle a bon sang ? Souffla-t-il pour ne pas que notre fille nous entende.
- Je te raconterais ce soir, dans la chambre. Tu veux une part de gâteau avec du jus d'orange ou de la bière ?
- Bière, j'ai encore beaucoup beaucoup de travail pour ce soir.
- Si tu veux, j'irais chercher Tom au base-ball.
- Merci. Il embrassa mes lèvres avant de repartir sur son tableau Excel.
Après la naissance de Tom, on avait réfléchi à l'idée de faire un troisième enfant. On en avait parlé longuement quand Tom avait trois ans, puis on avait décidés d'attendre le bon moment. Maintenant, j'ai trente-huit ans, et Edward allait avoir 42 ans le mois prochain. Aucun de nous deux n'aurait encore la force de se lever la nuit pour nourrir un bébé, on a décidé de s'arrêter à deux enfants, ce qui nous convenait finalement parfaitement !
- C'EST PRET ! Criai-je depuis la cuisine. Tom fut le premier à table, assis face à moi. C'est ton tour de vaisselle aujourd'hui. Je le pointais du doigt.
- Non, c'est celui de Carlie, je l'ai fait hier ! Ah oui, il a aussi hérité de la mauvaise foi d'Edward et de mon habitude à mentir.
Mon mari arriva deux minutes après lui, retira ses lunettes pour les poser sur le comptoir tout en s'étirant les yeux. Eh oui, la vieillesse se fait sentir ! Il travaille toute la journée face à un écran d'ordinateur, donc, au bout d'un moment, il est bien obligé de porter des lunettes.
Il ne manquait plus que Carlie à l'appel. Je posais le plat de salade sur la table et allais vers sa chambre. J'entendis Edward forcer notre fils à en manger quelques feuilles. Je toquais à la porte de la chambre de notre fille. J'attendis deux minutes, prit la clef de sa chambre et l'ouvrit. On est d'accord pour qu'il ait un verrou, mais à la condition de ne jamais laisser la clé sur la porte. On a un double de leur clé, comme ça, on peut entrer même s'ils ont fermés leur porte. Elle était allongé sur le ventre, son oreiller sur le crane. Je m'assis à côté d'elle et retirais le coussin.
- C'est l'heure de manger, tu viens ?
- J'ai pas faim !
- Quand on a un chagrin d'amour, il faut manger, c'est bien connu. Allez, j'ai fait du poulet grillé avec des légumes, je sais que tu adores ça !
- J'en veux pas de ton maudit poulet ! Elle reprit l'oreiller que j'avais dans les mains et le remis sur son crâne. Je repartis à la cuisine, prit nos deux assiettes et les posais sur un plateau. Je nous versais deux rations généreuses de légumes fumants et de poulets tièdes, ajoutais les couverts et repartit vers sa chambre. Edward m'attrapa le coude.
- Elle doit venir manger à table, c'est la règle !
- Pas ce soir Edward. Je me dégageai maladroitement de sa prise et repartit dans sa chambre. Elle se redressa quand elle entendit le bruit de vaisselle sur son bureau. Je ne partirais pas tant que tu n'auras pas avaler tout ça. Je pointais sa chaise du doigt. Elle se leva difficilement et s'assis face à son bureau.
- J'peux avoir du sel et du ketchup, s'il te plait ?
- Ne t'avise pas de jeter ce qu'il y a dans ton assiette par la fenêtre ou dans la poubelle, la menaçai-je. Je repartis à la cuisine et attrapais la salière et la bouteille de ketchup. En voyant le regard qu'Edward me lança, je compris que je n'échapperais pas aux explications du comportement de Carlie.
Je m'assis sur le rebord de son lit et la regardais de dos en train de manger. Je savais ce qu'elle ressentait. Quand la personne qu'on aime nous quitte, on a l'impression que le monde s'écroule autour de nous. On se demande ce qu'on a fait de mal, ce qu'on pourrait améliorer en nous. On se remet en question. Carlie en est encore à l'étape où tout s'écroule autour d'elle. Et ça va être très long pour qu'elle arrive à la remise en question.
- Tu peux me dire ce qu'elle a ? Edward ferma la porte qui séparait notre chambre du salon. Je me dévêtis rapidement et retirais mon soutien-gorge avant de mettre ma nuisette. Je m'allongeai durement sur les oreilles avant de lui répondre.
- Son petit-ami l'a quitté. Tu peux comprendre qu'elle n'est pas dans une période facile et qu'elle a surtout besoin de calme, et de paix.
- Elle a un petit ami ? Tu le savais et tu le cautionnais ?
- Non, je ne le savais pas, jusqu'à ce que je tienne lieu d'épaule pour pleurer. C'est de son âge, les petits-amis et les chagrins d'amours.
- J'y crois pas. Il se déshabilla et s'écroula à côté de moi en boxer. Notre fille de seize ans à un petit-ami.
- AVAIT un petit-ami. Ce que tu ignores ne peut pas te faire de mal, la preuve !
- C'était qui, son petit ami ?
- Un certain Hugo. Ils sont surement dans la même classe.
- Ben y'en a au moins un qui va être content dans cette histoire ! On se lança un regard complice avant d'avoir un léger éclat de rire. On pensait tous les deux à la même personne, Benjamin.
Benjamin et Carlie se connaissent depuis la plus petite enfance et sont toujours amis depuis le temps. Sauf que Benjamin est totalement transi d'amour pour notre fille, mais cette dernière ne s'en rend absolument pas compte ! On rigole à chaque fois qu'il vient, mais c'est vrai qu'il n'a vraiment pas de chance.
Edward POV
Je terminais ma canette de bière sur le canapé et zappais sur un autre match de base-ball. Tom dormait chez son meilleur ami, et Bella était à une réunion au lycée. Ce genre de chose m'ennuyant prodigieusement, je lui laissais le soin de s'en occuper. J'étais seul avec Carlie, qui était enfermé dans sa chambre depuis le départ de sa mère. Je ne devais pas être au courant de la rupture, mais à force de la voir les yeux rouges à chaque repas, je ne peux pas faire comme si je ne savais pas !
J'entendis la porte de sa chambre claquer et ses pieds nus se déplacèrent vers le frigo. Je fis pivoter mon cou. Elle se servait un verre de lait.
- Tu veux regarder quelque chose à la télé ? Lui proposai-je.
- Ya jamais rien à la télé.
- Un DVD ? On m'a dit que le dernier film de Woody Allen était super.
- Tu n'aimes pas Woody Allen. Bon, je sens qu'on va ramer un petit moment si elle ne veut rien faire.
- Je peux bien faire un effort, viens ! Elle s'approcha timidement du canapé. Je mis le DVD dans le lecteur et lançais le film. Elle cala ses genoux contre son buste tout en buvant un verre de lait. On se perdit tous les deux dans le Paris des années 20, plein de folies, d'extravagances et de fêtes. Je dois reconnaitre que Woody Allen n'est pas si mal que ça, même si le rythme est trop lent à mon gout.
- Merci, annonça-t-elle quand le générique de fin apparut sur l'écran. Je sais que ce n'est pas ton truc, ce genre de films.
- C'est rien. Je stoppais le DVD et remis la télé sur le match. Orlando se prend une dérouillé face à New-York, comme d'habitude. J'ai bien vu que ça n'allait pas fort en ce moment. Tu veux m'en parler ? A moins que ce soit entre ta mère et toi !
- Non, c'est pas forcément privé, je sais bien que toute la famille à compris ce qui s'était passé. Elle se rapprocha de moi. Je tendis les bras dans sa direction pour l'inciter à venir. Elle posa son verre sur la table basse et alla directement se blottir dans mes bras. Je les refermais maladroitement autour d'elle, n'ayant pas l'habitude de lui donner des accolades.
- Ta mère s'y connait mieux que moi sur cette question, celle des chagrins d'amours.
- Tu t'es jamais fait larguer ?
- C'était moi qui les quittais. Bon, ok, j'arrange un peu l'histoire à ma sauce, mais je ne me vois pas lui annoncer qu'a son âge, je baisais à tout va ! Par contre, maman…
- Quoi ?
- Tu dis pas que je te l'ai dit, d'accord ? Elle hocha la tête. A ton âge, elle est sortie avec un mec qui s'appelait Mike. Ils sont restés plus de six ans ensemble, ils vivaient ensemble, ils étaient fiancés et ils voulaient avoir des enfants. Un jour, il lui a fait croire qu'il devait aller à un congrès. Le lendemain, un ami à lui l'appelle et lui annonce qu'il n'y a pas de congrès. Elle comprend qu'il l'a trompé et elle est partie. Elle a eu du mal à s'en remettre !
- C'est horrible ! Elle a beaucoup pleuré ? Je hochais simplement la tête. Elle a fait comment pour s'en remettre ?
- On a commencé à travailler ensemble la veille. Elle était ma voisine du dessus. Je l'ai retrouvé en larmes dans la cage d'escalier et je l'ai accueilli chez moi. Je te laisse deviner comment ça a fini… J'eus un sourire en me remémorant notre premier baiser endiablé sur la banquette de sa Chevrolet.
- Tu es en train de me dire que je dois oublier Hugo en sortant avec quelqu'un d'autre ?
- C'est une solution ! Je peux te donner un conseil ? Ouvre les yeux, tu rencontreras peut être des personnes formidables autour de toi ! Même des personnes que tu ne soupçonne pas ! Elle fronça les sourcils. La clé de Bella se fit entendre dans la serrure. Carlie sortit de mon étreinte et alla faire un câlin à sa mère. Bella, surprise, lui rendit son étreinte sans comprendre. Elle me regarda. Je haussais les épaules.
Bella POV
- Qu'a tu dis à Carlie quand j'étais à la réunion ? Je roulais sur lui pour le surplomber. Ses mains se glissèrent sur mes cuisses.
- Je te le répète pour la énième fois, rien du tout ! On a regardé un film tous les deux et je l'ai serré contre moi.
- C'est quand même étrange, elle ne pleure plus, elle a l'air plus… heureuse !
- Elle s'est surement rendu compte que ce mec n'était qu'un pauvre con et qu'elle ne méritait pas de pleurer pour lui.
- On va dire ça ! Je baissais son boxer et m'empalais sur son érection matinale. Sa bouche s'ouvrit et s'étira en un sourire. Je le chevauchais lentement, et l'aidais à me faire rouler sur le matelas pour qu'il aille plus vite et nous fasse jouir en ce dimanche matin.
3 mois plus tard.
Le film se déroulait devant nos yeux mais aucun de nous deux ne suivait l'action. Edward déposait des baisers sur l'arrête de mon menton. Je tentais d'attraper la télécommande pour couper le film et monter rapidement dans notre chambre. Mais je vis deux silhouettes se mettre entre nous. Il stoppa ses baisers pour savoir ce que voulait notre fille avec son meilleur ami.
- Maman, papa, je vous présente Benjamin !
- Ma puce, on sait très bien qui est Benjamin, répliquai-je. Ils se lancèrent un regard avant de se prendre la main timidement. Un léger sourire s'épanouit sur mes lèvres. Edward était estomaqué, il ne bougeait pas d'un millimètre.
- Tu vas t'en remettre ? Lui demandai-je en le secouant légèrement.
- Papa, ça va ? Demanda Carlie, inquiète.
- Oui, ça devrait aller. Il eut du mal à regarder sa fille dans les yeux.
- Est-ce que Benjamin peut passer la nuit ici ?
- Oui, bien sûr ! Répliquai-je directement. Mon mari se leva en titubant légèrement.
- Je vais faire un peu de ménage dans le bureau, histoire que ce ne soit pas trop le désordre.
- EDWARD !
- PAPA ! Criâmes ensemble Carlie et moi.
- Quoi ? Demanda-t-il un peu bêtement.
- Il est hors de question que tu les sépares pour la nuit ! Allez les enfants, je vais expliquer deux-trois petits trucs sur les relations amoureuses à votre père !
A la semaine prochaine pour retrouver toute la famille à Disneyworld !
A dimanche (ou lundi).
ROBisous ^^
