Bonjour tout le monde! J'espère que vous allez bien. Voici le nouveau chapitre et j'espère qu'il va vous plaire! Bonne lecture :) Bisous :)
Chapitre 53
Owen m'envoya un message me disant qu'il était en bas au moment même où j'éteignais les lumières. Je descendis en ayant hâte de le retrouver et lui sautai dans les bras à peine arrivée.
- Oh bah dis donc, c'est de l'accueil.
Il me serra contre lui et plongea son nez dans mes cheveux. J'avais l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des mois. Il avait eu raison, lorsque nous nous sommes remis ensemble, à dire qu'il n'arriverait pas à être rassasié avant longtemps. C'était exactement mon sentiment. Il me manquait dès que nous n'étions plus dans la même pièce.
- Toi aussi tu me manques tout le temps.
- Comment fais-tu pour lire dans mes pensées comme ça...
- Tu es la moitié de moi-même mon ange, c'est normal.
Je plongeai sur sa bouche goulûment mais on s'arrêta rapidement en se rappelant de l'endroit où nous étions.
- Je me disais qu'on pouvait aller se promener un peu?
- Où est-ce que tu veux aller?
- On peut remonter jusqu'à Central Park?
J'acquiesçai et ses yeux se portèrent à mes pieds.
- Ca va aller avec tes talons?
- Oui, j'ai l'habitude!
Il embrassa mon front et attrapa ma main pour qu'on commence à marcher.
- Comment s'est passée ton interview?
- Très bien, la routine. C'est toujours les mêmes questions qui reviennent en ce moment, sur le retour, l'après Hamilton...
- C'est demain que vous reprenez les répétitions?
- Oui, j'ai rendez-vous à 9h.
- Il y aura Cristina?
La pression de sa main s'accentua et il se pencha pour embrasser mon front une nouvelle fois.
- Oui, mais je t'assure que ça ne changera rien. On va rester professionnel mais on ne va pas vraiment parler en dehors de ça...
J'acquiesçai et il changea vite de sujet.
- Tu as pu voir pour partir plus tôt vendredi?
- J'ai posé mon après-midi! Donc on peut prendre la route dès que tu as terminé.
- Je demanderai à Mark si je peux m'absenter vendredi aussi, ça ne devrait pas trop poser de problème. Mes parents vont être fous de joie...
- Tu crois?
- J'en suis certain! Et puis ça va nous faire du bien d'aller prendre le large un peu...
- Oui... Au fait, j'ai envoyé un message à Jo. Je mange avec elle demain midi.
- Oh c'est bien! Elle t'a donné des nouvelles un peu?
- Non, soupirai-je. Elle m'a mis "Ok pour demain midi.", pas un mot de plus.
- Ça va aller... tu m'appelleras en revenant?
- Bien sûr.
- On peut revenir sur la discussion du possible "chez nous"? J'ai bien vu ce midi avec Andrew que tu réfléchissais.
- C'est trop tôt pour qu'on réemménage ensemble O'.
- Je suis d'accord mais à quoi tu pensais?
- Je sais très bien qu'on va craquer rapidement. On va aller chez l'un, chez l'autre, on va finir par en avoir marre de devoir déplacer les affaires tout le temps... On n'a pas une relation normale comme tous ces gens qui se voient deux, trois fois par semaine au début. Nous on n'a pas passé une seule nuit séparée depuis qu'on s'est remis ensemble.
- Et je m'en sens incapable!
Je lui souris tendrement.
- C'est vrai Amelia! Je ne me vois pas ouvrir les yeux et ne pas t'avoir toi comme première image tous les matins. Ça me met de bonne humeur. Et puis même, ton odeur, te toucher, tout... je ne peux pas m'éloigner.
- Je ne te le demande pas! Moi non plus je ne veux pas dormir sans toi, mais c'est pas la question... on va vite se lasser de ça.
- Et à partir de mardi, je vais avoir les shows à assurer.
- Donc?
- Je ne sais pas. Si tu veux te coucher tôt, ou te lever tard le week-end, ça risque d'être un peu compliqué.
- Je m'en fiche, tu as le double de la clé maintenant, mais tu vois, ça va faire comme si on vivait ensemble... sans que ce soit officiellement marqué sur un contrat.
- Et bien on maintient ça, c'est plus sûr pour nous deux si jamais tu es fatiguée, j'irai dormir chez moi, ou si tu n'es pas là pour n'importe quelle raison je rentrerai aussi. On peut même se fixer une date!
- Pour?
- Pour se dire que ce n'est plus "trop tôt" pour songer à chercher un petit cocon à deux. On peut se dire janvier? La fin des représentations à New-York.
- Je ne sais pas, soupirai-je.
- Pourquoi?
- Tu vas partir en tournée après...
Il essaya de chercher mon regard mais je m'obstinai à regarder droit devant moi.
- Est-ce que tu es en train de me dire que la tournée sera un test? On ne tiendra pas un an pour habiter ensemble Amelia! Là oui, pour le coup, on va se lasser! C'est encore à cause de Cristina?
- Tu vas passer tous tes week-ends dans des hôtels avec elle O'! Donc oui, c'est un test!
- J'hallucine. J'en ai marre qu'elle soit en obstacle entre toi et moi, tout le temps! Il est hors de question qu'on n'ait pas un "chez nous" avant la fin d'Hamilton! Et oui, elle sera là, mais j'ai une chambre, elle a la sienne, point barre! De toute façon, tu pourras tout à fait venir sur la tournée!
Il arrêta de marcher et m'attira contre lui.
- Ca suffit avec elle ok?
- Je n'y arrive pas, soufflai-je.
Il me serra encore plus contre lui.
- Je t'aime putain, je ne vois mon avenir qu'avec toi Amelia, il faut que tu me crois.
- Mais qui me dit qu'elle ne va pas tout faire pour te monter la tête? Si ça se trouve elle va profiter d'une soirée en tournée, d'un moment en coulisses pour te faire revenir...
- Je t'assure que je la remettrai en place à la moindre pseudo-tentative. Je te le jure mon ange! Mais je suis persuadé que c'est terminé dans sa tête à elle aussi.
Je profitai de ses bras et pris sur moi pour éloigner toutes les mauvaises pensées qui étaient susceptibles de me faire douter. Je grimpai mes bras autour de son cou et approchai mon visage du sien. Il m'embrassa doucement.
- Est-ce que tu m'inviterais à dîner ce soir? Demandai-je.
Il fut surpris et pencha la tête sur le côté.
- Serais-tu partante pour un tête à tête romantique?
J'acquiesçai, mourant d'envie d'être simplement avec lui.
- Alors rien ne me ferait plus plaisir que ça ma chérie. Tu as envie de quelque chose en particulier?
Un sourire se peint sur mon visage, incontrôlable.
- Hormis moi, rétorqua-t-il en riant.
- Où tu veux, ça m'est égal.
- Bon, allons y alors.
On se remit en marche et il se pencha vers mon oreille.
- Tu veux bien être mon dessert au moins?
- Ce ne serait pas sage pour tes répétitions...
- Si tu crois qu'il n'y a que ça pour m'arrêter...
Je pouffai de rire et me laissai entraîner, heureuse. Il nous guida jusqu'à un petit hôtel particulier où le restaurant était à l'étage, situé dans une ruelle qu'il semblait bien connaître.
- Tu es déjà venu?
- Oui chérie, j'y suis allé deux fois, tu verras c'est excellent.
Il me tint la porte et demanda directement une table pour deux. On nous installa et Owen commanda un peu de vin le temps qu'on choisisse notre plat.
- Qu'est-ce que tu me conseilles?
- J'ai goûté le bœuf et l'agneau... les deux étaient très bon!
- Je me laisserais plus tenter par du poisson.
- Alors choisis ce qui te fait envie mon ange.
- Tu n'es pas un poisson.
Il me regarda par dessus sa carte et je vis ses yeux s'étrécirent, signe qu'il souriait. Puis on finit par choisir et le repas se passa sous des regards complices, des caresses de la main et des discussions calmes sur tout et son contraire.
- Tu as dit quoi exactement à tes parents pour ce week-end?
- Que je venais quelques jours et pas tout seul. Ma mère m'a demandé si je m'étais remis avec Cristina, du coup je lui ai dit non, quelqu'un d'autre.
- Elle a réagi comment?
- Elle a soupiré et m'a dit que je n'avais pas intérêt à leur en présenter une nouvelle à chaque fois qu'on se voyait, qu'il était temps que je me pose avec quelqu'un, que Cristina était très bien...
Il ricana.
- Le plus drôle c'est que déjà, tu seras la dernière que je ramènerai chez moi et surtout, elle m'a toujours dit qu'il fallait que toi et moi on se remette ensemble donc quand elle va voir que j'ai quitté Cristina pour toi elle va me féliciter et regretter de m'avoir fait la morale!
- Tu parais sûr de toi...
- Chou, j'ai mangé du Amelia à toutes les sauces pendant des années, donc oui, je suis sûr de moi.
- Et c'était bon? Le questionnai-je innocemment.
- Je te dirais que non, parce que je t'avais perdu et je leur en voulais de me le rappeler constamment... mais maintenant que je t'ai retrouvé chérie, j'en savoure toutes les saveurs.
- C'est trop mignon...
Il me sourit et se pencha pour caresser ma joue.
- Merci pour le dîner.
- Ce fut un honneur mademoiselle. Il faudrait qu'on se l'accorde plus souvent qu'à nos anniversaires ou aux occasions, tu ne penses pas?
- Si, sans doute... je commence à m'y faire.
- Ca se voit, si je compare à notre tout premier rencard...
- Oh je t'en prie! Ne me rappelle pas ça! Répondis-je en me sentant rougir.
- Tu tremblais comme une feuille, tu m'as questionné sur tout ce que je pouvais aimer ou détester!
Il se mit à rire.
- J'avais l'impression de remplir la fiche qu'on doit faire à la rentrée scolaire pour que les profs nous connaissent mieux...
- Je te signale que le but était qu'on se connaisse mieux! Je nous cherchais des points communs, soupirai-je, on était tellement différents.
- Pas tant que ça dans le fond, mais je m'étais éparpillé.
- D'abord, c'est injuste de remettre ce rendez-vous sur le tapis. Tu n'es pas tout blanc toi, tu m'as planté là après, tu n'as même pas daigné m'embrasser!
Il éclata de rire, se leva et vint directement capturer mes lèvres.
- Je me suis rattrapé depuis, non?
- Pas assez...
Je fonçai sur sa bouche pour poursuivre et il attrapa mon poignet pour me lever face à lui. En se décollant de quelques millimètres, il murmura.
- On rentre.
Il prit ma main et après avoir calmement dit au revoir alors que mon cœur battait à tout rompre, on sortit et Owen arrêta un taxi en quelques secondes. Il donna son adresse avec un regard en coin hésitant. Je lui fis un sourire.
- Baptiser ton canapé en premier, chuchotai-je.
Il plissa les yeux et on garda le silence jusqu'à chez lui.
A peine la porte refermée derrière nous, j'ôtai ma veste et Owen se précipita à ma rencontre. Il me dévora la bouche, puis le cou, tout en me faisant reculer vers son salon. Je fermai les yeux, prise dans un tourbillon de désir, et passai les mains sous son tee-shirt afin d'être en contact avec sa peau. Ses doigts se faufilèrent sur chacun des boutons de ma chemise (ou plutôt de la sienne), et une fois totalement ouverte, il la fit glisser jusqu'au sol. Il s'assit sans cesser de m'embrasser et m'attira pour que je le chevauche. Pendant qu'il remontait mes cuisses à pleines mains, je le débarrassai de son tee-shirt et parsemai son torse de baisers impatients.
- Amelia...
- Hm?
- Tu me rends complètement dingue.
- Tant mieux.
Puis rapidement, il balança un coussin vers l'accoudoir pour m'y allonger et accélérer les choses, clôturant la soirée en beauté.
