Voilà la révélation. Bonne lecture à toutes (et à tous ?) Et n'oubliez pas de me laisser vos impressions.
Chapitre 53 _ PDV Nessie
Je m'apprête à tout révéler à Carolina.
Je toque à la porte. Une porte en bois marron avec de grandes poignées dorées. C'était une bâtisse assez vieille.
Une femme ayant presque la trentaine vint m'ouvrir la porte. Elle était blonde, les yeux bleus, et d'une beauté extraordinaire, comme tout bon vampire. Elle me rappelait étrangement Rosalie, mais ses cheveux étaient bien plus bouclés. J'en déduis donc que c'était sa mère.
Bonjour. Me dit-elle. Je peux faire quelque chose pour toi ?
Heu … oui, je passais chercher les cours de Carolina. Je suis nouvelle ici et je voudrais rattraper mon retard scolaire. Excusez-moi, c'est Renesmée Cullen. Lui dis-je avant de serrer la main qu'elle me tendait. Elle fut surprise mais la saisit tout de même. Sa peau était glacée.
Ravie de vous rencontrer. Moi c'est Eliza. Carolina ne parle plus que de vous depuis qu'elle est revenue du lycée. Rentrez. Je vais l'appeler. Elle ouvrit un peu plus la porte et présenta son bras en direction de l'intérieur pour m'inviter à rentrer.
Je passais la porte et me retrouvais dans un hall, un plafond blanc cassé assez haut et arrondi. Au milieu, une ouverture assez large laissait passer la lumière. Les mur étaient peints à la chaux orangée, un peu typés espagnols. Sur le mur de droite, un grand porte-manteau en fer forgé. A gauche, un porte parapluie et surtout une grande ouverture sur le salon où la télé était allumée, un match de baseball, quel coïncidence ? Les murs étaient peints dans tons plus rouges et plus foncés. Un grand canapé en cuir marron trônait au milieu de la pièce, en face de la télévision. Au centre de ce hall, une grande table ronde, marron occupait l'espace, avec un bouquet de fleurs, des roses oranges et rouges, il y traînait des clés, le journal « Le Whitorsien », des lunettes de soleil, des accessoires à cheveux, un porte monnaie, un portable noir et quelques babioles. Eliza appela Carolina du bas de l'escalier en fer forgé, puis se retourna vers moi.
Je peux vous poser une question ? Me demanda-t-elle, réellement curieuse. Ne répondez pas si cela vous gêne.
Oui bien sûr.
- Pourquoi avez-vous emménagés ici ? Me demanda-telle soudainement.
Mon « père » a obtenu un poste important à l'hôpital.
Oh, je vois. Mon mari travaille également à l'hôpital. Pour une raison que j'ignorais, elle était déçue.
Tient, il faudrait que j'en parle à Carlisle, peut-être le connaissait-il déjà ?
Carolina arriva à ce moment là, en coupant notre conversation qui était par ailleurs au point mort depuis cette déclaration.
Tiens. Me dit-elle.
Elle me tendit une pile énorme de cahiers et de classeurs en tout genres. Je l'en débarrassais rapidement et la remerciais :
Merci. Lui répondis-je avant de lui faire la bise, ce qui l'étonna au plus haut point. Comment allais-je m'y prendre pour lui révéler mon existence ? Je peux te parler ? Lui demandais-je pour commencer.
Avec chance, elle saisi mes pensées, accepta, et me fit monter dans sa chambre, à l'étage.
C'était la pièce du fond.
Tout les murs étaient d'un blanc cassé. Au milieu de la pièce trônait un immense lit avec une tête matelassée vert pomme, les bordures blanches. La couverture était en toile de juy verte. Les rideaux étaient du même motif, avec une embrase vert pomme également.
Sur le mur de droite, une coiffeuse blanche et une armoire. Des étagères avec une quantité innombrable de livres avaient été installées sur le mur de gauche.
Un fauteuil, dans le coin avec une lampe vert pomme, était à nouveau recouvert de toile de juy, c'était un fauteuil style Louis XVI. Apparemment, elle adorait la lecture, au moins tout autant que moi. Une immense fenêtre rendait la chambre extrêmement lumineuse. C'était une chambre magnifique.
Elle s'assit sur le lit et m'invita à faire de même.
Alors, de quoi veux-tu me parler ? Me questionna-t-elle.
Je décidais de ne pas y aller par quatre chemins et de me débarrasser de cette tâche aussi rapidement que possible.
Je suis un vampire, tout comme toi. Je me sentis soulagée.
Quoi ? Demanda-t-elle, les yeux grands éberlués.
Tu as bien compris, je suis un vampire, enfin, demi-vampire.
Waouh ! Pour une révélation, c'est une révélation ! Mais, comment sais-tu que ... je ... suis un vampire ? J'avais pourtant pris garde de bien me cacher ...
Je m'appliquais donc à lui raconter ce qui l'avait démasquée, mais aussi mon histoire, ma rencontre avec Alexis, son histoire, toutes les particularités de ma bienheureuse et originale famille, pour finir, les raisons de notre déménagement si précipité.
Quand j'eus fini, elle me proposa de raconter son histoire. J'acceptais aussitôt, extrêmement curieuse.
Je m'appelle donc Carolina Salen, j'ai 17 ans, ma croissance s'est stabilisée; je suis née en 1946. Ma mère est vampire, mon père humain, je suis donc mi-vampire mi-humaine tout comme toi apparemment.
Effectivement.
C'est la première fois que je rencontre quelqu'un comme toi ! Enfin … Donc, ma mère a dévoilé son existence de vampire à mon père, Stéphane au début de leur relation. Ils pensaient ne pas pouvoir avoir d'enfants ! Mais je suis arrivée … On vit à quatre, avec mon frère Victor, tout bizarrement, il est humain, mes parents l'ont eu il y a 18 ans, ce qui est dingue, c'est qu'au yeux de tout le monde, il est plus âgé que moi. Ria-t-elle de sa blague. Malheureusement, la plupart des gens ne savent pas que je suis sa sœur, il est populaire, il joue dans l'équipe de football américain (je ne savais même pas qu'il y avait une équipe de ce genre au lycée, il faudrait que je me renseigne, il y aura peut-être une équipe de baseball ?), il est considéré comme un « beau gosse » et sort avec un fille qui fait partie de l'équipe de pompom girls, elle s'appelle Julie donc forcément, il n'est pas classé socialement comme moi. Il est au courant de notre existence. Je ne dois pas attirer confiance car, malgré ma beauté naturelle de vampire, aucun garçon ne me regarde, se lamenta-t-elle. Mon père travaille avec ton grand-père. Ma mère reste à la maison, elle en voulait une près de la forêt pour pouvoir aller chasser facilement. Ma mère ne chasse que des animaux, pas d'humains, tout comme ta famille je crois.
_ Fin _
