Merci à celles et CEUX qui ont reviewé :-) et à ceux qui suivent !
- … C'est donc un mal pégasien, rien à voir avec le vaisseau Furling que vous avez découvert…
Sam comprit que l'affaire Furling intéressait au plus haut point Caldwell elle soupçonna même le SGC de l'avoir incité à en apprendre plus.
- Non, rien à voir, déclara-t-elle.
- La femme que vous avez trouvée…
- Elle n'est pas dans la Cité.
Caldwell fut estomaqué.
- Vous l'avez envoyée… chez les Athosiens, comme vous l'envisagiez un moment ?
- Non !
Carter expliqua :
- Elle s'est bien intégrée, pendant ces semaines, et nous l'avons gardée sur la Cité. Elle était tellement dévouée que lorsque les femmes ont été touchées par ce mal, elle a voulu nous aider, voyant que les Athosiens n'étaient plus là pour le faire. Elle-même s'est révélée être immunisée, son système immunitaire était assez spécial... Bref, elle a pensé trouver des informations pour nous aider sur une planète de Pégase, dont les coordonnées étaient contenues sur le vaisseau Furling. Nous l'avons envoyée, elle a insisté pour y aller seule, et débordés par la situation nous avons accepté. Mais elle n'est toujours pas rentrée. Et nous n'arrivons plus à contacter cette planète.
- Oh…
La disparition de Neleia était expliquée. Tout se mettait en place.
- Vous pensez… Qu'elle ait pu faire une mauvaise rencontre et que… qu'elle puisse parler d'Atlantis ?
- Non !
Le ton de Carter était ferme. Elle se radoucit :
- Elle ne sait pas grand-chose d'ici. Et vraiment, nous lui faisons confiance. Sinon nous ne l'aurions pas laissée partir. De plus, la planète sur laquelle elle a demandé à aller était déserte.
- Bien… J'imagine que vous allez me demander d'aller, elle aussi, la chercher ?
Sam resta quelques secondes silencieuse. Elle finit par dire :
- Pas pour le moment. Elle n'est partie que depuis 24 heures.
- C'est déjà suffisant, non ?
- … Ca peut attendre la fin de la nuit. Il me semble que pour les Athosiens, le temps presse beaucoup plus.
Devant le ton ferme de Carter, et surtout son expérience au sein du programme Stargate, Caldwell se sentit un peu mal à l'aise, et se contenta d'un « bien sûr. Je proposais, c'est tout » qui clôtura la conversation. De toute façon, l'irruption de John et Teyla coupa court à une éventuelle poursuite du sujet.
Caldwell se leva pour saluer l'Athosienne, et eut un temps d'arrêt certain en tombant sur son ventre rebondi. Mais, levant les yeux vers la tête de la jeune femme, il croisa son regard désespéré, et s'abstint de tout commentaire. Sam les laissa seuls avec John pour discuter, et partit en direction de son lit, qui lui tendait les bras depuis un long moment déjà.
…
Arrivée en salle de contrôle, elle se rendit compte que les quatre membres de l'équipe « figuier contre Dédale » l'attendaient sagement, afin de faire leur rapport. Elle s'assura qu'aucun membre du vaisseau ne traînait dans le coin, et les félicita.
- Messieurs, vous avez admirablement rempli votre mission. Toute la Cité vous en est reconnaissante. Ca n'a pas été trop dur ?
- Non, fit Zelenka. Enfin, pas trop dur à saboter. Après, il a fallu supporter la chaleur…
- Pour ce qui était de mentir à Caldwell, ça n'a pas été trop difficile, mon colonel, fit Watters. Il a apparemment vraiment confiance en nous.
- Tant mieux.
- Et heureusement qu'il n'y connait rien en sciences…, fit Parrish. On lui a fait croire qu'il y avait des phéromones végétales qui absorbaient la chaleur de l'air… Des phéromones ! N'importe quoi ! C'est de la science-fiction…
Sam sourit, leur demanda encore quelques précisions sur la façon dont ils avaient stoppé le vaisseau, et les envoya les coucher. Mais les hommes ne bougèrent pas :
- Colonel Carter ?
- Oui, Ronon.
- Et les femmes…
- Oh… Personne ne vous a dit ?
- Si, fit Zelenka. Rodney et Teyla nous ont raconté. Et pour Leia aussi.
- Mais on se demandait… Elles ont vraiment tout oublié ?
Sam ne sut pas vraiment répondre à la question du Satédien, et haussa les épaules en signe d'impuissance :
- Normalement, oui, à leur réveil, elles ne se souviendront plus de rien à partir de la veille du jour où les premières ont découvert leur grossesse. Mais pour le moment, elles dorment toutes, rien ne nous dit que ça a fonctionné…
Les hommes hochèrent la tête. Elle expliqua rapidement la raison qui les avait poussés à choisir l'amnésie. Elle les salua ensuite en leur souhaitant une bonne nuit. Elle retint juste Watters pour l'informer qu'il allait devoir taper un rapport fictif sur sa journée outre-Atlantis. Le lieutenant ne put s'empêcher de gémir.
- Allons, lieutenant, j'ai confiance en votre talent pour raconter des histoires à vos supérieurs, lui dit simplement Sam.
Elle se rendit alors compte que Parrish était aussi resté sur place, un peu hésitant.
- Docteur ?
- Hum, dites, madame, je voulais vous demander... Je pourrais avoir le hangar 6 à disposition ? C'est pour entreposer notre figuier plus si nain que ça. L'équipage du Dédale veut très vite s'en débarrasser, et c'est la seule pièce de la Cité que je trouve suffisamment grande pour l'accueillir, maintenant…
Après un « peut-être » évasif, elle l'envoya dans ses quartiers, se disant avec ravissement que ça allait VRAIMENT être son tour à elle, à présent.
C'était sans compter sur Caldwell, qui la rattrapa alors qu'elle gagnait le couloir.
- Colonel Carter.
Cette fois, elle ne masqua pas son grand soupir. Cela surprit quelque peu le commandant du Dédale.
- Heu…
- Oui, Steven ?
- Je voulais vous dire, hum… Je viens de finir avec Teyla et…
- Eeeet ?
Carter était de plus en plus crispée. Bon sang, le plus dur n'était pas de mentir à Caldwell, en vérité le plus dur, c'était bien de le supporter quand on avait envie de dormir !
- Au sujet de Teyla… J'ai… l'impression… - Il baissa la voix - Elle ne serait pas enceinte ?
Sam eut tout d'un coup presqu'envie de pouffer. C'était nerveux.
- Nooon, vous croyez ?
- Hé bien… A moins que ce champignon dont vous parliez…
- Elle est bien enceinte, Caldwell.
- … Oh…
Le colonel avait beau s'en douter, il n'en paraissait pas moins sonné d'avoir confirmation.
- Mais… Ca fait longtemps ? Je veux dire, vu sa… silhouette, on dirait que…
Aaah, oui, faire rester Teyla dans le champ de force lui avait fait gagner quelques centimètres au niveau du tour de taille de façon expresse. Mais Sam avait vu avec elle comment les justifier :
- En fait, Teyla ignorait qu'elle était enceinte, elle n'avait pas de signes, pourtant elle l'était depuis quelques mois déjà. Quand l'épidémie est apparue, elle s'est étonnée de ne pas ressentir les mêmes effets que les autres femmes : Keller l'a examinée et a découvert sa grossesse. C'est le fait d'être enceinte qui l'a protégée contre ce champignon. Heureusement, n'est-ce pas ?
- Heu… Oui, oui… balbutia Caldwell.
- Bref, quand elle a su sa grossesse, le bébé s'est manifesté, et son ventre s'est très rapidement arrondi. Un peu comme pour un déni, vous voyez ? Hoacks saurait vous expliquer cela mieux que moi.
L'explication était un brin tordue, mais elle ne causait de tort à personne. Et puis, c'était un peu ce qu'il s'était produit. De tous les mensonges en cours, c'était sans doute le plus proche de la vérité.
- Mais, elle veut garder cet enfant ?
- Bien sûr ! Elle l'a toujours voulu ! Et encore plus maintenant que les Athosiens ont disparu !
Caldwell acquiesça, s'excusant presque, mais fit tout de même la moue.
- Et… le SGC est au courant ?
- … Pas encore.
- Et… le père ?
- Ca la regarde.
Sam savait pertinemment qu'il était Athosien, mais l'idée de laisser Caldwell dans le doute et mal à l'aise avec ça était trop tentante.
- Oui… Oui, vous avez raison. Hum.
Il reprit à voix basse :
- Heureusement que ce n'est pas une Terrienne. Car cela poserait beaucoup plus de problèmes envers le SGC.
Sam préféra ne pas répliquer.
- Il n'y a jamais eu de précédent sur Atlantis, n'est-ce pas ?
A cette question, elle ne savait pas trop si elle devait éclater de rire ou fondre en larmes. Alors là non plus, elle ne parla pas, se contentant de secouer la tête. Elle finit tout de même par prononcer, un peu agacée :
- Steven. C'est un bébé. C'est la Vie. Je ne vois pas en quoi un heureux évènement pourrait gêner notre mission dans cette galaxie. Vous non plus n'est-ce pas ?
- … Heu… Oui, bien sûr.
- Parfait. Bonne nuit.
Heureuse de constater que sa réputation au sein du programme Stargate lui assurait un ascendant certain sur Caldwell, Sam partit enfin vers ses quartiers.
v
Ronon effectuait un tour qu'il voulait anodin dans le mess obscurci. Son regard s'arrêta bien sûr sur Amélia Banks, endormie. Il plissa les yeux, comme pour voir à travers le sommeil de la jeune femme, et resta pensif. Un fracas le détourna de sa contemplation, et deux feuilles de papier échouèrent à ses pieds.
- Chhut ! fit une voix à l'autre bout du mess.
- Je sais, je sais, désolé !
Celui, énervé, qui avait répondu devait être à genou au sol pour rattraper ses feuillets, puisque sa réplique sortait de nulle part. Mais Ronon l'avait reconnu il attrapa les deux dessins qui avaient chu et les rapporta à leur auteur.
- Lorne.
Le major, encore à genoux entre les lits pour regrouper la vingtaine de feuilles qui s'étaient envolées, se releva avec un remerciement sans entrain. Ronon observa rapidement la scène : une jeune femme endormie, une table de nuit encombrée de feuilles cansons sur lesquelles reposait un crayon et une gomme… Le major avait trouvé de quoi s'occuper, mais la fatigue l'avait emporté et quand il s'était assoupi, ses dessins lui avaient glissé des mains. L'officier paraissait énervé.
- Vous devriez aller dormir.
- Je sais… Mais je ne peux p…
- Major. On ne sait pas combien de temps elle va dormir. Et quand elle se réveillera, elle ne vous regardera pas de la même façon que vous, vous la regardez. Maintenant, c'est de la patience, qu'il faut.
Evan poussa un profond soupir. Le Satédien avait raison. Seulement, c'était difficile de l'accepter.
- Allez, fit Ronon. Je vous attends, on fait le chemin ensemble. Dépêchez-vous.
La proposition laissa l'officier pantois. Mais le regard de Ronon ne lui laissait pas trop le choix.
Evan hésita, puis déposa un doux dernier baiser sur le front de sa chère et tendre. En se redressant, il lui sembla, deux lits plus loin, que Biro les observait, interloquée par le geste. Il resta en attente d'une réaction, mais le médecin cligna des yeux, et sa tête s'affaissa : elle s'était rendormie. De toute façon, sans ses lunettes, elle ne voyait rien.
Il suivit Ronon jusqu'au couloir de leurs quartiers. Le Satédien, silencieux, ne fut pas d'un réconfort dément, mais il avait le mérite de l'avoir tiré de sa torpeur, et d'avoir l'air de le comprendre.
Ils se quittèrent sur un « merci » d'Evan, et chacun tomba de sommeil de son côté.
v
J + 52
Il était onze heures quand Sam ouvrit un œil. Elle jeta un regard sur son réveil électrique, constata qu'il n'affichait rien, et pesta :
- Nooon, les gars, deux jours de suite…
Elle se redressa mollement, et appuya sur son interrupteur. Aucune lumière.
- Faudrait pas que ça devienne une habitude… Je vais mettre des piles, ça les dissuadera de me couper le courant…
En s'habillant, elle repensa à tout ce qui s'était produit la veille. Elle s'en rappelait parfaitement. Des jours et semaines qui avaient précédé aussi. La mémoire de ceux qui n'avaient pas porté de Furlings jusqu'au bout avait bien été préservée.
- C'est déjà ça, pensa-t-elle. Quoique…
Elle sortit et constata que la Cité était particulièrement calme. Logique, tout le monde étant épuisé par les derniers jours, un congé officiel avait été déclaré. Arrivée aux transporteurs, elle croisa John, qui en sortait.
- Ah ! Je venais vous réveiller.
- Rodney m'a encore contraint à une grasse matinée…
- Avec mes encouragements. Ce n'est pas du luxe.
- Oui, mais je doute que Caldwell trouve ça génial.
- Il n'est pas dans la Cité : il est parti tôt ce matin sur Athos, avec Teyla et des volontaires.
- Oh… Dans un sens tant mieux, on va pouvoir se remettre les idées en place tranquillement. Je vais au mess, vous m'accompagnez ?
Ils entrèrent dans le transporteur. John profita qu'ils soient seuls pour lui glisser :
- Apparemment, personne ne se doute de rien. Nos mensonges semblent crédibles.
- … Je serais tentée de dire « Dieu merci », mais je ne sais pas si c'est le mieux pour elles…
La porte s'ouvrit et ils sortirent.
- Elles vont comment ?
- Ben… Toujours pas réveillées.
Sam parut surprise.
- Ah bon ? Elles dorment quand même depuis…
- Près de douze heures, oui… Le médecin du Dédale les a auscultées, elles vont bien, il n'a rien remarqué d'anormal. Sauf qu'on a 80 belles au bois dormant dans notre cantine.
- … Bon, douze heures, quand on a vécu ce qu'elles ont vécu, ce n'est pas encore alarmant.
Il n'était pas dupe : elle disait cela pour se rassurer. Ils entrèrent dans la salle.
Les rideaux avaient été relevés, dans un espoir mince que la lumière du jour tirerait les endormies de leur sommeil. Quelques hommes veillaient : Sam put voir Lorne se ronger les sangs en discutant avec Hoacks, Rodney tourner comme un lion en cage, et, à son plus grand étonnement, Ronon traîner entre les lits.
- Ah ! Sam.
Le Canadien et l'Anglais la rejoignirent.
- Elles dorment toujours !
- John m'a prévenue. C'est peut-être normal, qui sait ? Nous ne l'avons pas demandé au Furling.
- Il n'empêche que c'est inquiétant…, fit Hoacks. Même si, en attendant, ça a l'évident avantage de retarder la visite gynécologique de toutes par le médecin du Dédale. Mais… On en est à penser à des perfusions pour qu'elles s'hydratent si cela continue encore.
- On est sûrs que c'est du sommeil, hein, pas un coma ?
- Non non, Sheppard, c'est du sommeil. Un sommeil profond.
La réponse de Hoacks ne rassura pas pour autant John, qui fit la moue. Sam calma comme elle put, bien qu'elle fût elle-même alarmée :
- Leur mémoire est en train d'être vidée… Il faut du temps, pour un formatage, ça ne fait « que » douze heures qu'elles sont assoupies.
- Mais ce n'est pas un formatage complet, là, il s'agit juste d'effacer un dossier !
- Un sacré dossier, Rodney !
- D'accord, il pèse plusieurs gigaoctets, mais il peut quand même aller à la corbeille sans avoir besoin de relancer tout le système !
- S'il va seulement à la corbeille, on pourra retrouver sa trace, alors qu'avec un vrai formatage…
- Oui, mais ce qu'elles ont vécu avant que le Furling…
- Hoho ! arrêta Sheppard. Vous parlez d'êtres humains, là. Pas d'ordinateurs.
Les deux astrophysiciens s'excusèrent en baissant la tête, confus.
- A vrai dire, ils n'ont pas tort : si l'on doit comparer le cerveau humain à un ordinateur, on trouve certaines similitudes, qui…
- Hoacks. S'il vous plaît.
- Pardon.
Le silence s'étant installé, John résuma :
- Bon, on n'a donc qu'à attendre, alors.
- Ouais, « que » à attendre. C'est super facile, vous savez.
Il lança un regard de reproche au Canadien qui perdait patience.
- Bon, soupira Sam. Je vais quand même avertir le SGC.
Elle quitta sans entrain la pièce, laissant des hommes angoissés et des femmes apaisées, inconscientes du tourment qu'elles provoquaient.
v
Cinq heures plus tard, le Dédale était de retour. Et les femmes, toujours assoupies.
Teyla ne parla que brièvement à Sam : il n'y avait aucun signe des Athosiens, ils étaient passés sur plusieurs planètes pour demander des informations, mais le peuple semblait s'être évaporé. La dirigeante pensa que l'Athosienne pouvait lui en vouloir : le mensonge qui pesait sur les Atlantes la contraignait à ne pas évoquer devant Caldwell la possibilité que Michael soit à l'origine de l'enlèvement. Certes, ils pouvaient prétendre avoir appris par des alliés que l'hybride avait repris ses activités et possédait un vaisseau, mais il était délicat d'expliquer les raisons pour lesquelles il s'en serait pris aux Athosiens, par vengeance envers les Terriens.
Sam aurait voulu s'entrenir avec Teyla pour s'assurer qu'elle n'en voulait pas aux Atlantes pour cela, mais Caldwell la retint. A la fois pour lui annoncer qu'ils étaient bredouilles, et pour insister sur son ahurissement de voir Teyla enceinte. Sam eut une grande envie de l'envoyer balader, mais après quelques minutes, elle comprit que Caldwell compatissait avec l'Athosienne, et que cela adoucissait son jugement à son sujet.
- On m'a dit que les femmes n'étaient toujours pas réveillées…
- Non.
- Est-ce normal ?
- Aucune idée.
Caldwell fronça les sourcils.
- Mais, Teyla, qui vous a fourni le remède, ne vous a pas parlé de cet effet secondaire ?
Sam se mordit les lèvres :
- Heu… Non. Mais les Athosiens utilisent le remède par prévention, nous nous l'avons pris lorsque le mal était déjà fait, donc…
- Oh, je vois, la situation n'est pas la même.
- Mais je vais quand même aller en parler à Teyla…
Alors qu'elle s'éclipsait, il l'arrêta :
- Colonel ?
- … Oui.
- Des nouvelles de la jeune femme ? Leia ?
- Oh…
Sam baissa les épaules. Encore un mensonge à assumer :
- Non, aucune. Nous commençons à nous inquiéter. Pour sa sécurité.
- Voulez-vous que le Dédale aille sur cette planète, pour la chercher ?
Elle eut une hésitation, qu'elle tenta de faire paraître furtive.
- Oui. Ce serait mieux. Je vais vous donner les coordonnées. Sheppard vous accompagnera.
- Bien… Dites, ce nom, Leia… C'est le hasard que ce soit une référence à Star Wars ou… ?
v
Vingt heures. Les femmes dormaient toujours, pour la plus grande inquiétude de tous. Pour tromper l'angoisse, et se remettre en forme après des semaines de vie de camp, plusieurs hommes s'étaient lancés dans des footings sans fin. Il fallait se vider la tête.
Rodney, Zelenka et les autres scientifiques plongeaient dans leurs ordinateurs, pour tenter d'oublier le présent, les semaines qui avaient précédé, et pour finir de rédiger leurs rapports fictifs.
Le médecin du Dédale restait perplexe. Le SGC, informé, assurait d'envoyer une équipe médicale dans quelques heures s'il n'y avait toujours aucun changement.
Sam avait parlé avec Teyla. L'Athosienne, forte, n'avait pas versé de larmes, se contentant de caresser son ventre rond tout au long de l'entretien. Elle n'en voulait pas aux Atlantes. Elle savait que, même sans cette histoire de champ de force, l'hybride avait un regard particulier sur elle, qui pouvait justifier qu'il s'en prenne aux siens. Et puis, rien n'assurait que ce soit bien Michael. Rien même ne disait qu'il ait bien un vaisseau.
Hoack agrippa John vers 21 heures :
- Il paraît que vous partez avec Caldwell à la recherche de Leia…
- Oui. Dans une demi-heure.
- Je peux venir avec vous ?
- Hoacks…
- Je sais que ma présence serait mieux ici, au cas où elles se réveillent… Mais il y a le médecin du Dédale qui reste, et si jamais Leia ne veut pas revenir, je pense que je peux la faire changer d'avis et…
- Hoacks. On ne va pas sur sa planète.
La voix de John s'était faite extrêmement basse, à la fois pour ne pas être entendue, et pour tenter d'apaiser le psychiatre. Il avait l'air aussi désolé que lui.
- … Quoi ?
- Carter lui a donné de fausses coordonnées. On ne va pas sur la planète Arrivée, on va ailleurs, sur une planète déserte, constater qu'elle a disparu. Leia nous a bien dit qu'il fallait laisser les Furlings tranquilles.
- Ne me dites pas que vous la sacrifiez juste parce que vous avez peur que le Dédale comprenne qu'il y a des nourrissons quelque part sur…
- On ne la sacrifie pas. C'est elle qui a choisi de partir, c'est elle qui nous a dit de ne pas les contacter. C'est de son côté que la Porte bloque. Si elle veut revenir, elle peut le faire très facilement.
L'Anglais baissa la tête, cruellement déçu.
- … Mais elle sait peut-être quand les femmes vont se réveiller ?
- Pour le moment, le SGC ne juge pas cela préoccupant. Ca ne fait pas encore 24 heures.
- Quand ça les fera, vous serez partis, alors…
- Et ben si ça dure trop, alors on ira sur Arrivée. En attendant, on va essayer de respecter le choix de Leia et la laisser tranquille.
- Pour ne pas froisser de futurs potentiels alliés, c'est ça ? fit Henry, amer.
John fit surprit de tant de dureté de la part du flegmatique Hoacks, qui d'habitude n'était jamais bien loin de la dérision british. Cette fois, il était d'un cynisme désabusé.
- … Bienvenue dans le programme Stargate, Hoacks.
John n'avait pas particulièrement de joie à dire cela.
Ah ben si, en fait, y'a encore du suspens avant la fin. Je suis incorrigible…
Mon emploi du temps est très speed en ce moment, donc la suite arrivera, mais peut-être pas mercredi prochain cette fois…
