- Tu ne peux pas décemment laissé se perpétuer cet ignoble comportement, Tom ! C'est horrible ! Inhumain !
- Nous sommes inhumains, Pandore, c'est dans notre nature de Mage Noir. De plus je viens de te dire que je vais réagir, je vais lui en parler.
- Tu me donneras le commandement des vampires, mon âme ?
- C'était ça depuis le début ton but, n'est ce pas ?
- Moi ? Voyons, bien sûr que non, répondis-je un peu trop innocente. Mais tu es d'accord ?
- Si tu veux, ton cadeau de mariage, ajouta-t-il en souriant.

Je poussais un cri ravi, sautai dans les bras de mon amoureux et l'épuisai pendant toute la nuit pour le remercier. J'allais avoir le commandement d'une élite vampirique... C'est vraiment trop génial; ils n'auront d'ordre que les miens, même Tom n'aura aucune emprise. Je lui laisse bien volontiers ses sorciers et ses Détraqueurs, moi j'ai mes Amazones et mes vampires, seules les meilleures femmes buveuses de sang passeront dans mon autre élite. J'allais leur rendre leur liberté, leur fierté, leur honneur, à tous ces vampires ! Faudrait aussi que je les fasse migrer jusqu'en Angleterre. Le seul problème était la nourriture, hors de question qu'ils se mettent à sauter à la gorge de tout le monde, il va falloir leur faire un garde manger... Je frémis à cette idée, plein de sang, plein d'ossements... Un frisson parcourut mon échine.

- Que se passe-t-il, murmura mon homme en embrassant mon omoplate.
- Je viens de penser au repas de mes nouveaux protégés.
- Ca va être sanglant...
- Très sanglant.

Il sourit sur mon épaule, fit courir ses doigts sur mon flanc pour enfin poser sa main sur mon ventre plat. Il le caressa doucement, songeusement.

- Vas-tu me faire un enfant ?
- Bien sûr mon roi, mais certainement pas tout de suite, ajoutai-je en riant. Cela détend la peau,avoir un ventre tombant n'est pas tellement ce dont je rêve pour l'instant, par contre mes seins plus gros...
- Ce n'est pas non plus pour me déplaire.

Avant que nos folles occupations reprennent, je me levais, allais dans la salle de bain, prit rapidement ma douche avant de sortir, entourée d'une simple serviette blanche, je tenais deux robes, et je les montrai à mon homme, qui me désigna celle de gauche. Je me débattais pour l'enfiler pendant que mon homme allait lui-même prendre son bain, j'étais en train de me contorsionner pour fermer la fermeture dans le dos, mon chéri poussa un soupir, poussa mes cheveux sur mon épaules et referma ma robe. Il embrassa mon front en marmonnant contre ma maladresse. Quand j'ouvris la porte, je reculai de trois pas, marchant sur les pieds de mon amoureux par la même occasion, en voyant plusieurs vampires devant ma porte, Cerys en tête.

- Messieurs, dames, saluai-je. Je peux vous aider ?
- Pouvons-nous rentrer, Lady, demanda Cerys.
- Bien sûr, répondis-je. La question est plutôt est-ce que tout le monde va pouvoir rentrer...
- On sait se serrer, Madame, intervint un vampire au charmant accent français. Nous sommes habitués.

Il était magnifique, brun ténébreux, moins que Tom cependant, des yeux chocolat fondant et des lèvres cerise. Je lui adresser un sourire ravissant auquel il répondit merveilleusement bien. Oh... My... God... Il a des fesses d'enfer ! Debout là-dedans, pas le temps, t'es mariée maintenant. C'est dans ces moments là que l'on regrette d'avoir rencontré l'homme de sa vie.

- Madame, mon nom est Kyzyl, je suis le chef de la Rébellion.
- Enchantée de faire votre connaissance, répondis-je en serrant la main qu'il me tendait. Je suis moi-même Lady Voldemort, vous ne devez pas me connaître, mais par contre mon mari je pense que si, Lord Voldemort, Seigneur des Ténèbres.
- Je connais, Monsieur, s'inclina-t-il. Cerys ici-même, m'a parlé de vous, Madame, et de ce que vous avez fait pour elle, même pour un vampire, ce geste à une grande signification pour nous.
- Vous ne m'avez pas tout dit hier, n'est ce pas, Cerys ? Vous faîtes partie de la Rébellion.
- Il ne pouvait en être autrement, Lady.
- Oh ! Tiens, en parlant de liberté, et de punitions, j'ai le plaisir de vous dire que Vlad va regretter d'être né. Je vous libère de sa dictature, pour vous mettre sous la mienne ! Ne faîtes pas cette tête ! Vous n'aurez à obéir qu'à mes ordres seulement, même pas ceux de Tom, je ne suis pas sévère, peut-être un peu perfectionniste...
- Et exigeante, ajouta Tom.

Je le regardais outrée, j'essayais de défendre ma cause comme quoi je n'étais pas du tout exigeante, quand une main s'empara de la mienne. Surprise, je levais les yeux, la main appartenait à Kyzyl, il me la serrait tendrement, plein de remerciement, ne se préoccupant pas du sifflement rageur de mon roi. Puis le vampire se mit à parler au nom de tous, ils étaient enchantés de pouvoir faire être sous mon commandement, aucun d'entre eux ne doutait de ma compétence, et tous me faisaient confiance. Alors, tous défilèrent devant moi, mettant à mes pieds leur service et leur personne. Je comprenais alors pleinement ce que ressentait Tom quand ses hommes lui juraient à tout jamais fidélité. Bien que les vampires ne s'inclinaient pas devant moi, ce que j'avais refusé dès que le premier eut esquissé le geste, je sentais en eux tout le dévouement qui était maintenant mien. Les larmes commençaient à me monter aux yeux, sous le regard surpris de Cerys, elle posa sa main sur mon épaule inquiète, mais je me levai et annonçais que j'allais de ce pas régler le compte de Vlad. Mon chéri avait gardé un sourire tout le long du défilé des buveurs de sang.

- Tu n'es pas totalement un Mage Noir, murmura-t-il quand nous descendîmes. Aucun Mages Noirs ne pleurent en aucun cas.
- Je n'ai jamais prétendu en être un, mon roi, répondis-je en rentrant dans le salon. Bonjour Vlad, m'exclamai-je. Nous avons à discuter, me semble-t-il.
- Que... Que... Font tous ces vampires ici, demanda-t-il faiblement, le visage décomposé. Il... Ils... Ne sont pas sous mon service, à part... Elle, ajouta-t-il en montrant Cerys.
- Eh bien, justement non. Je te retire tous tes pouvoirs sur les vampires, ils m'appartiennent tous autant qu'ils sont, Cerys et le chef de la Rébellion compris. Du plus jeune au plus vieux, et si il y en a qui sont créés alors ils sont aussi miens.
- Vous ne pouvez faire cela, s'insurgea-t-il, toute peur oubliée.
- Bien sûr que si, elle peut, intervint mon chéri. Et si elle ne le peut pas, moi je le fais allez, vous vous opposer à moi, Vlad ? Allez-vous oser ?
- Elle vous change, Lord, vous devenez faible, vous vous ramollissez, murmura notre hôte dans un excès de confiance.
- Tais-toi, hurlai-je. Tu détruisais un peuple surpuissant, tu l'écrasais, ils sont une force que seules les forces des Ténèbres peuvent prétendre avoir à elles, seules. Tu les brisais, tu les asservissais ! Jamais un peuple tel le leur, ne devrait avoir à s'incliner devant quelqu'un !
- Alors comment voulez-vous qu'ils vous obéissent, Lady, demanda-t-il, sarcastique.
- En leur faisant confiance, j'ai confiance en leur honneur et en leur jugement. Je leur demanderais de faire des missions, s'ils les trouvent trop périlleuses, alors ils n'auront qu'à trouver du ciment pour boucher les failles.
- Un Mage Noir ne fait confiance à personne, pourquoi croyez-vous que votre mari vous a épousé ? Parce qu'il vous aime ? C'est absurde ! Parce que vous êtes agréable à voir, vous êtes si jeune et si belle. Seule ça compte pour nous, homme de pouvoir.

Je fis quelques pas en arrière, effrayé, ses paroles me rappelaient celles de Potter Senior, juste pour ma beauté. Mon homme le fusilla du regard, le laissa alors à la merci des vampires et se dirigea vers moi, toujours immobile, et pensant à ces paroles. Avait-il raison ? Je ne voulais pas servir de poupée, je ne voulais pas servir à montrer combien il était fort, je voulais simplement qu'il m'aime. Mais était-ce trop demandé à un Mage Noir ? Pourquoi ces simples paroles me bouleversaient-elles autant ? Tout était pourtant si clair, avant. Tom voulut passer son bras sur mes épaules, mais je me dérobai et m'enfuyais à toutes jambes dans ma chambre. Je ma laissais tomber sur le lit, et regarda la photo qui suivait partout Voldemort, la notre. Quelqu'un frappa à la porte et Pansy rentra dans la chambre, suivie de Cerys.

- Pourquoi tant de doutes, murmura ma meilleure amie. Ne vois-tu pas l'évidence ? Ne doute pas des sentiments du Maître envers toi.
- C'est lui qui t'envoie Pansy ? Si oui, alors tu peux partir avec Cerys.
- Je ne prends mes ordres qu'au près de vous, Lady. Aussi, je ne vous dirai que le vérité, si il existe un seul homme amoureux sur cette Terre, alors c'est le vôtre. Vous me l'avez dit hier, il vous a protégé aux périls de sa propre vie, alors qu'il la met au-dessus de tout normalement. Ayez confiance en celui que votre coeur à choisi, car jamais il ne vous trompera.

Je regardais mes deux sauveuses. Peut-être avait-elle raison ? Cela était-il du au rêve de cette nuit ? Je m'étais vu pleurer et hurler qu'il m'avait quitté. Je rejetais mes épaules en arrière, me remaquillais et descendais pour lui présenter mes excuses. Quand mon mari m'entendit rentrer dans la pièce, il chasse tous les elfes qui nettoyaient le sang sur le tapis. Je m'avançais vers lui.

- J'ai fait un rêve, tu sais, ceux qui me donnes une vision, qui me raconte une partie de futur. Je me suis vu, détruite, en m'écorchant le visage, je psalmodiai que tu m'avais quitté. Je crois que cela m'est monté un peu tête, avec les paroles de Vlad.
- Je me suis inquiété. Tu connais pourtant mon côté extrêmement jaloux, quand tu as fui mes bras, ce matin pour aller prendre ta douche, le sourire que tu as offert à ce Kyzyl, en le voyant, tout ton visage s'est mis à briller, puis le rejet dans j'ai été la victime tout à l'heure. Avais-je fait quelque chose de mal ? Avais-je dit une chose qui aurait pu te froisser ? Ne te plaisais-je plus ? Déjà plus ? Et maintenant tu m'offres tes excuses. Mais dois-je les accepter, sont-elles sincères ?
- Pourquoi tout devrait être aussi compliqué ? Pardonne-moi. Je ne suis qu'une femme après tout, dis-je en souriant.
- Tu as raison, simplifions les choses.

Alors il m'attrapa par les hanches et me hisse sur lui, pour ensuite me faire doucement l'amour. Il y a des choses étranges dans la vie, nous ne devions que les supporter. Certes, mon rêve m'inquiétait un peu, mais je devais vivre chaque moment, chaque seconde, de cette vie. Car un jour, on me la reprendra.
Et de toutes façons, je n'aurais pas d'autres choix que de la rendre.
Je suis Lady Voldemort, Chef des Amazones, Libératrice de Vampires.