Disclamer : L'histoire du Cycle de L'Héritage est à Christopher Paolini.
Résumé : Et si Murtagh avait eut une sœur jumelle ? En quoi cela influencera l'histoire ? Ceci en l'histoire d'une femme, fille du premier des parjures et de sa main noire, qui a décidé d'avancer sans renier qui elle était même si elle porta beaucoup de nom durant sa vie.
Note : Dites-moi un truc. A quoi ça sert de poster deux chapitres en deux jours si vous n'en lisez qu'un ? Personnellement, je ne sais pas. Mais il doit y avoir un truc.
Pour ceux dont je dois aller voir le blog, je l'ai noté mais en ce moment j'ai des problèmes d'ordinateur alors ça peut attendre quelques temps avant que j'y aille, j'en suis désolée
En fait, j'ai commencé la rédaction des deux derniers chapitres en même temps. Ce n'est pas facile car il faut vraiment que je privilégie ce chapitre alors que j'ai plein d'idées pour le suivant.
Bonne lecture.
Chapitre 53 : Reine des Rôdeurs.
Victorieuse. C'était ce qu'elle était. Combien de personne avait bien pu dire qu'elle n'aurait jamais d'autres enfants que son fils. Et voilà qu'en ce matin d'hiver, elle se tenait droit et fière devant elle, son époux et son ainé à côté d'elle, mais surtout, tenant dans ses bras ses deux jumeaux nouveaux nés. Sans oublier que tous les nobles d'Alagaësia étaient présents pour rendre hommage à cette victoire. Dommage pour ceux qui murmurait que sa Maison était vouée à disparaître. Deux noms venaient de se rajouter à la liste des enfants d'Imladris. Hélios et Celestia. Un fils et une fille. Et tout comme Servern, ils étaient l'avenir de cette Maison. Enfants de la Reine des Rôdeurs. Enfants d'une des plus puissante famille de Rôdeurs.
Victorieuse. C'était ce qu'elle était. Galbatorix avait voulut réduire les Rôdeurs en cendre et de celles d'Imladris, une Maison renaissait. Personne ne pouvait lui retirer ça.
Victorieuse. Oui, elle l'était. Fière ? Bien entendu, comment ne pouvait-elle pas l'être. Heureuse ? Elle n'avait plus besoin de réfléchir pour dire « oui ». En paix ? Plus que jamais. Comblée ? Elle avait tout pour l'être... Mais ses frères étaient en exil et rien ne les feraient jamais revenir.
Victorieuse. C'était ce qu'elle était. Mais aujourd'hui, elle connaissait une victoire à double tranchant. Heureuse, elle l'était. Mais pas complètement, il manquait deux personnes pour que sa joie soit complète. Deux personnes qui ne pouvaient absolument pas venir la voir. Si Eragon la contactait régulièrement, ce n'était pas le cas de Murtagh. Depuis ce jour où les Rebelles avaient gagné, elle n'avait plus aucune nouvelle de lui.
Elle était la Reine des Rôdeurs. Un mot d'elle et plus d'une personne partira à sa recherche, mais elle devait respecter son désir de solitude. Elle le devait même si cela lui brisait le cœur. Ça faisait cinq ans et les Nains voulaient toujours la tête de Murtagh. C'était seulement le respect et l'amitié qu'Orik lui portait qui empêchait le Roi des Nains de la mettre au pied du mur en lui signalant qu'avec le découpage des territoires, les montagnes du Nord-Est appartenaient aux Rôdeurs et que c'était à eux d'arrêter l'ancien Parjure.
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Le temps passait et Sylvie avait de plus en plus d'enfants. Mais elle avait été très claire, cinq, c'était parfait. Elle ne souhaitait pas une autre grossesse. Entre certains qui voulaient qu'elle arrange des alliances -ou mariages- entre leur enfants et les siens -hors de question d'obliger une de ses filles à supporter Orrin comme beau-père jusqu'à la fin de ses jours-, ou les Rôdeurs qui voulaient retourner à une monarchie plus classique -la réponse était non, déjà que le trône était réservé à une élite, il ne fallait pas exagérer quand même-, elle n'avait pas besoin de la fatigue liée à une nouvelle grossesse. Ce n'était pas qu'elle n'avait pas envie d'être de nouveau mère, c'était qu'en ce moment, une nouvelle grossesse n'était pas une bonne idée. Trop de choses à faire, trop de choses à faire... et si peu de temps pour ses enfants.
Et comme la guerre était finie, elle se refusait de laisser une nourrisse s'occuper à longueur de journée de ses enfants. Elle disait le refuser, mais elle devait bien reconnaître qu'elle n'avait pas tellement le choix. Elle ne pouvait pas faire autrement.
Elle regarda les montagnes du Nord. Ça serait tellement plus simple si elle prenait ses enfants et Ren et qu'elle les emmenait vivre chez son frère. Elle pourrait le faire, elle pourrait vivre loin de tout ça. Mais ce n'était qu'une utopie. Jamais elle ne le fera. Elle avait de Devoirs envers son peuple. Elle se devait d'être forte et de rester même si elle n'en avait pas envi. Elle n'avait pas ce choix. Et si elle l'avait, ça faisait longtemps qu'elle avait renoncer à le faire.
Oui, elle y avait renoncé. Et aujourd'hui, elle était la Reine des Rôdeurs, le Seigneur des Seigneurs Rôdeurs. Sa vie ne lui appartenait plus, elle appartenait à tous les Rôdeurs jusqu'à ce qu'elle meure ou abdique.
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Deux ans plus tard.
Le visage de Sylvie ne montrait aucune émotion, mais pas ses yeux. Nasuada les sentaient posé sur elle pendant toute la cérémonie. Son amie ne dira jamais rien, mais elle n'en pensera pas moins. Pourtant, elle savait que parfois, il fallait faire des sacrifice devant la politique. Non, inutile de se justifier. Même si elle était venue, la Rôdeuse était loin d'approuver ce mariage. Un aveugle l'aurait vu si il aurait su où chercher.
« Si c'est ton choix... » lui avait-elle dit lorsque la Vardenne lui avait annoncé la nouvelle. Le ton en lui même disait tout. Elle serait à ses côtés, mais elle n'était pas d'accord. Ce regard... elle ne l'aimait pas. Alors, après, en privé, Nasuada lui dira le vérité. Elle lui dira tout comme avant la mort de son père, Ajihad. La Rôdeuse ne sera surement blessée, mais elle savait d'avance que ça ne pèsera pas bien lourd dans son cœur en face de sa joie.
Oui, elle lui parlera de la visite qu'elle avait reçu il y a trois mois et du retard de ses règles. Et elle entendait déjà Sylvie rire et ce moquer du fiancé cocu avant le mariage.
Sans aucun doute, Nasuada pouvait dire que la Reine des Rôdeurs sera heureuse d'inviter son neveu ou sa nièce à venir chez elle.
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Sylvie avait réussit à faire bonne figure jusqu'à la fin de la cérémonie. Maintenant qu'elle était chez elle, seule dans son bureau, elle pouvait craquer. Eragon la contactait que le 36 du mois et Murtagh faisait comme si elle n'existait pas. Elle ne leur en voulait pas. Mais était-elle une si mauvaise sœur que ça ? Elle ne voyait pas d'autres explications logiques.
Oui, elle était jalouse. Jalouse d'Arya qui pouvait parler à Eragon tous les jours. Jalouse de Nasuada qui avait eut une visite de Murtagh. C'était stupide. Sa vie était beaucoup plus simple que celle de ses deux amies. Mais c'était comme ça.
Elle allait être tata. Hors de question que cet enfant grandisse sans connaître son héritage. Même si il ne vivrait pas parmi eux, il était un fils des Rôdeurs, un descendant d'Imladris. On ne pouvait pas négliger son éducation. Et Sylvie savait très bien qu'elle ne pourrait pas le reconnaître officiellement comme étant de sa famille. C'était totalement stupide, mais c'était comme ça. Jamais les Nains accepteraient l'enfant de Murtagh comme Roi de l'Alagaësia. Jamais. Même si il se mettait à neiger en plein désert, la réponse sera non. C'est qu'ils ont la rancune tenace ces Nains.
Pas grave. Elle laissera à Murtagh tout le temps dont il avait besoin. Elle lui devait au moins ça.
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- Je comprends ton point de vu, mais écoute le mien. Dans trois ans, les Elfes vont t'envoyer de nouveaux dragonniers à former. Et tu vas devoir faire face à un problème : tu n'auras quasiment rien pour les loger.
- Je ne vois pas le problème...
- Eragon, tu es mon frère, alors je vais rester polie, coupa Sylvie. Même si ils sont plein de bonne volonté, il n'a pas encore de dragonniers ayant un passif de paysan sous la main. Et je ne te parle pas des vêtements. Il va bien falloir une personne pour les confectionner. Et les armes. Certes, tu peux les faire venir avec les leurs. Mais tous n'en auront pas, et certainement pas de même qualité.
- Que proposes-tu ?
- J'ai une liste de magiciens ayant fuit la guilde imposée par Nasuada. Ce ne sont pas les plus grands, mais les Rôdeurs ne peuvent pas tous les accueillir. Sans oublier que je n'ai pas envi d'avoir avec une bonne amie parce que je ne sais pas si je dois approuver ou non l'une de ses décisions.
- Je vais y réfléchir.
- Il y a aussi des Rôdeurs qui aimeraient t'aider à reformer la Caste des Dragonniers.
Eragon sembla peser le pour du contre. En sept ans, il avait bien muri. Maintenant, il savait écouter et ne pas se faire avoir par un discourt politique. Soit il acceptait les magiciens et des Rôdeurs viendraient l'aider. Soit il refusait et il n'aurait rien.
- Combien ?
- Dix magiciens et pour les Rôdeurs au moins vingt.
Voyant qu'il la laissait développer, elle continua :
- Pour l'instant, trois forgerons avec leurs compagnon et enfants, un militaire et son épouse qui est une espionne, un tanneur et un paysan et son épouse. Et je n'en ai parlé officiellement qu'à aucun Seigneur.
- Donc ils veulent vraiment partir... Pourquoi ? Tu as un problème sur tes Terres ? As-tu besoin de moi ?
La Rôdeuse éclata de rire.
- Rien de tout ça, petit frère. Mais les gens de mon peuple ont toujours été attirés par l'aventure et le savoir qu'elle apporte. Hors, tout quitter pour te rejoindre et construire quelque chose de nouveau dans un pays lointain et une belle aventure. Si je n'étais pas Reine, je partirai te rejoindre sans la moindre hésitation.
- Tu peux abdiquer.
- Au bout de deux ans de règne sans personne pour me guider ? Eragon, sois un peu sérieux. Pour l'instant, il n'y a personne de la génération suivante au conseil. Même si mon fils ainé est le Seigneur de la Maison d'Imladris, il est encore trop jeune pour la diriger. Lorsqu'il aura treize ans, je pourrais me poser la question.
- Mais tu ne le feras pas, lui reprocha Eragon.
- Ce n'est pas pour rien que l'un de mes ancêtres n'a pas cédé son trône à son fils, il faut que le pouvoir circule entre les différentes Maisons. Hors mon enfant est le plus vieux de la prochaine génération des Seigneurs Rôdeurs.
Eragon eut un petit sourire.
- Quand j'entends parler un politicien, je suis vraiment content d'être en exil.
- Entourer d'Elfes qui sont les rois de la politesse.
- C'est donc pour ça que tu ne veux pas venir, se moqua gentiment Eragon. Tu veux pouvoir continuer à être insupportable.
- Exactement !
Le Dragonnier et la Reine éclatèrent d'un même rire.
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Sylvie avait l'impression d'étouffer. Trois années étaient passées depuis la naissance de son neveu et elle se tenait droite sur son trône, dans la plus majestueuse salle du conseil -celle où plus de trois milles spectateurs pouvaient venir et qui était réservée à la rencontre des dignitaires étrangers. Lorsque Nasuada rentrera dans cette pièce, devait-elle se lever et aller à sa rencontre ? Saura-t-elle cacher à tous le secret lié à la véritable identité du père de l'enfant ? Elle l'ignorait et elle n'aimait pas ne pas savoir ce qui allait se passer. Elle avait tellement envi de prendre ce petit dans ses bras et de voir à quel point il ressemblait à Murtagh. Mais elle ne le pouvait pas. Personne ne devait savoir. Personne, pas même Ren. Il en allait de la sécurité de tous. Si ça venait à se savoir, jamais les Nains ne le pardonnèrent. Jamais. Alors, il faudra à Nasuada et Sylvie enterrer la vérité tout au fond de leur cœur, à l'abri des oreilles indiscrètes. Et la vérité disparaîtra avec elles. C'était ainsi, c'était ce qu'il fallait faire.
Aucune émotion ne parut sur le visage de la Reine des Rôdeurs lorsque Nasuada entra. La Vardenne devait avouer qu'avoir neuf les plus puissants Rôdeurs qui l'observaient s'avancer avait quelque chose d'intimidant, encore plus que les spectateurs qui assistaient à la scène comme d'autres vont au théâtre. Sylvie se leva lorsqu'elle fut à la moitié de la pièce et elle lui sourit. Le sourire de la fille de Morzan n'avait pas changer. Il était toujours amical avec une certaine touche d'ironie -celle qu'on les gens sachant quelque chose que les autres ignorent. Nasuada ne put s'empêcher de noter la présence d'un petiot enfant sur l'un des trône. Il devait s'agir de Servern, le fils de Sylvie. Il n'avait pas dix ans, et on lui demandait déjà de régner sur une principauté. La Vardenne trouva ça dur, mais elle savait qu'elle ne pouvait rien dire sans vexer tous les Rôdeurs présent dont, l'enfant.
- Salut-à-toi, Nasuada, fille d'Ajihad, Reine des Varden et d'Alagaësia.
- Al gardan dal (1), Sylvie fille de Selena, Sonrar don Sonrars (2), Sonlar don Espardans (3), répondit-elle.
- C'est un honneur pour tout mon peuple d'accueillir sur nos Terres votre escorte et vous. Votre voyage a été long, ainsi, nous vous proposons de vous reposez, nous parlerons demain. Aujourd'hui, des appartements au sien d'une des demeures de la Maison d'Imladris est votre.
- L'honneur que vous nous faîtes de partager le pain avec vous me réchauffe le cœur.
Une des demeure de la Maison d'Imladris. Nasuada voulait bien se faire couper la main si il ne s'agissait pas de l'endroit où Sylvie vivait.
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Sylvie portait une robe bleu bien plus légère que celle qu'elle portait au par avant. Et elle était morte de peur. Elle savait que l'enfant pouvait la détester. Et si il la détestait. Elle savait que c'était possible. Mais elle ne voulait pas y croire. Même si elle ne serait qu'une amie de sa mère jusqu'à son dernier souffle, Sylvie voulait que cet enfant l'apprécie. Il &était son neveu, même si personne ne devait jamais le savoir. Et elle lui avait fait une place dans son cœur en tant que tel.
Elle regarda Ren. Il semblait amusé par la situation. Si elle n'était pas autant angoissée, elle le lui aurait reproché, mais dans la situation actuelle, elle trouvait ça plus que rassurant. Elle lui fit un sourire timide et il lui prit la main.
- Tout va bien se passer, lui murmura-t-il. Tout verra, il va d'adorer.
En entendant ces mots, Sylvie se demanda ce qu'elle aurait été sans lui. La réponse vint toute seule. Elle aurait été une autre, bien trop seule. En l'ayant à ses côtés, elle avait une chance que Nasuada n'avait pas. Ce n'était pas juste, mais elle n'échangerai pas sa place avec la Vardenne pour rien au monde.
On toqua timidement à la porte et Nasuada apparut sur le seuil avec son enfant. Et sylvie sut que sa crainte était infondée. Tout allait bien se passer.
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Dix ans plus tard.
L'été était enfin là et Sylvie accueillait son neveu chez elle. Officiellement, le jeune prince était en voyage de « formation ». Officieusement, il était là pour découvrir la culture du peuple d'origine de l'un de ses grand-père, mais seules les deux reines le savaient.
Sylvie se promenait dans le jardin en lui parlant. Elle lui expliquait ce que faisait Servern. Mais c'était dur pour elle. Elle ne savait pas trop comment lui expliquer que son ainé était en âge d'être en « formation ». Et que chez les Rôdeurs, ça ne se passait pas comme chez les autres peuples. À près tout, pour eux, à treize ans on était assez vieux pour aller sur un champ de bataille en cas de besoin.
- Est-ce que je pourrai être un Rôdeur, moi aussi ? Demanda-t-il soudainement.
« Oui » fut la réponse que la Reine rôdeuse aurait bien voulu lui faire, mais s'en fut une autre qui sortit. Elle fit le choix de la vérité face à celui du rêve.
-J'aurai bien aimé pouvoir te mentir et te dire « bien sûr », fit-elle. Même si tu le souhaites de tout ton cœur et même si ta mère ne veut que ton bonheur, je ne peux pas t'accorder le droit à une formation de Rôdeur.
-Parce que je suis un prince étranger...
-Non, le corrigea-t-elle. Parce que tu as un Devoir envers ton peuple que tu ne pourras remplir si tu rejoins mon peuple. Et ne pas faire son Devoir est l'une des choses les plus graves aux yeux de mon peuple. Les gens de notre rang ont un héritage et ils ne peuvent faire autrement que s'y plier. Quoique cela leur en coute.
- Ce n'est pas juste.
- Je ne peux être que d'accord avec toi.
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L'elfe se tenait droit. Et Sylvie n'était même pas impressionnée par sa beauté. À vrai dire, la Reine de Rôdeurs portait plus d'attention à la lettre d'Eragon qu'à son invité. Alors, c'était au tour des Rôdeurs d'en recevoir comme tous les cinq ans. Elle promit à l'elfe de veiller sur eux comme sur sa vie et il prit congé. Il y en avait trois, soigneusement protégés. Si aucun ne venait à éclore, ils repartiraient pour ailleurs. Trois, dans trois boites différentes. Trois. Pas un de plus, ni un de mois. Trois et les Rôdeurs étaient l'un des premiers peuples à avoir l'honneur de s'en voir confier. Elle eut un petite rire. C'était elle ou son frère avait le sens de l'ironie ? Trois comme le nombre survivant officiel à près la prise de pouvoir de Galbatorix.
Elle regarda les coffret avant de saisir un au hasard. La Rôdeuse l'ouvrit. Elle sourit car elle connaissait très bien cette teinte de violet. Elle savait très bien ce qui allait se passer. Non, ce n'était pas Eragon qui avait de l'humour, c'était les Étoiles. Si ce n'était pas le cas d'Eragon, c'était qu'il était encore plus naïf qu'elle le croyait. Mais d'un autre côté, son demi-frère avait dû moins voir la lame de Maela qu'elle. Elle prit la pierre dans ses mains. Elle dégageait une douce chaleur qui arrivait à lui faire oublier les choses la rendant nostalgique. Sylvie ferma les yeux, petite fille soufflant sa bougie d'anniversaire en faisant un vœu... Un léger craquement parvint à ses oreilles et elle ouvrit les yeux, une étincelle espiègle les faisaient pétiller.
- Bonjour toi...
Et voilà un chapitre de fait.
Un cookie pour ceux ou celles qui trouve pourquoi Sylvie dit la dernière réplique. C'est aussi facile que prévisible.
Ça me fait vraiment étrange de me dire qu'après celui-là, il ne me reste plus qu'un chapitre à achever. Un chapitre. Punaise. Un chapitre avant d'écrire ces trois lettres.
Passons, ce n'est pas encore l'heure de faire les adieux, j'ai encore des lignes à taper.
On se reverra encore avant la fin.
A la revoilure.
(1) Salut-à-toi (langue des Rôdeurs).
(2) Littéralement : Seigneur des Seigneurs (langue des Rôdeurs). Autre titre donné au Roi des Rôdeurs. Il n'a pas d'équivalent dans la langue commune.
(3) Roi / Reine des Rôdeurs ( langue des Rôdeurs).
