Hello les pitchounes !
Voilà la suite je pense que vous attendez avec enormement d'impatience parce qu'on est des auteurs horrbiles qui coupons à des moments attroces ?
Je voudrais juste dire deux mots sur ce chapitre, il est plus long parce que je pense que vous devez avoir une multitudes d'angles pour bien comprendre les jumelles. Ya un peu de blabla à mon sens mais pour moi c'était important de montrer qu'elles sont avant tout humaine, se ne sont pas des super heros avec un pouvoir de super comprehension du monde et de super tout-le-monde-m-adore. C'est aussi pour ça que ce chap se deroule sur un peu plus de temps que les autres.
Voilà vous me direz si on a reussi à vous faire comprendre un peu de truc sur comment marche leurs cerveaux :)
Chapitre 52 Secret inavouable (3)
PDV margaux, mercredi 28 octobre.
Ma sœur, comme moi, ne repris conscience qu'une fois sur les toits de l'école, où nous nous savions en sécurité. On dut attendre encore un moment avant que nos poumons n'arrêtent de nous bruler.
« Qu'est-ce que c'était que ça ? murmura ma sœur en reprenant forme humaine.
Je n'arrivais pas à répondre. Ce que j'avais vu était impossible. Même sous forme humaine, ça n'avait aucun sens. Pourtant je n'avais pas rêvé. Ces deux yeux. Mon esprit n'avait pas pu créer quelque chose qui me terrifiait autant.
- Remus, soufflai-je.
- Ne t'inquiètes pas Chaton, je suis sûr que lui aussi ne risquait rien…
Elle n'avait pas compris. Mais je ne pouvais le dire. Le dire c'était rendre cette éventualité réelle. Et ça aurait été une insulte monstrueuse.
- Tu ne comprends pas… ;
- Quoi ? demanda-t-elle avec un petit sourire désolé.
- Ça…
Mon corps tout entier semblait m'empecher de prononcer ces mots.
- C'était Remus.
Son sourire se figea, son visage devint un masque pâle.
Pour ma part, je venais de m'enfoncer un poignard dans le cœur. Comment était-ce possible ? J'aurais donné cher pour que tout ça disparaisse. Je voulais tout oublier, là tout de suite, effacer tout ce que j'avais vu. J'aurai voulu avoir couru quand James me l'avait ordonné.
Je repris mon raisonnement, le retournant dix fois, vingt fois, sans pour autant que la conclusion ne daignait changer. Mais j'avais dû me tromper. Je devais m'être trompée, tout ça n'aurait eu aucun sens sinon.
- Quoi ?murmura-t-elle d'une voix encore tremblente, Margaux tu délires …Tu parles de Remus, là.
- Je sais ! lui criai-je.
Les larmes me montèrent aux yeux. Une terrible boule se forma dans ma gorge.
- Je sais… tu crois que ça me fais plaisir de dire ça ?
- Mais pourquoi tu…
- Parce que tout est évident !
Oui, maintenant je ne pouvais pas vraiment faire marche arrière, faire comme si rien n'était arrivé.
- Expliques Margaux.
- J'ai encore du mal à…
- S'il te plait.
Je lui fis geste de se taire. Elle obéît. Elle ne comprenait peut-être pas ce qui se passait mais moi, moi elle me comprenait et elle me laissa le temps.
- Tu te souviens la première nuit qu'on a passé ici ?
- Bien sûr, comment l'oublier ?
- On a rencontré Remus pour la première fois. Il était déjà à l'infirmerie, pourtant il n'avait pas l'air si malade que ça. Il était juste fatigué et encore à l'époque c'était dur de s'en rendre compte sans le connaitre. Depuis il y a était deux fois de la même façon. La première fois on y a pas vraiment prêté attention, mais la deuxième fois, je l'ai vu moi-même. Il était dans un sale état et j'ai cru qu'il s'était battu. Finalement, c'était sûrement le cas.
J'essuyai mes larmes en continuant :
- Je ne fais pas d'astronomie mais je mettrais ma main aux dragons que c'était les deux périodes qui ont suivis les deux dernières pleines lunes.
Ma sœur me regardait avec les yeux de plus en plus exorbités.
- Le reste s'enchaine en engrenage bien huilé. Son humeur insupportable ces derniers jours, James qui m'a dit qu'il irait mieux bientôt.
- Toutes leurs petites réunions juste entre eux quatre, ces conversations qui s'arrêtent des que des gens passaient prêt d'eux, les fois où ils pouvaient pas se joindre à nous avec leur gène et leurs excuses bancales…
Elle continua, reprenant le fil de mes propres pensées. Puis comme moi, les larmes remplacèrent les mots.
- Oh Merlin…
La lycanthropie était une horrible malédiction et je priai de toute mon âme pour qu'il n'en souffre pas depuis trop longtemps. Car malgré tout, nous n'étions que des enfants, et il n'était pas humain qu'un enfant endure ça. J'avais l'impression que le combat des Coton était bien pâle à côté du sien. Nous avions pu fuir, lui ne pourrait jamais y échapper. En pensant ça je fus prise d'une envie de le réconforter en le prenant dans mes bras comme lui l'avait déjà fait.
Mais cette seule pensée me fit frissonner de peur.
J'étais d'une nature courageuse et j'adorais profondément Remus. Mais je ne pouvais rien faire contre la peur qui me tordait les entrailles. Une sale petite peur égoïste.
Tout comme on nous avait appris à ne pas parler aux inconnus, ou comme on nous avait appris à tenir notre baguette par la poignée, on avait appris à avoir peur des loups-garous. Nos parents qui ne les considéraient pas comme des êtres humains, les journaux qui ne montraient que le pire d'eux, nos professeurs qui nous avaient appris à les reconnaitre et à nous en protéger.
Bien sûr, on ne retient pas tout ce qu'on dit mais le message était toujours le même et fini par s'imprimer. Ils étaient dangereux.
Mais ma sœur l'avait dit, nous parlions de Remus Lupin.
Remus était une personne profondément gentille. Combien de fois l'avais-je dit ou juste pensé ?
Ces deux pensées s'entrechoquaient douloureusement, cherchant à savoir laquel des deux vérités seraient la plus forte.
- Margaux ?
- Oui ?
- Viens, on va chopper froid.
Je n'avais envie de voir personne, juste d'être seule avec mes pensées et ma sœur aussi. Elle me conduisit vers un endroit qu'elle savait sûr. Je commençai cependant à me poser des questions lorsqu'elle me plaça devant un mur vierge du septième étage.
- Temby qu'est-ce que tu fais ?
- Chut, murmura-t-elle, passes trois fois devant ce mur en pensant exactement à ce dont tu as besoin.
Le regard de total confiance qu'elle me lança me poussa à m'exécuter.
Je passai donc trois fois devant ce mur avec un seul cri mental « j'ai besoin de réponses ». Puis une porte apparue. Une petite porte, à peine plus grande que moi, toute simple sans aucun ornement. Il n'y avait au centre de la porte qu'une poigné ronde.
Je la tournai avec une vigueur nouvelle. Je savais que j'allais trouver ce que je cherchais ici.
Je ne sais pas trop à quoi je m'étais attendue en entrant, peut-être une bibliothèque ou encore une salle de classe, mais jamais je n'aurais imaginé ça.
- Et bah, Margaux, de quoi avais-tu besoin exactement ?
En effet devant nous s'étendait une sorte de petite prairie. Un grand cercle d'herbe d'une centaine de mètre carré était entouré d'un rang de cyprès. Derrière ces arbres remontaient les murs de la pièce, donnant une allure bizarre à ce lieu. Il y régnait cependant une étrange atmosphère de printemps, sans doute à cause des couleurs pastel des murs et du plafond représentant une aube statique ou encore du petit ruisseau qui serpentait la clairière sortant d'un mur pour en rejoindre un autre, à l'opposé.
Pas un livre, pas une voix, pas une personne pour nous éclairer.
- Alors, on est où Margaux ?
- Aucune idée… mais Temby c'est quoi cet endroit ?!
- D'après Sirius…
- Et bah on est pas sortit de l'auberge.
Elle me gratifia d'un regard noir.
- C'est la salle va et vient, ou la salle qui demande, elle apparait quand tu en as le plus besoin et contient toujours ce que tu cherches.
Je jetai un regard dépité à la salle.
- Peut-être que la réponse que nous cherchons est le Yoga.
- Non.
Je me laissai cependant guider par le chant du cours d'eau et m'assis en tailleur à côté de lui en fixant le fond du ruisseau. Ma sœur m'imita, je savais qu'elle avait autant besoin que moi de ces réponses. Hormis son histoire avec Sirius, Remus était le seul des Maraudeurs qu'elle pouvait blairer. J'essayai de trouver comment tout ça était censé m'aider. Je laissai aller mes pensées avec l'eau, apaisant mes troubles, nous devions voir nos pensées nous quitter et nous…
- Ça suffit ! criai-je en me levant brusquement. Temby, reconnait que …
- Tout ça n'a visiblement aucun intérêt.
- Ouais ! ce n'est pas regarder une andouille de rivière qui va m'aider à s'avoir quoi faire des sentiments que j'ai pour Remus !
Je me tue. Qu'est-ce que je venais de dire ?
Je me rassis en papillonnant des yeux.
- Des sentiments que tu as pour Remus ? répéta ma sœur avec une note moqueuse dans la voix qui signifiait « Je le savais et je te l'avais dit. »
Voyant que je ne réagissais pas elle continua :
- Je savais que cette salle était géniale !
J'avais du mal à comprendre, qu'est ce qui m'avait fait dire que j'avais des sentiments pour lui. Parce que soyons claire, les sentiments dont je parlais n'étaient pas limité à l'amitié. Je jetai un coup d'œil au ruisseau. Existait-il à Poudlard un ruisseau magique ? Un ruisseau qui faisait entendre à ma sœur ce qu'elle voulait ?
Par les hippogriffes de l'Enfer ! Je me m'étais vraiment à raconter n'importe quoi…
J'étais une jolie petite dinde et j'étais désormais complètement folle de Remus Lupin et demain j'allais braver l'impossible pour lui avouer ma flamme dévorante mais lui explique que j'avais trop peur qu'il ne me tue et donc notre histoire d'amour mielemment passionné ne se ferait jamais.
Voilà à quoi j'en étais réduis…
Ou alors j'agissais comme les gens sain d'esprit et je réfléchissais. Quel choix cornélien…
Bon, réfléchissons.
Oui, Remus était quelqu'un à qui je tenais beaucoup mais de toute façon ce n'était pas la question. Je ne pouvais pas tout simplement arrêter de le voir, parce que j'en ai pas envie, et qu'en plus je serais quelqu'un d'horrible. C'est vrai, c'était un loup garou, mais si le directeur et les professeurs ne s'étaient pas opposés à sa présence dans l'école, il ne pouvait pas être dangereux en temps normal, soit plus de 28 jours par mois (comme certaines filles en fait). Je ne voulais pas perdre mes meilleurs amis à cause de quelque chose que l'un d'entre eux avait subi un jour. Si les mecs l'avaient accepté, et que je voulais être une bonne gryffondor, une bonne personne et une bonne amie (et que je ne voulais ni le perdre ni le faire souffrir) je savais que je pouvais accepter cette infime part de lui. Car en relativisant bien ce n'était pas ce qu'il était réellement. Certes il y avait des loups garous qui ne vivaient que pour ça, mais c'était Remus. Et si ses amis ne pouvaient l'aimer comme il était, comment pourrait-il s'aimer lui-même ?
Je regardai ma sœur. Elle dormait, et je ne pus m'empêcher de sourire. Qu'elle était mignonne comme…
- bon Margaux ! à quoi tu pense ?
Ah, en fait elle ne faisait que réfléchir…
- je pense que Remus est quelqu'un de fantastique et de gentil et …
- je vais lui déclarer ma flamme brulante et lui faire plein de louveteaux ?
- Je ne veux pas que sa lycanthropie soit une barrière à notre amitié.
- Ma réponse est mieux.
- Quoi qu'il en soit…
- Ça finira comme je l'ai dit ?
- Temby…
- Oh allez ! c'est drôle.
- Mais …
- Mais si !
- Mais non ! Arrêtes ! on va pas vivre heureux et avoir beaucoup d'enfants, juste parce que je suis amoureuse de lui !
Cette fois nos mâchoires de décrochèrent en même temps. Non, je n'avais pas dit ça… je ne l'avais pas dit. Ce n'était pas moi…
- Quoi ?! hurla ma sœur, t'as dit quoi ?!
- Je sais pas ! j'ai rien dit ok !
- ah certainement pas, t'as dit que t'étais amoureuse de lui je te signale.
- Eh bah oui, voilà je l'ai dit, et alors ?
- Alors est-ce que c'est vrai ?
- Mais bien sur que…
Je m'arrêtai au milieu de ma phrase. Non, vraiment ? Avais-je dit ça uniquement sur le coup de la colère ?
- Merlin je sais ! s'écria ma sœur. Cette pièce ne nous donne pas de réponses ! Elle fait ressortir celles qui sont en nous !
Je crus qu'elle rigolait. Mais vu sa tête d'illuminer, non. Du coup j'étais bluffée. C'était crédible et ça tenait la route. Ma sœur me bluffait parfois.
- Tu veux dire que j'étais sérieuse ?
- Ouais, mais je crois que c'est toi de savoir ça, ajouta-t-elle en me regardant comme si j'étais une débile.
- Bah… c'est crédible…
- Tant mieux, au moins je suis sûr que tu sortiras pas avec ton balais de compet'.
- James ?
Pour toute réponse j'eu le droit à une tête dégoutée.
- Mais Temby, je ne considère pas James comme un mec avec qui je pourrais sortir, puisque que je suis sûr qu'il est fait pour Lily.
Nouvelle tête de dégoutée.
Je levais les yeux au plafond.
- Et toi Panda ? Tu réflexionnais aussi ?
- Non, je n'ai pas vraiment de problèmes de pensées. On y va ?
Je la regardai du coin de l'œil alors qu'on sortait de la salle. Elle avait forcement réfléchit non ? On ne règle pas une telle affaire comme ça. Ma jumelle n'aurait jamais enterré un truc pareil aussi vite. Il y avait veracrasse sous caillou.
Je soupirai.
Depuis qu'on était ici, il y avait tellement de chose que ma sœur m'avait cachée, et me cachait encore.
- Chaton, T'es arrivé.
Je regardai devant moi. En effet, nous étions arrivés à ma salle commune.
- pourquoi on a jamais dormi dans ton dortoir ? lui demandai-je.
- parce que ça fait maintenant sept cent ans qu'aucun autre élève n'est entré dans notre salle commune, répondit-elle avec une grande voix solennelle, et que tu aurais du mal à rentrer par les fenêtres.
Sur quoi elle m'embrassa et partit vers les profondeurs des cachots. Et voilà, exactement ce que je disais, jamais avant elle n'aurait dit ça. Elle aurait répondu quelque chose du genre 'Par les St veracrasse de madame Maxime ! Il faut que l'on arrange ça tout de suite'.
- Chloroforme, murmurai-je à l'adresse de la Grosse Dame.
- Quoi encore ?! s'écria celle-ci. Vous ne pouvez pas tous arriver en même temps !
- Mais …
- Vos autres petits camarades viennent juste d'entrer vous y fait exprès !
- Mais non, je suis désolée je…
Elle continua son monologue en s'entrouvrant légèrement, comme si elle avait été mal fermée.
- je vais aller dire tout ça à votre directeur de maison ! conclut-elle, votre nom !
Malheureusement pour elle, le chat que j'étais s'était déjà faufilé dans son dortoir.
J'ignorais à quelle heure on était rentrée hier soir, mais je savais à quelle heure j'avais seulement pu manger le lendemain. 12h30. Et ça c'était très tard pour moi… TRES TARD. Ma sœur passa la moitié du cours de métamorphose à se bidonner parce que mon estomac criait… hurlait famine. C'est donc avec un enthousiasme plus que totalement pas modéré du tout que je me jetais sur le repas merveilleux qui s'offrait juste à moi (ah moiiiiiiiiiiii….).
« Merlin… souffla Lily.
Ayant la bouche pleine (et ayant récemment appris que parler la bouche pleine ne me réussissait pas) je lui adressai un regard interrogateur.
- Je me disais que je n'arrive vraiment pas à m'habituer à ton appétit. T'es sûr que t'es pas enceinte ?
- Moïkak !
Ça, c'est le bruit que j'ai fais en m'étouffant après ce qu'elle venait de me dire.
J'avalai difficilement.
- Lily, s'il te plait. Je mange là, donc ne me parles pas de choses où on vomit à longueur de temps.
- D'accord, d'accord.
- Lily, au fait, qu'est ce que tu comptes faire avec la demande de James ?
- Tu l'as dit toi-même, on ne parle pas de chose qui font vomir dès à table.
Bon, bah ça c'est fait…
- oh allez c'est bon, tu…
- non, j'ai cru que j'avais une attaque quand j'ai vue la salle commune.
- Bah, c'était…
- Rose Maggie ! Rose comme un éléphant vue par une bouteille de whisky !
- Moi j'aime bien, ça me rappelle les Tapesouaffle de Quiberon.
Elle me jeta un regard très (très) sceptique.
- C'est la meilleure équipe de quidditch française ! Et ils jouent en robe rose fuchsia !
- C'est toi qui devrais aller avec James à ce fichu bal tout pourri.
- Alors tu vois il y a un catalogue d'argument contre ça. D'une, non. De deux, James et moi on ne sera jamais plus qu'amis si c'est ce que tu sous entends. De trois, ma sœur va me tuer si je vais avec lui. De quatre…
- Quoi ?
- Quoi ?
- Ta sœur va te tuer ?
- Tu es bien placer pour savoir qu'elle déteste l'ébouriffé. Vous avez crée un club anti-Potter
- Ah oui, c'est vrai. Mais comme je vous vois souvent ensemble…
- Non ça c'est parce que ma sœur m'aime moi. C'est pour la même raison que tu me verras parler avec ses amis mecs à elle.
- Oh, d'accord.
A ce moment là je vis passer les Maraudeurs de l'autre coté de la table (du coté de Lily donc), enfin comme je m'en doutais Remus n'était pas avec eux. D'ailleurs eux-même n'avaient pas l'air au mieux de leur forme, même si ça ne m'étonnais pas du tout maintenant. Je leur fis un petit sourire. Auquel ils ne répondirent pas du tout, mais alors pas du tout.
- Lily, je sais que t'en as surement rien à faire mais tu sais pourquoi les Maraudeurs sont aussi morose aujourd'hui ?
- Aucune idée, répondit-elle avec un énorme sourire, mais ils nous ont fichu la paix en cours et je trouve ça fantastique.
En effet j'avais aussi remarqué ça. Est-ce que le fait qu'on est découvert le secret de Remus était un problème ? On ne comptait en parler à personne de toute façon, c'était évident, alors…
Mais voilà, le samedi je me rendis compte que je n'avais toujours pas pu leur parler. En plus de la quantité de travail folle qu'on nous donnait à l'approche des vacances, de la fixation que faisait Lily sur les examens et le fait que je n'y m'étais pas non plus excessivement du miens pour aller les voir, j'étais relativement sûr qu'ils m'évitaient. Théorie qui se renforça quand James me vit dans les tribunes du terrain de quidditch cet après-midi là.
Et qui se confirma lorsqu'il crut pouvoir m'échapper à la sortie des vestiaires.
Mais non, les subtils demi-tours ne me trompent pas.
« James, je ne suis pas aveugle.
Il ne se retourna pas.
Tant pis pour lui, il l'aura cherché.
Je l'attrapai par l'épaule et le plaquai contre un mur (enfin c'est un bien grand mot, ce n'était pas non plus un truc super violent). Il ne me regardait même pas, fixant un point au-dessus de ma tête.
- C'est quoi votre problème ?
Toujours pas un regard.
- James ! On est amis ! Pourquoi est-ce que tu…
- Amis ? coupa-t-il froidement, ah bon ?
J'eu l'impression qu'il venait de me gifler, et le lâchai.
- J'ai pas trouvé que t'étais trop amical quand tu t'es lâchement barré l'autre soir quand t'as vue… (il baissa d'un ton) quand t'as découvert le problème de fourrure de Lunard.
- Mais…
- Ou quand tu ais venu t'excuser auprès de lui dès le lendemain, ou au moins venir t'expliquer pour lui laisser une chance.
- Mais James, laisse-moi parler….
- Pourquoi il te laisserait parler ? lança une voix derrière moi.
Je me retournai pour voir Sirius, un air glacial sur le visage.
- Quoi ?
- Bah je vois pas pourquoi on te laisserait dire quoi que ce soit. Tu v a sans doute nous déblatérer toutes une panoplie d'excuse bidon que t'auras mises au point.
- Mais arrêter, de quoi est-ce que vous parler ? pourquoi est-ce vous êtes aussi …
- Méchants ? Cruels ? poursuivit Sirius.
Voilà que les larmes commençaient à me monter aux yeux, génial.
- Et toi ?
Je relevai la tête.
- Comment tu crois que tu t'es comportée vis-à-vis de Remus ? Comment tu qualifierais ce que toi tu lui as fait ?
- Mais de quoi vous parler bon sang ?!
- Tu lui as fait très mal Margaux, reprit James.
- Ta sœur, encore ça nous a pas étonnés, elle reste à Serpentard.
- Mais toi, t'imagines pas ce que ça lui a fait. Et ça, ça on risque pas de te le pardonner de sitôt. »
Et sur ce ils partir tous les deux. Je ne dis rien pour les retenir. Je n'avais rien à dire, je ne pouvais pas ouvrir la bouche. Même les larmes ne me venaient plus. Je ne comprenais pas ce qu'il venait de se passer. Venant de Sirius je ne m'étonnais pas tant de cette amertume, de tous les maraudeurs ce n'était pas avec lui que je m'entendais le mieux. Mais James, jamais je n'aurais imaginé qu'il me regarde comme ça. Ça m'avait fait tellement mal. Où était passé le James qui m'appelait sa bouillote ? Avais-je blessé Remus comme ça aussi ? Je priai pour que ce ne soit pas le cas, je ne voulais pas lui faire le moindre mal. Il fallait que je le voie, c'était impératif.
PDV Septembre
Mercredi 5 décembre
Aujourd'hui j'avais pris ma décision, et malgré celle de ma sœur qui était certes charitable, moins je m'approcherais du loup-garou, mieux je me porterais. Cela faisait une semaine que ma sœur et moi allions tous les soirs dans la salle sur demande et j'avais prit le temps de réfléchir. De me remémorer cet évènement, un monstre, des dents acérées, la rage dans ses yeux cruels, des yeux de tueur, une folie furieuse brillant dans ceux-ci, des griffes tranchantes comme des épées, un loup difforme, menaçant…Au début j'avais cru déformer les traits à cause de ma vue qui baissai un peu sous ma forme animale. Mais mon ouïe et mon odorat se développer et était au moins dix fois supérieur à la normale. Et je me rappelais clairement du bruit de ses griffes tapant sur le sol froid, du claquement de ses mâchoires lorsque l'on s'était reculées, le grognement sourd s'échappant de son thorax immense et l'odeur… cette puanteur, celle du sang, de la rouille, de la chair brulée. Une odeur qui était restée collée à mes narines jusqu'au week-end. Une odeur immonde, insupportable…
Je partais chercher Sev' je le trouvai sans problèmes. Il était entouré des maraulosers, mais pour la première fois depuis que j'étais à Poudlard, je ne pouvais pas leurs faire face et ne comptai pas le faire. Au lieu de tourner dans le couloir où ils se trouvaient, je continuais tout droit. Je jetais un coup d'œil en arrière pour être sûr que les maraulosers ne lui faisaient rien de grave…LE TRAITRE ! Il me pointa indéniablement du doigt. Je me raidi et accélérai le pas (et encore plus lorsque j'entendis huit pieds de plus me suivre). Au bout d'un moment il ne restait qu'une paire de jambes que me suivait, je regardai derrière moi et… tout mon corps se crispa. Sirius était seul.
Aaaaaah ! que faire ? que faire ?! QUEEEE FAIIIRE ?!... oooommmmmm, ooommm, on se calme, tu es suivi par canonissime-que-tu-déteste-mais-que-enfaite-que-tu -l'aimes-peut-être-et-qu'il-veut-te-demander-d'all er-au-ball-avec-lui …n'importe quoi ! Stupide conscience. Je décidai de m'arrêter et de demander très poliment ce qu'il voulait.
- Qu'est ce que tu veux…bouse de troll ?
Nan mais sinon c'était trop poli, hein !
- Mh… je me demande si je devrais te répondre 'spèce d'hippogriffe écervelée. Mais bon, je suis trop gentil alors je vais quand même te demander.
- Quoi ?
- Pourquoi tu m' évites ?
- Moi ? T'éviter ? Mais je ne fait que ne pas approcher des garçons imbus d'eux même que je n'apprécie que très modérément et qui se sont foutu de moi avec brio.
A ce moment là j'espérai juste qu'il ne remarquerait pas que mes yeux criaient haut et fort « PARCE QUE TON POTE EST UN BON SANG DE LOUP GAROU PSYCHOPATE ET FOU A LIER ! »
- Arrêtes de dire n'importe quoi, tu es passé devant nous sans broncher alors qu'on embêtait Servilus !
- Quoi ?! vous torturiez Sev' ?! répliquais-je en faisant mine de m'énerver.
- Ah ! Je t'ai eu !
- Quoi …mais de quoi tu parles ?
- Je l'ai appelé Servilus et tu n'as pas réagit.
Aah par Merlin ! mais c'est vrai ça ! Il reprit :
- Qu'est ce qui ne va pas Temby ?
- Septembre ! Je …je…Je m'appelle Septembre et puis je vois pas en quoi…en quoi ça te regardes ! dis-je en bégayant.
- Ecoutes, si c'est pour ce que tu as vu la semaine dernière, il faut que tu comprennes. Remus n'a rien d'un …monstre.
- Rien d'un monstre ?! RIEN D'UN?! Mais au contraire Sirius, c'est un monstre ! Une bête sanguinaire et vous le promeniez comme si de rien n'était , MAIS VOUS ETES TIMBRÉS ! Vous n'êtes que des gamins et lui il… il a besoin…
Je m'arrêtai, tout était parti sans que je m'en rende compte. Sirius me regardait avec dégoût, fourra les mains dans ses poches et ajouta :
- Pff ! enfaite, tu ne vaux pas mieux que tes potes, tous les mêmes ces lâches ! Tu me dégoutes …
Il fit demi-tour.
Qu'est ce que j'étais stupide ! Il avait raison, je me trompais sur toute la ligne. Je…je …
- Sirius attend ! je suis désolée …
- C'est pas à moi qu'il faut le dire, c'est au « monstre ».
Pus tard dans la salle commune, à tourner en rond
Qu'est ce que j'avais pu être stupide, Remus n'avait rien fait pour être comme ça. Ça lui était tombé dessus, le pauvre…on avait dû l'attaquer. J'étais vraiment une ordure. Heureusement que je ne lui avais pas dit en face et que c'est Sirius qui était venu me voir. J'avais juste à espérer qu'il ne le lui dise rien. OK ! C'est décidé je vais tout de suite voir Remus.
* Quelques minutes plus tard*
Maiiiiis ! Il est oùùùù ? Ça fait déjà dix longues minutes que je le cherche… et oui dix minutes c'est long quand on cherche quelqu'un ou quelque chose qui nous fait faire pipi dans sa culotte, et qu'on aime bien que très modérément.
*30 secondes plus tard*
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh ! Mon regard s'est posé sur la bête… oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu… Je sais pas ce qui est le pire, le fait qu'il me fasse si peur et que je le traite de monstre ou le fait que alors que je le considère comme un monstre ( ce qui est horrible) je voudrais le caser avec ma sœur…je me perd dans mes pensées !
*1 minute plus tard*
Aïïïe… me voilà étalée de tout mon long sur le sol devant la grosse dame. Enfaite tout a commencé quand j'ai appelé Remus. Il ne s'est même pas retourné, il a courbé le dos et a accéléré le pas. Bon du coup je l'ai suivi, mais c'est qu'il a de longues jambes le veracrasse ! Du coup il marche super vite. Et moi qui continuai de l'appeler, je m'égosillai, en apercevant le tableau qui donne dans sa salle commune à quelques pas de lui je me suis mis à courir. Mais … c'était un peu tard, le tableau s'est refermé sur lui et je n'ai rien pu y faire. Quand on tape un sprint, ça devient difficile de s'arrêter d'un coup.
Le reste c'est un peu humiliant donc je le fait rapidos, je me suis prise la grosse meuf en plein dans le pif ! Bon il faut quand même que je me relève. Je me hisse douloureusement sur les avant bras puis sur les fesses.
SHPAF ! crack !
- Y a quelqu'un ?
- aaaa…
Je me tiens le nez, je suis presque sûr de l'avoir entendu craquer. Me revoilà étalée sur le sol, je ne savais pas que c'était possible de se prendre deux fois de suite la même porte au même endroit…mais apparemment si !
- C'est quoi Lunard, demande une voix s'élevant de la salle commune.
- Hm ? Rien juste une larve, répond-t-il en baissant les yeux sur moi.
- Laisse-la aux délarveurs alors ! Wahahahaha !
Ça c'était Sirius…
- Une larve blessée… je reviens.
Merci Merlin ! Il referme le tableau et m'aide à me relever.
