Cela faut miantenant un ans que je publie cette histoire ... déjà
me diront certains . Gràce à elle, j'ai rencontré plusieurs personnes
qui sont devenus des amis. Dire que lorsque j'ai commencé, je pensais
uniquement faire une petite histoire de 20 ou 25 chapitres et que j'en
suis à plus du double et que l'histoire n'est toujours pas fini... pour
le plus grand bonheur de certains ;) . Je pensais réellement pouvoir
tenir un rythme hébdomadaire lorsque j'ai commencé mais certains
événements prinicpalement professionnels ne m'ont pas permis de tenir
les délais et j'ai du me rabattre sur un rythme bimensuel. Je vous
promets quoiqu'il arrive de finir cette histoire. Je m'emploie
actuellement à accelerer un peu les événements et à cloturer certaines
intrigues secondaires qui trainaient depuis trop longtemps et j'espère
cloturer cette histoire avant la sortie du tome 7 (c'est un voeu pieu
mais on ne sait jamais, si j'arrive à me convaincre ...)
Salut à toutes celles et tous ceux qui me lisent et un immense merci pour ceux qui me reviewent.
Et
avant que je n'oublie encore une fois, je tiens à remercier ma
relectrice préféré, Vinvin : sans toi, ça ne serait pas pareille et
bonne anniversaire au passage
Uchronos
ps je tiens à m'excuser auprès de mes lecteurs de Lendemain Difficile mais le chapitre aura un peu beaucoup de retard, je m'en excuse
rapide résumé de la prophétie : Il y a
environ mille ans, le fondateur de la ligné Weasley a été
victime d'une malédiction lancée par l'un des plus
terribles mages noirs de l'époque mais dont le nom c'est
perdu bien qu'on ait quelques doutes. Cette malédiction
stipule qu'il ne naîtrait que des garçons mais lorsque
sa lignée, celle du mage noir, serait près s'éteindre
alors une fille naîtrait. Or à la même époque,
une prophétie a été faite et elle aussi parle de la famille Weasley, elle dit que la première fille Weasley serait
une faiseuse et que si jamais elle mourait avant d'accomplir sa
destiné, la lignée Weasley s'éteindrait et le
monde des sorciers connaîtrait une période de trouble
sans fin.
Résumé de l'histoire : Lors de son arrivé à Grimmaurd Square, avant de sa sixième année, Harry apprends que la famille Weasley possède un livre de prophéties vieux de mille ans. Ron lui dévoile que d'après ce livre, la fille qui l'aime malgré lui prononcera des paroles qui sauveront sa soeur Ginny de qui Harry est tombé amoureux. Il lui révèle peu après qu'elle ai rompu d'avec Dean. De leur coté, Ron et Hermione jouent au chat et à la souris, Ron surprend une conversation qui ne lui était pas destinée entre Harry, Ginny et Hermione et croyant que celle-ci n'est pas amoureuse de lui, quitte le chateau juste avant le bal de Noël. Quand il revient, il traite froidement Hermione et va jusqu'à l'insutler mais tout rentre dans l'ordre après une discussion et ils commencent à sortir ensemble. Ils découvrent dans la bibliothèque, gravé sur la pierre, un autre livre d' Helga Poufsouffle qui leur indique comment peuvent être détruit les protections de Poudlard. Après que Ron ai fait une blague à Drago, Hermione reçoit une lettre de Krum qui prétends que Ron l'a insulté, Hermione le menace de le quitter s'il ne s'excuse pas mais Ron prétends qu'il n'y ai pour rien, ils se séparent
Chapitre 48
-Tu es certaine que tu peux jouer ? demanda Harry. Parce que sinon je peux encore demanda à Hunter.
-Ça fait quinze jours que tu me poses la question, soupira Ginny en essayant de pénétrer dans son vestiaire. Et à chaque fois, je t'ai répondu que ça allait. J'avais sauté quelques repas, maintenant, ça va mieux.
-Mais…
-Ecoute Harry, Mme Pomfresh t'a dit elle-même que je pouvais jouer et si tu ne me laisses pas entrer dans mon vestiaire, nous allons perdre notre match par forfait.
Harry s'horrifia d'une telle possibilité et la laissa passer. En regardant la porte du vestiaire des filles se refermer, il se demandait si en agissant de manière si protectrice, il n'allait pas la faire fuir alors qu'il lui avait demandé un peu de temps pour réfléchir. Il avait l'impression qu'elle allait croire qu'il jouait avec elle. Brusquement la porte se rouvrit et Ginny, cette fois, vêtue de sa tenue de Quidditch, réapparut.
-Tu fais quoi ? On n'attend plus que toi !
-Hein ?
-L'équipe attend son capitaine pour entrer sur le terrain, tu te rappelles ?
-J'arrives, fit-il en prenant la direction du vestiaires des garçons.
-En passant par le mien, ça sera plus rapide.
-Tu crois ?
-J'en suis certaine.
Il pénétra donc dans les vestiaires des filles comme en territoire interdit. En règle général, tous les lieux où seules les filles pouvaient accéder étaient emprunt d'un certain mysticisme auprès des garçons et ils avaient créés des légendes à ce sujet. Mais à son grand étonnement, le vestiaire ne différait en rien du sien, il ne sentait ni meilleur ni moins bon. Elles n'avaient pas le droit à de meilleurs équipements, les seules différences résidaient dans les vêtements qui pendaient aux crochets et aux toilettes.
Pour rien au monde, il n'aurait voulu manquer la tête que firent ses co-équipiers quand il sortit à la suite de Ginny de son vestiaire. Ron parut en en avaler sa langue.
-Qu'est ce que tu faisais ? Parvint-il toutefois à articuler.
-Je réfléchissais à une stratégie pour le match, répondit Harry en essayant de ne pas rougir.
-Ah? S'étonna Ginny. Et tu peux nous l'expliquer?
Harry était certain qu'elle n'était pas dupe et qu'elle s'amusait à le prendre en défaut, il chercha donc un plan qui pourrait tenir la route.
-Bien entendu Ginny … dit-il en lui adressant un sourire crispé. Contrairement aux années précédentes, nous n'avons pas pu observer les nouveaux joueurs et les tactiques qu'ils ont élaborées… néanmoins certaines informations ont pu m'arriver aux oreilles et il semblerait qu'ils vont tout miser sur des attaques en piquées. Ce qui veut dire qu'ils vont devoir très haut, tous autant qu'ils en sont. Or si nos poursuiveurs volent en raz motte et que les batteurs attaquent les poursuiveurs de Serdaigle par en dessous, cela risque de les gêner énormément. Pour les troubler encore plus et si je n'ai pas encore attraper le vif d'or, je me charge de les désorienter en faisant des feintes de Wronski.
-Ce n'est pas un peu risqué ? Fit timidement Rahne Sinclair.
-Peuh ! Fit Clark Kent en prenant le parti opposé de sa camarade de classe. Le Quidditch n'est pas un sport pour les pleutres et les pleurnicheurs et il faut parfois savoir prendre des risques pour gagner.
-Mais pas pour un match de Quidditch !
-Tu peux toujours quitter l'équipe.
-Bon les amoureux, si vous cessiez un peu de vous chamailler, dit Ron d'un ton railleur, provoquant l'hilarité du reste de la l'équipe et la rougeur des deux intéressés.
-Et de toute manière, personne ne quitte mon équipe cinq minutes avant le début du match, ajouta Harry en évitant de fixer Ginny et en espérant qu'elle ne répéterait pas la conversation qu'ils avaient eu quelques minutes plutôt et pour l'empêcher, il décida d'abréger son discours. Bon ! Trêve de blabla ! Tous en piste et que le match débute.
Harry empoigna son balai et prit la direction du couloir qui menait jusqu'au terrain, il entendit dans son dos, le reste de l'équipe l'imiter sans faire d'histoire. Il quitta l'abri contre le bruit que constituait le couloir pour s'avancer sous les cris et hurlement sur la pelouse où l'attendait déjà le professeur Bibine et l'équipe de Serdaigle sous le commandement de Zacharias Smith.
-Une minute de plus et je déclarais la victoire de Serdaigle par forfait, murmura l'arbitre à l'adresse d'Harry. Très bien, j'espère que vous jouerez de manière fair-play. Serrez-vous la main !
Harry tendit la main vers Zacharias, il n'appréciait pas beaucoup le jeune homme mais il devait reconnaître qu'il savait se servir de son balai.
-Tu as eu peur de jouer contre moi ? Murmura le Serdaigle avec un sourire mauvais.
-Dans tes rêves ! Rétorqua sèchement Harry.
Après quoi il s'élança dans les airs sur son balai et attendit impatiemment que le professeur Bibine ne lâche le souaffle, les cognards et surtout le vif d'or. Comme il l'avait prévu, leurs adversaires jouèrent dès le début très haut et le fait que les Gryffondors jouent à une altitude inférieure à la leur les dérangeait énormément.
Au-dessus de la mêlée, Harry regardait ses camarades jouer, Ginny, Rahne et Peter se débrouillaient plutôt bien, ils interceptaient relativement facilement les passes de leurs concurrents qui avaient quant à eux beaucoup plus de mal à y parvenir. Ginny en particulier marquait but sur but tandis que de son coté Ron stoppait la grande majorité des tirs des poursuiveurs de Serdaigle.
Pietro Maximoff, l'attrapeur qui avait repris la place de Cho Chang, avait à au moins une occasion aperçu le vif et s'était lancé à sa poursuite. Quand Harry avait perçu le danger, il était à l'autre bout du terrain et à une altitude bien inférieur à la sienne. Il lança son Eclair de Feu en direction de la balle jaune mais après quelques mètres, il dut se rendre à l'évidence qu'il ne pourrait jamais l'attraper avant Pietro Maximoff, sauf s'il donnait la pleine puissance de son balai et qu'il fonçait sur lui pour le déstabiliser. Or même dans ces conditions, il ne pourrait pas prendre possession du vif d'or et il devrait donc attendre une autre occasion pour s'en saisir.
Il se coucha sur son balai et lui fit donner toute sa puissance. Dans un premier temps, il eut l'impression qu'il n'arriverait jamais à temps puis la sensation de vitesse augmenta et le vif d'or et Maximoff donnèrent l'impression de se rapprocher de lui. En plus lorsque ce dernier remarqua qu'Harry fonçait sur lui à pleine vitesse, il accéléra un peu et commença à jeter de fréquents regards à Harry. Celui-ci observa la nervosité grandissante de son adversaire, il tenta de pousser encore un peu plus son balai mais il ne réussit à gagner que quelques kilomètres heures.
Ce qui suffit à augmenter de façon considérable la nervosité de Pietro Maximoff qui en oublia le vif d'or pour fixer Harry qui lorsqu'il fut évident pour lui que l'attrapeur de Serdaigle ne s'occupait plus du vif qui avait disparu, dévia très légèrement sa trajectoire et il passa très près de sa tête. Harry dut attendre un quart d'heure avant de voir une nouvelle fois le vif d'or qui virevoltait quelques mètres en dessous de Ron qui venait de bloquer une nouvelle fois un tir particulièrement vicieux de Zacharias Smith. Harry partit donc en direction de sa zone de but après avoir constaté que Maximoff, volant juste au-dessus de lui ne l'avait pas vu. Smith avait par contre bien vu la balle jaune et après en avoir averti son attrapeur, il hurla à ses batteurs d'envoyer leurs cognards sur Harry qui dut ralentir un peu pour les éviter, mais il arriva à garder un œil sur le vif d'or.
Quand celui-ci remonta en chandelle, Harry infléchit sa trajectoire et il dut passer au centre du cerceau le plus à droite, gênant, ce faisant Ron, qui dut laisser passer le souaffle dans le cercle du milieu et ainsi donner un avantage qu'il espérait n'être que provisoire à Serdaigle, pour éviter la collision entre lui et son ami. A cet instant, il n'était plus qu'à quelques encablures du vif d'or, il n'avait qu'à accélérer un tout petit peu et tendre la main pour s'en saisir. Toujours en train de remonter en chandelle, il referma son poing sur la balle dorée, une seconde avant qu'il ne perçoive au creux des reins, une douleur fulgurante qui manqua de lui faire lâcher son balai. Harry plaqua sa main contenant le vif contre ses reins endoloris.
Il se posa sans avoir entendu le professeur Bibine siffler la fin du match ou le cri que poussèrent les spectateurs. Dès que ses pieds touchèrent le sol, il s'écroula et perdit connaissance.
Quand Harry revint à lui, la première chose qu'il perçut fut qu'une main enserrait sa main droite. Sans ouvrir les yeux, il savait d'après le parfum qui flottait près de lui qu'elle appartenait à Ginny et pour mieux en profiter, il fit semblant d'être encore inconscient. Harry pût sentir la main de Ginny jusqu'à ce que Mme Pomfresh vienne le voir.
-Potter est enfin réveillé, c'est bien, dit-elle en l'occultant.
Harry pesta intérieurement contre l'infirmière quand Ginny retira sa main. Il adressa en se redressant un regard noir à l'infirmière qui ne parut s'en apercevoir mais quand le regard d'Harry croisa celui de Ginny, il ne put s'empêcher de rougir et de tourner la tête. Toutefois il eut le temps de voir un sourire de connivence se dessiner sur ses lèvres et il comprit qu'à aucun moment, elle n'avait été dupe et qu'elle avait beaucoup appréciée les quelques minutes passées.
-Potter, vous êtes venus plus souvent me voir que quiconque à cause de votre satané Quidditch et je ne compte plus les fois où vous êtes venus pour une autre raison, le sermonna Mme Pomfresh. Si Dumbledore daignait suivre mes conseils, il vous cloîtrait dans votre salle commune et j'aurai beaucoup moins de travail.
Harry échangea un sourire avec Ginny.
-Mais je peux sortir ? Demanda-t-il.
L'infirmière soupira d'exaspération avant de répondre.
-Vous sortiriez même si je vous l'interdisais mais j'espère que vous n'en profiterez pas pour cavaler dès ce soir dans les couloirs. J'escompte que Miss Weasley saura vous raisonner. Maintenant déguerpissez avant que je ne change d'avis et que je ne vous garde tout le week-end.
Harry sortit rapidement de l'infirmerie avec Ginny sur ses talons et pris la direction de la tour de Gryffondor, n'osant pas parler.
-Alors qui a gagné ? Demanda-t-il lorsque le silence entre eux devint trop pesant à son goût.
-Nous, 450 à 310.
-Ah ! Tant mieux … Pourquoi n'y avait-il que toi à mon réveil ? D'habitude, il y a tout l'équipe et Hermione.
-Mme Pomfresh les a tous mis dehors mais j'ai prétexté que je pensais devenir guérisseuse et que j'étais très intéressé de la regarder travailler, répondit-elle en se mettant à rire.
Harry sourit brièvement.
-Dommage, je t'aurai bien vu en guérisseuse.
La jeune fille rougit.
-Je n'avais jamais songé à cette carrière avant. En fait, je pensais me marier, avoir des enfants et c'est tout … comme ma mère quoi.
-Etrange, fit Harry après un long silence.
-Quoi ? S'étonna la rousse.
-J'ai toujours cru que tu ne voudrais jamais dépendre totalement de moi … enfin de ton mari et que tu travaillerai à coté.
Harry s'arrêta pour contempler une tapisserie et ainsi dissimuler le trouble dans il s'était plongé lui-même, il espérait que Ginny le comprendrait et le laisserai seul mais à son grand étonnement, il la senti se coller à lui.
-Si c'est ce que tu veux, ça me conviendra.
-Ce n'est pas ce que j'ai envie qui compte mais ce que toi, tu veux.
Ginny glissa sa main dans celle d'Harry qui comprit qu'il voulait passer le reste de sa vie avec elle et que malgré ce qu'elle pourrait dire ou faire, il l'aimerait.
-Pour moi, ce qui compte, c'est ce que tu veux, toi.
-On n'est pas sorti de l'auberge alors.
Ginny lui sourit tendrement.
-J'ai envie de t'embrasser, murmura Harry avec timidité.
-Tu as …
-Ecoute Gin, n'en parlons plus … Ce qui s'est passé…
Harry ne put terminer sa phrase car Ginny l'embrassa avec passion. Harry voulut la repousser pendant une seconde mais le désir s'empara de lui et il répondit à son baiser avec la même fougue.
-Tu m'as manqué, souffla Ginny lorsqu'ils se séparèrent.
-Toi aussi, tu m'as manqué.
-Je suis heureuse de voir que vous êtes réconciliés mais je crois qu'Harry ferait bien de venir tout de suite, dit la voix amusée d'Hermione.
Harry et Ginny sursautèrent en l'entendant et ils se tournèrent penauds vers elle près à s'expliquer mais le visage inquiet qu'elle affichait les déconcerta.
-Qu'est ce qu'il y a ? Demanda Harry.
-Ton dortoir a été entièrement retourné pendant le match et le professeur McGonagall m'a chargé de venir te chercher pendant que Dean, Seamus, Neville et Ron commençaient à répertorier avec elle, les affaires qui leur manquent.
-Ma cape ! La carte ! S'exclama Harry.
-Le Livre ! Fit de son coté Ginny.
-J'ai emmené TOUS vos objets compromettants dans mon dortoir, répondit Hermione d'un ton sévère. Mais dépêches-toi sinon le professeur McGonagall va s'impatienter !
Harry, suivit par les deux jeunes filles, partit en courant vers la tour Gryffondor. Quand il pénétra dans la salle commune, lui et Ginny furent aussitôt assaillis par leurs camarades qui pêle-mêle les félicitèrent pour leur victoire, leur demandèrent s'ils étaient informés pour le dortoir du jeune homme et voulurent savoir si ses blessures étaient graves. Ils y répondirent vaguement tout en tentant d'avancer vers l'escalier menant au dortoir des garçons. Très peu remarquèrent que le jeune brun et la rousse se tenaient la main et s'ils le virent, c'est uniquement parce qu'ils cherchèrent à comprendre d'où provenaient le sourire qui illuminait leurs visages.
En entrant dans son dortoir, Harry le trouva dévaster de fond en comble. Les malles avaient été vidées et démontées, les lits retournés, les matelas éventrés, les lattes du planché enlevées ainsi que quelqu'une au plafond et il y avait même des pierres retirées des murs.
-Miss Weasley, veuillez redescendre s'il vous plait, demanda d'un air pincé. Je suis certaine que vos camarades vous raconteront tout lorsqu'ils redescendront. Miss Granger, empêchez quiconque de remonter !
Harry lâcha à contre-cœur la main de Ginny, quand Ron s'en aperçut, il fit un grand sourire à Harry.
-Plus de bêtises maintenant ! Lui souffla-t-il aussitôt après que le professeur McGonagall lui ai demandé de regarder ce qui manquait parmi ses affaires.
-Promis, lui répondit-il de la même manière.
Après une rapide fouille et à l'exception de la carte du Maraudeur et sa cape d'invisibilité et de quelques farces et attrapes que Fred et George lui avaient procuré pendant les vacances et qu'étant donné leurs origines faisaient parti des objets proscrits dans l'enceinte du collège, il ne lui manquait qu'un seul et unique objet qui revêtait pour lui une immense importance sentimentale même s'il ne le regardait que très rarement, parce qu'à chaque fois, la culpabilité se faisait plus forte.
-Il ne me manque qu'une chose.
-Quoi ? Demanda vivement la directrice de Gryffondor.
-Un cadeau de mon parrain, dit laconiquement Harry.
Le professeur McGonagall n'ignorait pas de qui Harry parlait et ne chercha donc pas en savoir plus sur sa provenance, tout comme Neville qui le remerciait plus ou moins ainsi de se taire à propos de l'état de ses parents. Mais il ne savait pas comment allait réagir Dean et Seamus en apprenant que celui que tout le monde prenait encore comme le pire meurtrier après Voldemort était son parrain et qu'ils avaient correspondu quasiment jusqu'à sa mort. Harry était plus ou moins en bon terme avec eux ainsi qu'avec le ministère et la presse et il suffirait que ses deux camarades le répètent pour que cela arrive inévitablement jusqu'aux oreilles de personnes comme Cornelius Fudge, Dolorès Ombrage ou Rita Skeeter pour qu'il redevienne un pestiféré pour l'opinion publique.
-Quel type de cadeau ? Demanda le professeur de Métamorphose.
Harry ne put réprimer un sourire, elle avait assez bien connu son parrain pour savoir que ses cadeaux étaient généralement à la limite de légalité.
-Un miroir.
Elle lui adressa un regard pénétrant qui le poussa à ajouter qu'il agissait d'un miroir à double sens, ce qui ne parut pas l'étonner outre mesure, au contraire des trois autres garçons.
-Je subodore que c'est lui qui avait l'autre. Je comprends maintenant mieux comment ces deux là pouvaient communiquer lors de leurs retenues. Vous n'avez pas une petite idée de qui a bien pu mettre un tel bazar pour le récupérer.
-Non, de toute manière, le mien était cassé et j'ignore où est le sien.
-Un miroir, ça se répare ! Et bien que un miroir à double sens transmette mieux avec celui qui a été enchanté en même temps que lui, il marchera avec tous les miroirs de ce type après un léger enchantement. Je pense que je dois en avertir le professeur Dumbledore. Il ne vous manque vraiment rien d'autre ? Comme une cape ou un parchemin ?
Harry était certain qu'elle connaissait l'existence de cape d'invisibilité et de la carte du Maraudeur et qu'elle lui demandait ainsi par ce moyen détourné s'ils étaient en sécurité.
-Non, rien d'autre.
-Et vous ? Ajouta-t-elle en regardant successivement les quatre autres garçons. Il ne vous manque rien ? Pas de vêtements, de nourriture ou livres ? Poursuivit-elle en dévisageant tout particulièrement Ron.
Mais chacun lui affirma que ce n'était pas le cas.
-Tant mieux ! … Vous n'allez pas pouvoir dormir ici le temps que les Elfes ne la rénove entièrement mais je me suis laissé entendre dire que certains avaient l'habitude de passer leur nuit sur les sofas de la salle commune, cela ne les dérangera certainement donc que très peu d'y passer une petite semaine, fit la directrice de Gryffondor en dévisageant Ron et Harry, qui eurent la décence de baisser la tête, de rougir et de cacher ainsi le petit sourire qui s'était dessiné sur leurs visages.
Les cinq jeunes hommes suivirent leur professeur quand elle redescendit dans la salle commune.
-Si, aux termes de l'enquête qui va être diligenté, j'apprends que c'est un de mes élèves qui est l'auteur des dégradations commises, je serais extrêmement déçue et je vous certifie qu'il regrettera amèrement d'avoir été reparti dans ma maison…
Elle se tut quelques secondes, le temps que chacun assimile bien ce qu'elle venait dire avant de reprendre.
-Si toutefois le ou les coupables venaient à se dénoncer avant que les conclusions de l'enquête ne me soient rendues, je me montrerais clémente. Une dernière chose avant que je ne vous laisse, je ne tolérerait pas les délations, qu'elles soient mensongères ou pas, et ceux qui s'en rendraient coupables seront très sévèrement punis.
Sur ses mots, le professeur de Métamorphose quitta la salle commune. Dans un premier temps, chacun dévisagea son voisin en essayant de déterminer si c'était lui le coupable puis les cinq occupants de la chambre furent bombardés de questions. Dean et Seamus furent très heureux qu'Harry, Ron et Neville refusent de répondre, les deux premiers parce qu'ils devaient discuter de ce qui venaient de se passer avec Hermione et Ginny tandis que le troisième n'était pas très à l'aise quand il y avait trop de monde autour de lui.
Harry, Ron, Hermione et Ginny allèrent s'installer dans un recoin peu fréquenté de la salle commune, Ginny se lovant dans les bras d'Harry.
-C'est quoi cette histoire de miroir à double sens ? Demanda Ron tout de go quand il fut certain que personne ne les écoutait. Quand est-ce que Sirius te l'a donné ? Pourquoi est-il cassé ?
Les deux jeunes filles regardèrent avec de grands yeux ronds Harry qui leur raconta alors comment Sirius le lui avait offert après l'agression de M. Weasley, comment il l'avait rangé au fond de sa malle pour l'oublier et ne le retrouver qu'après son décès.
-Un miroir à double sens ! S'exclama Hermione. Tu as failli nous faire renvoyer et manquer de nous faire tuer alors que tu avais à ta disposition un miroir à double sens !
Les reproches qu'elle lui faisait firent revenir en surface les culpabilités qu'Harry avait mises des mois à enfouir et auxquelles il essayait de ne pas repenser. Il n'osait pas regarder ses amis et leur expliquer qu'il l'avait mis de coté pour éviter que Sirius ne quitte la sécurité du quartier général de l'Ordre.
-Tais-toi Hermione ! Rétorqua avec colère Ginny en se levant à moitié. Tu crois que c'est intelligent de lui dire ça ? Mais c'est vrai que Mademoiselle Hermione Granger connait tout sur tout, n'oublie jamais rien et est donc irréprochable ! A tel point qu'elle se permet de juger et de critiquer ses amis !
Au fur et à mesure qu'elle s'exprimait, Ginny se levait de plus en plus en direction d'Hermione en la menaçant du doigt. Pendant une seconde, Ron et Harry restèrent paralyser devant l'attitude pour le moins inhabituelle de la jeune fille, normalement elle s'entendait bien avec Hermione et la soutenait dans la plupart des discussions mais les deux garçons se reprirent bien vite et le roux se plaça entre sa petite amie et sa sœur tandis que celle-ci était entraînée en arrière par le brun.
-Tu y vas un peu fort là, Ginny ! Fit Ron. Hermione n'est …
-Elle a raison, fit Hermione d'une voix défaite. Excuse-moi Harry, je n'aurai pas du dire ça mais … mais rien. Tu as fait ce que tu pensais être juste avec les informations que tu avais … Je n'ai pas à te juger pour ça.
L'atmosphère se détendit un peu mais Ginny continua à fixer durement la petite amie de son frère. Harry paraissait encore perturber par les propos d'Hermione et il s'accrochait à Ginny comme à une boué.
-Mione, où est ce que tu as rangé nos affaires ? Demanda Ron en essayant de changer de sujet.
-Dans ma chambre, tu les veux ?
-Non, il est aussi bien en sécurité là haut.
-Il me faut la carte, prononça Harry d'une voix atone.
A peine avait-il prononcé ça qu'Hermione se précipitait en direction de son dortoir.
-Tu penses que celui ou celle qui a vandalisé votre dortoir est encore dans le château ? demanda Ginny d'une voix apaisante.
-Peut-être, on ne sait jamais.
Hermione revint rapidement avec le parchemin désiré et après avoir vérifié que personne ne pouvait voir ce qu'ils faisaient, Harry prononça la formule et les contours du château, du parc et de la forêt interdite se dessinèrent sur le papier. Chacun se mit à la recherche d'une personne ou d'un groupe qui se trouvait à un endroit où il n'aurait pas du se trouver mais tout semblait normal.
-Là ! S'exclama brusquement Ron en désignant du doigt un point qui ressortit de la carte aussi vite qu'il y était entré alors qu'ils pensaient tous les quatre abandonner.
-Qui ? Demanda Ginny.
-Croutard, murmura Ron avec dégoût.
-Peter Pettigrow ? S'étonna Hermione.
-Queudver ! Souffla Harry avec rage.
