Chapitre 50 – Noël

Vingt quatre décembre, nous avions pris notre après-midi pour préparer le réveillon. J'étais allé chercher Parker avant de revenir chez nous, un magnifique sapin dans le coffre.

- Ah vous voilà.
- Désolé, on a eu un peu de mal à choisir le sapin.

Bones fit de gros yeux en le voyant
- Il est grand hein ?
- Oh oui Parker très grand même.

Je l'embrassais, avant de lui dire.
- Que veux-tu bébé, nous n'avons pas pu résister.
Elle préférait largement ce surnom à Bones, mais bon je ne pouvais pas m'empêcher de l'utiliser quand même. C'était tellement elle, et surtout c'était un sobriquet qui n'existait nulle part ailleurs, et elle l'avait compris à présent, ne s'offusquant plus de ma malice lorsque je l'utilisais.

Nous avons passé une partie de l'après-midi à décorer le salon et l'arbre de Noël. Mon aîné était heureux, il passait la soirée avec nous, et demain soir partait chez ses grands parents maternels avec sa mère et l'ami de sa mère. Tomy de son côté, crapahutait partout, à quatre pattes le plus souvent, et parfois en se mettant debout, s'aidant des divers meubles autour. Il nous fallait être toujours aux aguets avec lui. A dix mois seulement il était déjà très vif, j'étais ébloui de ses progrès, mais finalement avec une mère comme Bones, cela n'aurait pas dû m'étonner plus que ça.

- Seel' tu pourras préparer la table, pendant que Parker et moi finissons les apéritifs.
- Bien sûr.

Je regardais rapidement l'horloge, dans une heure tout le monde arriverait. M'avançant vers la cuisine pour récupérer tout ce dont j'allais avoir besoin, j'attrapais mon fils au passage.
- Toi tu vas retourner dans ton parc pour le moment. Dis-je en le déposant à terre. Et sans même me porter plus d'attention que cela, il se mit à jouer.

La sonnette retendit.
- J'y vais. Cria Parker en courant ouvrir. Je le suivi, sait-on jamais.
- Salut Parker. Booth
- Bonjour Angela, Hodgins. Entrez donc.

Les premiers invités étaient donc arrivés. Jack, après avoir dit bonjour à Bones, alla prendre Tomy pour jouer avec lui. Il adorait son filleul, tout comme la marraine d'ailleurs.
Nous avions le temps de discuter un peu avant que les autres nous rejoignent: Max, Russ et les filles, Camille, Michelle et Paul, le compagnon de la légiste, Gordon, Sweet et Daisy. La cousine de Bones, Margaret était aussi venue, accompagné de son ami et Pop's aussi s'était joint à nous. Jared n'avait pu venir, mais nous devions le voir le lendemain soir.

Chacun avait apporté des cadeaux, Parker ne tenait plus en place en voyant la pile.
Installés à table après l'apéritif, Bones me souffla à l'oreille de dire un mot. Je lui souris et me levais, entrainant ma compagne avec moi. La prenant par la taille et la collant à moi, je commençais.
- Bones et moi sommes heureux de vous accueillir chez nous. Le dernier Noël que nous avons fêté ensemble était déjà mémorable et j'espère bien que celui-ci le sera plus encore.
Je souris à Tempérance et sans la quitter des yeux.
- Je suis comblé d'être entouré de toutes les personnes que j'aime. De la femme que j'aime,
Reportant mon attention vers nos convives.
- De mes fils et de vous tous, ceux que je considère comme ma famille de cœur. Je vous remercie pour tout ce que vous avez pu faire pour nous.
Je laissais cette phrase flotter un instant, les laissant comprendre le double sens que je voulais lui donner, car non seulement ils étaient présents ce soir, mais surtout ils nous avaient aidés et soutenus toutes ces années.
- Vous nous faites un immense plaisir en partageant ce repas de fête avec nous.
Et je levais mon verre, suivi par tous. Après quoi je me rassis, et fut surpris de voir Bones rester debout.
- Je voulais vous remercier tous, non pas uniquement d'être là, mais d'avoir été là pour moi.
Elle ferma les yeux quelques instants et les rouvrit.
- Je sais que je n'ai pas toujours été très agréable avec vous, et vous m'avez beaucoup soutenu. Je tenais à vous en remercier. Comme viens de le dire Seley, je suis contente d'avoir ma famille et ma famille de cœur réunies pour fêter Noël. Fête que j'ai, durant très longtemps détesté et que je réapprends à aimer, grâce à toi. Finit-elle en, se baissant vers moi avant de m'embrasser.
J'attendis qu'elle se réinstalle sur sa chaise, avant de m'approcher de son oreille pour lui dire combien je l'aimais.

Le repas fut merveilleux, ma compagne avait fait des merveilles. Tomy commençait à gouter à tout. Je ne me lassais pas de m'en occuper. Parker était heureux d'avoir un petit frère et jouait beaucoup avec lui. Tempérance prenait soin de mon ainé, elle ne voulait pas qu'il se sente délaissé tout comme moi. J'en avais d'ailleurs discuté avec lui. Je voulais qu'il sache combien je l'aimais et combien j'étais heureux de l'avoir comme fils. Il semblait bien le comprendre et était content d'avoir la jeune femme comme belle-mère. Ils s'entendaient à merveille pour mon plus grand bonheur.

Tous nos invités discutaient les uns avec les autres, chacun passaient un bon moment. C'était vraiment un merveilleux Noël, j'avais autour de moi tout ce dont un Homme peut rêver. Je regardais sans arrêt la femme de ma vie, elle était resplendissante de Joie. Son sourire toujours présent et ses yeux pétillants de bonheur faisaient naitre en moi un sentiment de bien-être et de paradis que je n'avais jamais connu jusqu'alors.

Nous étions tous installés dans le salon quand Angela décida qu'il était l'heure de déballer les cadeaux.
Parker et Tomy furent vraiment gâtés, jouets, vêtements, sorties au parc d'attraction et autres bricoles. Ni l'un ni l'autre ne savaient où donner de la tête tellement il y en avait. Avec Bones, nous avions pris une nouvelle planche de surf pour Parker, ainsi qu'une console de jeux vidéo qui resterait ici, et de quoi faire des expériences avec Max vu qu'ils adoraient ça. Pour Tomy : nous avions opté pour un tapis d'éveil et des vêtements.
Pour Tempérance, j'étais allé chercher un collier et un bracelet assortis, en or blanc. Sur le collier se trouvait un pendentif en forme de dauphin dont l'œil était un saphir bleu, à l'identique de petit dauphins pendaient au poignet.
Moi je fus surpris de son cadeau, un après-midi d'entrainement avec les Capitals, l'équipe de hockey de Washington, ainsi qu'une gourmette en argent et en acier noir où centrait une zone un peu plus large avec un dessin tribal. J'adorais, simple, sobre, masculin
- Regarde dessous. Me dit-elle à l'oreille.
Je retournais donc le bijou pour découvrir une légère gravure : « Avec tout mon Amour. TB». Je souris et plongeais sur ses lèvres pour la remercier. Elle m'étonnerait toujours, j'avais déjà été surpris par ce cadeau, mais ce petit mot c'était le comble.

Le reste de la soirée se passa merveilleusement bien. Vers trois heures du matin, les derniers invités étaient partis. Parker s'était endormi sur le canapé, je le mis donc au lit et vérifiait que Tomy dorme toujours.
Nos amis nous avaient aidé à ranger le plus gros, nous avions décidé de faire le reste le lendemain, la fatigue nous ayant pris.

Elle était déjà couchée lorsque je l'a rejoignis. La regardant, je sentis toute fatigue s'évanouir. Je m'approchais donc d'elle, plaquant mon sourire charmeur que je savais irrésistible, lorsqu'elle releva son visage vers moi, mon cœur rata un battement, elle avait ce petit sourire malicieux que j'aimais tant, elle non plus n'était plus si fatiguée que cela.
Nous avons fait l'amour avec une fougue nouvelle, notre amour grandissant chaque jour, chaque moment d'union n'en devenait que plus beaux et plus éclatant. Plus le temps passait, plus j'apprenais à la connaitre, à la découvrir, à voir son évolution, et plus je l'aimais.

Sa tête reposant sur mon torse.
- Merci Seeley
- De quoi ?
- Pour ce Noël, pour me faire découvrir l'Amour, pour être là, pour m'aimer
- Dans ce cas, c'est plutôt à moi de te remercier. Dis-je en lui redressant le visage un doigt sous son menton.
- Je t'aime Tempérance, et je ferai tout mon possible pour te rendre heureuse.
- Je suis heureuse et cela grâce à toi. Je t'aime.

Je lui déposais un baiser rapide sur les lèvres, m'éloignais à peine, je lui soufflais
- Joyeux Noël bébé
- A toi aussi joyeux Noël.

Sa réponse était sensuelle, enivrante, alors je me laissais à nouveau aller, et l'embrassais, glissant ma lèvre contre la sienne. Encore une fois nous faisions l'Amour, encore une fois nos corps ne firent plus qu'un.