Bonjour, bonsoir à toutes! J'espère que vous allez bien!
Me concernant, je fais face à de graves soucis de santé. Afin de ne pas casser l'ambiance dès le début, je mettrais mon gros pavé d'explications à la fin. A toutes les personnes ayant lu le chapitre 4 de "Bloody Flu" (sait-on jamais), il s'agira du même message posté à la fin dudit chapitre, donc ne noyez pas étonnés.
Enfin bref, parlons de choses plus joyeuses : voici le fameux chapitre, le gros troll, celui qui me vaudra tous les lancers de pierres AU MONDE. Je crois que, VRAIMENT, c'est le plus gros troll que j'ai pu vous faire. Sérieusement.
J'espère que ce chapitre vous plaira malgré tout! Car c'est le grand final, la grande bataille qui commence... Et qui signera plus tard la fin de la fanfiction. Finalement, le chapitre 53 n'est plus si loin...
En tout cas, bonne lecture!
Katia
Chapitre 50
Akihiko Usami
[-] Jour 13 [-]
Il savait qu'il fonçait dans un piège… Il le savait pourtant très bien. Malgré tout, il n'avait pas pu y résister.
L'écrivain s'y dirigeait entièrement.
La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, et minuit était déjà passé. Il n'avait pas eu d'autres choix que d'obéir à ce fou, et s'était empressé de prendre la route, une fois l'heure du fameux rendez-vous proche.
Tout s'était passé très vite… La conversation qu'il avait tenue avec ce psychopathe en était l'exemple le plus flagrant.
-"Je vais vous dire ce que j'attends de vous…" avait simplement dit le ravisseur. Toutefois, cela avait été suffisant pour amener toute son attention vers ses futures paroles. Après tout, la vie de Misaki était peut-être entre ses mains! Et d'une certaine manière, il n'avait pas d'autres choix que de l'aider, que de venir le sauver.
Même si cela l'amenait dans un piège.
-"Nous allons jouer à une chasse au trésor. Je vais vous indiquer la route pour vous rendre chez moi. Le jeu commencera au moment où vous ouvrirez la première porte, celle menant vers l'intérieur de mon laboratoire. Vous aurez ensuite trois heures pour trouver Misaki. Si vous le trouvez, je vous laisserai repartir. Sinon… Eh bien vous comprendrez votre défaite, j'imagine. Je garderai Misaki dans ce cas."
Puis il avait ajouté, sur un ton bien plus sombre :
-"J'imagine aussi que je n'ai pas besoin de vous dire que si la police arrive… Je tuerai Misaki. J'espère que vous ne me sous-estimez pas, monsieur Usami…"
Mais il n'avait pas eu besoin de le contredire. Il savait tout cela. De plus, la menace envers l'étudiant n'était même pas dissimulée, et le romancier l'avait parfaitement compris.
Le psychopathe lui avait ensuite donné la plupart des règles, un horaire à respecter, ainsi que les directions à prendre pour se rendre chez lui… Il semblait plus qu'enthousiaste de commencer ce jeu.
Un énième jeu. Toute cette affaire n'était qu'un immense terrain de jeu, pour cet homme, de toutes manières.
Quoi de plus normal, pour un démon dans un corps humain? Pour une personne touchée par la folie?
Assis dans sa voiture, Akihiko observait les alentours, son attention portée vers son environnement, cherchant tout signe qui lui indiquerait le chemin à prendre. Il aurait pu, certes, donner ces informations à la police… Mais il était évident que le russe exécuterait ses menaces.
La vie de Misaki tenait réellement entre ses mains.
D'un œil soucieux, il regarda l'heure affichée sur le tableau de bord : deux heures du matin. Une heure parfaite pour agir ouvertement… L'autre était resté prévenant, malgré la grande prise de risques.
Il continua d'aviser les alentours, essayant toujours de suivre les indications de ce ravisseur. Après de longues minutes de recherches, il put enfin apercevoir une forêt : le signe qui mettrait fin à sa conduite. Il devrait ensuite poursuivre le chemin à pied. Voilà ce que l'on lui avait dit.
"Ca doit être ici…" songea-t-il, inquiet malgré tout de s'être trompé de chemin.
Il n'avait certainement plus le droit de se tromper!
L'auteur s'empressa de trouver un endroit afin de laisser sa voiture. Une fois cela fait, il détacha sa ceinture, et sortit du véhicule, observant toujours autant ce qui l'entourait.
Qui pouvait bien savoir si ce fou n'était pas caché, près de lui, après tout… Il fallait être vigilant : tous ses sens étaient en alerte.
Il remarqua l'entrée de la forêt, légèrement condamnée par les ronces. Mais sans doute tout cela n'était qu'une apparence. En s'approchant dudit obstacle, il ne lui suffit que les pousser, pour révéler un petit sentier : évidemment, c'était sans doute un moyen de cacher ce lieu du public… Ou du moins, éloigner les moins courageux.
Le romancier s'engouffra donc dans le passage qui venait de lui être révélé, sortant ainsi une lampe torche de sa veste : et dire qu'il ne pensait même pas l'utiliser… Il avait tort!
L'obscurité était omniprésente, dégageant une lourde atmosphère. Il ne pouvait pas le nier, il était très mal à l'aise. Il n'aimait pas cet endroit, et il était certain que ce sentiment n'allait faire que s'empirer… Quelle serait sa réaction en découvrant le lieu où Misaki s'était fait torturer pendant des heures et des heures?
Cependant, il tenta de faire abstraction de l'ambiance, se concentrant avant tout sur le chemin qu'il parcourait : il devait trouver Misaki.
Mais d'abord, trouver ce lieu, cet enfer.
Pas après pas, il ne pouvait s'empêcher de douter de sa route : et s'il s'était trompé? Il n'osait pas imaginer cette éventualité.
Toutefois, après plusieurs minutes, il put voir que le sentier se terminait peu à peu, laissant finalement place à un grand espace… Ou se trouvait un grand bâtiment blanc, noirci par la nature et l'environnement.
Peut-être ne s'était-il pas trompé, après tout.
"C'est ici." Pensa-t-il, en observant longuement le bâtiment. Le fameux endroit où l'étudiant avait crié, et d'où il s'était miraculeusement échappé… C'était cela.
Ce grand laboratoire.
D'un pas hésitant, il s'avança, et put éclairer une partie de la façade, dévoilant une porte solide. Sans aucun doute blindée, c'était évident… Ce n'était qu'une précaution parmi d'autres, probablement.
Il se rapprocha de l'entrée, tout en sortant un papier de sa poche : le kidnappeur l'avait prévenu d'une serrure à code, et lui avait gentiment donné la combinaison. Et comme il s'y attendait, un boîtier était fixé au mur, aux côtés de ladite porte.
C'était ici. Les doutes n'étaient plus permis.
Moins hésitant, il entra le code : un bruit semblant positif retentit, et un son bruyant lui fit comprendre que la porte était à présent déverrouillée.
Misaki était dans ce bâtiment. Voilà ce qu'il savait, et c'était tout ce qu'il fallait.
Son but était de le chercher, de le sauver.
D'un geste un peu plus assuré, il tata l'intérieur de sa veste : il n'était pas venu les mains vides.
Il avait amené un couteau. L'un des plus grands et aiguisés qu'il ait pu trouver.
Car si le ravisseur lui avait promis de les laisser partir, une fois la partie terminée… Il en doutait fortement.
Il était évident que ce monstre ne les laisserait pas partir aussi aisément.
Ainsi, il devait être préparé à toute éventualité.
Il ouvrit la porte, rapidement, dévoilant une forte lumière, qui l'éblouit.
Voilà, il venait d'entrer dans le bâtiment. Le jeu du russe venait donc de commencer.
Misaki Takahashi
[-] Jour 13 [-]
-"Allons… Tu ne devrais pas être content de voir ton cher écrivain?" La voix de ce monstre résonna dans ses oreilles, tandis que l'étudiant sentait sa respiration le long de son cou. "Alors arrête de bouger."
Le brun n'aurait jamais cru que tout cela arriverait… Ce n'était pas une simple histoire d'enlèvement.
Assis sur les genoux de son agresseur, ses bras noués dans son dos, et bâillonné, il se trouvait dans la plus horrible des positions. La proximité entre ce psychopathe et lui était extrêmement réduite, et peut-être même inexistante.
Le russe était lui-même assis, profitant évidemment de la détresse du jeune homme, mais aussi du spectacle qui lui était offert.
En effet, Misaki ne se trouvait pas dans sa cellule… Il se trouvait maintenant dans cette salle de contrôle, la salle aux écrans comme il l'avait appelée.
Le premier endroit extérieur à sa cellule, découvert lors de sa première tentative d'échappatoire. Et comme il avait pu le voir pendant cette fuite, de nombreux écrans se trouvaient face à eux.
Et sur l'un de ces écrans se trouvait Usagi. L'écrivain entrait dans le laboratoire, sous les yeux horrifiés de l'étudiant.
Ce n'était qu'un piège, un piège! Et il devait y assister, pour le plus grand bonheur de ce fou, qui ne pourrait que s'amuser de sa tristesse… Car il connaissait les intentions de son kidnappeur : tuer l'auteur. Et plus spécialement, devant lui.
Et cette salle était le parfait endroit pour cela... Il ne lui suffirait que de se lever, partir à la rencontre de son bien-aimé, et le tuer froidement. Tout ceci, en étant parfaitement visible des caméras, afin que Misaki ne puisse pas en manquer une seule miette.
Cet homme était terriblement cruel...
Devant la vision de son amant, pénétrant dans le bâtiment, l'étudiant ne put que se tortiller davantage, tout en essayant vainement de sortir quelques sons de protestation.
Il ne voulait pas ! Non, il ne voulait pas !
Car par sa faute, parce qu'il avait refusé d'obéir à son hôte... Il avait lui-même creusé la tombe de la personne qu'il aimait le plus au monde.
Il ne pourrait jamais se le pardonner.
Comment éviter tout cela ? Comment... Aider Akihiko ?
Il ne savait pas ! Il était bien trop faible pour faire quoi que ce soit, et spécialement dans sa position, immobilisé.
Si le romancier mourrait... Il était évident qu'il perdrait lui aussi toute envie de vivre, de se défendre... Et c'était probablement ce que recherchait ce malade : il ne fallait pas être savant pour le deviner.
En dessous de lui, il put sentir le corps de l'autre se figer, comme si ses résistances commençaient à l'insupporter, petit à petit.
Mais il ne pouvait pas s'en empêcher : son corps bougeait de lui-même.
-"Je t'ai dit d'arrêter de bouger." Toutefois, le ton extrêmement sérieux de son ravisseur ne put que lui glacer le sang, tandis que les paroles de celui-ci retentissaient dans son esprit.
Pas de doute, il n'était plus question de s'amuser, à présent. L'autre ne souhaitait que tuer le romancier, le plus vite possible.
Voilà ce que Misaki avait fini par comprendre. Il redoutait cependant l'instant où le russe se lèverait, et sortirait de la salle : à cet instant, le meurtre de l'écrivain ne ferait plus aucun doute.
Et le brun serait impuissant. Il était évident que son hôte ne le laisserait pas libre de ses mouvements, et ce, même avec ses mains nouées dans son dos. Non, il l'attacherait peut-être quelque part... L'étudiant ne savait pas. Et il ne voulait pas savoir.
La culpabilité et le désespoir planaient encore dans son corps, tandis que la mort inévitable de son amant revenait sans cesse à lui.
Pourquoi n'avait-il pas pensé à tout cela ?! Il n'aurait jamais imaginé que son agresseur prenne autant de risques... Et il avait supposé que toute personne extérieure ne courrait aucun danger.
Il avait eu tort.
Et cette fois, la cible choisie par ce fou était l'une des personnes qui lui étaient très chères.
Comment pourrait-il se le pardonner une seule seconde... ?
S'il avait obéi, s'il s'était contenté de dire ces trois petits mots... "Je vous aime" , voilà ce qu'il aurait dû dire !
Mais il n'avait rien fait : il n'avait fait que résister, se battant inutilement.
Il était... Si pathétique...
Ses yeux se reportèrent rapidement sur les écrans : sur l'un d'eux, Akihiko faisait son chemin dans l'un des innombrables couloirs de cet endroit.
Dans lequel serait-il tué... ? Voilà la question qui ne cessait de se répercuter dans l'esprit du brun, devant faire face à l'atroce vérité :
Il avait tué Usagi. Voilà ce qu'il avait fait.
Et il n'allait jamais se le pardonner.
Akihiko Usami
[-] Jour 13 [-]
Voilà plus d'une heure qu'il errait dans ces immenses couloirs... Sans trouver le moindre indice. Un simple coup d'œil sur sa montre lui indiqua le temps passé dans ce laboratoire. Ou plus spécialement, ce labyrinthe.
Il ne parvenait pas à retrouver ses repères : tous les couloirs se ressemblaient, ce qui l'empêchait de savoir s'il tournait en rond, ou non.
C'était... Un horrible sentiment. Qui pouvait bien savoir ce que vivait Misaki, tandis que lui cherchait vainement ?
De plus, ce monstre ne lui avait laissé que trois heures pour trouver l'étudiant... Et voilà qu'une heure s'était déjà écoulée. Il n'avait véritablement pas le droit à l'erreur...
La vie du jeune homme se trouvait entre ses mains.
D'autre part, ne connaissant pas la superficie de l'endroit, il ne pouvait pas prendre de risques inutiles, s'attarder trop longtemps sur un indice...
Bien entendu, il fallait déjà trouver quelque chose... Ce qui n'était pas son cas.
Selon les dires de ce ravisseur, il devait trouver une clé dans un certain endroit, pour changer de secteur... Mais il ne put s'empêcher de se demander si tout cela était vrai. Au bout d'une heure, rien ne s'était présenté à lui, si ce n'étaient que d'innombrables portes ! Et évidemment, toutes étaient verrouillées, sans exception. Très épaisses, elles nécessitaient une sorte de carte, ainsi qu'un code comme pour l'entrée du bâtiment...
Peut-être l'autre cherchait-il à le faire tourner en rond ? Il ne savait pas. Mais d'une certaine manière, plus le temps s'écoulait, plus la peur de perdre Misaki se faisait de plus en plus présente.
"J'ai l'impression que ce jeu est un peu déséquilibré..." pensa-t-il avec ironie. Sans doute ce kidnappeur avait-il tout prévu pour qu'il perde, et ainsi, l'éliminer plus facilement... Peut-être même n'y avait-il pas de clé à chercher !
L'écrivain tenta de se ressaisir : il ne devait pas penser à ce genre de choses. Pour le moment, il devait simplement chercher l'étudiant. Et rien d'autre.
Pris de doutes, il s'empressa de vérifier son portable. Toutefois, il lâcha un soupir excédé en constatant la perte de réseau de l'appareil. Il ne pourrait contacter personne en cas de problèmes, tout comme il avait pu le constater à l'entrée de ce laboratoire. D'une certaine manière, il se trouvait en forêt, ce qui pouvait plus ou moins expliquer son manque de connexion avec le monde extérieur... Mais peut-être ce fou avait-il installé un brouilleur d'ondes, afin d'éviter tout risque durant cette rencontre.
En vue de la personnalité de celui-ci... C'était fortement probable, et le romancier se mit à considérer cette possibilité avec attention.
De plus, il ne lui avait suffi que de quelques secondes pour repérer la quantité étonnante de caméras dans le bâtiment : il était persuadé d'être observé. Comment ce monstre pouvait-il penser à rater une seule miette de ce spectacle, tandis qu'il essayait désespéramment de trouver son bien-aimé ? Cet homme était d'un sadisme évident... Et cette constante observation ne le rendait que plus vulnérable encore.
Il était piégé.
Tout en continuant sa marche dans ce grand dédale, l'écrivain considéra l'heure de sa montre, avec inquiétude : voilà qu'une demi-heure s'était écoulée. Il lui restait maintenant moins de deux heures pour trouver Misaki : son inquiétude laissa rapidement place à une peur bien plus puissante.
Que pourrait-il faire, s'il venait à perdre ce jeu malsain... ? Si Misaki ne pouvait être sauvé, malgré sa prise de risques... Il ne pourrait pas se le pardonner.
Mais d'une certaine façon, l'auteur conservait quelques doutes sur sa possible victoire : il savait pertinemment que l'autre ne les laisserait pas partir aussi aisément. Le croire serait stupide...
Et s'il perdait... Il serait sans doute tué. L'inverse resterait étonnant, en vue de la puissante haine que semblait ressentir le russe à son égard.
Le sentiment était réciproque, de toute manière...
Il continua ses pas, encore et encore. L'ambiance présente entre ces murs était particulièrement pesante, et un poids immense semblait s'affaisser sur ses épaules, à chaque avancée. Ce blanc omniprésent dégageait une atmosphère plutôt effrayante, et l'écrivain ne se sentait pas en sécurité. Il ne pouvait pas le nier.
La grande présence de caméras ne faisait qu'accentuer ce sentiment : il était réellement à la merci de ce psychopathe.
Cependant, tandis qu'il s'efforçait d'avancer, encore et encore, essayant d'ouvrir chaque porte sur son passage, un détail attira son attention.
L'une des très nombreuses portes était différente. Par curiosité, et par un grand pressentiment, l'auteur s'en approcha, afin de considérer la surface avec plus d'intérêt.
Noire, moins épaisse que les autres portes... Elle différait singulièrement des autres qu'il avait pu observer, le long de sa longue avancée.
Peut-être y avait-il un lien avec Misaki…? Il ne pouvait pas être sûr. Néanmoins…
Il s'agissait du seul indice qu'il possédait. Une différence qui pourrait l'aider à retrouver l'étudiant…
Il n'y avait pas à hésiter.
D'un geste rapide, il tendit la main vers la poignée, et tenta de l'ouvrir. Mais il ne fut pas surpris de la voir verrouillée. Ce n'était pas étonnant, après tout…
Mais il ne pouvait pas s'arrêter à cela… Il n'avait pas le droit : c'était peut-être tout ce qu'il croiserait durant ses prochaines recherches!
De plus, la porte semblait moins épaisse que les autres, et donc moins résistante…
Oui, il pouvait essayer.
Lentement, l'auteur se recula de quelques pas, et inspira longuement. Il n'était pas sûr d'y parvenir, toutefois, il n'avait pas d'autres choix.
Avec force, il s'efforça de s'élancer vers la porte, mettant son épaule en avant : peu importait si la douleur survenait, il comptait bien défoncer ladite porte!
Comme il s'y attendait, il ne resta pas insensible au choc sur son bras, mais ne put s'y concentrer longtemps : la surface noire n'avait pas résisté à la poussée, et s'était ouverte violemment.
La voie était libre : c'était tout ce qu'il y avait à savoir. La souffrance qu'il pouvait en tirer n'avait quant à elle aucune importance.
Sa vision se porta assez vite sur son environnement, radicalement différent de ce qu'il pouvait voir, quelques secondes auparavant.
Le sol n'était plus carrelé : à la place se trouvait du parquet, sombre, et en bon état. Les murs étaient également boisés, et laissaient voir de nombreuses portes, noires. Tout comme celle qu'il venait d'ouvrir.
Aussitôt, il comprit que cet endroit était différent des autres.
Et de ce fait, pouvait donc laisser passer de nombreux indices : il devait absolument l'explorer. Cependant, il restait toujours inquiet du temps restant.
Ce kidnappeur serait sans pitié, s'il perdait la moindre seconde… Il n'avait pas le droit à l'erreur, encore une fois.
Conscient de ce danger, pressé par les événements, et inquiet pour Misaki, il s'empressa d'ouvrir la première porte, devant lui. Comme il le pensait, elle n'était pas verrouillée. De toute manière, il doutait fortement de pouvoir ouvrir une porte aussi violemment que précédemment, et cela, une seconde fois. Son épaule restait légèrement douloureuse : heureusement, il savait que cela ne durerait pas.
L'écrivain laissa s'aventurer son regard à travers la nouvelle pièce : c'était une chambre. Propre, plutôt simple, et meublée. Un lit double occupait la majeure partie de la salle, tandis qu'un bureau, ainsi qu'une bibliothèque se trouvaient à proximité.
Tout en s'avançant dans la pièce, l'auteur put apercevoir le titre des livres : la majeure partie semblait écrite en russe. Un détail qui confirma ses doutes : il s'agissait de la chambre de ce malade.
Il fut malgré tout surpris de trouver une telle pièce : et lui qui s'attendait à trouver des salles de tortures, rapidement… Il avait eu tort. De plus, les descriptions de Misaki lui étaient revenues en mémoire, ne l'aidant pas à se rassurer.
Cela ne pouvait que représenter une chance immense! Peut-être trouverait-il un plan, des documents importants… Ou bien même un indice laissé par ce fou, qui ne souhaitait que s'amuser avec lui.
Ainsi, il commença à chercher. Ouvrant chaque tiroir, explorant chaque endroit susceptible de détenir la moindre information. Il jeta un coup d'œil angoissé à sa montre plusieurs fois, essayant de compter le nombre de minutes consacrées auxdites recherches.
S'il ne trouvait rien… Tout ce temps serait perdu. Comment s'orienter, dans de telles conditions? Ce jeu était déséquilibré au commencement : il n'avait aucun indice. Et quand bien même en aurait-il eu un, comment savoir si tout cela était vrai?
L'esprit du romancier était flou, et toute son attention se porta sur la fouille de la salle. S'il trouvait un plan…! Mais il n'était pas sûr de pouvoir espérer autant.
De plus, il fallait encore trouver l'endroit où se cachait ce malade… Un homme qui était parfaitement en mesure de tricher, s'il se déplaçait à travers les pièces.
Comment savoir s'il ne se trouvait pas déjà derrière lui…?
Une certaine inquiétude s'empara d'Akihiko, une fois de plus : oui, comment le savoir? Certes, il ne manquait pas d'envie, pour tuer ce psychopathe… Mais il ne devait pas oublier qu'il se trouvait justement dans le terrain de jeu de celui-ci, et qu'il se trouvait totalement sans défense.
A cette pensée, il ne put s'empêcher de tâter le couteau caché dans sa veste : il possédait une arme, après tout… Peut-être que cela pourrait faire pencher la balance en sa faveur? Qui pouvait bien le savoir?
Mais il ne pouvait pas nier qu'il se sentait plus rassuré avec une arme à sa disposition…
Néanmoins, tout en pensant cela, il dut se rendre à l'évidence : cette salle était vide. Elle ne contenait aucun indice, aucun moyen de se repérer.
Tout ce temps dépensé… Et cela, pour rien.
S'il avait su… Mais un simple coup d'œil vers sa montre l'informa du peu de temps restant : ce n'était pas le moment de s'inquiéter, il devait seulement agir! Qui pouvait bien savoir dans quel état se trouvait Misaki, actuellement…?
Il laissa ses pieds le guider hors de la salle, le dirigeant vers une autre porte, qu'il ouvrit, espérant toujours trouver quelque chose. Toutefois, l'écrivain fut surpris de la pénombre présente dans la nouvelle pièce : toutes les précédentes explorées étaient illuminées, et il était étrange que cette salle soit une exception.
Fronçant les sourcils, ne pouvant que se sentir plus mal à l'aise encore, il tenta de distinguer les objets devant lui. Mais la lumière du couloir ne semblait pas suffisante, si bien qu'il se décida à faire le premier pas dans cette pièce, hésitant. S'il espérait trouver le moyen d'allumer les lampes, il priait néanmoins pour ne pas tomber nez à nez avec une quelconque horreur…
L'auteur n'osait pas imaginer ce que cachait ce fou!
Tout en longeant le mur, frôlant la surface boisée de ses doigts, il put percevoir une sorte de petit boîtier encastré au mur : l'interrupteur, sans aucun doute. Le romancier s'efforça de l'actionner, après une longue inspiration.
Il ne put que fermer durement les yeux, devant la grande luminosité, soudainement enclenchée. Cependant, il ne suffit que de quelques secondes avant qu'il ne puisse retrouver l'usage total de sa vision. Ainsi, il put enfin voir la salle dans son ensemble. Mais ses yeux ne purent que se concentrer sur un élément, qui avait fortement attiré son attention : d'innombrables photographies se trouvaient placardées sur le mur devant lui. Et le sujet de ces photos ne lui resta pas étranger, l'écrivain reconnaissant son amant sur chacun des clichés :
"Misaki?" Son étonnement ne pouvait pas être plus prononcé, tandis que ses yeux passaient en revue chaque image. Pourquoi y avait-il une telle salle…? A quoi cela pouvait bien rimer?!
Cependant, en s'approchant légèrement, il put remarquer de nombreux détails, qui lui firent douter de ses hypothèses : était-ce réellement Misaki sur les photos?
Tout en s'approchant de nouveau, il confirma ses soupçons : effectivement, il ne s'agissait pas là de l'étudiant, mais d'un autre garçon.
Probablement celui disparu depuis dix ans… Après tout, les ressemblances présentes entre ce dernier et son amant, ne se limitaient pas à la couleur de cheveux, ou à celle des yeux. Non, cela allait bien au-delà de cela : le visage, les sourires présents… Même lui s'était fait tromper! Même lui, qui avait partagé de nombreuses années avec le plus jeune!
"C'est pas vrai…" La folie du russe était désormais à son paroxysme : était-il simplement possible d'aménager une telle pièce, tout en ayant conservé sa raison? Le romancier en doutait.
Les images ne laissaient présager qu'une vague obsession… Dans le cas contraire, pourquoi y aurait-il autant de photos? Les doutes n'étaient plus permis.
Le plus vieux se recula doucement, avisant le mur d'un œil attentif : y avait-il un quelconque but? Et si ce malade avait décidé de laisser un indice?
Il imaginait difficilement l'autre faire cela, d'autant plus qu'il n'était surement pas prévu que ces salles soient ainsi visitées… En réalité, cet endroit ressemblait plutôt aux appartements de ce monstre, et cette pièce était son jardin secret. Voilà ce qu'avait imaginé l'auteur, tout en reculant toujours plus, jusqu'à atteindre un autre objet, surélevé, et caché d'un voile blanc. Sa curiosité en fut immédiatement touchée : après toutes ces photos, à quoi pouvait-il bien s'attendre? Il ne savait pas.
Il ne pouvait même pas imaginer à quelle hauteur se trouvait la folie de ce psychopathe.
Mais alors qu'il laissa passer ses doigts le long du tissu, s'apprêtant à le tirer du meuble dissimulé, il fut stoppé par une voix.
Une voix qu'il n'espérait pas entendre de sitôt :
-"Éloignez-vous." Alerté par les mots soudains, l'écrivain pivota en leur direction.
Il n'avait rien entendu! Ou était-il simplement trop concentré pour remarquer l'approche furtive de son opposant?
Ainsi, le russe se trouvait devant lui. Dans d'autres circonstances, l'auteur n'aurait pas hésité un seul instant, et se serait jeté sur ce fou… Excepté dans ce cas précis : l'autre pointait un revolver en sa direction.
Son regard ne put ignorer l'arme face à lui : il ne pouvait pas agir sans raison. S'il faisait le moindre mouvement brusque, il serait exécuté froidement.
Avec la vie de Misaki entre ses mains, il n'avait pas le droit à l'erreur.
Son attention se reporta sur le russe, dont le visage n'exprimait rien d'autre qu'un puissant mépris. Evidemment, celui-ci ne pensait probablement qu'à le tuer… Et pourtant, tout en sachant cela, il devait malgré tout attendre pour trouver une échappatoire, une manière de neutraliser cet homme.
Toujours concentré sur le revolver, Akihiko ne put que se résigner : lâchant le voile, levant lentement les mains en l'air, et reculant doucement, il ne pouvait qu'accepter les ordres du kidnappeur, sans le quitter une seule fois des yeux.
Il détestait sa position! Mais il n'avait pas le choix, ne serait-ce que pour posséder une chance contre ce psychopathe : le romancier se contenta de ravaler sa fierté, tout comme sa rage.
Tout geste risqué était à proscrire, c'était évident!
Devant son expression et son attitude brusquement soumise, l'autre sembla retrouver son sourire, lui affichant ainsi un visage des plus mauvais :
-"Je ne pensais pas réussir à vous attirer ici, monsieur Usami…" commença son interlocuteur, sans baisser son arme une seule fois. "En réalité, je ne pensais même pas vous convaincre avec un piège aussi simple." Une extrême malveillance teintait ses propos, ne faisant qu'accentuer la moquerie qui planait entre ses mots.
Mais Akihiko savait parfaitement à qui il avait affaire : ces railleries étaient à présent inefficaces contre lui. Et s'il savait ce qu'il risquait, avec ce revolver pointé sur lui, il ne ressentait aucune peur de la mort, aucune réelle angoisse. Ses pensées étaient toujours orientées vers Misaki, quoi qu'il advienne.
-"Où est Misaki?" répliqua-t-il froidement, tout en fronçant les sourcils. Il faisait de son mieux pour contenir toute la colère à travers son corps, l'empêcher de se manifester… Néanmoins, il n'était pas sûr de pouvoir la maintenir très longtemps.
A sa demande, le sourire du psychopathe s'allongea, celui-ci s'amusant visiblement de la situation :
-"Voyons, le jeu n'est pas encore terminé…
-Où est Misaki…?" L'écrivain se contenta de répéter sa question, d'une intonation particulièrement dure. Si dure qu'il crut, pendant un instant, percevoir une once d'agacement passer sur le visage du ravisseur. Toutefois, ce fut trop court pour être aisément visible, et l'humeur amusée, mauvaise de cet homme s'empressa de revenir sur ses traits.
Un rictus toujours plus malveillant fut sa première réponse. Mais il fut rapidement suivi vers un geste, un doigt pointé dans une direction… Vers un objet.
Une caméra. Le russe pointait une caméra :
-"Pour tout vous dire, Misaki nous regarde en ce moment même." Le corps du romancier se figea à ces dires. Etait-ce vrai…? L'étudiant pouvait-il observer leur face à face? L'avait-il vu avancer dans la pièce?
Cependant, l'autre continua, d'une voix terriblement sombre, remplie d'une folie certaine :
-"En fait, je veux surtout vous tuer sous ses yeux."
Akihiko resta silencieux. L'homme qui se trouvait devant lui n'avait plus rien d'humain. Ses paroles, en revanche, ne purent que confirmer les soupçons de l'auteur : le brun devait effectivement les observer… Si l'on suivait la dernière phrase de ce fou, il n'y avait presque plus de doutes à avoir à ce sujet.
C'était un véritable psychopathe.
Ce dernier recommença alors à parler, retrouvant son précédent amusement, à mesure qu'il relevait légèrement son arme, comme pour s'assurer de l'efficacité du coup porté :
-"Des derniers mots, pour Misaki…?"
Cependant, Akihiko ne put que le toiser, essayant de retenir sa colère avec force. Mais était-ce seulement nécessaire, dans un tel instant? De plus, que pouvait-il répondre à la question…? Que dire à Misaki, comment savoir si tout cela n'était pas une mascarade?
Il baissa légèrement la tête, ne pouvant que dévisager cette homme avec toute sa rage contenue, cette fureur qui menaçait d'éclater à tout moment…
Mais il n'était rien face à une arme. Il n'avait rien pour se défendre à cette distance : son couteau ne pouvait qu'être utilisé au corps à corps, ce qui était loin d'être le cas ici.
-"Non? Eh bien…" continua le monstre, tout en allongeant son sourire, rempli de folie.
Réajustant sa visée, les mots suivants parvinrent aux oreilles d'Akihiko, tandis qu'il commençait réellement à réaliser la situation :
-"Adieu, monsieur Usami."
Il allait probablement mourir ici… Seul…
Et sans avoir retrouvé Misaki.
... Non, mais je vous assure que je n'éprouve aucune jouissance à m'arrêter ici. Tenez, je le jure.
Bon si, c'est vrai, ça m'amuse juste un peti- AH CE TROLL, BORDEL. L'UN DE MES MEILLEURS! -s'enfuit-
Plus sérieusement, quand je disais que ce troll allait mal passer, ce n'était pas simplement pour rire XD Après tout, je n'insiste jamais pour rien, comme vous aurez pu le constater au fil des chapitres... N'est-ce pas? (-tousse- chapitre 46! -tousse, tousse-)
Bref, que va-t-il se passer, que va-t-il se passer... Vladlen va-t-il tirer? Qui sait, qui sait! (et vous savez que je suis machiavélique, donc faites attention à vos hypothèses :3 )
J'espère donc que ce chapitre vous aura plu, et merci beaucoup de votre assiduité! A plus tard pour le prochain chapitre!
Après, concernant mes problème de santé... Je vais simplement copier-coller mes grosses explications fournies sur l'une de mes autres fanfics :
"Commençons par le début. A la suite d'environ deux années TRÈS douloureuses à subir la présence CONSTANTE d'aphtes buccaux (imaginez sérieusement), j'ai fait pas mal d'examens pour savoir ce que j'avais. J'ai fait des prises de sang, entre autres, tout en prenant un médicament contre les aphtes, qui s'est finalement révélé inefficace sans raison valable. J'ai continué d'avoir de grandes souffrances pour manger et parler, puisque chaque contact, même minime, avec une blessure était atroce. Et les aphtes s'étendaient partout, en grande quantité (pouvant aller jusqu'à une dizaine pendant une ou deux semaines, c'est à dire une seule crise) : joues, gencive, langue, gorge, palais, lèvres... Intenable la plupart du temps. Vient alors le résultat de mes prises de sang : j'ai des cellules immatures de moelle osseuse dans le sang. Symptômes d'une leucémie myélloïde chronique. Je fais davantage d'examens, puis le risque de leucémie est finalement écarté, alors que la piste d'une autre maladie est envisagée : la maladie de Behçet. Rare, grave et infantile, elle est incurable, et se manifeste par la forte présence d'aphtes sur les différentes muqueuses (y compris les yeux). Elle peut également mener à une perte de la vision notable avec l'évolution de la maladie, jusqu'à la cécité dans 30% des cas. On note aussi des maux articulaires et migraineux très forts, voire insupportables dans certains cas. C'est donc une maladie très sérieuse, et très grave. Et cela, tout en étant incurable.
Puis, quelques jours avant que je ne poste ce chapitre, j'ai appris que mon problème principal était bien celui de ma moelle osseuse : elle produit toujours ces mauvaises cellules, en masse. Après avoir vu un spécialiste, j'ai appris que mes symptômes de Behçet étaient sans doute engendré par mon système immunitaire qui partait en cacahuète. J'ai donc besoin d'une grève de moelle osseuse, avec une probabilité de 70% de trouver un donneur compatible parmi tous les donneurs recensé. Sinon, ma leucémie chronique se dirigera fatalement vers une leucémie aigüe : là où la leucémie se déclare, plus clairement. Dans ce cas, je serais de suite prise en charge.
Par ailleurs, l'hypothèse des médecins est que ma maladie de Behçet soit une sorte de variante, curable : si ma moelle osseuse redevient normal, il y a de grandes chances que Behçet s'en aille également.
J'ai obtenu de nouveaux médicaments contre les aphtes, bien plus puissants et plus forts que mes anciens. Si jamais ils venaient à fonctionner (ce que je souhaite vu mon niveau de souffrance), alors je serais en mesure de vivre une vie presque normale, jusqu'à ce que je reçoive la greffe dont j'ai besoin, ou avant que cela ne dégénère en leucémie aiguë.
Moralité : profitez de votre santé. Personne ne peut prévoir l'instant où une maladie inconnue se déclarera. Et si jamais vous apprenez que vous êtes atteint de la maladie de Behçet, je serai heureuse de vous soutenir. Je peux comprendre les symptômes puisque je les ressens. Il y a des chances (pas à 100%) que la mienne soit curable, mais je comprendrai toujours.
Sur ce, je m'excuse de ces longues explications, et j'espère éclairer la lanterne des personnes inquiètes par mon état de santé."
A plus tard pour le prochain chapitre. Portez vous bien, et prenez bien soin de vous.
Merci à tous et à toutes de toute l'attention que vous portez à ma fanfiction.
Réponses aux Reviews!
HimeGuardian : Oui, on peut pas vraiment dire que ça change, hein? XD Puis Vladlen a toujours été un peu possessif x)
Yep, c'est d'ailleurs ma meilleure amie qui m'en a parlé! ^^ J'avoue que ça donne son petit effet =D
Bah écoute, tu as un aperçu, hein 8D -s'enfuit à toutes jambes-
Du coup, merci encore pour les questions! (je commence à atteindre un nombre rassurant, c'est tant mieux! XD )
Si tu considérais le chapitre précédent comme un troll, alors qu'est-ce que tu vas penser de celui-là, hein... '-'
A plus tard! ^^
Katsuya Madoka : Coucou!
J'essaie d'y croire xD Puis mon imagination, je la cultive pendant les cours x) C'est toujours plus intéressant, du moins '.'
Si seulement plus de personnes voyaient les reviews comme toi... xD
J'espère que ce chapitre t'a plu! Et merci pour tout!
Bisous!
Okami Shiroi : Je suis un monstre impitoyable, pardon '-' J'adore faire souffrir Misaki, ce n'est pas ma faute .-.
Non, il a parfaitement compris... Reste à savoir ce qui va suivre! 8D -s'enfuit-
