J'aimerais qu'on parle du statut de la fic. Il me semble que j'ai marqué : Adventure/Romance. Mais je crois qu'elle passera à un certain moment en : Adventure/ Angst.

Pas maintenant, bientôt. Et puis je viens de découvrir autre chose que je ne savais absolument pas, mais que peut-être vous saviez déjà tous. Regulus est l'étoile la plus brillante de la constellation du lion, donc si cela se trouve lorsque le choixpeau s'est posé sur sa tête il devait être envoyé à gryffondor et a supplié pour être envoyé à Serpentard. Enfin c'est ce que je me dis et j'aime bien cette idée. Bref je ne vous retiens pas plus avec mes théories foireuses XD.

Voici les réponses aux reviews.

Mlle Mystre : Pur hasard, je suis vraiment nulle en astronomie et astrologie XD. Mais bon si j'ai deviné c'est cool quand même (mais tes rappels sont stressant huhu). Et tu triches, William avait déjà deviné XD.

Noah2209 : Aaah William ce vengeur masqué XD ! Je n'ajouterais rien pour Ombrage c'est vraiment un personnage que j'exècre mais ça prouve qu'il est extrêmement bien écrit. Il faut bien une super méchante pour gâcher un peu la tranquillité d'Harry XD. J'espère que la suite te plaira toujours autant. Koeur sur toi.

V.M. Desgrec : Aaahh non c'est trop dur, je suis nulle pour les devinettes XD, je perds toujours quand je joue au « qui-est-ce ? ». Il me faut un autre indice, ou mieux la réponse directement XD. Je ne suis pas sadique je respecte un rythme de publication logique XD.

Lela des mers : C'est vrai que ça parait logique, mais comme je suis focalisé sur le canon Harry Potter et pas celui des animaux fantastiques ça m'était sorti de l'esprit. Une prochaine fois qui sait X).

Krankar Volund : Pour le coup en refaisant tout le passé oui on s'éloigne énormément XD. Je ne vais pas m'exprimer sur le sujet des couples. En ce qui me concerne on peut mettre Harry Potter avec tout le monde ça me dérange pas, il pourrait être avec Rodolphus Lestrange je n'y verrais aucun inconvénient du moment que Draco n'est pas dans l'histoire parce que je serais déçu de ne pas le voir avec lui XD. Et j'aime bien ton point de vue sur le travail de l'auteur mais des fois on aime aussi satisfaire le plus grand nombre haha, c'est à cause de l'égo. Pour le chapitre…Ombrage est tout de même un très bon personnage. Beaucoup de personne la déteste beaucoup plus que Voldemort, Stepgen King à lui-même dit que c'était le meilleure personnage diabolique qu'il n'avait jamais lu. J'ai vu quelque part que c'était parce qu'elle représentait une haine réelle, quelque chose que l'on peut identifier dans la vraie vie. Un assassin psychopathe qui veut gouverner le monde on en voit pas souvent mais une personne qui use abusivement de son pouvoir on en voit partout et Ombrage représente ça. C'est vrai que l'actrice joue extrêmement bien aussi. Au fait je n'ai pas trouvé ma faute, alors si tu pouvais m'éclairer pour le « si tant est que » qui est un « si tenté ». Je devais être morte ce jour là XD. Quoiqu'il en soit merci pour ta review, ta lecture et gros koeur sur toi.

Alycia Panther : J'aimerai aussi…mais bon pour ça il faut un mec XD.

Chapel Lucie : Voici la suite. Koeur sur toi.

Casildamalefoy : Haha l'écureuil volant de l'âge de glace XD, cette sale vipère voleuse de gland ! Dolores le retour et elle ne s'en ira pas de si tôt XD. J'espère que la suite te plaira.

LuluHawaiiMalfoy : Le courage c'est pas un truc de serpentard XD. Moi je crois que Lucius est un garçon bien trop peureux. Et c'est pour ça que Lord est le meilleur, parce qu'il est discret ! Bon William aussi à bien géré haha. Merci pour ta lecture, tes compliments et ta review. J'espère que la suite te plaira. Gros koeur sur toi.

Neko Kirei : C'est pas dégueu si c'est fait avec amour XD. Koeur sur toi.

LandlessLord : J'avoue que le nundu en jette un max !

Oznela : C'est vrai que Dumbledore laisse passer plein de chose, et puis même la sécurité de Poudlard laisse tout de même à désirer mine de rien. Peut-être qu'il le fait exprès. Je suis désolée par contre je n'ai pas compris, ce que tu n'as pas compris pour la discussion ave Lucius. Et pour les politiciens, Fudge, Ombrage et Croupton sont loin d'être des jeunes. Fudge n'était pas ministre mais un membre du ministère, au département de la coopération magique je crois et Ombrage une simple secrétaire. De toute manière le coté politique de l'histoire prendra un peu plus d'ampleur dans la suite. Je suis désolée si la personnalité de Lucius t'échappe et ne correspond pas à l'image que tu t'en fais, pour le coup comme il est jeune et influençable j'en fais un peu ce que je veux. Je ne le vois pas comme l'adulte aigris et flippé du livre. Enfin j'espère que je t'ai éclairé un peu. Dans tout les cas merci pour ta review, ta lecture et tes compliments. J'espère que la suite te plaira, koeur sur toi !

Pticoeurfragile : Merci, voici la suite !

Yume resonnance : Et bien peut-être bien que William en est un finalement un délinquant XD. Alors tu vas être de plus en plus stressé parce qu'Harry et Lucius vont se voir souvent. Je suis contente que ce chapitre t'ai plu, j'espère que ce sera pareil pour la suite. Koeur sur toi.

Serpenta : Je ne crois pas qu'il ait appris facilement, il à découvert en première année que Severus tenté de s'y entrainer, peut-être qu'il s'est longuement intéressé au sujet, de même que l'occlumancie. Ahaha effectivement il n'a peut-être pas eu sa baguette par hasard *wink*. Je crois qu'Harry est très loin d'admettre qu'il pense un peu trop souvent à Draco XD. Il ne s'en rend même pas compte, d'un autre coté c'est normal qu'il fasse des comparaisons entre le père et le fils. On découvre effectivement le patronus d'Harry ! Mais le fait que Migale lui dise que les dragons sont bon pour lui, c'est très large comme prédiction XD (même si on sait tous ce que ça signifie). Je suis ravie que ce chapitre t'ait plu. Si je me suis centrée sur William c'est parce que certaines choses sont importante vis-à-vis de lui. Son penchant pour Harry mais jusqu'ou il est prêt à aller pour lui aussi. J'espère que tu aimeras la suite tout autant. Gros koeur sur toi !

A.F : C'est vrai qu'Harry n'est pas le genre de personne à souhaiter le malheur de quelqu'un (si ce n'est celui de Voldemort). Des fois il est très froid dans ses interactions mais c'est quelqu'un qui connait la valeur de la vie. Je pense que ce qui l'a fait changer d'avis c'est de voir sa tante plus épanouie et pas aigris et acariatre, du coup il doit se dire que c'est mieux comme ça. Je suis heureuse que tu aimes bien mon Lucius, je l'ai fait un peu plus humain XD. Arh je suis navrée pour toi et ton ordinateur. J'espère que ça se réglera sans problème. Gros koeur sur toi !

Angelyoru : Heureusement que William sait gérer Harry XD. Ils se complètent bien n'est-ce pas ? Les trois dindons de la farce XD, ça leur va tellement bien ! Harry ce petit pervers qui bave sur tout ce qui à une queue XD. Bon je m'arrête là pour les références vaseuses. J'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi.

JBE : Tu as raison c'est tout de suite maintenant la réponse des patronus. J'espère que ça te plaira. Ravi que tu es pu récupérer internet. Koeur sur toi.

Millon : Maaaam Merci, tu es un amour ! Ah si tu savais ce que je prépare pour Peter XD, j'ai tellement hâte que l'on arrive à ces moments ! Mmh Draco on en parle mais on ne e voit toujours pas XD. Inutile de chercher encore pour les patronus, la réponse est en bas XD. Vous n'aurez pas eu à attendre longtemps du coup ça va. Oui William et Harry ont réglé cette histoire chacun de leurs cotés et c'est mhh révélateur non ? Je crois que Lucius n'avait pas trop le choix, peut-être qu'il aurait aimé assister à ce match en solitaire avec Harry XD, malheureusement il doit aussi se faire des amis parmi le ministère. J'avoue la fin de chapitre était du pur fanservice XD. Je suis contente que ça ait plu. Merci encore pour ta review, tes compliments, ta lecture, tes encouragements et tes bisous ça me touche beaucoup. Gros koeur sur toi !

Merci encore à Titou Douh pour sa correction. Koeur sur elle les gens.

Bonne lecture les agneaux.

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PROTEGE MOI

« Yeah, I was out of touch

But it wasn't because I didn't know enough

I just knew too much. »

Crazy. Gnarls Barkley

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Par réflexe, Harry se baissa presque immédiatement quand une boule argentée fonça vers lui.

- Oh, excuse-moi, Harry !

- C'est pas grave, Migale…

Il n'y avait que ça dans la pièce : des boules sirupeuses et translucides qui voletaient. Seul Severus se tenait tranquillement assis sur une chaise, son patronus en forme de chien docilement allongé à ses pieds.

- Et là, vous pouvez voir que mon petit ami est bien meilleur que vous.

- La ferme, Pat' ! fit William.

Harry se contenta d'afficher un sourire idiot. Il déambula à travers les tentatives de patronus formées par ses amis et se laissa tomber dans son canapé favori. En voyant tout ce qui l'entourait, il se sentait baigner dans une sorte d'euphorie indéchiffrable. Il voyait Lily pliée de rire face à un James qui s'évertuait à faire apparaître quelque chose. Migale, Remus et Cassie qui faisaient doucement tournoyer leurs baguettes, laissant une traînée argentée faire des spirales à leurs pieds. Il voyait Sirius qui avait abandonné l'idée de produire un patronus et s'évertuait à lancer des sorts idiots à William qui les repoussait d'un geste ennuyé mais avec le sourire aux lèvres.

- Tu n'essaies pas ? demanda Severus.

Harry se tourna vers lui et se mordit la lèvre.

- Je crois que j'ai peur de la forme que ça pourrait avoir...

- Tu ne doutes même pas d'y parvenir ?

Harry rigola doucement.

- Je sais que je peux le faire.

- Alors fais-le. J'aimerais bien voir.

Harry sortit sa baguette mais avant qu'il fasse le moindre geste, un énorme lion bleuté et fantomatique apparut au milieu de la pièce. Harry se tourna vivement vers James et remarqua que ce dernier avait le visage livide. Le patronus ne venait pas de lui.

- Alors Black, on traîne la patte ?

- Putain, Chester !

William tourna autour du lion qui faisait mine de rugir.

- C'est plus impressionnant qu'un chien, plaisanta-t-il.

Harry avait les yeux grands ouverts et se leva à son tour pour approcher l'animal argenté. Même Severus avait oublié ce qu'il avait demandé à Harry.

- Okay, fit James, je ne peux pas croire qu'on est en train de se faire battre par des Serpentard ! C'est un lion !

Mais à peine eut-il fini sa phrase que Rebecca sauta de joie : autour d'elle bondissait la moitié d'un renard et Cassie bondit sur elle pour l'embrasser.

- Bon sang, non ! fit James.

Il traversa les patronus de la pièce et fonça vers Sirius.

- Fais un effort, vieux frère !

- On est pas dans la bonne disposition mentale.

- Pense à un foutu truc heureux !

- Aide-moi !

- Je sais pas, moi, ta première fois avec Severus !

Le visage de Sirius devint livide, il ouvrit la bouche mais Severus fut plus rapide.

- Je t'interdis de dire quoi que ce soit, cria-t-il

Harry se tordit de rire.

- Harry, arrête de rigoler, gémit Severus.

Mais le mal était fait. Le blond avait ramené ses mains contre son ventre et n'arrivait plus à arrêter son hilarité. Lui savait très bien qu'il n'y avait toujours pas eu de première fois. Severus avait fait vivre un enfer à Sirius durant les vacances, prétextant devoir étudier et mettre au point de nouvelle potion.

- James, fais diversion… Pitié.

James agita sa baguette, mu par une nouvelle détermination.

- Spero patronum.

Une simple lueur argentée sortit de sa baguette et James soupira tristement.

- Bon, fit Harry.

Il avait cessé de rire et se tenait à présent debout, caressant du bout des doigts le lion toujours présent. Il lança un regard attendri en direction de William qui affichait un sourire ravi.

- On devrait peut-être reprendre correctement. Normalement, un patronus ne se forme pas en un jour.

- Tu nous expliques pour William, alors ?!

- Lui, c'est un génie, rigola Harry.

William haussa les épaules et fit disparaître le lion.

- Pour faire apparaître un patronus, il faut que nos intentions soient bonnes. Ce n'est pas juste en voulant essayer de battre quelqu'un que nous y arriverons.

- Harry, c'est pourtant fait pour nous protéger, lança Lily.

- Oui, mais pour en invoquer un, on se doit de puiser dans nos souvenirs. Dans de bons souvenirs. Quelque chose qui nous a marqué et qui rempli notre cœur d'espoir ou de bonheur.

- On ne fait que ça ! tenta Migale. Ça fait deux semaines qu'on s'entraîne !

Harry ne s'inquiétait pas. Il était sûr qu'ils y arriveraient tous. Il avait l'impression de se retrouver durant les cours de l'A.D et l'excitation était à son comble. Le blond s'approcha de James.

- Pense à quelque chose qui te fait te sentir bien, une pensée qui te ramène à des souvenirs heureux. Penses-y fort et lance ton sort.

James ferma les yeux et se concentra. Toute la salle était enveloppée de bonnes ondes dues aux formes fluides qui étaient sorties des baguettes. Ils étaient tous dans de bonnes positions pour réussir. Il n'y avait pas encore de danger, tout était calme et serein.

- Spero patronum, murmura-t-il.

-Oh, James, souffla Lily.

Son père ouvrit les yeux et en face de lui se tenait un immense cerf. Harry en eut le souffle coupé et il faillit en pleurer.

- Est-ce que je peux savoir à quoi tu as pensé ?

James rougit.

- On ne demande pas ce genre de chose.

Mais les yeux d'Harry brillaient d'une telle curiosité que James ne put se résoudre à ne pas se taire.

- Notre premier repas tous ensemble… Chez Severus. Quand j'ai raccompagné Lily chez elle.

Harry se tourna vers sa mère qui rougissait elle aussi mais qui avait un doux sourire sur le visage.

- Ce n'est pas juste, fit Migale, je n'y étais pas.

- Tu étais en Chine. Mais la prochaine fois, tu seras la bienvenue, fit Severus.

La jeune fille lui fit un immense sourire.

- On s'arrête pour aujourd'hui ? demanda William.

-Quoi ?! Non ! s'exclama Sirius.

- On reprendra demain, Sirius, fit Lily, il se fait tard et nous allons rater l'heure du repas.

- Je meurs de faim, dit James.

- Facile pour toi, tu as réussi à en former un, grogna Sirius.

James partit dans un rire franc et fut le premier à sortir de la pièce, suivi de Lily, Rebecca et Cassie. Sirius attendit que Severus daigne se rapprocher de lui et entoura ses épaules de ses bras avant de l'embrasser sur la tempe. Harry observa cette scène avec une joie étrange. Il ne restait plus que Migale, William, Remus et Harry.

Le blond glissa sa main dans celle de William et jeta un dernier regard à Remus qui faisait mine de ranger ses affaires. Il aurait voulu savoir ce que pensait Remus à ce moment là mais il avait aussi l'impression que cette partie de l'histoire ne le concernait pas. Il se laissa entraîner à l'extérieur par son petit-ami et referma la porte.

OooooooooooooOooooooooooooO

Migale posa une main contre le dos de Remus et le brun se tourna vers elle avec un sourire fatigué.

- Tu ne veux pas le montrer ?

Remus ouvrit la bouche, surpris, puis se ravisa face au sourire de Migale. La jeune femme amena sa main contre la joue du Gryffondor.

- Ce n'est pas grave.

- Si, ça l'est… Tu ne sais pas ce que c'est.

- C'est un loup.

Remus ferma les yeux, le visage peiné et les rouvrit. Ils étaient humides mais Migale continuait de caresser tendrement sont visage.

- Ce n'est pas grave, un loup c'est très beau aussi.

- Non, c'est monstrueux. Je suis un monstre.

- Personne ne pense ça, Remus. Personne, et tu le sais. Tu sais qu'il faut un cœur pur pour faire un patronus et si tu as réussi, Remus, c'est que ce n'est pas grave. Ce n'est pas toi, le monstre. Le monstre, c'est celui qui t'a fait ça. Toi, tu es… Parfait.

Remus attrapa la main de la jeune fille et Migale posa sa tête contre son épaule.

- Un jour, Remus, un jour tout ira beaucoup mieux. En attendant, nous sommes tous là pour toi. S'il te plaît, montre le moi.

Le Gryffondor enlaça la jeune fille et murmura contre son oreille. La douce chaleur qui envahit la pièce ne laissait place à aucun doute. Lentement, Migale se détacha de Remus et se tourna pour apercevoir un loup. Puis elle reporta son attention sur Remus et se mit sur la pointe des pieds pour enlacer son cou et poser ses lèvres sur les siennes.

- Magnifique, Remus. Tu es magnifique, dit-elle les larmes aux yeux, tout ira bien.

OoooooooooooOooooooooooooO

Harry entortilla ses doigts dans ceux de William et embrassa délicatement son épaule. Le brun se tourna légèrement et se mit à caresser ses cheveux.

- Notre premier baiser.

- Lequel ? Celui que tu m'as volé ou celui que j'ai demandé ?

- Celui que j'ai volé. C'est un peu égoïste, c'est la première fois que je faisais quelque chose d'aussi téméraire et pas une seule seconde je ne le regrette.

Harry garda ses lèvres collées contre la peau de William et ne répondit rien. C'était fou comme l'amour pouvait faire de vrais petits miracles...

- Pourquoi tu caches le tien, Harry ?

Le blond ferma les yeux. Il s'était attendu à cette question. Après une autre semaine d'entraînement, tout le monde avait fini par réussir à former un patronus. Celui de Remus avait été sans aucune surprise un loup et Sirius, furieux d'être à la ramasse, avait enfin réussi à dévoiler un chien semblable à celui de Severus. Même si la plupart s'en doutait, voir les deux patronus exactement pareils avait plongé son Serpentard d'ami dans un mutisme qui dura toute une journée.

Harry avait fini par conclure que Severus Rogue ne serait définitivement capable d'aimer qu'une seule personne, tout comme il n'avait jamais cessé d'aimer Lily. C'était sûrement celui dont le cœur était le plus fidèle, avec Lily elle-même. Harry avait été aussi profondément ému en voyant la biche que lorsqu'il avait été en voyant le cerf de son père et James n'en menait pas large non plus. Pour beaucoup, c'était un moment de vérité intense. Ce qui fut plus surprenant fut le patronus de Cassie, qui s'avéra être un raton laveur. Ce fut Migale qui corrigea tout le monde en indiquant que ça avait plus la forme d'un chien viverrin. Pour Harry, il n'y avait aucune différence, pour la Poufsouffle ça signifiait beaucoup. Mais elle n'en dit pas plus.

Migale, par contre, ne fut pas surprise de dévoiler un patronus en forme d'araignée et, même si la taille de son gardien était ridicule, elle en était extrêmement fière. Seul Harry persistait à ne mettre qu'en pratique un patronus informe. Il n'aurait pas aimé devoir expliquer pourquoi son patronus était le même que James Potter. Et même si la plupart de ses mais étaient curieux de savoir pourquoi il n'y arrivait pas, personne n'osait vraiment lui demander. Personne sauf William.

Harry serra un peu plus ses doigts contre la paume de William et soupira.

- J'ai peur de la forme qu'il peut prendre.

- Tu t'attends à quoi ?

- A rien en particulier.

William se redressa et la tête du blond retomba contre l'oreiller. Le brun se mit en position assise et ramena ses cuisses contre son torse qu'il entoura de ses bras.

- Ne veux-tu pas le montrer parce que tu as peur qu'il ressemble au mien… Ou qu'il n'y ressemble pas ?

Harry écarquilla les yeux. Il n'avait jamais pensé à ça. Ça ne lui avait même pas traversé l'esprit de croire que son patronus pourrait ressembler à celui d'un autre que son père. Et ça ne lui avait pas traversé l'esprit que William aurait pu s'inquiéter de ce genre de chose. Harry avait simplement été heureux de voir un lion rugir dans la pièce, parce que pour lui ça signifiait beaucoup de choses. Il pensait d'abord aux Gryffondor et à ce que représentait l'animal : la force, le courage, la beauté et le charisme. A ses yeux, le lion était ce qui se rapprochait le plus de William et pourtant, il était à Serpentard.

- Est-ce que le choixpeau a hésité quand il s'est posé sur ta tête ?

William tourna la tête vers lui. Harry s'était redressé sur ses coudes et le regardait avec sérieux. Harry se rappela alors de la seconde fois où il avait mis le choixpeau magique sur sa tête. L'objet avait encore maintenu qu'il aurait très bien eu sa place à Serpentard. Maintenant, il se disait que c'était probablement à cause de la partie de Voldemort qu'il avait en lui, mais le fait qu'il ne souffre d'aucune hésitation dans le passé le laissait pantois. Etait-il plus Serpentard que Gryffondor, au final ?

La voix de William le tira de ses pensées.

- Oui, il a hésité.

- Entre qui et qui ?

- Serpentard et Serdaigle, durant presque quatre minutes. Assez pour se poser la question et pas assez pour que ça soit un exploit, comparé à McGonagall.

Harry s'écroula de nouveau contre l'oreiller le cœur battant. William se tourna pour se pencher sur lui et caressa son torse avant d'enfouir sa tête contre son cou.

- Ça ne veut rien dire, fit Harry, ne pas avoir le même patronus ne veut rien dire.

- Peut-être, mais tu comprends quand je dis que c'est un peu triste.

- Oui, je comprends.

Harry poussa William et posa ses pieds au sol.

- Qu'est ce que tu fais ?!

- Allons voir ! Allons voir à quoi il ressemble, d'accord ?

- Harry ?

Le blond enfilait déjà ses mocassins et William se dépêcha de mettre un pull et ses chaussures.

En silence, ils retournèrent dans leur salle et Harry se plaça au centre baguette en main.

- Attend, Harry ! Ecoute, tu peux garder ça pour toi.

- Non, c'est bon. Je veux te le montrer, Will… Je… J'aimerais que tu le vois. S'il ne ressemble pas au tien… Je… J'avais des amis qui s'aimaient et pourtant leurs patronus n'étaient pas le même. Ce n'est pas grave mais si tu le vois, je pense que je serais moins inquiet.

William se recula et observa Harry avec étonnement essayant de chercher ce qui n'allait pas. Harry semblait terrifié à l'idée de montrer son patronus. Le brun avait bien suivi les notes qu'ils avaient tous inscrites. En prenant de l'avance, ils s'étaient tous grandement documentés. Créer un patronus, c'était dévoiler son âme, montrer ce que l'on était au fond de soi. Lui avait été plus que surpris en découvrant un lion, il ne s'était pas attendu à ça. Mais ça devait bien vouloir dire quelque chose, il avait vu dans le regard d'Harry que ce dernier n'était même pas étonné et ça le faisait se sentir bien de savoir qu'Harry le connaissait, dans le fond. Ce n'était pas tant le fait de ne pas avoir le même patronus que lui qui le chagrinait, même s'il devait avouer être jaloux de James, Lily, Sirius et Severus. Ce qui le rendait triste, c'était le fait qu'il n'était pas capable de deviner la nature profonde d'Harry. Il avait beau penser bien le connaître, il résidait toujours une immense part de mystère.

Mais cette nuit, Harry voulait lui montrer. Il l'avait senti déterminé à garder ça pour lui, mais aujourd'hui il avait l'air prêt et William était trop heureux de le voir pour l'empêcher plus que ça... Alors il s'assit dans le canapé et attendit.

Harry, lui, était à mille lieux de ce genre de préoccupation. Il n'avait qu'une chose à l'esprit : si par malheur, ou bonheur, il ne savait pas trop comment l'exprimer, il se retrouvait avec un cerf, il était déterminé à dire la vérité. Il n'avait pas vraiment envie de sortir une excuse bidon... A vrai dire, il n'avait même pas réfléchi à une excuse. Il cracherait le morceau, tout simplement.

Il tendit sa baguette et exécuta le geste adéquat.

- Spero patronum.

C'était bien un animal à quatre pattes, c'était bien un animal qui pouvait courir à travers les bois, c'était bien un animal qu'on pouvait chevaucher.

Mais ce n'était définitivement pas un cerf...

Harry porta sa main à son front et se mit à rire, d'un rire brisé. Il aurait dû s'en douter, il aurait même pu y penser lui-même. A présent, il se demandait si ce n'était pas le patronus de sa baguette au lieu d'être le sien. Ce qui était stupide, c'était sa magie, ses souvenirs...

William n'en croyait pas ses yeux. Il aurait du s'en douter, il aurait presque pu le parier en vérité. Harry était trop exceptionnel à ses yeux pour former quelque chose d'aussi banal qu'un simple animal. Il se leva doucement et tourna autour de la créature magique qui battait de son sabot dans un silence religieux.

- Un sombral…

Sa forme cadavérique et son air spectral offraient une vision presque horrifique de la bête mais William était plus subjugué qu'apeuré. Il fallait bien que ça soit une créature magique. William avait l'impression de toucher une nouvelle perspective du doigt. Doucement, quelque part au fond de son cerveau, les pièces d'un immense puzzle s'imbriquaient et il avait l'impression de voir quelque chose. De voir que l'existence d'Harry était presque anormale. Il releva les yeux vers le blond qui avait baissé la tête et gardé sa main contre son front.

William traversa la volute magique et enlaça Harry.

- Merci, souffla le brun.

Il entendit un drôle de bruit s'échapper de la bouche d'Harry et durant un moment, il crut que le garçon allait s'effondrer en larmes contre lui. Comme il avait envie de savoir ce que tout ça signifiait... Des tas de questions s'amoncelaient à l'intérieur de sa bouche et il n'aurait fallu qu'un mot d'Harry pour qu'il les pose toutes. Mais Harry passa ses bras autour de lui et, au lieu de parler, embrassa l'intérieur de son cou.

William fut tenté de le repousser mais n'y parvint pas. C'était une chose qu'il ne pouvait pas faire, repousser les baisers d'Harry serait comme le tuer.

Harry n'y arrivait pas. Les mots ne voulaient pas sortir. Il ne pouvait pas lui dire ce qu'il était, d'où il venait, ce qu'il devait faire. C'était impossible et maintenant que la bête sombre, qui était censée le représenter, s'évaporait doucement, il ne se sentait plus la force d'avouer quoi que ce soit.

Il était incapable de dire ce qui l'en empêchait. Il était sûrement juste terrifié. Il avait fini par se faire à cette nouvelle vie. Il avait fini par envisager de nouveaux objectifs, un nouvel avenir. Plus d'espoir encore. Ça lui paraissait terriblement déplacé de parler d'un monde qui n'existait plus, de personnes qui n'existaient pas encore... D'événements qui ne s'étaient pas produit et qui ne se produiraient jamais.

Ce n'était plus le moment.

D'un geste avide, il poussa William sur le canapé et le brun se laissa faire. Sa main se débarrassa de ses lunettes rapidement. Ses gestes étaient désordonnés et imprécis, pourtant le brun se laissait faire, ouvrait la bouche pour laisser la langue d'Harry se faufiler contre la sienne. Soulevait son bassin pour laisser Harry retirer son bas de pyjama et son boxer. Aidait Harry à se libérer de ses propres vêtements.

Le contact chaud et doux de ses cuisses contre les siennes le fit gémir un peu trop fort mais Harry s'en fichait. Il commença à se frotter contre William avec une grâce presque féline, sifflant entre ses dents à chaque fois que leurs sexes se frottaient l'un contre l'autre. Les mains du blond vinrent se perdre dans ses cheveux noirs et il scruta avec une tendresse infinie le fond des prunelles vertes d'Harry.

Les yeux dans les yeux, ils se laissèrent aller à ces caresses intimes sans se détacher une seule seconde. William aurait voulu faire plein de chose avec ses mains : serrer les fesses d'Harry, caresser son dos, griffer ses épaules ou le pénétrer de quelques doigts... Mais il était hypnotisé. Tout ce qu'il fut capable de faire fut de passer ses bras autour de la nuque d'Harry et de rapprocher son visage du sien pour fixer sans relâche les deux cercles émeraude amincis par les pupilles dilatées d'Harry. Il se doutait que ses yeux devaient refléter le même genre de phénomène. C'était comme voir leurs deux bracelets.

De l'or et du vert.

Le bassin d'Harry ondula avec plus d'ardeur. La friction de leurs sexes lui tirait des feulements de plaisir. Aucun d'eux n'avait l'air de vouloir rompre leurs soupirs d'extase par un baiser. Ils s'écoutaient gémir l'un contre l'autre. Ils mimaient un acte sexuel sans vraiment se laisser prendre au jeu mais c'était suffisant. Suffisant pour que l'intensité du moment fasse venir Harry. Suffisant pour que le sperme qui s'étala sur la peau de William le fasse jouir à son tour entre leurs ventres.

Essoufflé et pantelant, Harry se laissa tomber contre lui et William plongea ses doigts dans ses cheveux.

- Dis moi… A quoi tu pensais ?

Harry frotta doucement son visage contre lui.

- A mes parents.

Il sentit Harry prendre une grande inspiration.

- A mon premier vol en balai. A mes anciens amis, à mes nouveaux amis. A notre premier baiser, celui que j'ai demandé, à nos vacances. A plein de choses tout ce qui me donnait de l'espoir, tout ce qui m'en donne encore. Je n'avais pas d'idée précise, j'ai juste… Pensé à ceux que j'aimais.

William ne répondit rien et se contenta de caresser du bout des doigts la nuque d'Harry. C'était déjà plus qu'il n'avait espéré entendre.

OooooooooooooOooooooooooooooO

-Vous avez vu ce qui est écrit !? Bien sûr que vous l'avez lu, suis-je bête !

Lucius fit un petit sourire qu'Harry ne vit pas, trop occupé à faire les cents pas en tenant un livre à la main. Il avait presque cru qu'au dernier moment, Harry refuserait de venir chez lui mais ce dernier avait confirmé sa venue. Il était même arrivé pile à l'heure. Lucius s'était retenu de faire des commentaires sur sa tenue. Harry était arrivé habillé d'une simple chemise blanche trop grande pour lui et d'un pantalon noir au tissu improbable que le Serpentard avait appelé « jean » en voyant l'air circonspect de Lucius.

Il ne décela cependant aucune fausse note lors de leur dîner. Tout s'était passé dans une ambiance électrisante. Lucius se surprenait à réellement apprécier ce moment en la compagnie d'Harry. Au départ, ça avait été une curiosité étrange à propos de leur pacte. Il s'était demandé si ça mènerait réellement quelque part, si Harry n'essayait tout simplement pas de chercher de quoi le discréditer... Ce qui aurait pu être légitime.

Mais Harry se fichait bien de la politique. Ils ne mirent aucun sujet du genre sur le tapis. Lucius avait abandonné l'idée de le rallier à sa cause ; à la place, il se laissait porter par les récits d'Harry. Ils échangeaient à propos de Quidditch, de Poudlard, de passages secrets et de cours et de théories magiques farfelues.

La discussion devint plus tendue vers le dessert, voire extrêmement houleuse quand, sans le vouloir, ils se mirent à discuter d'un sujet fâcheux : les elfes de maison.

Lucius soutenait qu'ils valaient moins que des animaux et qu'il ne fallait pas s'attendre à un comportement intéressant de leur part. Harry, qui gardait en mémoire tout ce que Dobby ferait ou avait fait pour lui, s'énerva presque en soutenant le contraire. S'en suivit un débat animé sur la place des créatures magiques dans le monde sorcier, sujet qui bifurqua évidemment sur la supériorité des sorciers et le dénigrement des autres espèces, tels les loups-garous ou les gobelins.

Harry ne pouvait croire qu'un homme intelligent comme Lucius pouvait penser de cette façon. Ça l'étonnait plus que tout. Il avait de quoi s'instruire, ça avait été un élève brillant. Il fallait croire qu'on n'effaçait pas plus de vingt ans d'éducation butée et raciste d'un claquement de doigt.

Harry s'était forcé à reprendre son calme. Il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis et il voulait faire des efforts pour comprendre Lucius. L'aristocrate avait fini par ne pas envenimer la situation en voyant qu'Harry avait pris sur lui pour ne pas être totalement odieux. Il ne l'avouerait pas immédiatement, il mettrait longtemps avant de le comprendre, mais Lucius avait tout de même apprécié cet échange enflammé sur leurs idées contraires. Ça avait été exultant et amusant dans une moindre mesure.

Harry semblait être un garçon toujours prêt à faire de grands discours et pourtant, il hachait ses phrases au couteau, sortait ses remarques avec piquant. Il pouvait parfois parler d'un ton calme, puis amusé, et pouvait l'instant d'après devenir polaire ou hurler avec rage. Contrairement à Lucius, qui affectait de garder ses réserves et conserver une maîtrise de sa voix quasi parfaite, il se plaisait à voir toutes les facettes d'Harry.

Et maintenant, il s'amusait de le voir tourner en rond dans sa bibliothèque, s'arrêter le temps de lire un passage à haute voix. Demander à Lucius son avis sur telle ou telle formule, sur le nom d'un homme ou d'une femme qu'il avait l'impression de connaître. Recouper certains livres avec d'autres et s'émerveiller de ce qu'il découvrait.

- Je suis curieux, que pensez-vous de ça : « Derwin Hygway maîtrisait à la perfection le sort de fluctuation sans aucune baguette et l'appliquait sur son propre corps. Ainsi, il pouvait changer d'état à son bon vouloir, passant du solide au liquide pour devenir aussi vaporeux que le gaz. » Un sort de magie noire, n'est-ce-pas ?

- En effet.

- L'avez-vous essayé ?

Lucius fit tourner le liquide ambré qui se trouvait dans son verre et afficha un sourire forcé.

- Je me garde bien de le faire. Le fait d'user de la magie sans baguette est déjà bien difficile en soi, je n'ai aucune envie de perdre la vie en changeant d'aspect. Imaginons que je devienne une flaque et que je sois incapable de retrouver mon apparence, je n'ose même pas imaginer une mort plus idiote.

A sa grande surprise Harry partit dans un fou rire. Le même genre de rire que Narcissa pouvait avoir parfois. Etait-il drôle à son insu ? se demanda Lucius. Il ne voyait pas ce qu'il y avait d'amusant dans sa phrase, pourtant voir le Serpentard rire sans se cacher lui réchauffa étrangement le cœur.

- Vous savez, dit-il, que la plupart des élèves de l'école de magie de Uagadou* pratique la magie sans baguette.

Lucius posa son verre et Harry en profita pour ranger le livre et s'asseoir dans le fauteuil en face du sien.

- Rien ne le prouve.

- Parce que c'est un continent où vous ne mettez pas les pieds.

- La fédération internationale de la magie ne permet pas ce genre de petite excentricité.

- Qu'en savez vous ? Ils n'ont pas de baguette donc ils ne sont pas bridés, ils ont une autre façon d'appréhender la magie. Ils ne se font pas prendre parce qu'ils sont doués, parce que leurs corps et la seule passerelle dont ils ont besoin pour pratiquer la magie.

- Où avez-vous lu ça ?

- « Traités des écoles magiques et de l'apprentissage magique à travers le monde. »

- Ce ne sont que des rumeurs.

- Personnellement, j'y crois et vous y croyez aussi. Quand les enfants montrent leurs premiers signes magiques, ils n'ont pas encore de baguette.

- Et c'est d'autant plus dangereux, c'est pour cette raison qu'un enfant qui ne…

Lucius s'arrêta mais Harry lui sourit. Un sourire légèrement affligé.

- C'est pour ça que les parents qui ne sont pas des sorciers ne devraient pas exister.

Harry leva sa main et Lucius accrocha son regard à ses doigts.

- Aguamenti, murmura-t-il

Aussitôt de l'eau s'échappa de la main d'Harry, ce n'était pas grand-chose, juste un mince filet. Mais c'était déjà ça. De la magie sans baguette. Cela faisait presque un an qu'il s'entraînait en secret. Faire brûler du papier sans baguette et sans formuler de sort, il y arrivait, mais faire apparaître de l'eau avait été plus compliqué.

- On habitue les enfants à user d'un canalisateur alors qu'on pourrait être plus que ça.

- Vous maîtrisez d'autres sorts du même genre ?

Harry serra ses doigts en un poing pour faire disparaître l'eau.

- Rien de bien méchant, et puis j'aime ma baguette.

- Je crois que ce n'est pas pour rien que la baguette se lie à un sorcier et ce n'est pas pour rien que nous nous y attachons autant. Elle augmente notre puissance, faire de la magie sans baguette est plus ou moins sans intérêt si l'on ne désire rien d'autre que du peu que la magie peut nous offrir.

- Je suis d'accord. Mais la baguette n'est pas le seul objet magique qui procure se sentiment de puissance, fit Harry.

Il se pencha un peu plus sur le fauteuil, ses deux bras croisés sur l'accotoir, et Lucius put voir briller le bracelet de jade à son poignet. Même sous la lumière du feu, l'éclat du bijou ne vacillait pas.

- Vous imaginez, poursuivit-il, dans le monde se trouve tout un tas de créations magiques qui permettent tant de choses...

- Vous avez l'intention de devenir un chasseur d'artefacts ?

- Et bien, ça pourrait être amusant... Barjow et Beurk n'ont qu'à bien se tenir !

Lucius laissa échapper un petit rire qui fit agrandir les lèvres d'Harry en un immense sourire.

- Vous êtes plein de surprises, Harry Adams.

- Et vous aimez ça.

- Je ne le nie pas.

Harry se leva et Lucius haussa un sourcil.

- J'ai largement dépassé le couvre feu, je crois. Il est temps pour moi de rentrer.

Lucius se leva à son tour.

- Ajustons notre prochain rendez-vous dans deux semaines. Je ne serai pas à Poudlard durant les vacances.

- Ce qui me laisse un peu de temps pour vous concocter une sortie digne de ce nom...

- Ne vous torturez pas trop les méninges, je ne suis pas difficile. Ce genre de soirée me va très bien aussi.

L'héritier Malfoy lui adressa un sourire affable et Harry le lui rendit.

OooooooooooooOoooooooooooooO

- Plus je regarde ce que tu fais et plus je trouve que tu es doué.

Harry attira un autre parchemin à lui pour étudier les croquis de Regulus. Pour le moment, il n'avait qu'un seul sujet de prédilection : Feutenfer. L'immense animal était un modèle patient mais aux poses limitées. Il ne faisait que dormir, manger et dormir encore.

- Peut-être devrions-nous retenter de voler, pour qu'il nous suive ?

- Hagrid m'a dit qu'il volait parfois, la nuit. Je ne crois pas que tu puisses dessiner sans soleil.

- Non, en effet… Tu trouves vraiment que je suis doué ?

Harry sourit et rangea de façon égale les feuilles de parchemin.

- Je ne serais pas contre un autre tableau du même genre que j'ai eu à Noël.

Les joues pâles de Regulus rosirent légèrement. Harry observa le garçon à la dérobée. Le second des Black était à présent un peu plus grand que lui et ses cheveux noirs ondulaient autour de son visage. C'était vrai qu'il était moins beau que Sirius, mais il était agréable à regarder. Harry avait remarqué qu'en dehors de leurs petits moments à deux, le jeune homme avait un regard aussi dur que William. Mais il abandonnait son air sombre dès qu'il se retrouvait seul avec Harry.

Le blond se demandait alors si Regulus se sentait vraiment bien. S'il était entouré d'amis.

- Est-ce que tu voudrais reparler à ton frère ?

- Est-ce qu'il veut me parler ?

- Pardon ?

- Je ne suis pas un idiot, Harry. Ton amie Lily et James Potter sont le couple phare de Poudlard, Lily est une de tes meilleures amies, non ? Et Sirius est le meilleur ami de Potter, je ne doute pas qu'il t'arrive de le croiser ou de discuter avec lui.

- Je comprends que tu ne veuilles pas m'en parler mais il reste ton frère.

Regulus cessa de dessiner et braqua son regard gris vers Harry.

- Non, il ne l'est plus. Il a cessé de l'être dès le moment où il a quitté la maison pour aller vivre je ne sais où. Peut-être chez Potter.

- Tu aimerais savoir où il vit ?

- Quelle importance que je le sache ? Ce n'est pas comme s'il reviendra chez nous... Et même s'il le faisait, ma mère ne l'accueillerait sûrement pas de la meilleure des façons. Sirius a choisi de ne plus faire partie de notre famille, je ne serais pas aussi ingrat. Je crois que tu t'inquiètes pour rien, Harry. Moi et Sirius avons les mêmes parents mais je ne crois pas que nous soyons réellement frères.

Regulus baissa immédiatement les yeux à la fin de sa phrase parce qu'il savait ce qu'il verrait sur le visage d'Harry. Il y verrait de la compassion et de la tristesse, et il n'était pas en mesure de supporter ça dans le regard de son ami. Il se devait d'être fort, courageux et digne de sa famille. Il était important, il était plus important que Sirius et il le prouverait. Il releva la tête en entendant le soupir d'Harry.

- Excuse-moi, Regulus, de me mêler de ce qui ne me regarde pas.

- Non ! C'est bon… Tu t'inquiètes pour moi. Mais je te promets que ça va aller.

Harry n'ajouta rien mais il était de moins en moins sûr que ça irait. Il commençait à presque croire que le futur de Regulus était inéluctable.

OooooooooooooOooooooooooooO

Le mois de Décembre, en plus d'amener la neige et le froid, apporta aux Serpentard une autre victoire au Quidditch contre les Serdaigle, clôturant les matches de l'année 1976. Rebecca avait définitivement abandonné l'idée de battre Harry et envisageait de laisser son poste d'attrapeur l'année suivante.

- De toute manière, avec les ASPICs, je serais plus occupée à travailler qu'à me démener pour gagner... Et toi, James ?

- Abandonner le Quidditch durant ma dernière année ?! Sûrement pas ! Et j'espère qu'Adams non plus ! Non seulement j'aurai tous mes ASPICs, mais en plus je gagnerai cette coupe !

Harry s'emmitoufla encore plus dans la couverture et Lily se serra contre lui en soufflant sur son chocolat chaud.

- Peut-être ferais-je l'effort de te laisser la seconde place, Potter, mais ne t'attends pas à gagner quoique ce soit... Ni cette année, ni l'année prochaine.

Avant que James ne puisse répondre quoique ce soit, la porte de la salle s'ouvrit sur Sirius, William et Severus.

- Puisque je te dis que c'est possible !

- Je n'en ai aucune envie. Je ne me donnerai pas en spectacle, je ne ferai pas ça. Je n'ai aucune envie d'être humilié.

- Oh, par Merlin Severus ! C'est juste une danse !

William se détacha rapidement du duo et s'empressa de venir s'asseoir contre Lily qui tendait la couverture.

- Qu'est ce qu'il se passe ?

- Sirius a voulu inviter Severus au bal de fin d'année et s'est pris un râteau, ricana William.

- Je ne me suis pas pris un râteau ! râla Sirius. Severus, je ne te dis pas de t'habiller en fille !

- Encore heureux, grinça-t-il.

- Je dis juste que ça serait sympa de danser tous les deux.

- Je ne veux pas danser, je ne sais pas danser et je ne voix pas pourquoi je danserais avec toi.

Sirius afficha un air profondément vexé mais Severus fit semblant de ne rien voir.

- Vous n'êtes pas obligés de danser dans la Grande Salle.

- Et où veux-tu qu'on danse ?

- Ici, bien sûr, fit Lily. On va organiser notre propre bal, avec juste nous !

- Juste notre groupe ?

- Oui, on fêtera rapidement le nouvel an dans la Grande Salle avec les autres élèves et ensuite, on fera vraiment la fête ici, dit-elle avec un sourire conspirateur.

Harry fit basculer sa tête contre l'épaule de Lily et ferma les yeux.

- C'est une idée brillante, dit-il, mais je vais probablement faire l'impasse sur la première partie.

- Tu plaisantes ! s'exclama James. On est censés s'amuser tous ensemble !

- C'est bon, Potter, tout le monde sait ce qu'il va se passer, tu vas ouvrir le bal en invitant notre Lily et danser une valse renversante, toute la salle sera éblouie par sa grâce et ta beauté, on vous applaudira, on psalmodiera votre nom et tu auras droit à un immense bain de foule, rétorqua William. Je suis déjà épuisé rien qu'en y pensant !

- Le jour où j'aurais besoin d'un mentaliste, Chester, je saurais où sonner…

William lui fit un clin d'œil et James se contenta de sourire en levant les yeux au ciel.

Harry appréciait ce genre de moment avec une saveur particulière. Avec l'impression que tout allait bien dans sa petite bulle. Tout pour repousser une éventuelle perturbation qui viendrait en fin de semaine.

Doucement, il essaya de chasser l'image de Lucius de son esprit en se laissant bercer par les voix de William, James et Lily. A présent, il n'avait qu'une hâte : que les vacances de Noël approchent pour voir ses grands-parents et passer un moment rempli de cette même tranquillité. Il voulait profiter au maximum de cette douce euphorie et en savourer chaque minute.

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A suivre.

Uagadou* : Est l'école de magie africaine, situé dans les montagnes de la Lune, on y apprend la magie sans baguette et la plupart des élèves sont des animagus confirmé. (source Pottermore)

Voilà j'espère que ça vous a plus. Désolée de poster tard. N'hésitez pas à me laisser un petit mot pour me dire si ça vous a plu. Koeur sur vous.