Bonjour!
Je sais que les délazsi de publication sont de plus en plus longs et je ne peux que m'en excuser.
Je suis actuellement en pleine préparation pour un concours, ce qui me prend du temps.
Je prépare aussi mon déménagement, qui aura lieu d'ici un mois, un mois et demi au plus tard, du coup, je risque de ne pas pouvoir publier d'ici là, honnêtement.
Mais comme je l'ai dit dès le départ, je vais jusqu'au bout, et le fin est très proche, il ne reste que deux chapitres à venir.
Sur ce, je vous laisse à votre lecture, et vous remercie encore d'être tjs là!
Un gros merci à Tracie, aussi, ma bêta, pour sa correc.
La fic appartient à Mynxi
Précédemment dans le chapitre 52
Je me garai devant la maison et pus sentir qu'il avait été là il n'y a pas très longtemps. Il ferait mieux de ne pas me laisser le surprendre à la harceler, spécialement après les choses qu'il avait dites sur elle. Toutes les lumières étaient éteintes et, en marchant la porte d'entrée, je pus entendre Charlie et Bella ronfler légèrement.
Soudain, il y eut une énorme quantité de haine et colère, puis il fut devant moi, me bloquant l'accès à la porte.
« Qu'est-ce que tu crois faire ? »Me siffla-t-il.
« Je vais rejoindre ma femme au lit ; voilà ce que je fais. » Lui grognai-je. Je n'étais pas sur la défensive, pas encore. Je savais ce qu'il y avait. Il renifla l'air et me regarda.
« Il était là. » Dit-il, et je hochai la tête, l'ayant déjà senti. Je pris note qu'il avait dû courir aussi vite que possible pour arriver ici si rapidement, voyant que ses habits étaient tous tordus et qu'il avait des feuilles dans les cheveux.
« Avec un peu de chance, Carlisle peut avoir assez de contrôle sur lui pour le tenir éloigné. Je n'ai pas peur de me débarrasser de son sale cul de menteur pour de bon. » Dis-je avec colère.
« Je vais rester surveiller autour de la maison, cette nuit. Mais tu as quelques explications à donner, Major. » Me grogna-t-il, les yeux plein de colère. Cette connerie n'allait pas passer comme ça, et je lui envoyai mon irritation et mon aversion pour son attitude.
« J'en ai rien à foutre ! » Murmura-t-il avec force. « Tu l'as mordue ! Bordel, Jasper ? Son artère ! Son cou ! Ce n'était pas juste une petite éraflure, tu as commencé à te nourrir d'elle. Je peux le voir en toi. Je peux le sentir, venant de toi. » Ouais, il était furieux et il avait raison, mais il n'avait pas le droit de me parler comme ça.
« Écoute bien, enfoiré, un avertissement. Un, c'est tout ce que tu auras. Oui, je l'ai mordue. Oui, j'ai perdu le contrôle durant un instant. Et oui, j'en ai tiré une leçon. Non, ça n'arrivera plus, jusqu'à ce que je la change. Et maintenant, comprend ceci : tu ne me remets plus jamais en question, ni tu m'attaques de cette façon. Tu as mis Bella en danger quand tu t'es jeté sur moi, comme un animal de retour chez lui. Tu aurais perdu la vie si tu m'avais atteint. Ne te fais pas d'illusion, connard, tu étais une menace envers ma femme, et une que je ne prends pas à la légère. Et Peter, fais passer le message au reste de la famille. La morsure sur le cou de Bella est une erreur, dont j'endosse l'entière responsabilité. Cependant, à parti de maintenant, toute discussion à ce sujet est close. C'est entre Bella et moi, et elle n'est même pas aussi contrariée que je le suis. Et elle ne sera ni rabaissée, ni harcelée, ni soumise à être témoin d'une conversation à ce propos. Ce sont nos affaires, son corps, et mon contrôle est meilleur qu'il ne l'a jamais été. Affaire classée, compris ? » Ce n'était pas une demande, c'était un ordre.
« Oui, Major… Nous ne pouvons pas la perdre. Je ne veux pas la perdre, et je ne veux pas que tu perdes… » Gronda-t-il, mécontent du résultat, mais conscient que le débat s'arrêtait tandis que je le regardais froidement. Il se la ferma tout de suite après ça, faisant un signe de tête indiquant qu'il avait terminé. Ses paroles avaient quand même marqué un coup. Je ne voulais pas la perdre, mais je ne voulais pas, non plus, y penser.
« Maintenant Peter, pas la peine de rester dehors comme un voyeur. Va à la maison ou rentre à l'intérieur et fais un lit sur le canapé. Mais te cacher dans les arbres comme un mec bizarre, n'est pas une option. Alors, qu'est-ce que ce sera ? » Je n'allais pas lui permettre de s'asseoir dans les arbres comme un hippie. Je savais que Fuckward avait été là, je pouvais le sentir. Ce serait sympa d'avoir une paire d'yeux et d'oreilles en plus, ainsi que le don de Peter. J'avais juste assez d'espoir que Fuckward ne soit pas assez stupide pour venir pendant que j'étais là.
Je pouvais juste présumer qu'il ne l'avait pas contactée, parce qu'elle me l'aurait dit. Charlie m'aurait probablement appelé, après avoir essayé de lui tirer dessus. J'espère qu'il a juste traîné dehors avant que Carlisle ne l'emmène. Son odeur était forte ; il était sûrement parti dès qu'il avait entendu ma voiture en bas de la rue, ou mes pensées. Je soupirai lourdement et Peter me lança un regard significatif. Nous allions devoir faire attention à nos pensées et c'était une tâche fastidieuse.
« Je vais rester, Major. Mais je dois appeler Char avant. Je serai là dans une minute. » Dit-il doucement, regardant le sol dans une attitude de soumission. Sa colère s'était dissipé, mais il était toujours irrité et inquiet. Je ne voulais pas penser à ça, alors d'un signe de tête, je me servis de la clé que Charlie m'avait donné, des mois plus tôt, pour entrer et laissai la porte entrouverte pour Peter.
Je me précipitai au chevet de mon amour, sifflant quand j'entrai dans sa chambre. « Carrément…Incroyable ! » Grondai-je les dents serrées. Fuckward était assis dans le rocking-chair de Bella, dans le coin de sa chambre. Il ne respirait pas, ses yeux, prudemment sur moi, mais tout ce que je percevais de lui était un étrange calme. Comment ne l'avais-je pas senti plus tôt ? Les rideaux flottaient dans la brise chaude, alors je supposai que c'était son point d'entrée, puisque je ne l'avais senti nulle part ailleurs dans la maison.
Il était aussi immobile qu'une statue dans un parc, et me regardait. Je m'approchai pour défendre Bella, me plaçant entre eux, grondant férocement. Où était Peter, putain ?
« Je ne veux pas me battre. » Dit doucement Edward, levant ses mains en signe d'abandon. Je me mis à penser aux cinquante façons de tuer Fuckward. Aller chercher ces foutus chiens, les attacher à chacun de ses membres, tirer et écarteler le salaud. J'imaginais l'attacher avec de lourdes chaînes, me demandant si elles céderaient. Ouais, probablement. Bon, l'autre meilleur idée, était de les laisser prendre chacun un membre dans leur gueule et tirer. " Ca marchera, c'est sûr", Pensai-je avec un sourire, tandis que Fuckward grimaçait.
« Ne pourrions-nous pas simplement discuter ? » Demanda-t-il, baissant ses mains.
« Pas ici. Tu ne devrais même pas être là, connard. Qu'est-ce que tu fous ? Tu sais quoi, ne répond pas. Dégage d'ici ! » Lui crachai-je.
« Crois-moi, Jasper… » Il déglutit le venin, qui, j'en étais certain, s'accumulait abondamment à cause de l'odeur de Bella. « Je sais qu'elle est à toi maintenant. Sa chambre entière à ton odeur et la sienne, et celle de vos bassesses. » Dit-il avec mépris. Je fis un pas vers lui. Oh non, tu ne me parles pas comme ça.
« C'est du sexe, Fuckward. S-E-X-E. Et c'est une chambre, c'est comme ça que c'est supposé sentir. » Je le foudroyai du regard et il releva ses mains.
« Je ne veux pas me battre, Jasper. Je veux juste savoir pourquoi ? » Demanda-t-il sans rien dire de plus.
« Pars. Nous parlerons demain. » Dis-je, montrant la fenêtre du doigt. Il essaya de jeter un œil à Bella sans que cela soit trop évident, mais il ne pouvait pas.
« Elle pue le chenil. » Dit-il, retroussant son nez.
« Elle était avec les loups, crétin. Et je suppose qu'elle était trop fatiguée, physiquement et émotionnellement, pour se doucher. C'est bon. Je peux le supporter et tu peux partir. » J'étais de plus en plus en colère à chaque minute qui passait, et malgré mon excellent contrôle, je ne savais pas combien de temps je tiendrai encore.
« Alors comme ça, tu es super puissant maintenant, hein ? » Se moqua-t-il. Il me cherche ? Pensai-je, et ses lèvres frémir quand il lut mes pensées. Je passai immédiatement en mode combat et me jetai sur lui. Il n'essaya même pas de bouger et je le pris par le cou. Je le poussai contre le mur et me servis de mon nouveau don pour l'immobiliser. Peter choisit se moment pour plonger par la fenêtre, nous regardant, surpris.
« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Quand est-ce qu'il est arrivé ici, Major ? » Demanda-t-il en surveillant la pièce. « Désolé de te réveiller, chaton. » Dit-il, regardant vers le lit. Merde ! J'envoyai une dose de léthargie à Charlie pour m'assurer qu'il était toujours endormi. Je descendis Fuckward pour que ses pieds touchent le sol, même s'il était toujours paralysé, et me tournai vers Bella.
« Je suis désolé, chérie. » Dis-je, lui faisant des yeux tristes pour qu'elle sache combien j'étais navré, sans parler que j'avais juste envie de me blottir contre elle.
« Bon, je présume que tu ne l'as pas ramené avec toi… » Elle bailla. « Alors continue, rendors-moi, Jazz. Je suis trop fatiguée… Fais juste attention à ne pas mettre le feu à ma maison. » Marmonna-t-elle, s'étant pratiquement rendormie seule, avant que je ne l'aide à retomber dans les bras de Morphée. Elle se recroquevilla sur son lit et Peter alla couvrir son épaule dénudée. Je ne pus empêcher un grondement sourd de m'échapper quand il se pencha pour la toucher.
« Désolé, Major. Je m'assurais juste qu'elle ait assez chaud. Je crois que nous devrions continuer dehors. » Il désigna la fenêtre de la tête.
« D'accord, mais rapidement. Et si je dois construire ton bûcher, garçon, ne crois pas que je ne le ferai pas. » Dis-je à Fuckward. « Assure-toi que la porte d'entrée est fermée et verrouillée, Peter. Nous te retrouvons derrière. » Il hocha la tête et alla vers le couloir pour sortir en traversant la maison. J'avançai et jetai Fuckward par la fenêtre, tête la première, sans aucune délicatesse. Il retrouverait ses sensations le moment où je le lâcherais, je ne m'inquiétai donc pas trop d'un crash à l'atterrissage. Dommage que ce don ne marchait qu'au contact.
« Ne portes-tu jamais de t-shirt ? » Demanda Fuckward quand j'atterris à côté de lui.
« Nan, » Dis-je, lui montrant l'arrière de la maison pour qu'il avance.
« Et toi et Peter, vous vous baladez simplement dans la maison de Charlie ? » Demanda-t-il, comme s'il y avait une raison qui ferait que nous ne devrions pas ou ne pourrions pas.
« Les choses ont changé… Nous utilisons les portes, pas les fenêtres et les arbres, comme des singes. » Je sentis sa colère et sa frustration face à ma réponse et je haussai un sourcil.
« Ce que je voulais dire… Et si Charlie te voit sans t-shirt ? S'il voit tes cicatrices? » Demanda-t-il, me regardant avec prudence. J'eus le sentiment qu'il allait à la pêche aux informations, mais je ne savais pas lesquelles.
« Charlie me voit tous les jours sans t-shirt et il n'a jamais rien dit. Maintenant, avance. » Je fis un signe de tête vers le jardin.
Il se mit lentement en route, et dès que nous contournâmes la maison, nous vîmes Peter qui nous attendait à l'orée du bois. En silence, nous marchâmes vers lui, tandis que je passais en revue, dans ma tête, différents bûchers. Je savais que Fuckward les voyais, mais il ne laissa rien paraître. Une autre partie de ma tête, que Fuckward ne pouvait pas voir, bouillonnait de rage et de haine, voulant simplement me débarrasser de lui pour de bon et faire bon usage de ces bûchers. J'essayais de me forcer à croire que je n'avais pas besoin de tuer cet enfoiré, juste parce qu'il était un bâtard sans cœur, qui avait rompu avec sa petite amie sans se retourner.
« Parle. » Ordonnai-je quand nous nous arrêtâmes devant Peter, puis nous nous tournâmes pour le regarder.
« Combien ? » Demanda Fuckward. D'accord, c'était étrange, je regardai Peter curieusement. Voulait-il parler de ce qu'il pouvait dire ? Ce que je voulais entendre ? Quoi ?
Peter secoua la tête, plaça la paume de sa main sur son visage tout en marmonnant, « Ne fais pas ça. » Cela m'alerta au plus haut point. Fuckward devait, à présent, savoir qu'il ne pouvait pas se mesurer à moi, physiquement, mais je m'y préparai quand même, en le regardant durement, attendant qu'il continue, sans répondre à sa question débile.
« Combien ? » Demanda-t-il encore, mais il continua. « Combien est-ce que ça me coûterait pour que tu partes ? Pour que vous partiez tous ? » Il était sérieux et il me fixait, attendant une réponse.
« Tu veux me payer pour que je parte ? Pourquoi ? Tu as dit, quand nous étions là-haut, que tu avais compris qu'elle était à moi. Est-ce que quelque chose a changé ? » J'étais abasourdi. Je n'arrivais même pas à être en colère, puis cela fit tilt avant qu'il ne puisse répondre je fus sur lui, comme une mouche à merde. Il essaya de m'esquiver et y arriva presque, mais Peter était sur sa route. Quand cette tafiole tenta de l'éviter, j'attrapai son bras avant qu'il ne puisse dire ouf et le paralysai. Honnêtement, j'avais envie de quelque chose d'un peu plus physique plutôt que de le casser avec des émotions. Je voulais vraiment arracher son bras. Heureusement, j'eus la présence d'esprit de réaliser que ce n'était ni le lieu, ni le moment. Le crissement causé par le démembrement aurait réveillé tout le voisinage. Je devais me contenter des deux secondes de danse que j'avais obtenues.
« Tu n'es qu'un stupide trou du cul. Tu veux l'acheter, pour pouvoir la drainer. Tu crois que je vais simplement vendre ma compagne, espèce de débile ? MON DIEU ! Où est ce foutu Carlisle, n'était-il pas censé surveiller ton cul ? » A mes mots, Peter rugit et bondit sur la poitrine de Fuckward, bien qu'il fut déjà immobilisé et couché par terre. Sur le moment, il était purement en mode animal. Je n'avais pas envie de gérer un Peter furieux et incontrôlable, mais je n'étais pas contre le laisser avoir sa part du combat. Je suppose que Peter savait ce que ce con allait demander, il ne savait juste pas pourquoi.
Je relâchai Fuckward, le laissant reprendre vie sous Peter. Ses yeux s'élargirent et la peur émanait de lui, parce qu'il était déjà cloué au sol. Je lui fis un petit sourire satisfait, et laissai mes yeux se noircir de haine, m'imprégnant de sa peur, la savourant. Je devais être en capacité de contrôler Peter, et franchement, j'étais prêt à en finir avec ce connard. Je m'agenouillai devant lui et ricanai, « Fuckward, je te présente le Capitaine Peter Whitlock. Capitaine, Fuckward. » Les yeux d'Edward s'élargirent encore plus quand ils croisèrent le regard, littéralement noir, de Peter. On ne pouvait qu'imagine ce que Peter pensait, ou pas, d'ailleurs. Peter me regarda et gronda férocement. Je grondai méchamment en retour, tout à fait conscient que j'étais la seule personne, autre que Char, à pouvoir contrôler Peter. Je lui envoyai un sentiment de reconnaissance et de confiance, mais ne fit rien pour atténuer sa rage aveugle.
« Retrait, Capitaine. » Ordonnai-je, et Peter s'éloigna immédiatement. Fuckward, lui, se remit tout de suite sur pieds, regardant entre nous deux. Regardant dans les yeux de vrais vampires ; des vampires qui connaissaient la douleur, le plaisir et le mal. Je devais avoir recours à mon démon pour contrôler Peter, mais j'étais encore en pleine possession de mes moyens. Ce voile rouge, qui avait l'habitude de prendre le dessus, ne me contrôlait plus. Je le contrôlais. Peter, toutefois, c'était une autre histoire.
« Capitaine, ne le tue pas. » Ordonnai-je en grondant, lui laissant sentir ma colère, pour qu'il comprenne l'ordre et les conséquences d'une désobéissance. Il grogna son consentement tout en fixant Fuckward avec hargne. Avec un air meurtrier et un ricanement manique, je regardai Fuckward dans les yeux et lui dis le seul mot nécessaire. « Cours. »
Il lui fallut moins d'une seconde pour comprendre et il déguerpit dans les arbres, Peter sur ses talons. Je me sentais un peu mal d'envoyer Peter sur une chasse à l'oie sauvage. Fuckward avait de la chance d'être rapide. Ce serait peut-être suffisant pour ne pas tomber entre les griffes de Peter. Je sortis mon téléphone de la poche. Char allait être énervée.
« Jazz ? » Répondit-elle au téléphone.
Fuckward choisit cet instant pour courir à travers le jardin, avec le vent et Peter à ses trousses.
« Rappelle-le. » Supplia-t-il, comme une tapette, en passant vers moi.
« Edward ? Rappeler qui ? Qu'est-ce qu'il se passe ? » Demanda-t-elle, inquiète.
Je répondis à ses questions, ne m'embêtant pas à modérer mon ton enragé. « Le Capitaine a fait une petite apparition ce soir, quand Fuckward s'est montré à l'improviste dans la chambre de Bella et a offert de l'acheter. Il va être occupé un moment. Je retourne me coucher. » Et je raccrochai. Pas besoin de dire autre chose, et il était certain que je n'avais aucun intérêt à l'écouter râler.
« S'il te plaît, Jasper ? » Fuckward repassa par là. Je ricanai et allai vers la porte arrière, utilisant la clé pour entrer. Quand il s'approchait trop de la maison, Peter rugissait et Fuckward s'enfuyait à nouveau dans les arbres. Après deux fois, je ne les entendis plus. Je ne pouvais pas être sûr que Peter ne le tuerait pas, même si je lui avais donné un ordre direct. Mais Fuckward devait apprendre la peur, et Peter avait besoin d'évacuer un peu de pression. Après mon coup de téléphone, je ne serais pas surpris si les autres n'avaient pas envie de rejoindre Peter pour l'aider. Avec un peu de chance, Char les arrêterait. Peter avait seulement l'ordre de ne pas tuer Fuckward, mais dans son état d'esprit, il pourrait ne pas reconnaître les autres, et encore moins ne pas les tuer.
Je laissai tomber mon pantalon sur le sol de la chambre de Bella et me blottis contre elle. Son corps se lova, instinctivement, contre moi, et même si je ne pouvais pas dormir, c'était là que je voulais être. C'était le bonheur absolu. Toute la haine et la colère, ainsi que le poids de cette journée, quittèrent mon corps. Je décidai de me servir du temps que j'avais pour former un plan, nous ne pouvions pas continuer à nous en prendre à Fuckward à tour de rôle, sinon, il allait finir par mourir.
Environ 30 minutes avant l'aube, je pris le téléphone de Bella sur sa table de chevet, vu qu'il était plus près que le mien, et envoyai un message à Char.
Jasper : Rappelle Le Capitaine, Lieutenant ~M
Étant sa compagne, elle était la seule personne qui pouvait s'approcher de lui dans cet état.
Char : Déjà fait Major. En train de rattacher la jambe ~C
Je ricanai. Alors il avait perdu une jambe, hein ? Et je savais que ce n'était pas Peter qui avait perdu une jambe. Si ça avait été le cas, Char m'aurait appelé, juste pour me traiter de tout les noms connus, sauf de celui qui m'avait été donné en baptême. Bella remua un peu dans mes bras et je lui envoyai un peu de léthargie pour la maintenir endormie. Elle avait vraiment besoin d'un bon repos et elle n'en avait pas beaucoup eu dernièrement. Le retour des Cullen et de Fuckward, plus le chagrin pour l'ami de Charlie, pesaient lourd cette nuit. Ne parlons pas du fait qu'elle sentait vraiment mauvais, mais je n'allais la faire se lever pour aller se laver, pour quelque chose qu'elle ne pouvait même pas sentir.
Charlie partit tôt ce matin après avoir jeter un coup d'œil sur Bella et moi. Quelque chose qu'il ne faisait normalement plus, mais je pouvais dire qu'il s'inquiétait pour elle. Au grincement de la porte, je relevai la tête et essayai de le regarder avec des yeux à moitié ouverts, faisant comme si j'avais dormi.
« Oh, je n'avais pas réalisé que tu étais venu hier soir, fiston. Rendors-toi. Je rentrerai probablement tard. Je vais chez Sue pour l'aider avec les funérailles. » Murmura-t-il, et je hochai la tête, me rallongeant et attirant Bella un peu plus près de moi. Vers 9h30, Bella se mit à bouger mais je la gardai contre moi. Je jure, elle s'était baignée dans l'odeur de ces bâtards, et peu importe le temps que l'avais tenue contre moi, leur fumet lui collait à la peau. J'essayai de ne pas être jaloux et de me convaincre qu'ils avaient tous de la peine et se prenaient dans les bras les uns les autres, faisant ça, je l'espérais, dans un lieu très public. J'essayai de me convaincre qu'ils n'en profitaient pas pour reluquer et peloter ma malheureuse petite copine. Je crois que je me persuadai du contraire, et quand Bella fut enfin réveillée, je tremblais presque de jalousie et de colère.
Elle était encore trop endormie pour s'en rendre compte, et je repoussai ces pensées quand elle se tourna dans mes bras et enfouit son nez dans mon cou, me faisant des petits bisous. Je pus sentir ses larmes quand elle se mit à pleurer doucement. Je la serrai dans mes bras, ressentant sa peine et sa tristesse, mais aussi le réconfort que lui apportait ma présence. Je savais alors que je faisant mon job. Hier avait vraiment été une horrible journée pour tout le monde. A un moment, je tendis la main et pris un mouchoir sur le chevet pour qu'elle se mouche. Elle finit par se calmer et se colla contre moi, s'endormant pour 30 minutes de plus. Je la tenais contre moi. Je n'étais pas pressé de la remettre entre les mains des Cullen, et j'espérai qu'ils avaient réglé quelques trucs avant que nous ne revenions. Au moins, j'avais réfléchi à quelques petites choses et je voulais en parler à Bella.
Après nos douches, dieu merci, nous nous retrouvâmes dans la cuisine pour le petit déjeuner de Bella. Elle se décida pour des œufs, alors je l'aidai à sortir tous les ingrédients pour une omelette puis m'assis à table.
« Bella…J'aimerais parler de notre futur, Darlin'. »Elle se figea un moment puis hocha la tête. Je me dis qu'elle ne pensait pas que j'allais parler de ça.
« Eh bien, j'ai beaucoup réfléchi la nuit dernière, et je crois que tu seras d'accord pour dire qu'être en présence des Cullen, pour un temps incertain, ne marchera pas. » Je fis une pause, et elle acquiesça tout en continuant de cuisiner. « Bien… Dis-moi ce que tu veux faire, Darlin ' ? Nous pouvons voyager, voir le monde. Je peux te changer et nous pouvons traverser ta première année de nouveau-né. Nous pouvons aller à l'université. Nous pouvons déménager et faire tout et n'importe quoi, ce que tu veux. Est-ce qu'il y a quelque chose qui te tente ? Ou as-tu une autre idée ? » Je sortis toutes mes idées et mes questions en même temps. Je savais ce que je voulais faire, mais j'avais déjà tout fait avant, et j'avais tout le temps que je voulais. C'était sa décision.
Elle réfléchit un moment tout en mettant tout les ingrédients pour son omelette et mélangeant. Je la regardai en silence, pendant qu'elle faisait du café et se servait un verre de jus de fruits. J'attendis. Quand son omelette fut prête, elle la fit glisser dans une assiette et me rejoignis à table. Elle but un peu de son café, fixant son assiette. J'attendais, en retenant mon souffle, d'entendre ce qu'elle avait à dire, mais cette fois, je n'allais pas pousser pour avoir une réponse. Elle prit son temps et je laissai faire. Après quatre bouchés de son omelette, elle leva les yeux vers moi et hocha la tête, signe qu'elle avait pris sa décision. Je fis aussi un signe de la tête, impatient qu'elle me donne enfin sa réponse.
« Je crois que je veux essayer l'université, mais je n'ai postulé nulle part… » Je la coupai, levant la main.
« Je t'ai inscrite à Dartmouth avec moi, Rose et Em ; nous serons tous en première année et le prochain semestre commence mi-août. » Dis-je, regardant sa réaction attentivement. Elle hocha la tête et sourit, prenant un bout de son omelette. « Mais nous pouvons aller où tu veux, Darlin'. » Ajoutai-je.
Nous parlâmes un peu plus longtemps et planifiâmes. Tant que Peter et Char étaient d'accord, nous ne serions plus à Forks pour très longtemps. Une fois cette conversation close, nous retournâmes chez les Cullen pour voir quelles catastrophes il y avait eu du temps que nous n'étions pas là.
Quand je me garai devant la maison, tout me sembla plutôt calme. J'aidai Bella à sortir de la voiture, mais avant d'entrer, je la plaquai doucement entre mon corps froid et le véhicule chaud. Je l'embrassai intensément, la laissant sentir mon amour, ma sûreté et mon adoration pour elle. Nos langues dansaient paresseusement, tandis que nous prenions notre temps contre la voiture, aucun de nous n'ayant envie d'affronter cette journée. Je sentis de l'agitation et de l'impatience venir de la maison, et je sus que nous allions devoir entrer, sinon, ils allaient venir nous chercher. Alors, le cœur lourd, je m'éloignai d'elle, lui donnant quelques petits baisers. Je souris fièrement face à son regard voilé de désir. Elle était magnifique avec son teint rosé et ses lèvres gonflées.
« Je t'aime, » Murmurai-je alors que nous montions les escaliers menant à la maison, et elle m'envoya son amour, sans rien dire. Je décidai d'entrer avec une attitude grave et projetai ce sentiment dans la maison. J'étais sérieux et je n'allais pas supporter leurs conneries.
Je fis le tour de la pièce et fis une bise sur la joue à chacune des femmes, tandis que Bella embrassai ses frères. Quand j'arrivais vers Alice, qui était la dernière avant Esmé, je sentis une pointe de jalousie qui disparut rapidement. Je me tournai pour regarder Bella.
« Sérieusement ? » Demandai-je à Bella, et elle me transmit sa honte. Je hochai la tête, mais embrassai quand même Alice, comme prévu, puis avança. Je fis aussi une bise à une Esmé surprise, ce qui recueilli quelques sentiments de choc dans toute la pièce, mais j'étais focalisé sur Bella. « Sérieusement, encore ? As-tu si peu confiance ? » Demandai-je, quelque peu joueur, mais légèrement soucieux.
« Désolée, » Dit-elle, tandis qu'un certain amusement commençait à se faire sentir de sa part, puis elle ajouta en haussant les épaules, « après tout, je ne suis qu'humaine. » Tout le monde dans la pièce rit légèrement, enfin, sauf Fuckward. Je le regardai, comme tous les autres et fronçai les sourcils.
« Est-ce que tu lui as aussi enlevé son sens de l'humour ? » Demandai-je, arquant un sourcil à Peter, ce qui fit augmenter les rires et l'amusement dans la pièce, mais aussi l'indignation et la prétention de Fuckward. Je levai les yeux au ciel avant de retrouver mon sérieux. « Maintenant, » Dis-je en regardant autour de la pièce, confirmant que tout le monde était bien là. « Est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi Fuckward, ici présent, était dans la chambre de Bella la nuit dernière ? Pourquoi tu n'étais pas avec lui ? » Demandai-je, montrant Carlisle avant de poursuivre, « Et qu'est-ce que nous allons faire pour la pagaille qu'il y a ici ? » Je scannai le reste du salon et Bella alla dans la cuisine pour prendre à boire.
Esmé était nerveuse, mais elle me jeta un coup d'œil, puis vers la cuisine, avant d'avancer lentement dans cette direction. Du regard, je dis à Rose d'aller avec elles et elle suivit en silence. Regardant dans la pièce, je vis toutes les têtes tournées dans ce sens, et envoyai mon impatience à Carlisle, espérant qu'il réponde.
Carlisle se tourna pour me regarder et soupira lourdement, attirant tous les regards sur lui. « Je suis désolé, Jasper. Je pensais juste qu'il chassait. Il a dit qu'il voulait un peu de temps seul, et il avait vraiment besoin de chasser. Quand j'ai entendu qu'il avait essayé d'acheter, » Il s'étouffa avec le mot et je l'interrompis.
« As-tu enfin, enfin commencé à comprendre quel con est ton fils ?» Demandai-je en crachant le mot fils. Il hocha la tête gravement.
« Je…Je pensais vraiment qu'il était supposé être avec Bella. Maintenant, je sais que c'était plus une obsession. Je crois que, soit, il essaye de se martyriser en la gardant près de lui et en ne buvant pas son sang. Soit, il essaye simplement de vous empêcher d'être ensemble. Peut-être les deux. J'ai eu une longue conversation avec ta famille cette nuit. Ils m'ont parler de cette histoire de véritables compagnes, et bien que je n'ai jamais entendu que ce soit déjà arrivé, je comprends que ça s'est produit. Toi et Bella êtes toujours mes enfants, même si tu ne le veux pas. Je ne te verrai jamais autrement que de cette façon. Toutefois, je sais mes mots et mes actes ont été blessants, probablement impardonnables. Alors je ne demande qu'une chose… Ne nous battons plus ? » Il baissa le regard, honteux. Tous ce que je ressentais de lui étaient la honte, l'espoir et la culpabilité, qui aurait dû être là depuis le début. Lui et Esmé essayaient de faire les choses bien, finalement, et pour ça, j'en étais reconnaissant. Mais il avait raison ; cela prendrait beaucoup de temps avant que ses paroles ne soient pardonnées.
J'écoutai la conversation dans la cuisine et entendis Esmé chialer et Bella y aller franchement.
« …Carrément incroyable ! Je n'arrive pas à croire que tu penses pouvoir dire que tu es désolée et que je vais te pardonner ! Tu m'as traitée comme de la merde ! Comme un déchet qu'on jette ! Tu t'es enfuie et m'as laissée seule… Crever par terre, dans les bois. Quand j'avais le plus besoin d'une mère, tu sais qui était là ? MA VRAIE MERE ! Elle ne m'a pas abandonnée ! Non, et ni mon père ! Sans parler du fait que la dernière fois que vous êtes revenus, vous ne l'avez pas fait pour moi, pas vraiment. Vous êtes venus parce que vous pensiez que Jasper allait me tuer ou peut-être me changer… Parce que je me suis coupée sur ses dents. Ouais, je sais tout. Nous n'avons aucun secret. Si ce n'était pas pour cet incident et le fait qu'Alice, » Elle cracha le prénom, ce n'était pas bon. Elle se déchaînait, elle n'était pas complètement sensée, et ses mots commençaient à venir de façon hachée. « …ne savait pas qu'elle en serait l'issue, vous ne seriez jamais venus ! Vous êtes venus pour Jasper ! Parce que vous ne lui faites pas confiance ! Et qu'est-ce que tu as fait quand tu arrivée ici, hein ? Cette première fois ? Tu es venue dans ma chambre alors que j'avais dit que je ne voulais pas encore vous voir. Tu ne pouvais pas me laisser avec mon petit copain jusqu'à ce que je sois prête… Et ensuite, tu m'as insultée ! Tu m'as dit à quel point j'avais l'air horrible ! Ensuite, vous avez mené Jasper à vous faire sentir mes émotions, mes émotions blessées ! Mes émotions ! Celles avec lesquelles vous m'avez laissée ! Comme si le fait que vous les ressentiez était censé arranger les choses ? Vous n'avez pas eu à vivre avec pendant des mois. Vous n'avez pas eu l'envie de mourir. Vous n'avez pas eu à vous lever le matin et prétendre vivre pour que votre père ne vous mette pas à l'asile. Et j'ai quand même été enfermée ! Cette fois, vous êtes revenus avec lui dans votre sillage, » Dit-elle en pointant Fuckward du doigt. « En agissant comme si j'allais me jeter dans ses bras et que tout irait bien. Est-ce que vous deviez vraiment me rabaisser comme ça ? Est-ce que me croyez tellement superficielle, que je suis avec Jasper juste en attendant son retour ? Je sais… Sais que vous avez entendu que nous sommes accouplés. Mais vous revenez quand même ici, comme si nous allions être une grande famille heureuse, parce que vous avez ramené ce menteur, dictateur, manipulateur fils de pute avec vous ! Parce que tu as créé une relation avec Vicky ? Je ne suispas Vicky ! Je ne suis pas Alice ! Je ne suis pas une de tes filles. Tu sais pourquoi ? Parce que tu N'ES PAS MA MERE ! » Elle hurla puis se tourna vers moi, les yeux noirs remplis de larmes. Ceux qui remarquèrent ses yeux étaient choqués ; ceux qui ne les virent pas, étaient focalisés sur Esmé qui chialait.
« Putaiiiin. » Grogna Peter, passant sa main dans ses cheveux. Rose, Emmett, Alice et moi le regardâmes pour voir quel était son problème. Pendant ce temps, Vicky et Carlisle s'étaient approchés d'Esmé et essayaient de la calmer. Char était à genoux, près de la porte d'entrée, avec Spirit, et nous regardait tous attentivement. Et Fuckward, ben il décida que c'était le bon moment pour approcher Bella.
« Mon amour, tu ne peux pas… » Commença-t-il doucement, mais il n'avait pas fait la moitié du chemin, que le Cocktail de Bella se mêla à une quantité incompréhensible de rage qui sortit de son corps, faisant naître le démon en moi. En temps normal, ce genre de chose m'aurait mis à terre, mais je suppose, qu'étant son compagnon, mon côté guerrier est ressorti. Elle se tourna et posa son regard noir sur Fuckward, Peter plongea, taclant Rose qui n'était pas très loin derrière Fuckward, et Emmett rugit en voyant sa femme se faire attaquer. Une fraction de seconde avant qu'Emmett ne puisse atteindre Peter et Rose, Fuckward fut projeté à travers le mur, dans le jardin, avec un bon nombre de meubles. Enfin, il semblait, d'avantages, que tout le côté de la maison avait été enlevé. Tout ce qui était devant Bella, incluant un canapé, deux fauteuils, une grosse partie du mur et un buffet qui était devant ce mur, tout était parti.
La partie choquante était que ces choses n'avaient pas simplement été projetées en dehors de la maison. Elles étaient enfermées dans une bulle, aux reflets noirs, qui les compactaient ensemble, lentement, y compris Fuckward. Il bougeait dans tous les sens, essayant de sortir de là. Il repoussait les choses et j'étais certain qu'il hurlait, mais nous ne pouvions pas l'entendre. Je ne savais pas vraiment si un vampire pouvait être broyé à mort, mais il semblerait que j'allais le savoir. Le bouclier de Bella avait toujours été transparent, mais celui-ci, on pouvait à peine voir à l'intérieur. Nous pouvions voir Fuckward détruire les choses à l'intérieur et les réduire en miettes, mais il ne restait, tout simplement, pas beaucoup de place disponible. Je ne savais pas ce qu'il y avait de différent avec cette bulle, mais je savais que c'était mauvais.
