Désolée mais le chapitre n'est pas corrigé… donc âme sensible aux fautes diverses et variées s'abstenir.

Bon courage à celles qui reprennent le travail ou les cours cette semaine ! Et merci pour vos adorables petits mots.

Bonne lecture et on se retrouve après le chapitre…je crois qu'on aura des choses à se dire.


Le vampire ouvrit doucement les yeux et se força à respirer calmement. Le voile rouge lui obscurcissant les idées, disparut rapidement, lui redonnant complètement ses esprits. Lord Voldmort détestait perdre ainsi le contrôle. Il était pourtant suffisamment en harmonie avec sa partie vampirique pour que cela ne se produise quasiment jamais…. Enfin soupira-t-il, quand il était question de Harry, le terme jamais ne pouvait pas être utilisé! Il arrivait à faire disparaitre tout son self contrôle et ses beaux principes!

Dumbledore avait finement joué sur ce coup et, si Harry avait voulu profiter de la situation, il n'aurait rien pu faire pour lutter contre et il se retrouverait pieds et poings liés avec un calice. Il savait qu'une partie de lui mourrait d'envie de le faire sien pour toujours, de s'assurer qu'il ne le quitterait jamais en le liant à lui. Mais sa partie rationnelle se refusait toujours à redevenir prisonnier et dépendant de qui que ce soit.

En tout cas, il faudrait qu'il remercie son petit serpent pour sa loyauté… enfin dès qu'il aurait remis la main dessus et qu'il l'aurait renfermé dans sa tour pour le restant de ses jours. Pour le moment il devait découvrir où il était passé et ce qu'il avait bien pu inventer.

Le maître des vampires se remit debout, se tenant au mur le temps de juger de ses capacités. Cela faisait un peu schizophrène, mais il remercia l'autre lui-même de lui avoir redonné les manettes si rapidement. Sa partie vampirique aurait pu décider de garder le control jusqu'à ce qu'elle ait enfin ce qu'elle voulait. Mais la créature en lui, semblait ressentir le danger et avait préféré laisser faire sa partie plus rationnelle et plus efficace pour contrecarrer les plans de Dumbeldore.

Tom se redressa. Il n'était pas au mieux de sa forme mais Harry avait fait ce qu'il fallait pour le guérir de ses blessures et lui redonner suffisamment d'énergie. D'ailleurs, celui-ci devait être plutôt faible vu la quantité de sang qu'il lui avait donné, où avait-il pu aller ?

« Cela aurait été un honneur d'être ton calice »

Cette phrase qu'avait murmurée son compagnon pendant son sommeil, pourquoi la hantait-il ? Pourquoi sonnait-elle comme un adieu ?

Tom eut un mauvais pressentiment et se saisit de son téléphone que Albus n'avait pas pris la peine de lui retirer. Quel imbécile prétentieux!

- Severus, où es-tu ?

- Nous venons de pénétrer dans l'enceinte du château, Maître. Mais les renforts ne sont pas encore arrivés.

- Nous nous débrouillerons sans eux, le temps presse. Je vous rejoins. Votre priorité est de retrouver Harry et de l'évacuer.

- Maitre, nous avons un problème, le coupa Severus sachant que Lord voldemort n'apprécierait pas son intervention. Tous les vampires de la région semblent converger ici. Nous avons tous ressenti une vague de magie, et elle attire tous les nôtres.

Le maitre des vampires soupira. Lui aussi ressentait toujours cette ambiance électrique, comme un gout de fin du monde et il n'était pas étonné que d'autres l'ai ressentie. Il savait combien les siens espérait la fin de cette malédiction et il était compréhensif qu'ils se sentent attirés par ce pouvoir. Albus n'avait pas tort sur un point, tout devait s'arrêter aujourd'hui, d'une façon ou d'un autre. Et si cela devait en passer par la destruction du corps de sa femme, il n'hésiterait pas un instant à le faire.

- Très bien, rejoignez-moi dans la salle principale, elle est au centre du château, ordonna-t-il à ses hommes. Et la priorité reste de mettre Harry en sécurité. Vous devez l'évacuer au plus vite. Je me charge du reste.

Severus n'eut pas le temps d'acquiescer que Lord Voldemort raccrocha. Il gardait ce poids étrange sur le cœur et se dépêcha de sortir. Il avançait rapidement pour un humain, mais il regrettait de ne pas pouvoir utiliser ses pouvoirs vampiriques du fait de sa faiblesse. Il avait besoin de plus de nourriture, rapidement. N'importe quoi ferait l'affaire même si ce n'était pas du premier choix.

En réalité, réalisa-t-il cela faisait des mois qu'il ne s'était nourri que du sang de Harry et de rien d'autre. La dépendance était encore plus forte qu'il n'avait bien voulu se l'avouer. Le maitre des vampires gravit rapidement les escaliers, se servant de son radar personnel pour détecter les gardes. Il n'aurait eu aucun mal à se défaire des humains mais il ne se sentait pas encore de taille pour affronter des vampires et, malheureusement pour lui, il ne croisait que cela pour le moment.

Deux autres vampires approchaient. Il se cacha derrière un amas de pierre au milieu d'un couloir. Ce château était une véritable ruine, tout comme l'était le clan de Dumbledore s'il en croyait ce qu'il avait vu jusque là. Une fois les deux gardes passés, Tom se remit en route avant de se figer devant une porte. Il prit quelques secondes pour sentir l'air et se décida à pousser la porte. La pièce était vraisemblablement occupée puisqu'elle paraissait en meilleur état que le reste du château.

Voldemort entendit quelques sanglots et se dirigea vers la source du son pour y découvrir une jeune fille en pleurs sur un lit. Elle redressa la tête et Tom gémit intérieurement. Cette petite peste, il la reconnaissait, c'était une amie de Harry, il n'était donc pas envisageable de lui faire du mal. Dommage, elle aurait certainement fait un encas très convenable.

- Qui…êtes …vous ? pleurnicha-t-elle.

- Peut importe. Je vais te faire sortir de là.

Les grands yeux larmoyants s'ouvrirent et la chose se jeta à son cou. Tom essaya de s'en détacher et n'y parvint que difficilement.

- Oh…merci… j'ai eu tellement peur…. Il est devenu fou.

- Qui est devenu fou ? … et puis peu importe, as-tu vu Harry Potter ?

- Oh ce pauvre Harry. Je voulais juste lui faire une petite plaisanterie mais Gellert est devenu fou et….

- Gellert ?! Comment connais-tu Grindelwald ? demanda froidement le vampire en la repoussant violemment, la maintenant par les bras.

La femelle éclata de nouveau en sanglots, pour la plus grande consternation du maitre des vampires. Et dire que son compagnon était sorti avec cette chose, comment avait-il pu avoir aussi mauvais gout ?

- C'était juste pour rire, on lui a fait croire de Gellert m'avait tué et …

Quelques flashs revinrent en mémoire de Tom. L'air abattu de Harry ses derniers mots

« Je dois m'occuper de mes amis »… il avait pris des risques à cause de cette idiote.

Un éclair rouge passa dans les yeux du maître des vampires.

Il s'était peut être attendri au contact de son compagnon mais on ne changeait pas la nature profonde des gens en si peu de temps et le pardon n'avait jamais fait parti de ses habitudes, admit Tom en fonçant sur la jeune geignarde.

Il planta ses crocs sans douceur et avala avidement tous le sang qu'il put et tant pis si elle mourrait, ce n'était pas ses affaires.

Lorsqu'il se redressa, il se sentait en forme. Pas autant que lorsque c'était Harry qui le nourrissait mais suffisamment pour détruire des dizaines de vampires à mains nues. Il s'essuya la bouche à l'aide du drap blanc qui couvrait le lit. Il se sentait presque sale d'avoir but de son sang et en plus il avait un gout désagréable dans la bouche. Mais, il ne pouvait pas se permettre de faire la fine bouche.

Lord Voldemort se dirigea vers la porte et l'ouvrit sans prendre plus de précautions. Il était venu ici en voulant proposer une trêve, Dumbledore l'avait refusée et lui avait montré ses plus grands secrets, maintenant, il n'aurait plus aucun scrupule à le mettre hors d'état de nuire, quitte à le garder enchainé jusqu'à la fin de ses jours, à défaut de pouvoir le tuer.

Mais avant tout, il devait retrouver son petit serpent avant qu'il ne fasse une bêtise et, bizarrement, il sentait que c'est dans l'endroit le plus dangereux de ce château en ruine qu'il le retrouverait : dans la salle du trône… enfin ce qu'il en restait. Son pas se fit plus rapide alors qu'il approchait déjà de sa destination.

Il porta brusquement ses mains sur ses oreilles lorsqu'un son strident se fit entendre, signe que l'alarme venait d'être donnée.

Cinq vampires se dressèrent devant lui et il eu un petit sourire. Les choses sérieuses allaient commencer. Lorsque cinq de plus se placèrent derrière lui, il se dit qu'il allait devoir jouer finement, il n'était plus temps de s'amuser s'il voulait en terminer rapidement.


- Par ici, murmura Sirius en revenant vers ses compagnons. Il y a une brèche et elle n'est pas gardée.

Ces trois compagnons d'arme hochèrent la tête, passant à sa suite par le passage dans le mur d'enceinte.

Ils avaient convenu de faire d'abord une entrée discrète au cœur-même du territoire ennemi, pour surprendre leurs adversaires de l'intérieur. Les renforts, qui n'allaient plus tarder, entreraient par la grande porte pour distraire l'ennemi et les vampires attirés par la vague de magie. Severus espérait ainsi qu'ils réussiraient à exfiltrer le plus facilement possible le lord et Potter.

Le ténébreux vampire serrait dans sa main son téléphone, prêt à envoyer le signal d'attaque à ses vampires. L'idéal aurait été de les attendre, mais ils n'avaient plus le temps à présent. Ils devaient attaquer maintenant.

Alors qu'ils avançaient prudemment à l'intérieur du château, ne rencontrant personne sur leur passage, le son de l'alarme les fit se tourner à l'unisson.

- Tant pis pour la discrétion. On y va en force, ordonna Severus en envoyant le signal aux renforts.

- Ça c'est un plan que j'aime, sourit Sirius en sortant son arme.

Black lui offrit un grand sourire avant de lui donner un chaste baiser en s'enfuyant.

- Comme d'habitude, mon cœur, murmura-t-il

Le vampire ne put s'empêcher de ressentir un certain malaise en voyant sa silhouette disparaitre de sa vue.

- Ne t'inquiète pas pour lui, il s'en sortira. Je suis certain qu'il me pourrira encore la vie pendant des années, murmura son ami en le tirant vers lui. il savait comme il était parfois difficile de ne pas s'inquiéter pour ces humains si fragiles.

Severus acquiesça, avant de suivre Lucius dans le chemin opposé. Ils coururent peu, étant rapidement arrêtés, et les premiers combats commencèrent. La plupart des opposants ne présentaient que peu de résistance, ils étaient jeunes et peu expérimentés dans l'art de la guerre. Les deux vampires, guerriers entrainés depuis des siècles s'en donnaient à cœur joie.

Remus et Sirius n'avaient pas beaucoup plus de mal de leur côté mais avançaient moins rapidement, aussi se furent les deux vampires qui arrivèrent les premiers aux portes de la salle du trône.

- Vous en avez mis du temps, grogna une voix qu'ils furent malgré tout heureux d'entendre.

- Désolé Maitre, répondirent-ils en cœur et surtout en entrant immédiatement dans l'action.

Lucius se contenta de transpercer de son épée l'un des opposants qui lui tournait le dos, pendant que Severus cassait la nuque du second.

- Tu n'as vraiment aucune classe, se moqua le blond en essuyant sa lame sur la dépouille du vampire qu'il venait d'occire.

- Ce qui compte c'est le résultat, répondit le ténébreux.

- Vous pensez peut être que je vais m'abaisser à finir le travail, les coupa une voix froide.

- Pardon Maitre, rougirent les deux amis en se mettant cote à cote, saluant les deux derniers adversaires encore debout. Ceux-ci semblaient avoir surtout envie de se trouver ailleurs ou de fuir le plus loin possible mais c'était trop tard. Les deux guerriers plusieurs fois centenaires foncèrent sur eux et, en une parfaite harmonie, se glissèrent tout autour d'eux jusqu'à se rapprocher suffisamment pour les tuer.

Les deux vampires s'arrêtèrent à côté de leur maitre et se tournèrent pour voir les compagnons de combat les rejoindre.

- Où est Harry ? demanda aussitôt Sirius.

- Je vais très bien, merci de vous inquiéter, répondit tranquillement Lord Voldemort

- Ouais et ma grand mère mange des pommes mais tout le monde s'en fout aussi. Où est-il ?

- Je n'en sers rien, avoua Tom.

- Mais bon sang, cela fait des heures que vous êtes là et vous vous amusez juste à foutre le bordel et à déclencher l'alarme et …

Une main s'abattit sur sa bouche et Severus tira son compagnon vers lui.

- Je vous supplie d'excuser le comportement de Black, Maître, il est inquiet pour son filleul.

Rogue, tout comme Lucius et Remus sentait la rage émaner de Lord Voldemort. Elle n'était peut être pas juste dirigée vers Sirius, mais, étant donné son comportement, il devenait de plus en plus probable qu'il ne devienne son exutoire et cela Severus voulait à tout pris l'éviter.

Une nouvelle décharge magique se fit ressentir, tellement puissante que les trois vampires se retrouvèrent au sol.

- Qu'est ce que c'était? demanda Remus qui l'avait également ressenti, sans en être pour autant touché.

- Rien de bon, murmura Lord Voldemort.

Il n'y avait que son contact conjugué à celui d'Albus qui avait déclenché cette réaction. Son instinct lui disait qu'il n'y avait qu'une troisième personne qui aurait cette faculté.

- Harry doit être à l'intérieur. il faut y aller et empêchez le à tout pris d'approcher du sarcophage.

Tom ne savait pas d'où lui venait cette idée mais il était certain que son amant ne devait pas approcher Arianna, que rien de bon ne pouvait en sortir. Ils étaient les opposés sur tous les points, et deux pôles opposés ne pouvaient que se repousser.

Les quatre hommes hochèrent la tête sans poser plus de questions. Ils avaient besoin d'action et Lord Voldemort leur en offrait, même s'ils n'y comprenaient rien.

C'est avec un cri de guerre improvisé qu'ils défoncèrent la lourde porte de bois, entrant en courant dans la pièce qui, sans grande surprise, comprenait le reste de l'armée de Dumbledore. Une vingtaine de personnes se tenaient dans cette pièce qui, bien que spacieuse commençait à paraitre encombrée. Un contre quatre, cela allait être serré mais pas infaisable.

Le petit groupe entra comme une tornade, épée ou arme à feu à la main. La puissance et l'énergie qui se dégageaient d'eux contrastaient avec l'ambiance de peur qui régnait parmi les hommes de Dumbeldore.

Lord Voldemort était peut être cruel mais il avait toujours su mener ses hommes à la bataille, il avait toujours sur leur donner un but et leur faire partager sa vision. C'est pour cela qu'ils se battaient avec leur cœur et leurs tripes et c'est tout ce qui faisait la différence. Sirius et Remus suivaient le mouvement, boostés par la motivation de revoir Harry.

Ils parvinrent à éliminer quelques hommes dès leur premier assaut puis les choses sérieuses commencèrent et les combats se firent plus passionnés.

Tom tourna aussitôt son regard sur la droite, là où reposait Arianna et il les vit. Albus et Grindelwald comme figés et regardant un point précis.

- A droite, Harry doit être là, hurla Voldemort à ses hommes.

Ils étaient tous déjà bien occupés, Lucius et Severus officiant l'un avec l'autre avec l'habitude de se couvrir mutuellement sans jamais oublier la protection de leur maître. Remus, avec son style plus bestial et personnel remportait un franc succès. Leur groupe était efficace mais les ennemis, beaucoup plus nombreux, ne leurs permettaient pas de beaucoup avancer.

- Allez-y maître, nous vous couvrons, cria Lucius. Et les deux autres opinèrent.

Tom ne se le fit pas répéter deux fois et courut jusqu'au fond de la pièce. Une fois arrivé, il poussa les lourdes tentures pour révéler ce qu'il savait déjà y trouver.

- Harry, maugréa-t-il, vient ici tout de suite.

Le brun était assis au côté de Arianna et lui caressait doucement la joue, comme dans un état second.

Tom fit un pas vers lui mais il se retrouva bloqué.Une barrière invisible était dressée tout autour du sarcophage de pierre Il comprenait mieux maintenant pourquoi Dumbledore et Grindelwald avaient l'air aussi étrange et restaient figés. Ils ne pouvaient tout simplement pas avancer !

- Ne la touche pas, sale petit moins que rien, hurla Albus. Je t'interdis de t'approcher d'elle!

- Harry, écart toi d'elle! ordonna Lord Voldemort, en faisant le tour de la barrière pour voir s'il n'y

avait pas une faille.

- On a déjà essayé, répondit froidement Grindelwald.

Tom lui jeta un regard noir avant de se retourner vers son amant. Comment allait-il le sortir de là ?


Quelques minutes plus tôt

Harry regardait ce qu'il se passait autour de lui, comme s'il regardait un film. Il entendait les sons mais tout était atténué.

Il n'avait pas eu beaucoup de mal à arriver jusque là. Il lui avait suffit de se cacher et de chercher les passages plus discrets au lieu de chercher l'affrontement. Le château était dans un état lamentable et il lui avait été assez aisé de se faufiler à travers les diverses ouvertures faites par le temps. Plus il s'était approché de la salle du trône, plus il avait été certain de la direction et de ce qu'il devait faire. C'était un peu comme si une voix douce l'appelait.

Pénétrer dans cette salle avait encore une fois était simple. Puisqu'elle était dotée de balcons sur deux côtés, Harry s'était contenté de grimper de quelques mètres pour atteindre une porte qui permettait d'y accéder, avant de s'avancer doucement. De son perchoir, il pouvait admirer ce qu'avait été cette salle autrefois. Elle avait certainement été magnifique mais il semblait maintenant impossible de réparer les dommages causés par le temps ;

Le brun fut attiré par l'ouverture brusque de la porte et deux gardes s'avancèrent jusqu'au trône sur lequel était assis Dumbeldore. Harry s'attendit un instant à ce qu'ils ne s'agenouillent mais ils n'en firent rien.

Le jeune homme eut un sourire tendre en pensant que Tom aurait adoré ce genre de décor et que, lui, aurait certainement exigé d'être salué ainsi. Harry se secoua et avança un peu plus en prêtant l'oreille.

- Monsieur, commença le garde, il y a beaucoup de mouvements aux alentours, ce n'est pas normal. On dirait que des centaines de personnes se dirigent vers nous.

- Des centaines, maugréa Albus, Tom ne lésine pas sur les renforts.

- Cela m'étonnerait qu'il puisse réunir autant d'hommes en si peu de temps, le coupa Gellert. Il n'est pas venu avec beaucoup de vampires, et il ne comptait pas plus d'une quinzaine d'adeptes dans cette ville… certainement une centaine dans toute la région mais pas plus.

- C'est étrange, effectivement. Quoiqu'il en soit, il va falloir accélérer les choses. Gellert va voir où en est le lien. S'il le faut active un peu le processus… par tout moyen, fais le.

Harry paniqua, il devait agir rapidement. Grindelwald allait découvrir qu'il s'était enfui et Tom n'avait peut être pas encore réussi à sortir du cachot. Il était encore faible et ne serait peut être pas de taille à l'affronter. Il devait le protéger à tout prix.

Le brun vit Grindelwald sortir et Albus se diriger vers un recoin de la pièce, il passa derrière de grands rideaux et Harry sut que c'était là qu'il devait se rendre.

Il regarda tout autour de lui et repéra un chemin possible pour descendre. Il serait par contre plus difficile d'approcher de la femme si Dumbledore ne la lâchait pas. Harry n'oubliait pas qu'il était un vampire avec tous les sens bien plus développés que les humains. Il serra le collier de son père, heureux de l'avoir toujours sur lui car il ne faisait aucun doute qu'il ne serait pas arrivé jusqu'ici sans lui.

Le brun faillit lâcher un soupir de soulagement en arrivant au sol sans avoir fait le moindre bruit, mais il s'en abstint et se dépêcha de se cacher derrière un piller, le temps de définir la suite de sa stratégie.

Bon son plan n'incluait de toute façon pas le retour mais il devait au moins ne pas se faire prendre jusqu'à ce qu'il ait atteint la femme. Il verrait pour la suite. Harry était impatient, tout autant qu'inquiet de voir ce fantôme se matérialiser. Cette femme qui réapparaissait et qui semblait avoir toujours une place aussi importante dans le cœur des deux adversaires, y compris dans celui de son amant.

Harry se secoua et se remit à observer la pièce. Rien à faire pour approcher avec Albus sur le seul chemin d'accès.Comment le faire sortir de là ?

Les portes s'ouvrirent à toute volée et Grindelwald entra, suivi de deux gardes.

- Ils se sont enfuis ! cria-t-il.

- Quoi ?!Comment cela est-il possible ? demanda le vieux vampire en surgissant de derrière la tenture pour s'avancer au milieu de la pièce.

Le brun saisit l'opportunité qui lui était offerte et se faufila derrière les rideaux. Il pouvait apercevoir le cercueil de pierre, il y était presque.

- Le cachot est vide ! plusieurs gardes ont été égorgés ! J'ai envoyé des hommes pour les retrouver et nous les ramener mais nous ne sommes pas suffisamment nombreux. Je vous avez dit qu'il fallait convertir plus de vampires!

- Et je t'ai dit que c'était hors de question ! Je connais Tom, il ne fuira pas. Il va vouloir venir me défier et me prendre Arianna. Fais venir un maximum de gardes ici et sonne l'alerte. Je veux deux hommes en permanence autour d'elle.

Harry sursauta. C'était sa dernière occasion. Il se faufila jusqu'au sarcophage et se redressa pour voir la femme endormie. C'est vrai qu'elle était belle. Elle avait l'air tellement innocente. Comment une telle personne avait-elle pu déclencher autant de malheur? Le brun fut triste pour elle, elle n'avait jamais rien voulu d'autre que satisfaire tout le monde, son amant et son amour et elle avait tout perdu dans sa veine tentative de tout concilier. Il se pencha un peu et lui caressa la joue.

A ce moment une douce torpeur le saisit. Il se sentait bien, comme s'il était chez lui, dans un cocon de douceur et de tendresse. Il sentit vaguement des picotements lui parcourir le corps et se répendre comme un flot hors de lui mais c'était une sensation agréable. Comme si une barrière se brisait enfin en lui.

- Ne la touche pas, sale petit moins que rien, hurla Albus. Je t'interdis de t'approcher d'elle!

- Harry, écart toi d'elle, ordonna Lord Voldemort.

Harry sursauta en entendant les appels, il les entendait comme s'ils étaient étouffés, mais le cri de colère de son amant se répercuta en lui et fit disparaitre le sourire de joie qui était né sur ses lèvres en le voyant. Tom avait l'air tellement fou de rage de le voir toucher à sa précieuse épouse. Est-ce qu'il pensait qu'il allait lui faire du mal ou la salir ? Le cœur du brun se serra mais c'est avec un sourire tendre qu'il se pencha sur Arianna.

- Réveille-toi, jolie princesse, c'est à toi de jouer. Je sais que tu peux arrêter tout cela. Il n'y a que toi qui le puisses, murmura le jeune homme en se saisissant du scalpel qu'il avait pris dans les laboratoires.

Il s'entailla la main en grimaçant. Cela devenait vraiment une mauvaise habitude et il allait avoir pas mal de plaies à panser s'il sortait de là vivant, pensa-t-il en plaçant sa main sur les lèvres de la jeune femme endormie. Il retint son souffle plusieurs secondes, suppliant intérieurement, la jeune femme pour qu'elle s'anime enfin. Les secondes se succédèrent et aucun mouvement ne se fit. Le brun allait laisser tomber son bras, déçu que cela n'ait pas fonctionné. Il avait pourtant était si sur de lui, quelque chose le lui soufflait tellement fort. Soudain les lèvres s'entrouvrirent et une langue avide lécha la plaie.

Harry sursauta légèrement puis sourit lorsque les yeux papillonnèrent. Les orbes rouges qui le fixèrent aussitôt lui firent perdre son sourire.

- Plus… murmura une voix rauque… ai…si…faimm…

Le brun hésita un instant avant de tendre son poignet à la femme qui s'en empara avidement.

- Non, Harry ! hurla Tom. il était fou de rage autant que d'inquiétude.

C'était son compagnon personne n'avait le droit de l'approcher ainsi et encore moins cette traitresse qui risquait de le vider de son sang, pensa son côté vampirique. Cet idiot avait encore sauté au devant des ennuis et il ne pouvait rien faire pour le sauver cette fois, hurla son côté humain en frappant, inutilement contre la barrière.

Les combats se poursuivaient, le nombre de partisans de Dumbeldore diminuaient à vue d'œil. Mais ces imbéciles, dans la panique, se servaient de tous les moyens possibles pour lutter. Et l'un d'eux venait d'allumer un incendie!

- Maitre, il faut partir. Le feu se propage rapidement.

- Je ne partirai pas sans Harry, grogna Lord Voldemort et Severus fut surpris de la douleur dans la voix de son maitre.

En même temps, il le comprenait parfaitement. Il détesterait rester ainsi impuissant à voir son compagnon se faire vider de son sang. D'ailleurs où était cet imbécile de Black ?

Arianna continuait à s'abreuver. Cela faisait tellement longtemps qu'elle était la spectatrice silencieuse de toute cette tragédie qui se jouait autour d'elle. Et pour la première fois depuis très longtemps elle commençait à nouveau à se sentir en vie… cette vie qui coulait en elle et la faisait se sentir si bien.

- Pitié…. arrêtez, murmura une voix semblant provenir du fin fond de son esprit et la jeune femme se figea.

La jeune femme se était-ce ? Pourquoi cette voix avait-elle l'air en même temps inconnu et si familière ?

Elle se concentra pour découvrir d'où pouvait provenir cette prière lorsqu'elle commença à se réveiller. Elle vit ce jeune homme quasiment évanoui à côté d'elle et les flash back la submergèrent violemment. 400 ans de non-vie la rattrapèrent pour lui montrer ce qu'elle avait raté, même ce qu'elle aurait préféré ignorer. Elle déposa délicatement le brun totalement immobile sur le lit qu'elle avait précédemment occupé avant de se pencher vers lui et de lui caresser la joue, avant de lui murmurer :

- Merci pour tout Harry Potter. Repose toi maintenant, tu n'es plus maître de ton destin.

Elle regarda autour d'elle constatant que les flammes gagnaient de plus en plus de terrains.

- Viens mon amour cria Albus et la jeune femme se tourna finalement vers lui, se laissant guider, sans le savoir, hors de la barrière qu'elle avait pourtant aidé à ériger ;

- Non, Harry! hurla Voldemort. Tu aurais pu le sauver, hurla Tom à sa femme en se tournant vers elle, le regard chargé de haine.

La jeune femme sembla perdue un moment, ne comprenant pas ce qu'il lui reprochait. Elle fit un pas et tenta de s'avancer vers son sauveur, mais elle resta bloqué hors de la barrière.

- Il y a comme une bulle qui s'est formée quand Harry t'a touchée, expliqua doucement Albus.

- Tom, je suis désolée, je n'en savais rien mais tout va bien se passer, j'en suis sure, murmura la jeune femme en s'appuyant sur son frère. Cela faisait des siècles qu'elle ne s'était pas dégourdie les jambes, elle se sentait encore faible.

- Et comment cela pourrait bien se passer ?! Tu l'as vidé de son sang et personne ne peut l'approcher, continua de hurler le maître des vampires en frappant à nouveau la paroi invisible.

Arianna le regarda, étonnée. Son mari avait l'air de vraiment s'inquiéter pour le jeune homme, il était donc capable de s'intéresser à quelqu'un d'autre que lui, sourit-elle.

- Comment oses-tu te moquer de moi ?! J'aurais du te faire disparaitre il y a des siècles et….

Tom se figea en voyant les rideaux autour du sarcophage de pierre s'enflammer les uns après les autres, se rapprochant inexorablement de la forme endormie.

- Harry, gémit-il, réveille-toi mon cœur. Je te promets de m'occuper de toi, fais un petit effort et lève toi. Je te jure qu'après tu n'auras plus rien à faire.

Mais le brun ne broncha pas et Tom envoya un poing rageur dans les airs. Il souffla pour essayer de se concentrer. Il y avait forcément une solution…

- Bordel Harry ! tu es plus fort que cela ! Bats-toi !

Soudain une tornade brune passa dans son champ de vision en courant et traversa la barrière invisible d'un bond. Tout le monde fixa la silhouette qui se relevait, tentant d'esquiver les flammes et les éboulements.

- Sirius, cria Remus, partagé entre la joie de voir quelqu'un si proche de sauver Harry et l'inquiétude pour son ami.

- Comment a -t-il pu passer? se demanda Tom à voix haute.

- la barrière ne s'applique qu'aux créatures, murmura Lucius. Puis se tournant vers Severus. Comment ton imbécile de petit copain a-t-il pu le savoir?

Le blond ne l'admettrait jamais mais il était jaloux de voir que c'était l'humain de Rogue qui avait trouvé la solution et non lui.

- Je pense qu'il ne le savait pas maugréa Severus, dépité devant la bêtise de son compagnon ;

- Tu veux dire qu'il était près à s'écraser contre un mur en feu sur une simple théorie ?

- Il est imaginatif, sourit tendrement le ténébreux vampire.

- Ouais surtout stupide !

- En tout cas, il a réussi, lui.

- Vous avez fini vos enfantillages ? grommela Remus. Ils ne sont pas tirés d'affaires, poursuivit le lycanthrope.

Et effectivement, le feu avait continué à se propager à travers la pièce. Il était presque impossible de distinguer Harry et Sirius à travers l'épais voile de fumée. Ils avaient presque l'impression de regarder une autre dimension qui leur était inaccessible.

Lord Voldemort, fixait également l'avancée du parrain qui venait de rejoindre son filleul. S'il avait été vivant, il aurait lâché un petit soupir de soulagement. Il allait bientôt pouvoir serrer son compagnon contre lui et le mettre en sécurité.

Soudain, il vit une forme passer si rapidement que, sans ses capacités surhumaines, il ne l'aurait même pas identifiée : une flèche se dirigeait vers son amant. Avant qu'il n'ait pu esquisser un geste pour l'arrêter, Lupin avait intercepté l'arme.

- Quoiqu'il arrive, il va crever, Tom, et j'espère qu'il souffrira, retentit une voix que le maître des vampires identifia aussitôt.

Il se retourna et avisa son ancien bras droit qui le toisait, une épée à la main, un arc à ses pieds.

Il était presque heureux de le retrouver. Il avait besoin de se défouler pour relâcher la pression et Gellert était un adversaire à sa hauteur. Il espérait juste qu'il aurait le temps nécessaire pour le faire souffrir avant de le tuer. Ce misérable venait de commettre sa dernière erreur, pas qu'il avait eu la moindre chance de ressortir de là vivant de toute façon.

- J'espère que tu sauras mourir plus dignement que tu n'as vécu, murmura Lord Voldmort en s'avançant à grands pas vers lui, levant le bras pour intercepter l'épée que Lucius venait de lui jeter.

Il esquissa quelques mouvements rapides pour jauger l'arme qui n'était pas la sienne. Severus et Lucius échangèrent un regard avant de se placer chacun d'un côté de leur maître, près à intervenir en cas de besoin.

- Je vois que tes chiens sont toujours là. Comment vas-tu Severus? Bien remis de ta petite villégiature square Grimmault ? c'était un plaisir de prendre soin de toi, se moqua le blond sans quitter son adversaire des yeux.

Les deux vampires avaient commencé une espèce de parade, tournant en rond comme pour évaluer leur adversaire.

- Tu parles trop, répondit doucement Rogue. Je vais avoir le plaisir de voir le maître te fermer définitivement la bouche.

Cette réplique sembla être le coup de départ, comme si Lord Voldemort s'associait à son homme de main pour le venger des tortures qu'il avait subir, et il se précipita sur le blond d'un geste fluide et quasiment invisible pour l'œil humain.

Grindelmwald esquiva facilement avant de contre-attaquer. Un magnifique ballet commença entre les deux vampires, encore amplifié par leur vitesse et leur capacité surhumaine. La seule différence était que c'était un ballet sanglant puisque chaque faux pas se soldait par une nouvelle blessure. Au bout de quelques minutes il était difficile de départager les deux hommes. Après tout, Grindelwald avait appris à Voldemort à se battre et il restait un homme puissant.

- Ah !

Voldemort venait de le toucher plus durement et souriait cruellement. Il se sentait prendre le dessus et réfléchissait à la prochaine blessure qu'il allait lui infliger. Il s'élança mais se retrouva au sol, les dalles de marbre se dissociant subitement sous ses pieds.

- Que se passe-t-il ? cria Lucius en levant ses mains au dessus de sa tête.

Le sol tremblait et plusieurs pierres s'écroulaient.

- Le château ne tiendra pas longtemps, hurla Voldemort, avisant les lézardes qui progressaient beaucoup trop rapidement dans les murs anciens et malmenés.

- Occupez-vous de lui, hurla-t-il en quittant son duel sous le cri de son adversaire.

Il se rapprocha du cercueil de pierre et avisa Sirius qui avait pris Harry dans ses bras et cherchait la meilleure façon de le sortir de là en évitant les flammes qui montaient de plus en plus haut et les fissures qui se formaient. Les flammes dansaient tout autour, la chaleur formant un voile flou à travers lequel il était difficile d'apercevoir les deux hommes. La sortie la plus simple était condamnée par le trou béant dans le sol.

- Envoyez-moi Harry, cria Tom. Je vais le réceptionner. Je vous aiderai ensuite à passer.

L'ancien prisonnier n'hésita pas plus d'un quart de seconde. Il savait que le maitre des vampires ferait tout pour sauver son jeune amant. Il se concentra, embrassa le front de son filleul puis banda ses muscles et le jeta.

Tom était tout aussi concentré et tendit les bras au maximum, récupérant enfin son précieux chargement. Il haïssait les effusions en public mais ne put s'empêcher de serrer le petit corps contre lui et d'enfouir son nez dans les cheveux désordonné.

- Mon petit serpent, je ne te laisserai plus jamais t'éloigner de moi, murmura-t-il. je vais te ramener, je te le promets et…

Une nouvelle secousse le fit tanguer et un bruit sourd retentit, en même temps qu'un cri de douleur, puis de rage.

Lord voldemort se tourna vers leur source pour voir que l'endroit où se trouvait le sarcophage de pierre avait totalement disparu, remplacé par un trou béant cerné d'un voile de flamme et de fumée.

Son cœur se serra en pensant que son compagnon y était encore quelques secondes plus tard.

- Sirius!

Le cri de Severus ramena Tom à la réalité. L'homme qui avait sauvé Harry était mort. Il était peut être épuisant mais c'était la seule famille du brun… et le maître des vampires pouvait comprendre la douleur ressortie par son homme de main devant la mort de son compagnon car il n'y avait aucun chance que l'homme ait survécu à cette chute ;

- Il faut sortir! hurla Lucius en tirant le bras de son meilleur ami qui semblait attiré vers la faille. Severus, on ne peut rien faire, murmura doucement le blond.

Le ténébreux vampire sembla hésiter.

- Rogue, suis-nous ordonna Lord Voldemort, conscient qu'il serait capable de se laisser ensevelir avec son compagnon si il ne le prenait pas en main.

Severus jeta un dernier regard et acquiesça, suivant son maître, l'esprit ailleurs, marchant par automatisme.

- Grindelwald s'est enfui lâcha Lucius en courant sur les talons des autres.

- Nous le retrouverons certainement. Pour l'instant je dois m'occuper de Harry.

Tom sentait effectivement le pouls de son jeune amant de plus en plus faible. Il n'était plus temps d'hésiter et son choix ne lui avait jamais paru aussi évident. Il allait le sauver. Il était hors de question de le perdre à nouveau et il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour cela, quel qu'en soit le prix.


Il me semble opportun de vous rappeler quelques règles :

1. On ne menace pas « l'auteur »

2. « L'auteur » se fiche de vos menaces virtuelles puisque vous ne savez pas où elle habite (nia nia nia)

3. « L'auteur » vous l'avait bien dit, donc ne faites pas les étonnées. Pour toute contestation merci de vous adressez à l'association des lectrices en colère mais pas à elle !

4. Non, vous ne pouvez pas adopter Severus, ni vous glisser dans sa chambre pour le réconforter.

5. Moi aussi je vous aime….

A la semaine prochaine… à moins que vous ne vouliez avoir la suite plus vite… oh non, vous avez de la patience.