Bien le bonsoir! Voici le premier chapitre de la semaine, très tard mais c'est mieux que de le publier en retard. Il ne se passe vraiment rien dans ce chapitre, je n'étais pas assez motivée pour faire quelque chose de super. Du coup, un peu de Hiccstrid mais rien de plus.
J'ai été très déçue que le 1er Avril tombe un samedi cette année, je n'ai pas pu vous faire de blague comme l'année dernière. Bon, je n'aurais pas fait la même, ça n'aurait pas fonctionné, mais j'aurais trouvé autre chose. Puisque je n'ai rien pu faire ici, je me suis vengée sur ma famille : ma mère a trouvé un poisson en papier dans le beurrier et j'avais planqué le beurre ailleurs, ma sœur a eu un gros poisson en papier sur l'écran de la tv et j'ai recouvert le clavier de l'ordi du bureau de mon oncle avec des yeux en plastique que j'ai collé avec de la pâte à fixe sur presque toutes les touches tandis que le contour de l'écran a été décoré avec des stickers poissons, crabes, poulpes et autres. Et vous? qu'avez-vous fait pour le 1er Avril?
Merci beaucoup pour votre soutien et vos commentaires. Bonne lecture!
Lorsque Harold arrive à la surface, son regard est immédiatement attiré par les restes fumants d'un arbre. D'un petit tapement sur l'épaule de Krokmou, le jeune garçon indique à son partenaire de s'approcher de l'arbre brûlé. Astrid les suit en silence, restant tout près. Harold contemple l'arbre un long moment et Krokmou renifle le tronc calciné avec curiosité.
- Tu ne vas pas te mettre à pleurer, j'espère? demande Astrid. Je veux bien admettre qu'il était impressionnant mais ce n'est qu'un arbre, pas de quoi en faire toute une scène. Et je te jure que si tu pleures, je t'appelle Idéfix.
- Non, dit Harold, je ne vais pas pleurer. Je suis juste triste, cet arbre était particulier.
- Pourquoi?
- Tu connais l'histoire de comment nos ancêtres ont suivi un Chef et ont quitté l'île de Berk pour arriver au continent?
- Oui.
- Quand le chef a décidé de fonder Nouvelle Berk, il a planté un jeune arbre qu'il avait déraciné de Berk.
- Et c'était cet arbre, j'imagine?
- Oui. Il avait plusieurs siècles et c'était l'un des trésors de la ville. En plus, c'est une espèce qu'on ne trouve pas ici, juste sur Berk.
- Eh bien tu n'auras qu'à retourner sur l'île pour en trouver un autre et le ramener, affaire réglée.
- Ce ne serait pas pareil, s'entête Harold. C'est cet arbre qui était important. Il marquait le début de la vie de nos ancêtres sur ces terres. C'était un signe de nouveau début pour eux. Mes parents m'amenaient ici chaque année en été pour participer au Festival de l'Arbre. C'est une fête qui se déroule chaque été pendant une semaine sur cette place, autour de l'arbre. J'imagine qu'il n'y aura plus de fête, dorénavant.
- Le temps n'est pas vraiment aux festivités, acquiesce Astrid. Et c'est dommage pour l'arbre mais il y a aussi des humains et des dragons qui ont perdu la vie. C'est un peu insensible de ne penser qu'à cet arbre.
- Je ne pense pas qu'à lui. Je suis triste, c'est tout.
- Tu pourras te morfondre dans ta tristesse plus tard, allons-y, ton père doit nous attendre.
- Tu utilises de grands mots, maintenant? questionne Harold tandis que Krokmou s'éloigne de l'arbre.
- À force de passer du temps avec toi, mon vocabulaire s'est amélioré, sans mon consentement, répond Astrid en se hissant sur la selle derrière Harold, sans tenir compte du petit grognement du furie nocturne.
- Et c'est une telle tragédie, commente Harold en caressant Krokmou pour le calmer.
- Absolument. Si mon vocabulaire s'étend sans que je le permette, qu'est-ce qui va changer après?
- Pas grand-chose, je le crains, tu es plutôt têtue. Mais je peux constater une nette amélioration de ton caractère.
- Oh, vraiment?
- Oui. Tu es moins colérique et tu prends le temps de réfléchir, environ cinq secondes mais c'est mieux que rien, avant de juger quelqu'un que tu rencontres pour la première fois. Tu es aussi moins agressive.
- Tout ça, c'est de ta faute. Ton caractère tout doux et gentil est si épuisant que le mien a décidé de déserter et je me retrouve avec tout juste assez de volonté pour te supporter.
- De nous deux, c'est moi qui te supportes le plus, surtout en ce moment. Toi, tu es libre d'aller où tu veux quand tu veux. Alors que moi, je suis obligé d'utiliser de stupides béquilles pour sautiller de quelques pas et de monter sur le dos de Krokmou pour les longues marches. C'est toi qui t'imposes et moi qui subit.
- Et quelle corvée ça doit être, de me supporter. Je suis tellement exécrable!
- Pour une fois, je suis d'accord avec toi.
- Merci, très flatteur. Je n'aurais jamais deviné que tu es du genre à aborder une fille avec des compliments!
- Je vis pour plaire.
- Pas à moi.
- Il faut bien des exceptions.
- Vous voilà enfin! Je commençais à craindre que vous vous étiez perdus!
Les deux jeunes cessent leur joute verbale et se tournent d'un même mouvement vers Stoïck. Le Chef se tient devant les restes du bâtiment accueillant son bureau, surveillant une équipe de volontaires qui repousse les gravats pour accéder à l'entrée. Les autres jeunes sont avec l'équipe de nettoyage tandis que Gueulfor et Rand se tiennent aux côtés du Chef.
- Désolé, papa, je ne suis pas très rapide et j'ai dit à Krokmou de ne pas aller trop vite à cause de tous les débris au sol.
- Pas grave, vous êtes là, c'est tout ce qui compte. Tu as encore besoin des béquilles?
- Le docteur a dit cinq jours complets sans poser le pied au sol, répond Harold en grimaçant. Je n'en suis qu'au troisième.
- Et après ça, ajoute Astrid, il devra marcher doucement et en s'appuyant encore sur les béquilles pendant au moins une semaine.
- Merci beaucoup, marmonne Harold.
- De rien, je vis pour plaire, chuchote Astrid.
- Pas à moi, réplique le jeune garçon en souriant.
- Il faut bien des exceptions, termine Astrid en lui rendant son sourire.
- Dans ce cas, dit Stoïck qui ne semble pas avoir entendu la conversation entre les jeunes, tu resteras tranquillement dans un coin, je te trouverais de quoi t'occuper.
- Euh, je peux aider sans avoir à marcher, lance vivement Harold? Je ne veux pas être coincé derrière une table à donner des directions ou autre, par pitié.
- Il y a quelque chose que tu pourrais faire, intervient Rand.
- Si c'est encore une idée de Jenny, commence Stoïck, alors c'est ho...
- Non, non, Jenny n'a rien à voir là-dedans. Comme vous pouvez le voir, elle n'est même pas à proximité. Vous voulez bien me laisser une chance d'expliquer?
- Je vous écoute, gronde Stoïck à contrecœur.
- Avec tous les dégâts causés pendant les combats, il est difficile de savoir quelles parties de la ville sont les plus touchées et lesquelles sont accessibles, du moins de notre côté de la capitale. Nous n'avons pas vraiment le temps de trouver quelqu'un qui soit capable de faire un compte-rendu précis sans avoir à tout lui expliquer. Harold est intelligent, il comprendra parfaitement ce que nous voulons et pourra nous rapporter des indications claires. De plus, il connaît la ville alors ce sera plus simple pour lui.
- C'est vrai que nous pourrions apprécier d'avoir des renseignements sur l'état de la ville, admet Stoïck, mais au cas où vous auriez oublié, Harold ne peut pas marcher pour l'instant.
- Et au cas où vous seriez aveugle, votre fils est en ce moment même assit sur le dos de son partenaire. Harold peut faire ce travail depuis les airs, en fait ce serait mieux, il aurait une vue d'ensemble et Krokmou pourrait se rapprocher du sol pour des détails.
- Le Guide a raison, Stoïck, approuve Gueulfor. Ton gamin saura se débrouiller pour trouver ce qui doit être ou non rapporté. Et puis, avec les patrouilleurs qui surveillent encore les environs, il court aucun danger.
- Sans oublier le fait que Krokmou est un dragon plutôt unique par ici, reprend Rand. Il est impossible de le confondre avec un Sharkgrif. Harold et Krokmou ne seront pas abattus par erreur.
- D'accord, d'accord! soupire Stoïck. Harold, va avec Rand à la tente des communications pour t'équiper. Si quelqu'un pose des questions, tu dis que c'est moi qui t'envoie.
- Heu, oui, dit Harold. Krokmou, il faut suivre Rand.
Le furie nocturne hoche la tête et fait demi-tour pour emboîter le pas au Guide quand Gueulfor les interpelle.
- Astrid, pas besoin d'aller avec eux, on a du travail pour toi, ici.
- Oups!
Rougissant légèrement, Astrid glisse de la selle et touche le sol. Elle envoie un sourire embarrassé à Harold, qui hausse les épaules en souriant à son tour, puis rejoint les autres jeunes. Harold et Krokmou reprennent leur chemin, rattrapant Rand qui ne s'est pas arrêté. Le trio arrive rapidement à la tente de communications et le Guide se charge d'aller récupérer le matériel nécessaire. Quand il ressort de la tente, il s'approche d'Harold qui fixe les sangles de la selle sur ses jambes.
- Tu as un appareil photo et une tablette, pour dessiner ou prendre des notes, explique Rand en tendant les objets à son apprenti. Tu dois prendre autant de photos que possible pour qu'on ait une bonne idée de l'état de la ville. N'hésite pas à prendre ton temps et à faire plusieurs passages pour être sûr de tout relever. Quand tu auras terminé, vient rendre l'équipement ici. Les patrouilleurs seront informés.
- D'accord.
- Et pendant que tu y es, tu vas en profiter pour revenir à ton apprentissage avec un petit exercice. Le but : apprendre à faire de multiples tâches tout en étant en selle. Ça peut paraître facile mais tu ne dois jamais oublier de correspondre avec Krokmou. Tu dois pouvoir parvenir à voler avec Krokmou tout en étant occupé. Pour cela, tu dois être à l'écoute de ton partenaire. Tu comprends?
- Oui.
- Excellent. Bon vol, dans ce cas.
Le jeune garçon et le furie nocturne échangent un regard puis, après qu'Harold ait confié ses béquilles à Rand, ils s'éloignent un peu. Krokmou se ramasse sur lui-même et bondit dans les airs, prenant très vite de l'altitude. Le dragon s'arrête quand la capitale peut être vue dans son ensemble et Harold prend quelques photos avant de demander à se rapprocher. Les deux amis ne reviennent au sol que trois heures plus tard. Krokmou se pose près de la tente de communications et Harold défait les sangles puis se laisser glisser au sol. Il titube un peu et s'appuie sur Krokmou pour approcher de la tente. Quand il entre, il voit ses béquilles posées près de l'entrée et les prend pour se stabiliser. Dès que le jeune garçon peut se tenir debout seul, Krokmou ressort de la tente. Harold avance lentement vers un patrouilleur qui est assis devant un écran et écrit sur un bloc-notes.
- Euh, excusez-moi?
La patrouilleur, surprit sursaute et tourne sur sa chaise.
- Qu'est-ce que tu veux, gamin? Cette tente est hors-limites pour les civils.
- Je sais. J'ai été envoyé prendre des photos de la ville et noter les parties endommagées et intactes.
- Ah, tu es la gamin du Chef, dit le patrouilleur. Il y a un ordinateur de libre, là, tu peux t'en servir.
- Pardon?
- Je n'ai pas le temps de m'occuper de ton rapport, tu vas devoir le rédiger toi-même. Tu peux brancher l'appareil pour transférer les photos, pareil pour la tablette. Un conseil : rédige de façon nette, le général n'aime pas les rapports en désordre.
- Mais, euh, je n'ai jamais fais de rapport officiel auparavant.
- Eh bien il y a une première fois pour tout. Je ne peux vraiment abandonner mon travail mais si tu as un souci, je viendrais t'aider, promis. Ah, je m'appelle Thomas, enchanté.
- Harold.
- Ouais, ça, je le sais. Tout le monde te connaît, ici.
- Comment ça se fait? demande Harold en fronçant les sourcils.
- Il y a plein de rumeurs à ton sujet. La principale dit que tu es la réincarnation d'Harold Horrendous Haddock le Troisième. J'y crois pas trop mais il y a un tas de gens qui attendent que tu claques des doigts pour mettre fin à ce cauchemar. Une autre rumeur dit que tu allé du côté de la capitale qui est sous le contrôle des Sharkgrifs et que tu as affronté au moins une centaine d'adversaires avant d'être blessé. Et même alors, tu t'en es sortit avec des blessures légères.
- Oh Thor, c'est affreux, se lamente Harold. Ce ne sont que des bêtises, qui raconte ça?!
- Un peu tout le monde. Les gens sont effrayés et se raccrochent à tout et n'importe quoi.
- Vous ne croyez pas ces rumeurs?
- Il y a peut-être un fond de vérité, mais je pense que c'est largement exagéré. En revanche, il y aune rumeur à laquelle je crois dur comme fer. Celle où tu t'es enfui, avec une bande de gamins, d'une base de patrouilleurs en laissant derrière un chaos terrible juste pour arriver à la capitale. Il y a en a qui disent que c'est impossible que des gamins aient réussi à berner des patrouilleurs et à voyager dans le pays sans se perdre ou se faire repérer, mais je pense que tu en es capable.
- Qu'est-ce qui vous en rend si sûr?
- Je viens de la base où mes collègues surveillent les poulets comme si c'étaient des démons.
