Bonjour bonjour ! Voila une petite suite, avec une petite partie qui m'a bien amusé quand je l'ai écrite lol. Bonne lecture et merci à ceux qui continuent de suivre l'histoire


Les deux filles continuaient l'interrogation de Simon, qui sentait presque son coeur battre dans ses talons avec toute cette adrénaline.

- vous vous sentez d'attaque à nous répondre ? - demanda doucereusement Jo

Il hocha la tête

- je vais faire ce que je peux mais comme je disais à votre collègue avant qu'il soit prêt à me cogner, je n'ai rien fait. Je n'ai tué personne, je ne savais même pas que John était mort... J'en suis complètement bouleversé.

Jo et Patty se regardèrent. Ni l'une ni l'autre ne le semblait vraiment croire coupable également.

- alors expliquez nous pourquoi on vous a trouvé devant le corps d'Hayden ? - demanda Patty

Simon prit une profonde inspiration, tandis que les deux hommes arrivèrent derrière la vitre teintée et observèrent l'interrogation

- croyez le ou non mais je n'étais pas chez moi avant de faire la macabre découverte. Je travaille dans la boucherie un peu plus loin et j'étais en service à ce moment. J'ai fermé temporairement le magasin pour revenir à la maison car j'avais oublié mon cahier des charges avec toutes mes commandes dedans, et c'est en arrivant dans ma cuisine que j'ai vu Hayden gisant dans le jardin. Je me suis précipité et elle était encore en vie quand je suis arrivé, elle a essayé de me dire quelque chose, j'ai essayé d'arrêter l'hémorragie mais c'était trop tard. J'essayais de la ranimer lorsque vous êtes arrivé et que vous m'avez tiré brutalement pour m'arrêter.

Henry n'avait pas lâché Simon du regard et se fit sa théorie

- il dit la vérité !

- vous en êtes sûr doc ? - demanda Hanson

- ça me semble évident. Si il mentait, il aurait eu une toute autre réaction.

Jo pensait de même mais elle devait quand même faire son travail

- est ce que quelqu'un peut confirmer vous avoir vu à la boucherie ce matin et vous avoir vu quitté peu avant qu'on arrive ?

- oui ! Les trois clients qui sont passés ce matin peuvent confirmer que j'étais bien la. J'ai un stagiaire qui travaille avec moi, je lui ai demandé de surveiller la boutique et de l'ouvrir uniquement quand je serais de retour. Je suis persuadé qu'il a tenté de me joindre une dizaine de fois, je n'ai pas arrêté de sentir mon téléphone vibrer.

Les deux détectives se sentirent un peu désolées pour la violence qu'il avait subit ce matin même mais n'importe qui aurait réagit de la même façon et il y avait de quoi nourrir des soupçons.

- nous interrogerons ces personnes dans ce cas mais il nous faudra leurs noms

- ils sont dans le registre de la boucherie ! Ce sont les trois premiers pour aujourd'hui, parlez les leur.

Il frotta son visage avec ses deux mains. Il était encore sous le choc et n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'il avait perdu deux amis dans la même journée, ou presque.

Patty aborda alors le sujet avec John

- cependant, on nous a dit que vous étiez en froid avec John, puisque vous lui aviez proposé un job et qu'il vous a laissé pour être dans la sécurité ?

- c'est vrai mais ce n'est pas un motif de meurtre. Les amis ça se dispute pour des choses futiles et c'était notre cas mais John était un très bon ami, jamais je ne lui aurais fait du mal. Le seul mal que je fais, ce sont à mes morceaux de viande. La seule raison pour laquelle vous avez retrouvé mon ADN, c'est certainement parce qu'il est passé chez moi, hier matin avant d'aller travailler. Il a bu un café et m'a remercié pour un roti qu'il avait mangé ce weekend.

Les deux femmes froncèrent des sourcils

- ça fait un sacré bout de chemin pour une simple visite de courtoisie - pointa Jo

- c'est vrai ! Mais il tenait aussi à s'excuser et John était comme ça, il pouvait parcourir la ville mais il fallait qu'il vous le dise en face. Bon sang, je ne vais jamais m'en remettre de tout ça.

Il regarda dans le vide, les yeux rougis par les larmes, la colère et la peur. Jo ne savait plus trop quoi penser si ce n'était que l'homme semblait parfaitement innocent. Patty commençait à changer d'avis également. Elle ferma le dossier et regarda son amie, jusqu'à ce que Simon demande

- juste par curiosité. Qui vous a raconté pour notre dispute ?

- Vera ! La soeur de John - répondit Jo

Simon ricana alors

- cette sale peste ! J'aurais dû le voir venir.

Tout le monde fut tout d'un coup plus intéressé

- comment ça ? - demanda Patty

- Vera ! Cette vipère. Elle ne m'a jamais porté dans son coeur, elle trouvait notre amitié malsaine. Et puis elle joue les petites filles modèles et sage mais est ce qu'elle vous a précisé que John était son frère adoptif ?

Voila un retournement de situation qu'ils n'avaient pas vu venir.

- non mais c'est gentil de nous le dire - affirma Jo, qui sentait qu'elle allait avoir un gros mal de crâne à la fin de la journée

Patty ajouta tout ceci au dossier de John.

- et comme vous n'avez pas l'air de bien vous entendre avec elle, vous croyez qu'elle aurait pu être derrière tout ça ?

- j'en sais rien ! Elle serait capable de tout. Elle cache simplement son jeu. Peut être qu'elle vous a fait un caprice de larmes mais en réalité, je suis certain qu'elle ne préoccupe pas du tout de John. Leur relation n'était pas fusionnelle et elle s'est toujours sentie trahie par la présence d'un inconnu, dans sa famille.

- voila autre chose - murmura Hanson, derrière la vitre

- il est vrai que je n'aurais pas vu ceci venir - ajouta Henry, bien perplexe

Jo regarda Patty et se leva

- pour l'instant, vous allez quand même rester en observation avec nous monsieur Bennet, comprenez nous, ce sont les procédures.

- je comprends mais j'ai quand même un commerce à faire tourner. Mais vous devriez aller rendre visite à Vera, d'une façon ou d'une autre, elle doit avoir une implication quelque part.

- ça sera fait ! Et nous irons rendre visite à vos clients et on posera aussi des questions à votre stagiaire, mais en attendant, vous allez devoir rester en garde à vue jusqu'à ce qu'on soit sûrs de votre innocence.

- bien !

Les filles sortirent et avant de quitter, Jo rassura Simon

- ne vous inquiétez pas. Nous demanderons aux gardes de vous traiter de la façon la plus clémente possible et de vous donner une cellule plus confort que les autres

- merci mais bon, je comprends.

Les filles sortirent de la salle, pendant qu'un homme de la sécurité surveillait leur témoin. Elles retrouvèrent Hanson et Henry, Jo demanda à Hanson

- tu t'es calmé ?

- oui oui, c'est bon ! Juste un mauvais coup qui est passé.

- ça arrive à tout le monde.

Chacun se mit alors à regarder Henry, comme ci il était le cerveau de la bande. Enfin, d'une certaine façon, il l'était, vu que son avis avait toujours un certain impact sur les affaires de la NYPD.

- Hum... Je pense que cet homme est innocent mais il faut tout de même vérifier auprès des témoins.

- c'est ce que je me suis dit également. Et si cette Vera est dans le coup, elle aura bien joué la comédie. Une autre petite visite improvisée ne serait pas de trop.

- j'approuve l'idée - dit Patty en claquant dans ses mains

Hanson regarda le texto qu'il reçut au moment où tout le monde faisait le point

- et il n'a pas non plus de casier. Je m'en veux de l'avoir mal jugé quand même.

- comment tu le sais ? - demanda Jo

- pendant qu'on vous regardait faire votre petite interrogation, j'ai demandé à mon pote de vérifier le casier pour moi et rien, clair comme de l'eau de roche.

Chacun se regarda. C'était déjà une chose de faite. Simon n'avait jamais eu à faire à la justice mais cela ne les avançaient guère dans leur affaire.

Jo leva les bras au ciel

- bon ! On ne peut pas se reposer ! Nous avons des personnes à aller interroger et je suppose que peut être le corps d'Hayden peut nous apporter plus de précisions. Henry, tu t'occupes de ça ?

- je serais dessus très chère mais avant j'aimerais quand même venir avec toi pour interroger l'un des clients.

- okay ! Ça tombe bien puisqu'il faut qu'on se sépare. Patty, ça ne te dérange pas de faire équipe avec Mike ?

La jeune femme secoua la tête en faisant un grand sourire

- pas du tout ! Qu'est ce qu'on fait ?

- vous deux vous vous occupez de la boucherie, nous dire le nom des clients et de nous texter, on ira les voir à la suite. Vous posez aussi des questions au stagiaire. On se retrouve ici quand on a terminé et Henry pourra travailler sur le corps d'Hayden et peut être voir les similarités avec John.

Chacun acquiesça et était prêt à s'afférer à sa tâche quand Patty demanda

- mais pour Vera alors ?

- elle est au top de notre liste de suspects suite à ce qu'on vient d'apprendre mais pour l'instant, on la laisse de côté. Il faut qu'on la surprenne, on ne peut pas y retourner de suite donc on fait comme on a dit, ça risque de nous prendre des heures et surtout le temps de revenir à la morgue pour qu'Henry nous fasses ses théories.. On apprendra peut être d'autres informations dans la journée donc on essaie de se garder la visite chez Vera, pour demain. Ça va à tout le monde ?

Henry adorait lorsque Jo menait tout le monde à la baguette. Cela avait vraiment un petit côté excitant et il ne put dissimuler son petit sourire, un peu pervers lorsque la jeune femme passa devant lui pour discuter avec ses deux collègues et qu'il avait une vue plongeante sur son derrière.

Elle se retourna et remarqua qu'il avait les yeux rivés sur son corps. Patty et Hanson étaient déjà partis devant et elle mit les mains sur ses hanches en se raclant la gorge

- tu veux que je t'aide peut être ?

Henry sursauta et prit un air innocent

- hmm ! Je crois que nous avons du boulot, détective. On y va ?

Il lui passa devant en espérant ne pas se prendre un coup de canon. Jo secoua la tête. Gentleman ou pas, un homme restait un homme... Mais elle appréciait quand même l'effet qu'elle avait sur lui.


Ils avaient passé des heures à traverser tout New York, pour se rendre dans l'Upper East side et interroger toutes les personnes que Simon avait mentionné et qui étaient passées dans sa boutique le matin même. Si autant en allant le chercher, le trafic avait été relativement fluide, ce ne fut pas le cas lorsqu'ils durent refaire une visite pour parler aux clients en question. Jo regrettait amèrement finalement d'avoir décidé d'aller les voir eux, plutôt que de parler au petit stagiaire dans la boutique de John. Évidemment, Hanson et Patty étaient autant coincé dans le trafic qu'eux, mais au moins, ils auraient certainement fini plus rapidement.

Jo n'avait vraiment pas de patience, pas avec tout ce qui leur était tombé dessus en l'espace de quelques heures, et désormais elle avait de quoi se sentir observée de toute manière, et pourtant elle était généralement quelqu'un de plus que patient mais pour le coup, elle avait déjà hate d'en finir avec tous ces homicides.

Henry savait bien qu'il n'y avait pas que l'affaire en cours qui lui rongeait les sangs. Il imaginait que son traumatisme dû à l'accident au restaurant, avait dû la retourner plus qu'elle ne le laissait paraitre mais Jo était aussi forte que lui, pour dissimuler ce qu'elle ressentait vraiment.

Il avait donc tenté d'élaborer quelques pistes, pour les 40 minutes où ils furent coincés dans le trafic, Jo l'écoutait d'une seule oreille, ne quittant pas la route des yeux, essayant de repérer la moindre occasion de pouvoir se faufiler et abuser de son pouvoir en tant que flic, mais quand elle vit des camions de pompiers tassant les voitures pour se frayer un chemin, elle comprit que la cause du ralentissement, n'était autre qu'un accident, probablement un carambolage. Enfin, cela bien sûr, n'allait en rien arranger son humeur déjà exécrable depuis la veille.

Quand ils furent enfin sortis de ce trafic d'enfer, Jo avait légèrement appuyé sur le champignon, au plus grand dam d'Henry, qui aurait souhaité qu'elle soit plus prudente mais après avoir mis les sirènes, il savait bien qu'elle se fichait éperdument des véhicules devant et derrière elle.

Heureusement, elle était une excellente conductrice et ne perdait pas le moins du monde sa concentration.

Henry donna l'adresse qu'il avait en main, avoir après reçu un texto d'Hanson, en prenant le téléphone de Jo, qui de leur côté continuaient de discuter avec le petit stagiaire mais si ils étaient déjà sur place, ils seraient probablement de retour au 11, en un clin d'oeil.

Les premiers clients qu'ils visitèrent furent un couple âgé qui ne dirent que du bien de Simon et la dame annonçait que lorsque son mari partait en weekend dans le cas de ses vidanges parfois, Simon se déplaçait lui même pour lui livrer sa viande et la couper.

Jo nota tout ceci sur un calepin, comptant sur le bon flair d'Henry pour lui faire si quelque chose n'était pas net dans l'histoire mais il ne cligna pas des yeux, donc pour l'instant, tout allait bien du côté du couple âgé.

En les quittant, la petite dame leur avoua qu'elle trouvait qu'ils formaient un charmant couple et qu'ils devraient sérieusement considérer à se marier.

Cela avait beaucoup amusé Henry mais Jo n'avait fait que rouler des yeux, sachant que partout où elle mettait les pieds, ces derniers temps, c'était tout ce qu'elle entendait.

Les ou plutôt le deuxième client, était une femme d'environ une quarantaine d'années, qui n'avait que seul compagnie, bien au moins 17 chats, Henry avait prit le temps de tous les compter, surtout que trois d'entre eux étaient grimpés sur lui et ce fut Jo qui avait été incapable de contrôler son fou rire et également incapable de poser les moindres questions, ce fut donc Henry qui s'en était chargé. Elle avait répété la même chose que les précédents, et qu'il n'avait aucun antécédent, que de plus le coin était relativement petit et calme et presque tout le voisinage se connaissait.

En sortant de cette visite, Jo était encore rouge de son fou rire et Henry ne savait pas si il fallait s'offusquer ou pas. Il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il y avait eu de drôle dans le fait que trois chats grimpent sur lui, un sur ses genoux, les deux autres sur chaque épaule... Peut être le fait qu'il avait éternué les trois quarts de l'interrogation et que la femme n'avait pas demandé à ses chats d'aller voir ailleurs. Henry adorait les animaux mais il était légèrement allergique aux poils de chats, juste de chats. Ce qui était assez ironique pour un homme aussi vieux que lui et dans une profession pareille à la sienne. Cela n'avait pas de quoi le déranger, il ne faisait qu'éternuer plusieurs fois d'affilé et cela cessait complètement une fois qu'il en était éloigné, cela étant il se disait que si pour quelconque raison, lui venait l'envie d'avoir un chat, il ferait le nécessaire pour trouver des médicaments pour ses allergies.

De ce fait, cette deuxième petite visite avait fortement amusé Jo, et elle n'avait pas vraiment fait la part des choses.

La dernière visite était à l'opposé du couple tranquille et de la femme aux 17 chats. De ce côté ci, il aurait pu s'agir de 17 enfants... À défaut, c'était 5 marmots qui criaient et courraient partout, trois enfants en bas âge de 6 mois à 3 ans et deux autres un peu plus âgé mais pas plus que 7 ans pour le premier. La femme était encore enceinte et la seule pensée qui venue à l'esprit de Jo à ce moment, ce fut « il en faut des morceaux de viande ». Henry remarqua que l'homme avait l'air trois plus fatigué que sa femme et il pouvait compatir. Les enfants étaient insoutenables, combien même leur maman essayait de les retenir pour les éloigner.

Enfin, mis à part ce problème, l'homme de la famille leur confia que rien d'anormal n'avait été suspecté chez Simon, il confirma comme les trois autres clients, qu'il était bien à la boutique au moment où le corps de Hayden avait été mutilé.

Finalement après ces trois visites, Henry regarda l'heure et fronça des sourcils. Ils étaient déjà en début d'après midi, et n'avaient toujours pas déjeuner.

Jo regarda son téléphone avec des messages à la fois de Patty et d'Hanson. Ils étaient de retour au poste depuis déjà plus d'une heure et avait déjà raconté ce qu'ils savaient à Reece. Le dernier message précisait, qu'ils étaient partis déjeuner dans le fast food le plus prés parce qu'ils n'en pouvaient plus.

En lisant ça, le ventre de Jo se mit à gronder tel le tonnerre et elle bougonna.

- voila ! On vient de passer une demi journée à faire des allées et des venues et il est 14h, et j'ai encore rien mis sous ma dent depuis ce 7h ce matin et l'autre qui me dit qu'il est au fast food, tranquille. Qu'est ce que je donnerais pas pour un bon gros burger bien gras la.

Henry se demandait si elle se parlait à elle même ou bien si elle attendait une quelconque réaction de sa part. Connaissant, son aversion pour une pareille nourriture, il semblait bien qu'elle pensait à voix haute.

D'ailleurs, elle se retourna vers lui

- bon ! Il faut qu'on y retourne. Apparemment dans le sens du retour, le trafic va mieux. On doit faire notre topo à Reece et bien sûr, je pense que d'ici ce soir, on pourra relâcher le pauvre Simon, qui n'a rien demandé.

Henry acquiesça et la suivit, en la voyant légèrement pencher de droite à gauche, il se hâte de courir derrière elle pour la soutenir avant qu'elle ne flanche.

- Jo ! Je crois que tu manques sérieusement de sucre et je ne peux pas te blâmer. On rentrera après, tant que personne ne se fait tuer entre temps. J'ai vu un petit restaurant pas loin de la boucherie, on pourrait y aller, c'est juste quelques blocs à pieds.

Jo hocha la tête, en se rattrapant à lui

- tu as raison. Si je n'avale rien, ma tête va exploser et puis je vais certainement finir en coma.

Henry pouffa, elle ne serait peut être pas tomber aussi bas, mais lorsqu'il s'agit de nourriture, Jo ne plaisantait jamais.