GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Héhé... Héhéhé... HEHEHEHEHEEEe ! *s'ettoufe* Je dis ça, je dis rien.

RATING : M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz, est vraiment trop cool, la meilleure étoooou !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

• Rappelez-vous que les personnages de cette histoire ont grandit, murit, et qu'ils sont en guerre. Aux grands maux les grands remèdes ;)

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 43-

Harry soupira et se frotta la nuque alors que Dumbledore remontait dans son bureau. Le Gryffondor passa une main sur son visage et se frotta les yeux en gémissant. Puis un bâillement lui transperça la gorge et il grimaça en grondant. Il était fatigué, cette semaine avait été folle et très longue. Il s'étira en se disant joyeusement que c'était le dernier jour de la semaine, et qu'il allait enfin pouvoir se reposer. Il fit quelques pas dans le couloir avant de soupirer et de lever les yeux au ciel. Enfin, il pourrait se reposer si John le laissait un peu tranquille ce week-end. Glissant sa main dans ses poches, il traîna un peu des pieds et se mit à errer dans les couloirs.

Il sortit la montre à gousset que Ginny et Molly lui avaient offerte pour Noël et soupira d'aise en réalisant qu'il avait terminé sa journée - ou presque. Officiellement, dans une demi-heure il devrait aller en cours de défense. Officieusement, Dumbledore lui avait clairement dit qu'il n'était pas obligé d'y assister pour aujourd'hui. Harry avait passé l'après-midi avec le Directeur qui lui avait expliqué où ils en étaient concernant la chasse aux horcruxes. Autant dire : nulle part. Ils en étaient nulle part, et Dumbledore commençait à désespérer, même s'il faisait en sorte que Harry ne voit rien. Mais le Gryffondor était trop habitué à voir au-delà des apparences, avec Draco.

Draco...

Harry fronça les sourcils et serra les dents.

Draco Malfoy-Black. Tout un phénomène. Tout allait parfaitement bien et soudainement, le Serpentard s'énervait et le snobait totalement. Le Gryffondor gronda et secoua la tête en pestant intérieurement sur ce fichu gamin. Et c'était véritablement un gamin...

Harry se traîna jusqu'à leurs appartements et s'y installa sans vraiment réfléchir à ce qu'il se passait et à ce qu'il faisait. Il se laissa tomber dans un canapé, abattu et lessivé.

Harry n'avait pas été tout à fait honnête avec Draco, non plus. Mais comme il lui avait dit, la situation était un peu tendue il fallait le reconnaître. Le Gryffondor soupira en posant sa tête sur le dossier du canapé, son regard braqué au plafond. Il posa ses mains sur son ventre et soupira doucement.

Cela dit... Harry n'aurait jamais dû partir aussi vite, lors de leur après-midi à Prè-au-lard. Il regrettait beaucoup d'être parti comme ça, sans lui expliquer la situation, mais il n'avait pas le choix. Moins de personnes étaient au courant, mieux c'était.

Le Gryffondor se laissa glisser sur le côté jusqu'à être allongé sur le canapé, le regard ne quittant pas le plafond. Il grimaça en réfléchissant à tout ce qui s'était passé depuis deux semaines. Il s'humidifia les lèvres et roula sur son flanc droit, fixant la cheminée qui ronronnait doucement. Il se perdit dans la contemplation des flammes un long moment, sans même réaliser qu'il commençait à somnoler, le cœur lourd.

Ce fut des coups portés au tableau qui le sortirent de sa somnolence avec un sursaut. Le Gryffondor se redressa en grognant, les paupières lourdes de sommeil et sans jeter un coup d'œil aux tentures de la pièce, lança rapidement le sort pour ouvrir le tableau.

Pour le coup, il n'était pas très doué... Et surtout pas très futé. Il n'était pas encore assez réveillé pour réaliser que ça aurait pu lui coûter cher.

Débarqua dans l'appartement un Serpentard haletant, qui regardait autour de lui visiblement à la recherche de quelque chose.

Harry cligna des yeux en se redressant dans le fauteuil.

- Euh... Zabini ?

Le Serpentard noir posa son regard sur le jeune homme et plissa des yeux.

- Potter... Je ne voulais pas te déranger. Tu n'aurais pas vu Draco, par hasard ?

Harry fronça les sourcils et regarda un instant autour de lui. Rien n'avait bougé, mais même si Draco était rentré très silencieusement, le Gryffondor se serait réveillé. Alors il secoua doucement la tête.

- Je ne l'ai pas vu de la journée.

Un tic agita la joue du Serpentard et son regard se fit trouble. Il hocha la tête et se racla la gorge.

- Très bien, d'accord. Je te laisse alors.

Il se retourna, mais Harry se mit sur ses pieds.

- Attends. Qu'est-ce qu'il se passe ? Devina-t-il.

Le Serpentard tourna la tête vers lui, un sourcil haussé.

- Comment ça ?

- Tu t'inquiètes pour Draco, ça se voit. Alors qu'est-ce qu'il se passe ?

Zabini inspira et se frotta les mains en fronçant les sourcils.

- Pas mal pour un Gryffon... Bien.

Il fit deux pas vers lui, glissant ses mains dans ses poches.

- Il se trouve qu'il y a un quart d'heure, j'ai vu Draco marcher avec Théodore Nott, expliqua-t-il d'une voix grinçante.

Harry fronça les sourcils.

- Il est marqué ?

Le regard de Zabini s'éclaira de surprise, mais il hocha la tête. Harry grinça des dents.

- Merde, pesta-t-il.

Mais avant de faire quoi que ce soit, Harry observa le Serpentard un peu suspicieusement.

- Comment tu le sais ?

- Parkinson s'en vante. Et je l'ai entendu dire qu'elle allait faire payer à Draco ce qu'il lui faisait vivre depuis quelque temps.

Le regard de Harry ne cilla pas et Zabini soupira, exaspéré, mais conciliant.

- Est-ce que tu veux que je te montre mon avant-bras, pour te faire te sentir aller mieux ? Demanda-t-il d'une voix acerbe.

- Plutôt ton épaule, répondit Harry sur le même ton. La droite, très exactement.

- Pourquoi tu voudrais que...

Zabini soupira et roula des yeux.

- Enfin, si ça peut te faire plaisir.

Le Serpentard se débarrassa de sa cape et de son pull avant de commencer à défaire les premiers boutons de sa chemise. Harry suivit ses mouvements avec un regard très alerte, tenant bien fermement sa baguette au cas où. Zabini mit enfin à nue son épaule, lui lançant un regard un peu noir.

- Voilà, content ? Je croyais que tu étais casé, ça t'arrive souvent de demander aux gars de se déshabiller dans tes appartements ?

Harry soupira, mais sourit un peu sarcastiquement. Il leva sa baguette et Zabini se crispa.

- Finite Incantatem, murmura Harry du bout des lèvres.

Rien ne se passa. Zabini le regarda en haussant un sourcil.

- Tu essayes de faire quoi exactement, là ?

Harry se permit de se détendre et sourit un peu.

- Ne t'inquiète pas, tu es clean.

Le Serpentard se rhabilla en le regardant, suspicieux.

- Ça, je le savais. Merci beaucoup Potter pour ta contribution, railla-t-il.
- On est jamais trop prudent, répondit le Gryffondor en faisant mine de ranger sa baguette, alors qu'il la gardait à portée de main, très rapidement à portée de main.

Zabini le jaugea du regard puis esquissa un sourire.

- Pas mal pour un Gryffon, en effet.

Harry roula des yeux, exaspéré.

- Quand est-ce que tu les as vus ensemble ?

- Il y a moins d'une demi-heure.

- Et tu n'as pas jugé bon de t'interposer toi-même ? S'enquit Harry en haussant un sourcil.

Blaise fronça les sourcils et lui lança un regard noir.

- Ça, ça ne te regarde pas.

Harry croisa ses bras sur son torse, ne le quittant pas du regard.

- Peut-être, mais ça ne m'aide pas à te faire confiance.

- BIEN ! J'étais avec des Serpentards relativement neutres, mais tout de même assez proches de Parkinson. Je ne pouvais pas me permettre de les abandonner soudainement pour suivre Draco et Nott, mais j'ai réussi à m'en débarrasser le plus rapidement possible. Et je suis là, gronda-t-il en croisant lui aussi les bras sur son torse.

Le Gryffondor plissa des yeux, le cœur battant. Si Draco était avec Nott depuis une demi-heure, ça pourrait être catastrophique. Et s'il se faisait attaquer pendant que Harry cherchait à connaître les intentions de Zabini ? Le Survivant inspira puis se frotta le visage. Zabini le fixa en plissant des yeux.

- Tu ne sais vraiment pas si tu me dois me faire confiance, c'est ça ?

Harry secoua doucement la tête.

- J'arrive à juger assez facilement les gens. Mais vous les Serpentards, vous êtes les plus doués pour cacher ce que vous pensez. De très bons stratèges, de très bons combattants ; et vu la situation du pays, je ne peux pas me permettre de ne compter que sur mon instinct, déclara-t-il gravement.

Zabini le fixa avant de hocher lentement la tête.

- Je me fous de cette guerre.

Le Gryffondor hocha la tête, grimaçant légèrement.

- Malheureusement, à un moment donné, tu seras obligé de faire un choix.

- Je ne compte pas devenir mangemort.

Zabini sortit sa baguette et Harry se crispa un peu, mais le Serpentard la pointa loin du jeune homme.

- Moi, Blaise Antonio Zabini, jure sur ma magie de ne jamais jurer fidélité envers le Lord Noir Vo... Voldemort, de ne jamais lui divulguer des informations pouvant faciliter ses tueries ou tout ce que Harry James Potter et Draco Gabriel Malfoy-Black pourraient me dire... Ni divulguer aux mangemorts tout ce que je pourrais voir. Ainsi soit-il.

Un petit filet doré s'échappa de sa baguette et s'enroula autour de son poignet, avant de remonter le long de son bras et de disparaître dans son torse.

Harry entrouvrit la bouche, surprit.

- Mais... Est-ce que tu viens de faire un serment inviolable ? S'étonna-t-il.

Le Serpentard haussa les épaules et rangea sa baguette.

- Il n'engage que moi, pas besoin de témoin et pas besoin que toi ou Draco soyez présents et engagés dans ce serment, expliqua-t-il.

Le Gryffondor cligna des paupières, pris d'un presque vertige.

- D'a... D'accord, souffla-t-il en hochant la tête.

Il se passa la langue sur les lèvres puis se secoua.

- Pour le coup, je ne peux plus vraiment douter... Se marmonna-t-il en fronçant les sourcils.

Il réfléchit un instant puis fit signe à Zabini de rester sur place. Il monta rapidement dans sa chambre et fouilla un instant dans sa malle pour en sortir la carte du maraudeur, puis redescendit tout aussi rapidement. Zabini attendait dans le salon, les mains dans les poches, mais tout son corps crispé montrait qu'il était tendu. Harry retira le peu de choses qu'il y avait sur la table basse et posa la carte dessus, commençant à la déplier.

- Où est-ce que tu les as vus ? Quel étage ? Quel couloir ? S'enquit-il.

Zabini se rapprocha et fronça les sourcils avant de sourire sarcastiquement.

- Sérieusement Potter ? En quoi un bout de parchemin miteux va nous aider à trouver Draco ?! Pesta-t-il en lui lançant un regard noir.

Harry sourit narquoisement.

- Homme de peu de foi, se moqua-t-il avant de sortir sa baguette, posant la pointe sur le parchemin. " Je jure que mes intentions sont mauvaises ", clama-t-il enfin.

Zabini sursauta et se rapprocha pour observer d'un regard surpris et émerveillé la carte de tout Poudlard se dessiner sous ses yeux.

- Pas mal pour un parchemin miteux, hein ? S'amusa Harry.

Le Serpentard s'agenouilla à côté de Harry et ouvrit la bouche.

- Wahou... Murmura-t-il.

Tombé, le masque de Zabini.

- Incroyable... Tout Poudlard y est inscrit ?

- En temps réel, oui.

Harry bougea les pans du parchemin et tapota un endroit du bout des doigts, où leurs deux étiquettes se tenaient côte à côte. Zabini siffla, impressionné.

- Eh bien...

- Alors ? Quel étage et quel couloir ? Redemanda Harry.

Zabini lui jeta un coup d'œil et hocha la tête.

- Quatrième étage, dans l'aile ouest.

Harry déplia la carte et les deux élèves se penchèrent sur la carte pour chercher les étiquettes des deux serpentards.

- Euh...

Harry fronça les sourcils et se pencha en avant en plissant des yeux, mais il lisait bien. Nott était en ce moment même dans le bureau du directeur, face à Dumbledore, et Severus était à ses côtés. Zabini se pencha lui aussi.

- Hm...

- Je... Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle... Trouvons plutôt Draco, déclara Harry d'une petite voix.

Et quand ce fut le cas, Harry frappa la table de la paume de sa main en grondant.

Dans un des passages secrets, un des plus connus et qui menaient à Pré-au-lard, à mi-chemin entre le village et Poudlard, l'étiquette Draco Malfoy-Black faisait face à celle de John T. Rickers.

- Oh le sale scélérat, grogna-t-il en se relevant.

Zabini en fit de même.

- Quoi ?

- Il ne peut vraiment pas s'empêcher de venir fouiner dans ma vie, celui-là !

Harry se pencha, marmonna " Méfait accompli " et la glissa dans sa poche.

- Je pense que Malfoy va très bien ! Je vais aller m'occuper de lui. Zabini, je ne veux pas te mettre à la porte, mais-

Le Serpentard leva la main et secoua la tête.

- T'inquiète, je comprends. Draco peut être très ... intrusif quand il le veut. J'ai bien essayé de lui faire changer ça, mais... Que veux-tu, on parle de Draco, là. Juste... Envoie-le-moi quand tu as terminé avec, soupira-t-il avec un sourire. Que j'y mette mon grain de sel.

Harry hocha vivement la tête en prenant une profonde inspiration pour se calmer. Dans un coin de sa tête, il se dit que peut-être, plus tard, il aurait une conversation avec Zabini, une conversation cordiale et sérieuse sur ce qui venait de se passer.

.

Harry jeta un dernier coup d'œil à la carte et fronça les sourcils, les mâchoires serrées à s'en faire mal. Rickers ne bougeait plus depuis qu'il avait quitté les appartements, et Draco traînait désormais dans un des couloirs du septième étage.

Le Gryffondor scella la carte et la rangea dans sa poche en accélérant le pas quand il vit son étiquette se rapprocher de celle de Draco. Il tourna dans le couloir à droite et aperçut la silhouette de Draco qui s'éloignait doucement. Il pressa un peu plus le pas et arriva rapidement à la hauteur du Serpentard. Là, il attrapa la cravate verte de Draco et le tira derrière lui.

- Who ! Potter ! S'exclama le jeune homme avec un sursaut.

Mais Harry, trop énervé, ne l'écouta pas et continua de le tirer derrière lui. Très rapidement, il arriva face au mur qui conduisait à la salle-sur-demande. Sans lâcher Draco, il passa trois fois devant le mur pour laisser apparaître une porte. Draco Malfoy avait ce même visage froid que son géniteur, mais un tic agitait sa paupière, signe de son agacement profond. Harry ouvrit la porte et le poussa à l'intérieur avant de fermer derrière lui. La pièce ressemblait à s'y méprendre à leur salon, sans les tentures et sans l'escalier, comme s'ils étaient rentrés dans les appartements sans passer par le couloir. Au milieu de tout cela, Draco Malfoy-Black tourné vers lui, les bras croisés sur son torse et l'air mauvais.

- Quand on est poli, on dit bonjour Potter. On ne malmène pas sans raison.

Harry s'approcha et enfonça son doigt dans la poitrine, le regard flamboyant.

- Qu'est-ce que tu foutais avec mon mec ?! Cracha-t-il, les dents serrées.

Draco perdit son air mauvais le temps d'un instant, son regard surprit avant qu'il ne reprenne son air froid.

- Comment tu sais ça ? S'enquit-il.

- Zabini est arrivé totalement paniqué ( peut-être intérieurement, mais Harry savait mieux ) parce qu'il t'avait vu traîner avec Nott. Nott, qui est Marqué si tu n'étais pas au courant. Et comme Parkinson est apparemment assez remontée contre toi, on t'a cherché.

Il enfonça un peu plus son doigt dans sa poitrine en plissant des yeux.

- Je répète ma question : Qu'est-ce... Que tu foutais... Avec Rickers ? Redemanda-t-il en détachant presque chaque mot.

Draco prit une petite inspiration et déglutit.

- Lui aussi, il est marqué, déclara-t-il enfin.

Harry cligna des yeux écarquilla les yeux.

- De quoi ?

- Potter, lui aussi est marqué ; il est venu demander la marque à Jedusor lui-même.

Le Gryffondor recula de deux pas et prit une grande inspiration.

- Je suis désolé, Potter, dit doucement Draco en faisant un pas vers lui.

Harry leva la main pour l'arrêter. Le Serpentard l'observa et s'humidifia les lèvres.

- Neville et moi trouvions que tu avais soudainement changé. Et Nott est marqué, en effet. C'est lui qui me l'a dit. Je suis juste allé voir si c'était le cas. Et... Et c'était le cas.

Harry ferma les yeux se mordilla l'intérieur de la joue.

- Qu'est-ce qui s'est passé, exactement ? Demanda-t-il d'une voix détachée.

- Je ne suis pas sûr que-

- Malfoy !

Draco fronça les sourcils puis soupira.

- Il m'a dit... Que ce n'était pas prévu, puisqu'il devait juste devenir ton ami avant de t'offrir à son Maître quand il attaquera Poudlard... Expliqua Draco à voix basse.

- Quoi d'autre ? Demanda Harry en serrant les poings.

- ... Qu'il t'avait tout appris et que tu étais une gentille petite chienne... Sa chienne personnelle.

Le gryffondor grimaça et secoua doucement la tête. Draco se méprit.

- Je suis désolé, mais c'est la vérité.

Harry se frotta les yeux.

- Pitié... Dis-moi que tu n'as rien fait d'idiot... Murmura-t-il doucement.

Draco ouvrit la bouche, mais se figea, fronçant doucement des sourcils.

- Attend... Tu ...

Il écarquilla les yeux.

- Tu étais au courant ?!

Harry le fusilla du regard.

- Bien sûr que je le savais ! Et bien sûr que j'ai changé ! Il était tellement sûr de m'avoir dans sa poche que toutes ses barrières d'occlumencie tombaient quand il couchait avec moi ! J'avais accès à toute sa tête, à toutes les réunions qu'il avait eues avec Voldemort et tous les assauts qu'ils avaient prévu ! Des centaines de personnes ont été sauvées grâce à ça ; alors pitié, dis-moi que tu n'as pas foutu tout en l'air ! S'écria Harry en secouant des bras.

Les pensées de Rickers le concernant avaient été si fortes que même avec ses propres protections, il les avait captés sans le vouloir. Quand il l'avait abordé à pré-au-lard alors que Harry attendait que Draco sorte de la librairie, les pensées qu'il avait eues avaient eu la même... "tonalité" que les souvenirs auxquels qu'il avait vus dans l'infirmerie, quelque temps plus tôt. Il ne pouvait pas passer à côté d'une aubaine pareille.

Draco le fixait comme s'il le voyait pour la première fois.

- Tu es sérieux, là ?! Cria-t-il enfin.

Harry tressaillit, mais ne quitta pas son regard froid.

- Qu'est-ce que tu lui as fait ?! Surenchérit-il plutôt.

- Mais qu'est-ce que tu crois, toi ? Je lui ai refait le portrait et je l'ai immobilisé, ce petit enfoiré ! Explosa Draco en levant les bras. Mais qu'est-ce qui t'a pris de faire ça ?!

- Et toi alors ?! Tu n'aurais pas pu t'occuper de tes affaires ?! Ça fait deux semaines que je m'occupe de lui. Deux semaines que j'emmagasine énormément d'informations grâce à ça-

- Grâce à ton cul ?! Eh bien bravo, joli le Survivant !

Harry écarquilla les yeux et serra les poings en s'avançant vers lui.

- De quoi je me mêle, Malfoy ?! Je fais encore ce que je veux !

- Mais les Gryffondors ne font PAS dans les histoires de cul ! Pesta Malfoy en lui lançant un regard noir.

- Et alors ?! Je devais aller à Serpentard ! Se justifia Harry sans rien trouver de plus intelligent.

- Ils devraient surtout créer une maison close rien que pour toi, oui ! Tu en as déjà les réflexes !

Harry s'élança et attrapa Malfoy par le col pour le retourner et le plaquer contre le mur. Une grimace déformant son visage et tremblant de rage, le Gryffondor dut faire appel à tout son calme pour éviter de lui arracher les yeux, lui arracher la langue, les attributs.

- Retire ce que tu as dit, tout de suite... gronda-t-il à voix basse. Tu n'as aucune idée de pourquoi j'ai fait ça...

Le regard du Serpentard se fit glacial et il sourit narquoisement, lui aussi visiblement énervé.

- Bah alors, Potty ? Tu sais ce qu'on dit, il n'y a que la vérité qui blesse, susurra-t-il. Est-ce qu'il a raison, est-ce que tu es devenue une bonne chienne ?

Le nez de Draco Malfoy-Black explosa sous le poing de Harry Potter, et son crâne percuta le mur derrière lui, lui arrachant un cri. Le Gryffondor agrippa son col et l'attira jusqu'à lui pour gronder.

- Tu veux juger par toi-même, peut-être ? Siffla-t-il presque en fourchelang.

Le Serpentard écarquilla les yeux et grogna quand Harry sauta sur lui, plaquant violemment ses lèvres contre les siennes. Le Gryffondor y mit toute sa haine, toute sa colère et tout son savoir-faire, malmenant sa bouche. Malfoy, après son sursaut de surprise, y répondit avec toute la fureur qui l'animait, le sang se mêlant à leurs salives alors que le Serpentard agrippait Harry pour le serrer fort contre lui. Un grognement roula dans sa poitrine tandis qu'il enterrait ses doigts dans le dos du brun, inversant leur position pour le presser contre le mur, coulant son corps contre le sien ; et arracha par ce geste un petit miaulement excité de la gorge du Gryffondor.

Et puis tout s'arrêta, dans une explosion de douleur alors que Harry envoyait son front dans le visage de Draco, le faisant trébucher en arrière. Haletant, les deux élèves se regardèrent dans le blanc des yeux et Draco leva sa main pour essuyer le sang qui coulait de son nez brisé. Puis le Gryffondor se détacha du mur, le fusillant du regard.

- Tu n'as aucun droit de me dire ce que je dois faire ou non, Malfoy... Murmura-t-il en reprenant son souffle. Tu n'as rien à me dire.

Harry ouvrit la porte, mais avant de quitter la pièce, il se retourna une dernière fois.

- Et je te fais un prix d'ami, ça fera vingt mornilles, connard ! Pesta-t-il en crachant sur le sol.

Et Harry disparut dans le couloir.

Draco resta là à retrouver sa respiration en tremblant de rage, totalement seul dans la Salle sur demande. Puis la réalité rattrapa le Serpentard qui entrouvrit la bouche, mortifié, et tituba jusqu'au mur pour s'y adosser. Lentement, il se laissa tomber jusqu'au sol en fermant les yeux. Insensible à la douleur de son nez et de son crâne, il se prit le visage entre ses mains.

- Putain... murmura-t-il, abattu.

Il avait complètement foiré...


REPONSE AUX REVIEWS :

Flo : Des enfants, je te jure ! xD Peeersonne n'aime Rickers~ Et c'est normal, ahahaha ;D

Luuuuny ;D Elle est adorable, hein ? Ils sont tous cute de toute manière :P Enfin... Nos chéris, hein x)

La guimauve, c'est biiiien =w= Enfin, si on veut...


BIM ! JE NE SAIS PAS POURQUOI ! Je veux dire, pourquoi je ne peux pas faire une relation normale ! Pourquoi ils sont toujours comme ça, quelque soit mes persos ?! HEIN ?!

PREMIER. BISOUS. OUECH !

*va bronzer à sa fenêtre*

J'espère que ça vous a plus ;D A Lundi pour la suiiiite

xoxo, 'Win