Disclaimer: HP appartient à JK Rowling et cette traduction de l'histoire de RobSt n'est pas utilisée à des fins commerciales

Reviews: Trêves de bavardages: un autre chapitre pour me faire pardonner :) !

Chapitre 45 : Dans l'antre du basilic

L'élégance et l'opulence de la pièce n'avaient pas d'importance pour le jeune couple. Mais c'était plus à cause de leur sujet de discussion qui monopolisait leur attention qu'à cause d'une indifférence ou d'une complaisance.

« Je commençais à croire que tu n'allais pas avoir le droit de venir. Ça me manque de ne plus te voir tous les jours. »

« Je suis vraiment content de pouvoir m'échapper du Manoir, les choses sont assez intenses chez moi pour l'instant. Mère et Père sont furieux l'un envers l'autre et je préférerai vraiment être de retour à Poudlard. »

Pansy secoua la tête à cette idée, puis elle s'installa sur le canapé avec Draco. « Pas si cela provoque notre mort. Ma mère et mon père sont furieux à l'idée que cette chose s'en prenne aussi aux sangs purs et aussi sur le fait que ton père n'ait prévenu personne de ce qu'il faisait. »

« Les mêmes règles s'appliquent toujours Pansy. Si mon père se fait prendre, tous ceux susceptibles d'avoir eu vent de son plan pourraient bien se faire confisquer leurs voûtes. Fais moi confiance, tu n'as pas envie de te retrouver dans la même situation que nous. »

« Donc tu ne sais toujours pas ce qu'il a fait ? »

Draco resta ferme. « Non, et je ne veux pas le savoir non plus. Même mère ne sait pas ce qu'il a fait, juste que nous étions autant en danger que tous les autres. C'est pour ça qu'elle est venue à Poudlard pour me récupérer.

« Je pense que mes parents ont peur que si ton père se fait attraper, qu'ils en entrainent d'autres dans sa chute. Je suis prête à témoigner en toute honnêteté que je ne voulais tout simplement pas rester à Poudlard sans toi. C'est pour ça que j'ai envoyé une lettre à mes parents pour venir me chercher. »

Draco lâcha alors une bombe. « Mon père n'avait aucune intention de me sortir de là, Mère a dû le menacer de sa baguette pour qu'il ne l'empêche pas de venir à Poudlard. Il est absolument furieux qu'elle ait possiblement mis la puce à l'oreille du Ministère quant à son implication. Et elle est furieuse qu'il m'ait mis en danger. C'est un grand choc que de découvrir que son père préfère la vengeance à la vie de son fils unique. »

Pansy ne savait pas quoi répondre.

Draco interpréta son silence comme un signe pour continuer. C'était la première fois qu'il pouvait exprimer son ressenti sur cette situation. « Je commence à remettre en question tout ce que mon père m'a appris. Il prétend que les Malfoy ne s'inclinent devant personne et pourtant il a souillé nos ancêtres en se faisant l'esclave d'un homme au père moldu. Il projette constamment une image de pouvoir et pourtant, l'an dernier, Harry Crow âgé de onze ans l'a détruit – son père gobelin a alors fini le travail. Il prétend que rien n'est plus important que la famille, puis il laisse son propre fils dans une situation mortelle – une situation qu'il a délibérément provoquée. Je ne sais plus quoi faire Pansy. »

Elle attira la tête de Draco sur ses genoux et l'encouragea à s'allonger sur le canapé. Pendant que Pansy caressait ses cheveux, Draco ferma les yeux et continua à y réfléchir. « Crow est sensé être mon ennemi et pourtant il me perturbe tellement. Ce jour où je l'ai insulté dans la Grande Salle de bâtard de voleur gobelin, il me tenait. S'il l'avait rapporté à son père, j'aurais été interdit de Gringotts et nous savons tous deux ce que cela signifie. J'ai l'impression que Crow savait également tout ça et pourtant il m'a laissé m'en tirer. Nous avons aussi que si nous faisions le choix de demander des leçons de défense au Professeur Weasley, il le ferait et c'est notre choix de ne pas le faire. Puis il y a eu le bal de Merlin...»

Pansy resta silencieuse, sachant que Draco avait besoin de vider son sac. « Nous savons tous deux que je n'aurai pas reçu de nouvelles robes de bal de chez moi alors que Ron Weasley lui aurait pu s'en acheter de nouvelles. Crow nous a offert à tous des tenues pour que personne ne soit défavorisé et ça a dû lui couter une fortune. Pansy, c'était l'une des meilleurs fêtes que j'ai vues, tout le monde s'est beaucoup amusé. Blaise a même réussi à se trouver une place à la table de Crow et il y était le bienvenu en plus. »

Tous les Serpentards avaient remarqué les changements dans le château cette année et tout le monde n'était pas contre ces changements. Draco commençait à s'y faire lui aussi. « Tous ceux qui se sont opposés à Crow ont eu de gros ennuis. Mon père, Slughorn, ce gros gobelin à la hache, même la réputation de Dumbledore a été ruinée. Il s'est fait virer du Magenmagot et maintenant de Poudlard. Crow a un pouvoir incomparable et pourrait facilement prendre les commandes à Poudlard, et pourtant il semble ne pas en avoir envie. Tout ce qu'il fait, c'est s'entrainer, encore et encore et ça m'inquiète… »

Il lui fallut un moment pour savoir jusqu'où il voulait aller. Depuis qu'il avait commencé à dire ce qu'il avait sur le cœur, Draco se sentait mieux. Mais cette étape était presque si blasphématoire, le type de pêché qu'il lui vaudrait une place sur le bûcher – ou à être torturé jusqu'à la mort. « On nous a enseigné que le Seigneur des Ténèbres était tout puissant, mais tout ce que l'on a appris dernièrement montre le contraire. C'est maintenant un fait établi que son père était un moldu et même mon mère reconnaît qu'Harry Potter a vaincu Voldemort à quinze mois . »

Le sorcier, de plus en plus confus eut besoin de quelques minutes pour continuer. « Crow peut faire des trucs avec ses lames qui me foutent la trouille et je le crois quand il dit que les gobelins et le ministère le soutiendront dans son combat contre le Seigneur des Ténèbres. Que se passera-t-il s'il gagne ? »

« Je ne comprends pas Draco. »

« S'il l'emporte face au Seigneur des Ténèbres une seconde fois, ils le feront sans doute Roi ou un truc du genre. Quoi qu'ils fassent, il ne vaudrait mieux pas être son ennemi. Père pense être si malin et pourtant ceux que Crow a derrière lui ont détruit Dumbledore – ce que ni Voldemort ni Grindelwald avaient réussi à faire. »

Pansy fut encore plus confuse. « Je ne comprends toujours pas où tu veux en venir. »

« Quoi que père est fait, je crois qu'il va se faire prendre. Entre le ministère qui est de plus en plus efficace et cette nouvelle alliance avec les gobelins, tout pointe vers sa capture – seul mon père n'arrive pas à le comprendre. Je pense aussi que ma mère et moi devons lui donner le même soutien qu'il m'a donné à Poudlard avec cette histoire – c'est à dire aucun. Il m'a laissé faire face seul à ce qu'il a libéré dans ce château, il faut qu'on le laisse en affronter les conséquences tout seul. J'espère juste que mère et moi pourront y survivre, puis choisir le bon côté. »

Rita avait suivi son instinct dès que Draco s'était approché de la cheminée. Ces instincts payaient finalement. Avec le couple Malfoy qui ne parlait presque plus, elle ne pouvait pas surprendre de conversations. Aujourd'hui avait été une pure mine d'informations, même si ce n'était pas encore suffisant pour qu'elle mérite ces dix mille gallions. Rita était cependant certaine qu'elle allait bientôt dénicher son scoop.

C'est Neville, très en colère qui rompit le silence dans les toilettes de Mimi, intervenant immédiatement pour défendre Padma. « C'est impossible ! Quand Luna a été pétrifiée, Padma n'était même pas en Ecosse. Elle a passé Halloween avec moi au manoir Londubat. Nous étions tous là, même le professeur Hobson. Je ne sais pas qui tu as vu, mais ce n'était pas Padma. »

Mimi n'aimait pas être remise en question, surtout dans ses propres toilettes – et devant Harry. « Je sais exactement ce que j'ai vu. Elle a sifflé devant cet évier et il s'est ouvert, puis elle et ce serpent géant sont descendus dans le trou… » Le fantôme s'arrêta en réalisant l'impossibilité de son histoire. «… Mais alors, comment peut-elle être ici si elle est là en fait ? »

La réponse les frappa tous au même moment. Hurlant « PAV ! », Padma se précipita vers l'évier et essaya de le soulever à mains nues. N'y arrivant pas, elle était en train de prendre sa baguette quand Neville et Harry lui attrapèrent le bras et la tirèrent en arrière.

« Laissez-moi, laissez moi ! Ma sœur est en bas ! »

Hermione essaya de lui faire entendre raison. « On sait Padma, mais quelle est notre arme la plus puissante ? Souviens-toi de ce que dit toujours le Professeur Weasley, c'est notre tête. Il va nous falloir toutes nos armes si nous voulons sauver Parvati. »

Padma regarda ses amis. « Vous allez m'aider ? »

Harry devint mortellement sérieux. « Tu fais partie de ma famille Padma et Parvati est ta sœur – elle fait donc parti de ma famille elle aussi. Je ne sais pas qui ou ce qui contrôle ta sœur, mais ça a attaqué Luna, Susan et Hannah – je ne vais pas laisser les responsables s'en tirer ainsi. »

Tonks, étant auror, posa une question. « Harry, comment sais-tu que quelqu'un contrôle cette fille ? »

Heureusement que Neville et Harry tenaient toujours Padma car elle semblait prête à bondir sur l'auror. Elle choisit de l'attaquer verbalement à la place « Ma sœur n'est pas une fourchelang, c'est pourtant ce qu'elle aurait fait près de cet évier. Il faut aussi cette capacité pour contrôler le basilic… »

Henrica et Tonks étaient choquée par cette révélation, ce qui fit regretter Harry de ne avoir parlé de sa théorie à la vélane la nuit précédente.

« Okay, il est temps d'appeler à l'aide. » Harry sortit sa dague et envoya un signal d'urgence à son père. « Auror Tonks, les aurors vont-ils nous aider ? »

« La plupart des aurors présents dans le château sont des apprentis. J'ai remarqué qu'au moins l'un d'entre eux faisait parti des pétrifiés du couloir. Si cette situation devait s'aggraver, nos ordres sont spécifiques et ne laissent pas de place à l'interprétation. Le château doit être évacué et tout le monde escorté à Pré-Au-Lard. C'est la priorité numéro une des aurors. Ils ne pourront intervenir qu'une fois que ce sera fait. »

Henrica se souvint soudain de son rôle pour l'évacuation. « J'ai dit à McGonagall que j'allais vous escorter tous les quatre hors du château, donc il n'y aura qu'une élève disparue. »

Tonks leur donna ensuite son avis professionnel. « Ils ne vont pas interrompre l'évacuation pour une étudiante manquante, je pense qu'ils vont plutôt emmener tout le monde à Pré-au-Lard puis envoyer une escouade pour la chercher. »

« Il faudra une bonne heure à mon père pour rassembler des escadrons et venir à Poudlard. »

« Pav n'a peut-être pas tout ce temps, Harry. »

« Nous n'allons pas rester là à ne rien faire, Padma… »

Henrica l'interrompit. « Harry, il faut attendre l'arrivée des autres… »

« Il faut ouvrir cette chose. D'ici là, ça ne sert à rien de se disputer sur autre chose. »

Tout le monde reconnut le mérite de son idée mais Hermione souligna un point important. « Tu as raison, mais comme allons nous faire ? Aucun de nous ne parle le fourchelang. »

Dame Helena leur répondit. « Harry est le champion de Poudlard, toutes les portes doivent s'ouvrir à lui – même les plus anciennes. »

Décidant de tenter le coup, Harry plaça ses mains sur l'évier en question. « Poudlard, ton champion t'ordonne d'ouvrir cette porte. »

Ils entendirent tous le sifflement des pierres essayant de bouger, mais l'évier ne bougea pas d'un pouce. Harry ordonna de nouveau à la porte de s'ouvrir mais en vain.

Harry sortit alors son épée et la tint à la verticale devant lui. « Poudlard, ton champion t'ordonne d'ouvrir cette porte. » Cette fois la magie émanant de l'épée scintilla et affronta l'ancienne magie fourchelang qui bloquait l'accès. Des flashs de lumières jaillissaient continuellement de l'épée et de l'évier. Celui-ci s'ouvrit lentement alors que le maelstrom de magie tourbillonnait dans les toilettes.

Tonks avait la chair de poule à cause de toute cette magie, elle n'avait jamais entendu parler d'un tel pouvoir – et n'en avait jamais été témoin avant. « Harry, quel est ce sort ? Je n'ai jamais rien vu de tel ! »

« Ce n'était pas un sort, et ce n'était pas moi. Poudlard a juste canalisé sa magie via l'épée de Godric pour vaincre l'enchantement fourchelang qui bloquait le passage. Maintenant, j'ai besoin que tout le monde lance son bouclier le plus puissant. »

L'auror était sur le point de demander pourquoi quand elle remarqua que tout le monde avait obéi à Harry. Elle s'exécuta à son tour. Alors que la dernière partie de la structure en porcelaine était en train de s'enfoncer dans le sol, un éclair de magie de l'épée d'Harry la foudroya. Des morceaux de pierre jaillirent et rebondirent sur leurs boucliers.

« Normalement, ça ne pourra plus se refermer et on peut se disputer sur la marche à suivre. » Harry avait à peine fini sa phrase que Padma intervint.

« C'est ma sœur en bas et personne ne m'empêchera d'aller la chercher. »

« Personne ne le fera Padma, mais il nous faut un plan plus élaboré que juste sauter dans ce trou et appeler Parvati. Si nous n'avons pas de plan, nous attendrons les renforts. » Padma était suffisamment intelligente pour comprendre le raisonnement d'Harry mais elle n'était toujours pas ça.

Tonks n'aimait pas du tout l'idée d'entrer dans cette Chambre et essaya de dissuader Harry. « Nous ne savons pas ce qu'il y a en dessous ou ce que nous allons devoir affronter. C'est de la folie furieuse d'y aller sans renforts. »

« Ma sœur n'a pas le luxe de pouvoir nous attendre, nous avons vu ce message sur le mur. A votre avis, à qui appartiendra ce squelette ?! »

« Auror Tonks, il faut que quelqu'un reste derrière pour les renforts. Mon père va venir avec toutes les lames disponibles et Amélia voudra aussi combattre ce qui a fait ça à Susan. »

Les mots d'Harry touchèrent Tonks là où cela faisait mal. « Si tu crois que je vais rester là alors que vous quatre, des enfants, allez descendre sans moi, alors tu es encore plus fou que Peeves ! »

Henrica essaya de lui faire entendre raison. « Harry, vos parents vont être fous furieux si vous faites ça. A côté de ça, l'incident de cet été ressemblera à un simple pique-nique ! » Elle essaya de le faire comprendre à Hermione pour qu'elle réalise les conséquences de leurs actions. Mais Hermione ne l'écoutait pas et était déjà en train de trouver une solution à leur problème de basilic. Elle avait métamorphosé des éclats de pierre en un objet qu'ils avaient tous utilisé durant leurs vacances d'été.

La jeune sorcière mit les lunettes de soleil miroir qu'elle venait juste de métamorphoser. « Si nous arrivons à créer une lumière suffisamment forte pour l'aveugler temporairement, cela devrait perturber le rayon magique de ses yeux. Nous avons tous étudié et pratiqué ce sort que Slughorn avait utilisé sur toi. Cela devrait nous donner une minute ou deux. Puis il nous faudra être agile et rapide en visant ses yeux. »

Harry avait envie de serrer sa compagne dans ses bras mais Padma le prit de court. « Hermione, c'est tellement dingue que ça pourrait bien marcher ! » Hermione resta cependant concentrée sur Harry. « Tu vas avoir besoin de moi en bas, Harry. A part ses yeux, cette chose sera imperméable à la magie. Nous allons avoir besoin de nos épées pour la battre et je ne prêterai pas la mienne à quelqu'un d'autre. »

Harry hocha la tête puis se tourna vers Neville. Le jeune Gryffondor avait également pris une décision. « je préfère affronter cette chose en bas plutôt que d'être celui qui dira à Barchoke et Amelia que vous avez tous sauté dans ce trou. »

Henrica ne laissa pas le temps à Harry de l'arrêter. « On est à Poudlard et je suis un professeur et donc techniquement je suis responsable de vous. Je ne suis peut-être capable de vous arrêter mais je peux au moins venir avec vous pour vous protéger – puis nous ressortirons tous de cet enfer. »

Les quatre sorciers apprécièrent son aide, ils savaient qu'ils auraient des ennuis de leurs parents quand ce serait fini. Dame Serdaigle résolut leur problème.

« Le baron va prévenir l'escadron de secours que vous être là, et moi je vous accompagnerai. Puisque le basilic ne peut pas me tuer, j'irai en première et j'espère pouvoir vous avertir à temps. »

Hermione distribua les paires de lunettes miroir qu'elle venait de métamorphoser et ils se préparèrent à descendre. Même Tonks reconnut que leur plan était mieux que ce qu'elle avait réussi à trouver en quelques minutes.

Le fantôme de Serdaigle prenant les devant, Tonks allait assurer leurs arrières pour être certaine que personne n'essaierait des attaquer par derrière. Elle avait compris ce qu'Henrica avait fait en évoquant les ennuis qu'ils auraient lorsqu'ils reviendraient. Personnellement, l'auror pensait que ce serait un miracle qu'ils s'en sortent tous en vie. Elle aurait vraiment aimé attendre que les renforts arrivent mais elle savait qu'elle ne pourrait pas les arrêter. Elle avait assisté à l'entrainement d'Harry et d'Hermione tous les matins et il ne fallait pas oublier ses deux amis ainsi qu'Henrica. Tonks savait qu'elle ne faisait pas le poids. Le mieux qu'elle pouvait faire, c'était essayer de les protéger et espérer qu'ils remontent aussi vite que possible.

L'arrivée en masse des gobelins devant Poudlard fut accueillie par les applaudissements des étudiants qui étaient escortés à Pré-Au-Lard. Les soixante dix guerriers que Barchoke avait amenés étaient en armure de la tête au pied et prêts à se battre – ils faisaient en effet un spectacle formidable.

L'armée cependant se figea en voyant les enfants pétrifiés qui flottaient vers le village. Barchoke ne put s'empêcher de remarquer que Susan et Hannah faisaient parties des victimes. Il ne put pas s'empêcher de remarquer aussi Amélia qui courrait vers lui, une douzaine d'aurors juste derrière elle. Elle semblait prête à tuer une mère dragonne à mains nues.

Une fois qu'elle fut assurée que les victimes étaient juste pétrifiées et non pas mortes, elle et les aurors s'approchèrent des gobelins. L'Ambassadeur gobelin s'inclina devant la guerrière. « Madame Bones – Amélia, je suis vraiment désolé pour ce qui s'est passé et je suis prêt à vous aider de quelque façon que ce soit. La nation a également préparé un stock de potions de mandragores pour que les enfants soient guéris avant ce soir. Vos aurors devront attendre un ou deux jours le temps que nous obtenions des plants de mandragores matures. »

« De la part de tous les parents et du ministère, je vous remercie. » Amélia en avait appris suffisamment cet été sur Barchoke pour savoir que les remerciements des parents étaient plus importants pour lui que ceux du ministre. En voyant les forces rassemblées derrière lui, elle lui posa une question. « Savez-vous ce qui a fait ça? »

« Désolé, mais non. Harry m'a transmis notre plus important signal d'urgence, en gros ça signifie « amène autant de guerriers que possible et le plus vite possible. » J'imagine donc qu'il sait ce que nous allons affronter mais je ne l'ai pas vu ici ni les autres. »

Amélia prit la seule décision qu'elle pouvait. « Je ne peux pas prendre d'autres aurors de l'escouade de Pré-Au-Lard. Je n'ai pas pu trouver d'autres aurors en aussi peu de temps. Le ministre est en train de rassembler d'autres forces en ce moment et ils seront là d'ici une heure Nous sommes juste les éclaireurs et nous sommes prêts à vous suivre. »

Ils reprirent leur marche vers le château, sachant qu'ils auraient besoin d'autres informations avant de faire d'autres plans. Minerva McGonagall était à l'arrière des étudiants, couvrant leur retraite vers Pré-au-Lard.

« Barchoke, je pense qu'Harry et ses amis sont toujours dans le château. L'alarme a résonné quand ils s'entrainaient. Padma et Neville ont accompagné Luna et Colin dans le hall avant de repartir avec Henrica pour les chercher. Ils refusaient de partir sans Harry et Hermione. »

Ce n'était pas un choc pour le gobelin, il s'était attendu à ce que son fils soit impliqué dans l'affaire. Harry n'aurait jamais envoyé un tel message de détresse sinon. « Professeur, Sirius s'est arrangé pour que l'auror Tonks les accompagne vers et depuis leur entrainement matinal. Où qu'ils soient, ils sont avec Henrica et cette auror. Qui d'autre est porté disparu ? »

« Mlle Brown a reporté que Parvati Patil se sentait mal ce matin et a couru aux toilettes alors qu'elles descendaient dans la grande salle. Elle n'est pas réapparue et un autre message en sang a été retrouvé sur un mur. Son squelette reposera dans la Chambre pour l'éternité. Puisque c'est la seule étudiante disparue, je crains qu'elle ait été capturée. »

« Harry va aller la chercher, j'espère juste qu'il arrivera à convaincre ses parents de ne pas l'accompagner. Mais je crains que Padma n'accepte pas – et que les deux autres seront tout aussi têtus. »

Minerva et Amélia regardaient maintenant le gobelin comme s'il était fou. Mais Barchoke connaissait son fils. « Son message indiquait qu'il avait besoin d'une aide des plus urgentes, c'est logique maintenant. Il faut nous dépêcher et espérer qu'il ne soit pas trop tard. Où sont ces toilettes ? »

« Ce sont ceux que Mimi hante, c'est… »

« Très bien Professeur, je sais exactement où ils sont. Je peux nous y emmener. » Bill était en train de monter vers le château comme tous les dimanches matins quand il était tombé sur l'évacuation. Quand il avait vu que Percy surveillait de près ses quatre jeunes frères et sœurs, il se promit de faire un super cadeau de Noël à son frère cette année. Maintenant que son cœur battait de nouveau normalement, Bill se précipita vers le château, interceptant la discussion de Barchoke à propos d'Harry. Il pensait qu'il avait raison et que les trois autres ne l'auraient jamais laissé seul. Bill, son patron et Amélia coururent vers les portes du château.

Ils abandonnèrent toute idée de discrétion quand ils écrasèrent des os sous leurs pieds en avançant. Harry cependant était content, car, comme il l'avait expliqué, ils entendraient aussi le basilic s'il venait vers eux. Mais il s'inquiétait quand même à l'idée que le basilic puisse les surprendre alors qu'ils avançaient dans le tunnel.

Tonks couvrait leurs arrières et fut rassurée de la remarque d'Harry. Elle était obligée de reconnaître que c'était Harry qui commandait, en effet les autres lui avaient obéi sans poser de question. Elle aurait été pulvérisée par des éclats de pierre si elle avait perdu du temps à questionner ses ordres. Tonks était soulagée de voir qu'Harry semblait être un leader né.

Ce soulagement disparut quand Helena poussa un cri, même si elle les rassura aussitôt. Quand Tonks s'approcha à son tour de la peau de la créature, l'auror reconnut que c'était effrayant, - et même suffisamment pour effrayer un fantôme.

Harry sortit son épée et examina la peau de très près. Sa lame trancha facilement la peau, puis il invita Hermione à faire de même. « C'est une vieille peau, donc le basilic doit être aujourd'hui plus grand que ça. Une fois que nous nous serons occupés de ses yeux, il faudra ne pas s'approcher de sa tête car une seule égratignure avec les crocs et ce sera fini pour nous. Ça va être brutal, nous devons y aller petit à petit. Attaquer et se retirer jusqu'à ce que la perte de sang l'affaiblisse suffisamment et nous permette de lui donner le coup final. »

Hermione savait qu'Harry était en train de lui demander si elle avait l'estomac assez fort pour ça, elle sortit son épée et coupa aussi la peau. Ce serait bien plus dur que d'affronter des mannequins, et elle était certaine qu'elle en ferait des cauchemars pendant des années mais elle avait l'intention de combattre aux côtés d'Harry. C'était pour cela qu'Hermione s'était battue si dur, elle ne voulait plus être sans défense alors qu'Harry était forcé de se battre pour sauver leurs vies.

« Je peux le faire Harry. »

Puis Padma ajouta quelque chose. « Nous pouvons servir de distractions, l'obliger à nous chasser pour que vous puissiez l'attaquer. »

« C'est trop dangereux Padma. Cette chose est une machine à tuer… »

« …qui va m'oublier dès que pourrez enfoncer vos épées dans cette chose. Vous aurez besoin de nous à nouveau afin que vous puissiez donner le coup final. Comme Hermione l'a dit, nous pouvons le faire Harry. »

Quand Harry hocha la tête pour montrer à Padma qu'il était d'accord, Tonks perdit son calme. « C'est complètement dingue ! C'est une chose que de couper un tas de vieille peau, mais vous allez vous en prendre à une créature mortelle, dans sa propre tanière… »

« Nous le savons, Auror Tonks. Nous savons aussi que les plans ne survivent jamais longtemps. Mais c'est toujours bien d'avoir un plan que l'on peut adapter au lieu d'affronter l'inconnu sans rien. Avez-vous d'autres suggestions à part rester là et espérer que quelqu'un vienne peut-être sauver Parvati ? » Tonks n'avait aucune réponse pour Harry. « C'est juste une mission de sauvetage Auror, si nous pouvons sauver Parvati et déguerpir sans combattre, c'est ce que nous ferons. En tant que centurion, il faut que j'imagine toutes les éventualités. C'est ce que nous faisons ici. »

Tonks regarda Henrica pour du soutien mais n'en trouva aucun. « Je suis en train d'écrire un livre sur la culture et civilisation gobeline. Harry est un centurion et aux commandes de cette situation. Je sais qu'il fera tout ce qui est entre son pouvoir pour nous faire sortir de là en un seul morceau. Je sais également qu'il fera ça bien mieux que je ne le pourrai jamais. »

Ceci étant décidé, ils continuèrent à avancer. Ils arrivèrent bientôt devant une immense porte circulaire, une porte décorée de nombreux serpents – et bien sûr verrouillée.

« C'est comme l'entrée de la salle de bain. Elle n'est pas uniquement bloquée par du fourchelang, je ne peux pas la traverser » C'était étrange pour Helena de toucher quelque chose de solide mais c'était l'impression qu'elle avait.

Harry demanda de nouveau l'aide de Poudlard et cette fois, la magie sauvage tourbillonna dans le tunnel et tout le monde voyait que c'était plus dur cette fois d'ouvrir la porte. Un bruit sourd retentit derrière eux et ils firent immédiatement volte face et pointant leurs baguettes dans cette direction, tous sauf Harry. « C'est un éboulement, ces tunnels n'ont pas été entretenus depuis un millénaire et je redoutais ça. »

Quand la porte s'ouvrit enfin, Harry métamorphosé quelques os en barreaux métalliques – et il les utilisé pour bloquer le mécanisme de la porte. « Je ne veux pas faire exploser cette porte car le plafond pourrait s'effondrer sur nous. Pouvez vous allez vérifier, Auror Tonks où a eu lieu l'effondrement et à quel point c'est mauvais ? »

Tonks revint deux minutes plus tard. « C'est juste à l'angle, je pense que nous pourrons dégager quelques pierres – suffisamment en tout cas pour nous y faufiler. »

« Ca ne retardera mon père que quelques minutes, est-ce que nous sommes prêts ? »

Tout le monde hocha la tête et ils entrèrent dans la légendaire Chambre des Secrets.

Quand ils entrèrent dans le château, le groupe de sauvetage découvrit qu'un guide les attendait. « Monsieur, votre fils a découvert l'entrée de la chambre des Secrets, ils y sont entrés pour essayer de sauver la jeune Patil. Il a explosé l'entée afin que vous puissiez l'y suivre et il m'a demandé de vous prévenir que la créature qui a attaqué les étudiants de Poudlard était un basilic. »

Leurs visages restèrent figés, ils ne posèrent pas de question mais ils accélérèrent la cadence. Quand ils passèrent devant les fantômes pétrifiés, le Baron essaya de leur donner un peu d'espoir. « Dame Helena les accompagne dans la Chambre et elle espère pouvoir les protéger et au moins de pouvoir les avertir au cas où. J'espère que vous me permettrez de faire de même pour vous. »

Barchoke accepta rapidement, avant d'entrer dans la salle de bain. Hermione avait laissé une paire de lunettes miroir près de l'évier et le Baron leur expliqua rapidement leur plan pour tuer la créature. Amélia était des plus impressionnées et accepta de les imiter.

« Si nous croisons cette créature, nous essaierons de l'aveugler et de vous couvrir pour que puissiez la tuer avec vos épées. »

C'était le type de coopération que Barchoke aimait, chacun se concentrant sur les forces de l'autre. Ils auraient du mal à s'occuper du regard mortel de la créature et les aurors ne pouvaient pas pénétrer la peau du basilic avec leur magie.

Ils glissèrent rapidement dans le trou et formèrent des rangs dans le tunnel. Puis ils avancèrent prudemment jusqu'à ce qu'ils tombent sur la mue. A ce moment, Barchoke partit en courant jusqu'à ce qu'il tombe sur l'éboulement. Ils étaient en train de libérer le passage quand un cri perçant retentit et les glaça jusqu'aux os.

La seule chose qui réconforta le guerrier gobelin était que ce n'était pas le son d'une voix humaine. Il se faufila à travers les débris dès qu'il le put et découvrit la porte qu'Harry avait bloquée. Avant qu'il ne puisse entrer dans la Chambre, un autre cri résonna dans les tunnels. Malheureusement, c'était cette fois un cri humain.

La chambre était longue et faiblement éclairée avec des colonnes massives qui soutenaient un plafond si haut qu'il était perdu dans les ténèbres. Toutes ces colonnes étaient décorées de serpents gravés, mais Harry était plus intéressé par leur avantage pour se cacher. Il frissonna en imaginant se retrouver à jouer à un cache-cache mortel avec cette créature.

Leurs pas résonnèrent dans la chambre alors qu'ils progressaient lentement dans la pièce, jusqu'à ce qu'ils tombent sur une statue aussi haute que large. Tordant son cou, Harry put reconnaître le visage d'un homme ancien et presque grotesque. Il comprit pourquoi il n'existait pas de portraits de Salazar Serpentard. En ce qui concernait Harry, cet homme était vraiment laid ! Il comprit cela dit qu'ils avaient des ennuis quand il aperçut ce qui gisait aux pieds de la statue.

Hurlant « Pav ! », Padma se précipita sur sa sœur, tombant à genoux devant elle. Henrica partit avec Padma tandis qu'Harry demandait au reste du groupe de former un périmètre de sécurité autour des trois sorcières.

« Pav – ne sois pas morte – s'il vous plait, ne sois pas morte. » Padma attrapa les épaules de sa jumelle et la retourna vers elle. Son visage était pâle et froid et pourtant ses yeux étaient fermés. Si elle n'était pas pétrifiée, elle devait être… « Pav, réveille-toi s'il te plait… » De désespoir, Padma commença à secouer sa jumelle mais la tête de Parvati dodelinait juste de gauche à droite.

Henrica commença à jeter quelques sorts de diagnostique qu'elle connaissait. « Parvati est en vie, mais très faible. Je ne sais pas pourquoi elle est inconsciente mais je suggère qu'on l'emmène aussi vite que possible chez un guérisseur. »

« Elle ne se réveillera pas, » dit une voix douce.

Tonks crut faire un arrêt cardiaque. Elle surveillait cet endroit et pourtant l'étudiant de Serpentard aux cheveux noirs avait surgi de nulle part. Le badge de préfet qu'il portait faisait de lui un cinquième année minimum, mais il semblait plus vieux, il ne semblait pas non plus être solide. Son identité fut rapidement confirmée de la manière la plus inhabituelle possible. Elle entendit la gifle d'un fantôme à un autre, ce qui ressemblait pour elle à une éponge mouillée que l'on jetterait contre un mur.

Helena était livide. « Tom Jedusor, sale bâtard ! Qu'as-tu fait à cette pauvre fille ? »

Harry comprit immédiatement qui contrôlait Parvati, il commença à donner des ordres en gobelbabil – heureusement Hermione avait jeté à Henrica la semaine précédente. « Henrica, Padma, ce doit être un horcruxe. Il essaie de drainer l'âme de Parvati pour en faire la sienne. Elle doit l'avoir sur elle, il nous faut le trouver puis le détruire. D'après l'apparence de Parvati et l'état très faible de Parvati, nous n'avons pas beaucoup de temps. »

Tom éclata de rire après la tirade d'Helena. « La fille de la grande Rowena Serdaigle, tout aussi naïve que cette petite trainée. Elle voulait être aussi intelligente que sa sœur pour avoir un petit ami – quelle pitoyable créature… »

Puis Tom remarqua qu'ils fouillaient la fille inconsciente et qu'ils semblaient savoir quoi chercher. « Eloignez-vous d'elle. Laissez la ! » Puis il sortit la baguette de Parvati et Harry se mit en action.

« Stupide garçon, ton épée ne peut pas me blesser Potter ! »

Quand l'épée d'Harry traversa les airs, l'affirmation de Tom s'avéra exacte. Mais ce n'était pas Tom qu'Harry visait. Parvati devrait racheter une nouvelle baguette cependant. Il se promit de la remplacer lui-même mais il leur faudrait d'abord survivre à tout ça.

Padma l'avertit qu'ils avaient trouvé quelque chose. « Il y a un petit carnet noir qui n'appartient pas à Padma ». Padma et Henrica l'examinèrent de leur baguette. « Ça doit être ça, j'ai essayé de le détruire mais il n'y pas une seule égratignure. Comment pouvons-nous le détruire ? »

Hermione suggéra quelque chose. « Le venin de basilic est l'une des substances les plus mortelles, qui tue tout ! »

Tom comprit ce qu'ils voulaient faire mais ils ne comprenaient pas ce qu'ils disaient. Il jeta la baguette inutile par terre. L'Héritier de Serpentard avait eu l'intention de briller un peu et de montrer à ces parasites à quel point il était brillant avant de les regarder mourir. Ils ne lui avaient pas laissé le choix cependant.

« Tu vois Harry, juste pour ça, je vais te donner une petite leçon. Comparons donc les pouvoirs de Lord Voldemort, Héritier de Salazar Serpentard à ceux d'Harry Potter Crow, le soi disant champion de Poudlard. »

Helena essaya de l'arrêter mais tout ce qu'elle put faire c'est le ralentir un peu. Il arriva rapidement devant l'horrible statue et fit d'étranges sifflements.

Entre temps, Harry avait rallié ses troupes. « Mettez Parvati contre le mur là bas, elle devrait être en sécurité. Tom ne veut pas qu'il lui arrive quelque chose pour son rituel. Rappelez vous du plan et bonne chance, nous allons en avoir besoin. »

Neville fit léviter Parvati et la plaça aussi proche du mur que possible. Puis Henrica conjura un petit mur devant la jeune fille inconsciente au cas où.

Passant à l'anglais, il parla à Tonks. « Auror, si vous avez quelque chose à suggérer, c'est maintenant. »

Voyant Tom Jedusor se solidifier, Tonks réalisa qu'attendre les renforts aurait coûté la vie à cette jeune fille – et que Lord Voldemort serait revenu d'entre les morts. « Trois d'entre vous prenez un côté, les deux autres viennent avec moi. Visez juste, visez fort – et bonne chance ! »

Hermione s'approcha d'Harry, l'embrassa rapidement et ils se préparèrent.

Alors que Padma, Neville et Henrica se préparaient à viser l'œil droit du basilic, Padma attrapa Neville et l'embrassa aussi en lui chuchotant « c'est pour la chance. » Ils savaient tous deux à quel point ce serait dangereux et ils pourraient parler plus tard de la signification de ce baiser – s'ils le pouvaient encore.

Ils portaient tous leurs lunettes miroir mais restaient conscients que la situation était encore plus dangereuse qu'ils ne l'avaient imaginés. S'ils échouaient et finissaient pétrifiés, Lord Voldemort serait de retour parmi eux et il ne laisserait pas s'en sortit vivants. Harry se consola en se disant qu'il savait que son père arrivait qu'il ferait tout pour le venger.

Quand la bouche de pierre de la statue s'ouvrit, ils entendirent la créature sortir de sa tanière.

Harry prépara ses troupes. « Allez mes amis, nous n'aurons qu'une seule chance. Attendez mon signal… attendez…attendez… MAINTENANT ! »

Il avait à peine crié ses ordres que six sortilèges explosèrent sur le côté droit du visage du basilic. Cette partie du plan se déroula à la perfection, mais le reste partit en morceaux. Le basilic se débattait d'agonie, bougeant sa tête bien plus rapidement que les mannequins sur lesquels ils s'entrainaient. Par un coup de chance, le groupe réussit à faire éclater l'œil gauche, mais le basilic récupérait trop rapidement pour qu'ils touchent le second.

Henrica décida d'essayer une nouvelle approche. Elle espérait juste que se lunettes miroir se métamorphoseraient en même temps qu'elle. Elle se transforma dans sa forme aviaire et s'envola vers le basilic. Elle utilisa ses serres pour blesser la créature géante, et une boule de feu jaillit de sa main sur l'œil restant du basilic. Malheureusement pour Henrica, elle s'était trop approchée de la créature et ne put s'empêcher de voir le large œil jaune. Elle perdit conscience et perdit de l'altitude tandis que le basilic maintenant aveugle secouait violemment sa tête de douleur.

Harry eut à peine le temps de crier « cessez le feu ! » quand Henrica jaillit dans sa forme aviaire vers le basilic. Tonks réagit avant tout le monde en interceptant Henrica avant qu'elle ne touche le sol et elle la fit léviter près de Parvati.

Tom était fou furieux et Helena prit grand plaisir à le tourmenter.

« Tes pouvoirs ne semblent pas si grands maintenant, n'est-ce pas Tom ? Je pense que notre champion et ses amis s'en sortent plutôt bien ».

Tom, enragé, commença à crier des ordres au basilic et ils n'avaient pas besoin de comprendre le fourchelang pour comprendre son message : « TUE LES ! »

Les quatre amis furent soulagés quand Tonks leur cria qu'Henrica était pétrifiée, pas morte.

Harry lui cria un ordre. « Auror Tonks, restez là bas et protégez les. Nous nous occupons du reste – vous êtes notre nouveau plan B pour Tom ! » Espérant que l'auror serait suffisamment maline pour décrypter son message, il passa au gobelbabil.

« Padma, tu viens avec moi. Neville, ton travail est d'attirer le basilic loin d'Hermione. » Harry ne voulait pas laisser quelqu'un d'autre s'occuper de la sécurité de sa compagne mais il n'avait pas le choix. Maintenant plus que jamais, ils devaient travailler en équipe. Ils firent autant de bruit que possible pour s'assurer que la créature essaie de les suivre. Helena, elle faisait de son mieux pour perturber Jedusor et le distraire pour qu'il ne donne pas d'instructions à la bête.

Leur premier piège fut presque le dernier car la créature était incroyablement rapide. Seule la vitesse de l'armure d'Harry lui permit de frapper la créature sur le côté avant que ses crocs ne puissent se refermer sur Neville. Puis il se fondit dans le dédale de colonnes alors que Padma commença à crier et à jeter des maléfices sur la créature depuis un autre angle. Quand la créature enragée suivit ses instincts naturels et plongea dans la direction de cette menace imminente, Hermione surgit d'un autre pilier pour infliger une plaie de l'autre côté de la créature. Puis Neville fit de nouveau distraction pour éloigner la créature d'Hermione et repositionner la bête pour Harry. Et le cycle recommença encore et encore.

Ils titillaient lentement le basilic, comme les matadors le faisaient avec un taureau et la majestueuse créature était petit à petit réduite condamnée à être abattue. En effet, leur tactique fonctionnait à merveille, et la créature ralentissait à cause de sévères pertes de sang. Mais ces pertes s'avérèrent être leur perte car quand Hermione causa une énième plaie sur la créature, elle glissa sur le sol ensanglanté.

La grosse tête se tourna vers elle et ni Padma ni Neville ne réussirent à la faire changer de direction maintenant que l'ancienne créature avait choisi sa proie désormais vulnérable. Hermione était renversée sur les fesses et essayaient de se relever à l'aide de ses coudes mais elle continuait à glisser.

Harry fut forcé de réagir, il courut et enfonça l'épée de Gryffondor jusqu'à la garde dans le corps de la bête. Puis il utilisa son épée légendaire pour jeter son sort explosif le plus puissant. Le basilic avait peut-être une peau incroyablement résistante à la magie, mais l'épée se trouvait à l'intérieur de son corps. La bête poussa un horrible cri alors que ses organes internes étaient pulvérisés mais Harry n'entendit rien.

Quand il utilisait cette attaque sur les mannequins c'était généralement eux qui se retrouvaient propulsés dans la pièce. Cette fois ci, le basilic étant bien plus lourd qu'Harry, ce fut lui qui reçut le contrecoup du sort et qui voltigea en arrière alors que son sort créa un grand trou dans la créature. Il atterrit sur le sol dans un bruit sourd, son corps tordu de manière non naturelle et sa glissade se termina quand il rebondit sur un mur.

Le coup avait certes tué la créature, mais sa tête bondit en avant, atterrissant malheureusement les jambes d'Hermione, les écrasant immédiatement et la coinçant sous la créature.

Tom jubilait, le basilic était peut-être mort mais il avait quand même gagné – et c'était le principal. Il s'avança vers Harry qui – peine perdue – luttait pour rester conscient. « Je vais rester ici et te regarder mourir Harry Potter. Prends ton temps, je ne suis pas pressé. Tes dernières pensées seront que j'ai gagné. Toi et tes amis serez bientôt morts… »

« Hey Tom ! Tu en dis des conneries ! »

Tom se retourna et vit que le jeune Londubat avait arraché un croc du basilic à l'aide l'épée de la petite sorcière et sortait maintenant son journal de sa poche.

« Tu devrais savoir maintenant qu'Harry n'est pas le seul à se battre contre toi, ses amis couvrent toujours ses arrières. Ça, c'est pour mes parents ! Et cette fois, reste mort sale bâtard d'assassin ! »

Tom réussit à crier « Stop » mais Neville ne lui prêta pas attention et enfonça la pointe du croc de basilic dans le journal.

Il y eut un long cri perçant. De l'encre jaillit en torrents du journal, coulant sur les mains de Neville et formant une grosse flaque sur le sol. Tom se tordait en hurlant puis – le silence !

Neville lâcha le croc et courut vers Harry. Il s'agenouilla devant son ami qui murmura une question que Neville avait anticipé.

« Hermione ? »

« Le basilic a atterri sur ses jambes, les brisant probablement. Padma est avec elle et Hermione est bien plus inquiétée par ton état. »

Harry réussit à dire « je vais bien » avant de tomber dans les pommes. Helena vit l'inquiétude sur le visage de Neville et tenta de le rassurer.

« Cette magnifique armure sur le dos de notre champion vient juste de lui sauver la vie. Il aura besoin d'un petit séjour à l'infirmerie mais lui et sa compagne seront prêts à danser d'ici la semaine prochaine. »

Sachant que les deux filles avaient désespérément besoin de nouvelles, Neville cria les nouvelles d'Harry par dessus le corps du basilic qui lui cachait la vue. « Harry est un peu abîmé, il a peut-être même quelques os brisés mais son armure l'a protégé de plus grosses blessures. Il vient juste de perdre connaissance. »

La tête d'Hermione était posée sur les genoux de Padma qui lui caressait gentiment les cheveux. Même si Padma faisait de son mieux pour la réconforter, Hermione savait que de ne pas savoir comment allait sa sœur devait la ronger. « Va voir Parvati, je serai toujours là quand tu reviendras ! »

« Hey Granger ! C'est moi qui fait les blagues et toi qui tues les horribles créatures mortelles, c'était le deal, souviens toi. »

La voix de Tonks résonna dans la pièce. « Parvati commence à se réveiller, je pense qu'elle va s'en remettre. »

Ce fut l'élément déclencheur pour les deux filles qui se mirent à pleurer. Hermione souffrait beaucoup mais les larmes qui coulaient sur ses joues étaient des larmes de soulagement. Elle ne sortirait pas de là en marchant mais au moins ils étaient tous en vie ce dont ils avaient douté avant de se lancer.

Elle s'aperçut qu'une autre main tenait la sienne, c'était Barchoke qui ne se cachait pas de pleurer. « Bonjour père, vous ne savez pas à quel point je suis heureuse de vous revoir. Allez voir Harry s'il vous plait, je ne peux pas le voir d'ici et ça me rend folle. »

Avec précaution, le gobelin changea de place avec Padma qui s'élança aussitôt voir sa jumelle. « Je vais rester ici, ô ma courageuse fille. Deux guérisseurs s'occupent déjà de lui. Amélia est aussi là avec ses aurors donc tout le monde ira bien. Les guérisseurs vont bientôt s'occuper de toi, il faut juste qu'on trouve un moyen de t'enlever cette chose de tes jambes. »

Puis Harry fut posé sur un brancard par quatre centurions et posé à côté de sa compagne toujours piégée. C'était pour les guerriers une sorte de marque de respect pour leurs camarades – ils saluaient leur courage pour avoir attaqué et vaincu une telle bête. Le centurion et sa compagne étaient couverts de sang et ils semblaient avoir survécu à une bataille titanesque. Leurs épées avaient été posées respectueusement entre eux.

Les regards d'admiration qu'ils jetaient vers le père et ses deux enfants étaient quelque chose qui aurait dû être savouré. Mais Barchoke ne quittait pas son fils et sa fille des yeux alors qu'on discutait autour de lui comment bouger le plus grand basilic jamais vu.

Harry était toujours inconscient mais c'était suffisant pour Hermione car elle pouvait voir qu'il était en vie. Personne d'autre n'avait de l'importance pour elle car Harry était là où était sa place – à côté d'elle.

Leur père avait amené assez de gobelins pour pouvoir physiquement soulever ce foutu serpent et maintenant tout ce qu'il lui restait à faire, c'était réfléchir à comment annoncer cela à sa mère et son père.

PS: J'en ai bavé pour traduire ce chapitre, j'espère ne pas avoir fait trop de fautes :)