Un grand calme règne. Un calme lourd, pesant, presque oppressant. Pas de vent pour glisser sur le sable, aucune présence pour créer le moindre mouvement... Cela ne bouge pas, cela ne vit pas. Pas un bruit, pas un son, pas une respiration. Rien du tout. Juste le vide, à perte de vue.
Dans ce paysage de mort, si immobile que cela en devient inquiétant, pas une forme de vie pour se manifester. Des souvenirs, peut-être. Pas plus. C'est comme si rien ne pouvait changer ici, comme si le temps s'était arrêté ou qu'il avait oublié ce lieu, perdu au milieu d'on ne sait où.
Mais rien ne reste à jamais immobile. Les choses changent toujours. La vie va de l'avant, elle pousse, elle se relève, elle rampe, escalade, gémit, se bat... La vie revient toujours. C'est dans sa nature.
Alors, lentement, les choses changent. Inexorablement. Ce qui était auparavant si vivant ici se réveille, lentement, tellement lentement que l'on pourrait même douter de sa réelle existence. Mais c'est là, indéniable.
La vie reprends ses droits.
Lentement, certes. Mais qu'importe. Le mouvement revient, le vent se remet à monter, monter, monter avant de souffler sur les dunes de sable acérées et de faire voler en de légers tourbillons dorés les grains de sable si légers. Des silhouettes naissent, s'affinent. Là, un vieil arbre mort aux branches tordues réapparaît, ensevelit qu'il était par ce désert dévorant. Ici, des feuilles de papier usées par le temps et couvertes d'une fine écriture illisible font voir le bout pointu de leurs angles juste à côté de vieux carnets recouverts de croquis hagards. Là-bas, c'est l'éclat pâle d'une ancienne cafetière qui attire le regard et là-bas, encore plus loin, un feu achève de s'éteindre en laissant ses cendres grises s'envoler haut, bien haut dans le ciel clair et quelques copies de cours finissent de brûler lentement.
C'est long, lent, difficile. Mais une autre silhouette, avec le temps, finit par s'affiner.
D'abord floue, elle s'affirme peu à peu. Revient à elle. Titube. Vascille. Puis elle se remet debout. Ses jambes tremblent, un peu, beaucoup. Puis se calment. Alors elle prend son temps. Fais un pas en avant, timidement, et souffle un grand coup.
La silhouette assure son pieds, se rassure et avance le second. Puis elle recommence. Et encore. Et encore. Enfin, après tout ce temps, elle avance. Lentement, elle avance. Mais elle se rapproche de plus en plus.
D'abord faible, elle se redresse de plus en plus. D'abord effrayée, elle s'affirme de plus en plus. Un éclat de fierté se remet à scintiller dans ses yeux pâles.
Ce n'est pas facile, la difficulté est chevillée au corps et le sable est toujours là, prêt à se dérober sous ses pieds une énième fois. Mais cette fois-ci, elle est prête. Cette fois-ci, si elle tombe, ça ne seras pas si grave. Cela seras douloureux, sûr, mais ça ne l'inquiète pas plus que ça. Parce que cette fois-ci, elle sait qu'elle pourra se relever.
Le désert est chaud, inamical. Hostile. Elle s'en fiche. Elle est plus dure que ça, plus brave que ça. Plus forte que toutes les difficultés qui pourraient revenir. Parce qu'elle le sait, elle en est capable.
Alors elle continue d'avancer. Parce que c'est ce qu'elle a toujours fait, avancer. À son rythme, parfois lentement, parfois presque immobile... Mais elle se remet à avancer, après tout ce temps.
Enfin, elle finit par arriver. Fatiguée, épuisée, le corps courbattu, les pieds douloureux, la tête chaude. Mais le regard pétillant et un sourire au coin des lèvres. Elle sourit un instant, puis se penche en avant.
- Eh les gens... Devinez qui est de retour.
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Du coup… eh oui, me revoilà les gens. *se fait atomiser la gueule par un lancer sauvage de tomates pourries comme l'Humanité n'en a jamais vu*
Bon bon bon, ça fait donc plus d'un an que vous n'avez plus eut de chapitres… (nan, vous prenez pas la peine de m'en vouloir, j'm'en veux suffisamment comme ça, vous inquiétez pas, j'me fais plus que honte et si je pouvais devenir une limace pour expier toutes mes conneries, y'a un bail que je serais devenue un gastéropode) («Mais si, mais si, faites vous plaisir…! J'suis même prêt à vous donner tout plein d'idées dégueulasses et tout et tout…! ») (… Lucifer, toujours aussi sympathique hein). Et j'ai quelque chose d'important à vous dire…
– T'es enceinte.
… Non. Non Lulu, je suis pas enceinte, BORDEL, TU VAS PAS COMMENCER À ME LES BRISER HEIN?
– Et j'me gênerais parce queeee…?
Fais moi chier et j'balance à tout le monde quel est le cadeau que t'as prévu pour Black.
– T'OSERAIS PO.
Me sous-estimerais tu cher bouc…?
– J'te hais.
Moi aussi, t'en fais pas. Je me hais suffisamment pour deux. Allez, tire toi, faut que je leur dise des trucs.
– Ouuuuh, tu vas être toute sérieuse et tout… Hum. Ça va être chiant quoi. Bon ben j'me casse, doit y'avoir une orgie qui m'attends dans un coin des Enfers, hein.
Okay. Maintenant on va pouvoir causer.
(z'avez vu comme j'ai du mal à directement aborder le sujet hein)
Le truc important qu'il faut que je vous dise c'est que…
Je suis désolée.
Je suis tellement, tellement désolée.
Si vous saviez à quel point je m'en suis voulu de ne plus poster, de ne pas continuer à écrire, de ne pas continuer à partager avec vous cette histoire, vous mes lecteurs, vous qui signifiez tellement pour moi… Vous vous doutez bien que si j'aurais pu faire autrement, je l'aurais fait. Seulement voilà. L'année dernière a été, comment dire…? Plutôt tendue du slip. Voire archi tendue. J'ai eut un paquet de trucs à gérer, la fac a été plus ou moins un Enfer (le genre de moments où vous avez l'impression que vous vous noyez dans le travail à faire et que quels que soient vos efforts, de toutes façons, ça ne seras jamais assez), j'ai eut des problèmes persos (oui non parce que le karma est une salope quoi) et, pour dire les choses simplement, ça n'a pas été simple. Du tout.
Pis je suis humaine hein, pas un chevalier en armure ou un super-héros… J'ai fait ce que j'ai pu, ça a été dur et j'ai eut la chance de pas me retrouver toute seule pour faire face à tout ça. Me revoilà donc.
Pour autant, ça veut pas dire fête du slip.
J'aimerais bien hein, mais j'peux pas vous promettre que y'aura pas de nouvelles couilles. Je fais tout pour que ça ne soit pas le cas, j'essaye de toutes mes forces de faire de mon mieux… mais comme la vie aime bien faire mumuse, j'ai encore tout plein de trucs à gérer. Yay. Mais bon, au moins c'est mieux que l'année dernière. (L'ENFER J'VOUS DIS, L'ENFER) (Lulu et ses tites flammes là, c'est du truc de p'tite bite en vrai).
Alors! Trêve de bla-bla, j'ai probablement oublié quinze milles trucs que je voulais vous dire mais bon, faut que j'avance et que je vous poste le tout.
Du coup, au niveau de la parution des chapitres, j'adorerai faire un par semaine MAIS RESTONS RÉALISTES ÇA VA ÊTRE CHAUD HAHA donc pour l'instant on part sur un chapitre toutes les deux semaines, le mercredi. En théorie.
Mais pour l'instant, je suis en train d'écrire le chapitre 58 donc ça va, j'ai de l'avance.
Sinon… un petit récapitulatif d'où on en est! (parce que je sens que ça va être Bagdad hein)
– Shuuhei et Kensei sont dans les Montagnes noires, Beni vient de débarquer sur le dos de Gyomo en mode pyro barbare sanguinaire
– Tora a débarqué juste après, a sauté sur Kensei en mode sneaky et elle a mordu un bon gros coup dans l'épaule de Kensei (et du coup, elle se dit que quelque chose ne vas pas vu qu'il n'est pas autant handicapé par cette blessure qu'il le devrait… et on dit merci à Tachikaze qui soigne son p'tit shinigami de l'intérieur!)
– Tora est toute chose. Elle est /très/ chose en fait. Elle a une impression familière vis-à-vis de Kensei et elle capte pas passque bordel, elle l'a jamais croisé. Donc fuck.
– (pauv' Tora)
– Beni est très colère. Bon, Tora aussi hein.
– Problème, Tachi a repéré que Tora émet du reiatsu. Du coup, beeen Kensei aussi, et ils viennent de tilter qu'elle ne peut pas être un simple tigre. Lol.
– Et la décision logique de Kensei, c'est de la calmer un bon gros coup pour la ramener au Seireitei où la 12ème pourra capter un peu mieux tout ce binns. Et la calmer, ça veut dire pour lui tranchouiller un coup dans ses tendons, quelques muscles du poitrail histoire de l'immobiliser quoi. C'est chouette hein.
– Du coup, il l'attaque sauf que comme elle est pas super opérationnelle, elle se rend pas compte, du coup Kyuusoku aka Lady Crevette Rayée se jette devant la lame, se fait blesser à sa place mais au moins TORA EST PAS EN TRAIN DE PISSER LE SANG YAY. Joie.
– Et comme Beni est con mais quand même pas à ce point là, elle s'est bien rendu compte que quelque chose cloche avec Tora du coup, elle a appelé le reste de la Meute.
– Reste de la Meute qui du coup vient de débarquer et fais des ronds (en grondant et tout) autour de Beni et Tora pour mettre une distance entre elles et les deux shinigamis.
VOUALÀ!
Et du coup, le dernier chapitre en date, c'était un flashback, avec l'enfance de Shuuhei et la Comète (mais siiii, vous savez, la nana tout en blanc super creepy qui adoooore faire peur aux enfants vagabonds *giga sourire Colgate*) qui racontait des légendes à propos de créatures humanoïdes et à l'apparence vaguement féminine commandant à de grosses bestioles tigrées. Sinon, pitit récapitulatif!
– vous ne savez rien de plus sur la Comète, à part que c'est une mère (c'est touuut)
– Kandai vient de faire sonner une conque de guerre, qui a produit un son à peu près giga puissant et qui s'est entendu jusque dans les montagnes noires, réveillant Moman Grizzly et faisant vibrer le sol sous les pieds de Beni
– il est toujours dans Enkei et ils viennent de fermer la ville et sont prêts à se battre en mode Rambo chez les Pouilleux
– Kira est reparti au Seireitei, il est loinnnn, très loin de tout ce binns
– nos deux vikings en slip se sont rendu compte qu'il y a quelqu'un qui squatte leurs Montagnes pas loin d'elles mais le quelqu'un en question est doué parce qu'elles n'arrivent pas à le/la repérer (c'est pas drôle sinon)
– Tachikaze aime bien Kandai. Passque.
– Shuuhei a un peu pitié de lui d'ailleurs, il se dit que la seule chose de différent qu'il y a entre eux, c'est que lui, il a eut de la chance et a pu devenir shinigami. Kandai est une sorte de rappel de ce qu'il aurait pu devenir s'il était resté dans ces districts lointains. (c'est super joyeux quand même tout ça)
– Kandai énerve un peu Kensei. C't'à dire que de toutes façons, Kensei fait tout le temps la gueule. C'est un ronchon sur patte.
– Kandai peut pas blairer Kensei. Il le hait, de toutes ses forces. Plus pour ce qu'il représente que pour l'individu qu'il est d'ailleurs. Eh.
– Tachikaze aime bien Kazeshini, aussi.
– Même que Kazeshini aussi l'aime bien. Mais Kazeshini elle, elle peut pas blairer Kandai.
– le passé de Tora, c'est de la giga merde. Mais vous en savez pas grand-chose, à part qu'elle en a de très très mauvais souvenirs et que y'avait une maison avec plein de gonzesses pas très âgées fringuées en blanc.
– pareil pour les momans de Beni, vous n'en savez pas énormément en fait… juste qu'elles sont toutes les deux mortes. C'EST JOYEUX C'TE FIC OKÉ.
- Beni a une putain de brûlure dans le dos. JOYEUX J'VOUS DIS.
– Shun est euuuh, loin, au Seireitei, toujours après les fesses d'Akon
– et sinon euuuuuuh je crois que c'est tout… je sais pas, dites moi tout, je vous referrais un topo au prochain chapitre…!
Encore quelques précisions, et après j'vous laisse lire tout ça. Juste, vu l'année passée, je n'ai pas pu écrire aussi souvent qu'avant… et c'est comme tout, écrire, ça s'entretient. Du coup, hem, ouais. J'suis rouillée. Et ça va se voir… Donc oui, autant le dire cash, il risque d'y avoir des chapitres moins bons qu'avant, peut-être que ça seras moins fluide… Je fais de mon mieux mais bon, ne vous attendez pas à un retour en grande pompe.
Dernière chose… Merci d'être encore là. Merci à tous vos messages. Ça m'a vraiment beaucoup aidé. J'vous aime putain.
Et coucou à Mirra...! Si si, me revoilà, REGARDE, J'SUIS PAS MOURUE! (… presque). Donc voilà la suite eh, j'espère qu'elle te plaira :D
(dire que j'ai commencé à taper le chapitre 56 avant de commencer à taper celui-là et que ça m'a pris deux bonnes pages avant de tilter qu'il y avait une couille dans le pâté… y'a des fois comme ça où j'm'épate moi même. *regard dans le lointain*)
Et sur ce… *roulements de tambour*… *paillettes*… *strip-teasers en folie*…. VOILÀ LE NOUVEAU CHAPITRE DE FEU ET FOUDRE! C'est partit les gens!
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Discalibur: Y'a que Tora et Beni et leur cervelle frelatée au Nesquik perimé qui sont à moi. Shuuhei et Kensei, j'les victimise, c'est tout, ils sont à Tite Kubo, l'auteur de Bleach.
52. POURQUOI! Y'A! DES! GROSSES! BÊBÊTES! DEVANT! NOUS! PUTAIN?!
Hisagi Shuuhei, temps présent, sous la canopée des forêts des Montagnes noires face à une adolescente à la chevelure couleur de sang, une multitude de fauves au format monstrueux ondulant leurs longs corps striés de noirs à quelques mètres à peine de lui.
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Oh… putain… de… merde…
– AAAAAAAAAAAAH!
Le hurlement de panique de Kazeshini me vrille brusquement les oreilles mais c'est à peine si je le remarque. C'est pas… ce n'est pas…
– SHUUHEI!
Mais. c'est. quoi. ce. bordel…?
– SHUUUUHEEEIII!
Je… Je ne sais pas, j'ai beau avoir les yeux grands ouverts sur ce spectacle comme droit sortit des cauchemars de mon enfance, je n'arrive pas à réfléchir, je n'arrive pas à… tout cela n'a pas de sens, pas là, tout de suite.
– Putain! PUTAIN DE MERDE DE NIQUE SA RACE!
Ce n'est pas… pas possible. Kazeshini… Elle panique, elle panique et quand elle panique, elle hurle.
– SHUUHEI! C'est QUOI ça? C'EST QUOI, BORDEL!
Je n'ai pas besoin de la voir pour sentir ses tripes se tordre et se nouer de terreur dans son corps fin et pourtant d'ordinaire si inflexible. Et quand elle panique, sa voix monte dans les aigus, c'est systématique, un peu comme une signature. Disons que ça donne un indice de plus sur l'état dans lequel elle est, là, tout de suite (mal, elle est mal). Pis c'est pas comme si Kazeshini qui panique c'était discret de base j'veux dire… Mais quand sa voix monte dans les aigus comme ça, c'est vraiment quelque chose qui me touche en plein cœur et me tord les tripes avec violence; parce que comme ça, on dirait la voix d'un enfant qui hurle en se réveillant d'un cauchemar. Oui, avoir l'impression que les légendes qui vous terrifiaient gamin prennent vie juste devant vous, si proches, c'est terrifiant.
Je n'en sais rien Kaze, je n'en sais rien. Je… Je crois que je suis un peu en état de choc là. Mal aux neurones.
– ET MOI, TU CROIS QUE JE SUIS COMMENT HEIN?
Terrifiée. Comme moi.
– JE TE JURE QUE… OH PUTAIN, MAIS C'EST! PAS! POSSIBLE!
C'est… Je crois que si. C'est juste comme ça. Je crois que j'ai un peu de mal à mettre des mots dessus moi aussi. J'ai beau essayer de rationaliser les choses, tout ce que mon esprit et mon instinct me hurlent, c'est que les histoires de la Comète viennent de prendre vie là, juste devant nous. À quelques mètres à peine de nous. Si proches de moi. Et cela a quelque chose d'infiniment terrifiant, cette peur que je n'arrive pas à rassurer. Pas tout de suite tout du moins. Kazeshini est comme moi, elle partage cette sensation de vide dévorant qui vient brusquement de naître dans ma cage thoracique. La peur panique, surtout quand elle est liée à quelque chose qui vous chevillait au corps lorsque vous n'étiez qu'un gosse avec de la morve au nez, c'est quelque chose qui vous envahit d'un seul coup, qui submerge, détruit, ravage tous les barrages que vous pouviez avoir contre elle. Ça ne sert à rien de lutter; la peur est déjà là. Elle vient juste de se réveiller.
Kazeshini lâche brusquement un son suraigu dans mon monde intérieur. Pour résumer rapidement les choses, si la peur a tendance à me bloquer – comment pensez vous que j'aie récupéré cette foutue cicatrice sur mon visage…? – chez mon zanpakuto, ça a tendance à la faire hurler de toutes la force de ses poumons parce que c'est un des rares moyens dont elle dispose pour exprimer ce qu'elle ressent; peu importe ce qu'elle peut bien hurler, décharger cette peur en sentant l'air qui sort de sa gorge pâle vriller l'air avec force, ça lui fait du bien. Ça rend cette peur un peu moins… oppressante, disons.
Par contre, oui, ça me pulvérise les tympans. Eh. Mais c'est à peine si je le remarque. Je suis… Je ne sais pas. Tout mon être semble soudain s'être brutalement focalisé sur ce qu'il y a là, juste devant moi, oubliant tout le reste. Mes cauchemars d'enfance viennent de prendre vie. Bordel. De. Merde.
Ces… ces animaux – des animaux, des animaux, pas des créatures, des a-ni-maux, rien de plus – sont face à moi, ondulant leurs corps épais et striés de noirs et faisant danser leurs muscles épais sous leur fourrure drue. Striés de noir… Les légendes ne disaient jamais clairement le nom de «tigres» mais à l'époque, nous avions tous compris à quoi cela faisait référence. Des putains de tigres. Des putains de tigres qui n'existent que dans le monde des humains, pas à la Soul Society. Quand j'avais lu ça dans un des livres de la bibliothèque des bureaux de la 9ème division peu après ma prise de poste en tant que vice-capitaine, je m'étais brusquement sentit soulagé. Pas de tigres à la Soul Society. Cela peut paraître totalement débile mais lire cette simple information avait vraiment été… libérateur? Je ne suis pas vraiment sûr que ce soit le terme qui convienne le mieux mais ouais, ça a eut un côté libérateur.
Secouant leurs oreilles de forme arrondie comme pour se débarrasser des restes de ce son complètement démentiel qui vient à peine de s'estomper entre les arbres – d'ailleurs, sérieusement, c'était quoi cette merde encore?! – ils redressent leurs yeux ambrés vers nous, grondants et menaçants, les babines retroussées. Haha, jolis crocs. Apparemment, les livres du capitaine Tôsen avaient tort.
– ON A ÉTÉ DROGUÉS À NOTRE INSU SHUUHEI, CECI EST LA SEULE EXPLICATION LOGIQUE, CECI EST UNE PUTAIN D'HALLUCINATION COLLECTIVE!
Désolé de te décevoir Kazeshini, mais en fait je ne pense pas que ce soit possible. Avec rage, elle écrase brusquement son poing menu contre la chambranle en bois vermoulu du temple en ruines de mon monde intérieur.
– ALORS C'EST QUOI LA PUTAIN D'EXPLICATION? Y'en a pas! Ces légendes ne peuvent pas être vraies, elles ne peuvent pas!
La fin de sa phrase s'éteint presque en même temps que sa voix, presque comme un gémissement. Je n'en sais rien Kaze, je ne sais pas quoi te dire… Je n'en ai aucune idée. Mais tout ceci est bien réel. Écoute… Ne panique pas.
– Je ne panique pas!
Kazeshini, je le sens. Calme toi, d'accord…? Calme toi, je te jure qu'on va trouver une explication à ce bordel, que tout va…
– MAIS MON CUL! Comment veux tu que ça s'explique hein? Et crois moi Shuuhei, il y a des choses qui ne s'expliquent pas…!
Kazeshini est comme moi et, en fait, il serait plus précis de dire qu'elle est une part de moi. Elle aussi, elle ne peut s'empêcher de penser à ces récits qui nous terrifiaient. C'est normal. On a grandit avec ces putains de légendes. Forcément, au bout d'un moment, on a rationalisé tout ça (enfin… on a essayé quoi, sans déconner, c'est pas simple ce genre de galère), on a imprégné le fait que ces histoires n'étaient que des histoires et rien de plus mais… Soyons honnêtes. Quelque chose qui a autant façonné notre enfance, quoi qu'on y fasse, cela reste toujours là. Ces putains de Montagnes m'ont toujours foutu la trouille et c'est comme ça, j'y peux pas grand-chose. Et là, là… Bordel de merde. Cette peur revient au triple galop. Il faut juste que je garde la tête froide.
Cette fille devant nous, avec ce regard si brillant qui luit de rage, cette gamine aux cheveux rouges et aux pieds nus… elle a appelé ces tigres. Elle a levé la main et ils ont obéit aussi sec. Elle est arrivée sur nous en chevauchant une de ces putains de bestioles. Et tout ça, cette scène est complètement irréaliste. Sauf que c'est en train d'arriver, c'est en train de se dérouler pile devant moi.
Et visiblement, mon zanpakuto est pile poil dans le même état d'esprit que moi. C'est juste qu'on ne l'exprime pas tout à fait de la même manière quoi, je vais pas me mettre à hurler d'une manière super virile là tout de suite hein. Même si je dois reconnaître que hurler un bon gros coup me ferait le plus grand bien en fait.
– POURQUOI! Y'A! DES! GROSSES! BÊBÊTES! DEVANT! NOUS! PUTAIN?!
Elle est littéralement en train de bouillonner sur place. Bien. La panique fait place à la colère. C'est marrant – ou pas en fait, ça dépend d'où on se place je suppose – parce qu'avec elle, colère et peur sont très liés. D'où ses pulsions carrément meurtrières que je peux sentir vriller l'air dans mon monde intérieur. De terrifiée, elle bascule lentement à terrifiée et furieuse. Son but? Détruire, annihiler.
- OKAY! Okay, je me caaaalme! JE ME CALME ET ON MASSACRE TOUT!
Je crois que pour elle, sa façon la plus certaine de dominer sa peur, c'est littéralement de massacrer ce qui cause cette peur. Ça a l'air plutôt efficace dit comme ça. J'vais être honnête, pour le coup, je suis plutôt d'accord. Je ne peux pas être rationnel avec cette peur d'enfance. C'est trop pour moi. J'ai beau essayer de garder la tête froide, de reprendre le contrôle, j'ai quand même les tripes qui se nouent. Je ne peux pas expliquer cette situation, je ne peux pas la relativiser, tout ce que je peux faire, c'est l'attaquer pour soulager cette peur ancienne qui me tord l'estomac dans tous les sens. C'est l'Afghanistan avec un soupçon de Guantanamo dans mon bide là putain.
– Shuuhei…
Sa voix n'est plus qu'un grondement sourd, menaçant. Je le sens, elle a relevé ses lèvres en une grimace inquiétante, comme pour mieux révéler ses dents qu'elle a fortement pointues.
Ouais, ouais, je sais… je réponds. Ma prise se fait un peu moins un peu moins crispée sur son manche tressé de bleu. Plus souple, plus réactive… plus efficace. J'sais pas faire grand-chose mais me battre, ça oui, je connais. Je suis un guerrier après tout. La peur ne m'empêche pas d'être un bon guerrier; la seule peur plus importante que celle que je ressens là tout de suite, c'est d'être un guerrier qui ne connaît pas la peur, le capitaine Tôsen m'a enseigné ça. Et je ne l'en remercierai jamais assez.
– Faut chopper cette fille… siffle t-elle, sa voix grimpant à nouveau dans les aigus.
Oooh, elle ne va pas pardonner de sitôt que quelque chose ait réveillé cette peur en moi et en elle, ça non… Restez pas dans son chemin, ça va être sanglant. Très sanglant si je la laisse faire.
– Mais… rah!
Elle secoue la tête avec rage, muscles de la mâchoire tendus et poings serrés à s'en faire mal.
– Putain de merde, cette nana ne correspond pas aux légendes…!
Je sais, je sais, mais… Bordel. Je suppose qu'on ne peut pas se fier à 100% à ces légendes. Je veux dire, la Comète a du enjoliver et…
– JE REFUSE QUE L'ON PARLE DE CETTE FEMME! hurle brusquement Kazeshini avec une rage violemment décuplée, me coupant au milieu de ma phrase.
… Oui. Oui, d'accord, ne parlons pas d'elle…
– Je veux bien que les légendes ne soient pas au plus près de la réalité mais quand même… cette fille ne colle pas…!
Me concentrant de mon mieux sur ce qui me fait face – la tarée à cheveux rouges qui à l'air d'être à deux doigts de se jeter sur nous pour nous égorger avec les dents – tendu de la tête aux pieds, je peux entendre Kazeshini qui gronde dans mon monde intérieur. Ouais, elle gronde pour de vrai, ce n'est pas juste une manière de parler. Je ne sais pas trop comment elle fait pour produire ce son – j'ai pas des masses envie de savoir non plus en fait, probablement un truc qu'elle a obtenu après avoir sacrifié 666 vierges à Satan une nuit de pleine lune – mais franchement, c'est carrément flippant. Kazeshini est déjà pas des masses rassurante, imaginez ce que ça donne lorsqu'elle a peur et qu'elle est en colère…
– Cette nana… Elle ne correspond pas aux légendes Shuuhei, je déconne pas, il y a quelque chose qui nous échappe…!
Je sais, je sais… Dans les légendes, la créature qui commandait à ces putains de monstres – le tigre blanc et le tigre sombre sont… putain, ces bestioles sont terrifiantes – avait beau avoir vaguement des traits humains, elle n'était pas humaine, justement. Yeux luisants, queue qui ondule dans l'air, griffes, crocs… Une chose est certaine, cette gamine ne correspond pas. Du tout. Mais de là à supposer que…
– Shuuhei! Shuuhei, écoute moi bordel de merde! J'y capte rien à cette situation, tout ce que je sais c'est qu'elle est tout ce que tu veux sauf bonne pour notre gueule! Je te dis que ça ne correspond pas aux légendes et putain de sa race, faut qu'on se méfie de ce fait, okay?!
D'accord, d'accord, mais…
– SHUUHEI! hurle t-elle brusquement, la voix de plus en plus aiguë. Fais moi confiance! Je ne peux pas te l'expliquer mais, putain, je suis un esprit okay, un esprit! Alors l'impossible, les monstres et les légendes, tout ce genre de conneries, c'est carrément mon domaine. Et mon instinct me dit que quelque chose nous échappe… Alors je t'en supplie, fais attention. Fais attention petit shinigami.
… D'accord. Ça marche. Je me concentre encore un peu plus. Tout ça ne va pas tarder à dégénérer. Kazeshini…
– Ouais?
Prépare toi à passer en shikai, juste au cas où.
– Pas de soucis. Oh non, pas de soucis…
Et puis, je ne sais pas, j'ai une sorte de pressentiment, d'appréhension. Ce qui ne paraît pas étonnant hein vu la situation mais non, c'est là que ça me fait tilter, c'est que cet espèce de mauvais pressentiment que j'ai aux tripes, j'crois qu'il n'est pas uniquement lié, justement, à ces putains de cauchemar. Non, ce mauvais pressentiment, comme une sensation poisseuse qui se rajouterait à mes peurs de gosse, c'est comme… je ne sais pas, je ne dirais pas forcément que ce pressentiment est mauvais. C'est juste, un pressentiment. Et c'est plutôt étrange comme sensation en fait. D'ailleurs, vu que ça m'intrigue, je me concentre et me focalise quelques instants sur cette sensation. Oh… c'est bizarre. Les reiatsus qu'on a sentit en arrivant dans ces fichues forêts, c'est tout bête mais eh, j'ai supposé que c'était celui de cette nana. Logique non? Sauf que pas vraiment. Elle est seule et on a sentit plusieurs énergies spirituelles. Donc y'a un truc qui cloche, il manque des gens et cette adolescente aux cheveux rouges se trouve loin de vivre seule dans ces fichues Montagnes…
Le problème, c'est que non seulement elle est jeune mais en plus, elle me paraît complètement inexpérimentée.Oh, elle sait se battre et quelqu'un le lui a appris, quasi aucun doute là dessus mais maîtriser son énergie spirituelle? La dissimuler? Nope nope nope. Ça elle ne sait pas faire. J'suis presque certain qu'elle n'a même pas conscience qu'elle en émet en fait… Ça ne serait pas étonnant, surtout si elle a grandit ici, dans ces Montagnes. Peut-être que c'est son maître, cet autre reiatsu ténu que je sens… Celui-ci, c'est extrêmement discret, déjà parce que cette folle furieuse – avec sa hache de psychopathe là – pulse quasiment à pleine puissance pile en face de moi et que du coup, ça aide pas hein mais aussi parce que cette autre personne sait dissimuler le sien, de reiatsu. Mais dans ce cas là, pourquoi ne pas avoir appris à la gamine en face de moi à dissimuler également le sien…? Je n'ai pas encore toutes les cartes en main pour bien comprendre ce binns, haha. Enfin! Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de penser que ce second reiatsu dont je parviens à peine à percevoir quelques infimes bribes, je ne sais pas, comme s'il était familier… Comme de vieux souvenirs.
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Kazeshini, monde intérieur de Shuuhei Hisagi, mâchoire serrée à s'en faire mal et en vent furieux agitant ses longues mèches couleur ébène.
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Un léger goût de sang traîne dans ma bouche. Un goût un peu métallique, une texture incroyablement chaude…. C'est pour me calmer, je sentais que j'allais péter un putain de câble – et bordel, c'est pas le moment, Shuuhei a besoin de moi, il faut que je sois au top de mes capacités, je peux pas me permettre de craquer – alors j'ai, euh, bah j'me suis mordu la lèvre. Pis comme j'ai les dents bien pointues et bien acérées… voilà quoi. Faichier.
Concentration. Il faut que je me concentre. Sauf que le problème, c'est que j'ai plutôt envie de hurler et d'insulter les mamans d'à peu près tout le monde, y compris celle du vieux croûton qui sert de big boss à mon petit shinigami. Putain. Je secoue vivement la tête, envoyant valser mes cheveux couleur de nuit autour de ma silhouette tendue.
Cette situation… Ouais, okay, j'avoue, cette situation me fout les chocottes. Et putain, je peux vous dire que j'ai pas l'habitude. Foutues légendes de merde. Connasse de Comète. Si je l'avais sous la main celle-là, je me ferais un plaisir sauvage de la réduire en longs lambeaux de chair sanguinolents. Je la hais, sincèrement, profondément et de tout mon être. Je hais cette femme plus que quiconque au monde. Shuuhei, lui… pour lui, c'est différent. Il a du mal à lui en vouloir, à la haïr comme moi je la hais. P'tit con Shuuhei, p'tit con… Il la voit encore de la même manière qu'il la voyait lorsqu'il était encore tout petit – et absolument trop chou. Moi, elle me terrifiait déjà. Les histoires me faisaient peur, tout comme elles faisaient peur à Shuuhei avec lequel j'avais alors énormément de mal à communiquer – rien qu'arriver à lui faire entendre ma voix, c'était la fête du slip. Mais c'était elle, c'était cette femme qui me terrifiait le plus. Elle était… malsaine. Oh, à l'époque, je ne savais pas trop pourquoi est-ce qu'elle me faisait aussi peur, c'était plus un instinct qu'autre chose. Et putain, putain ce que j'avais raison de me méfier. Depuis, je fais toujours confiance à mon instinct.
J'ai beau être un esprit qui s'est construit sur les émanations de l'âme de Shuuhei, je ne suis pas une copie conforme de sa belle gueule de petit shinigami – l'est bien plus beau que l'autre albinos quand même, j'en démordrais pas quoi que l'autre nounours me balance de sa petite voix trop mignonne, rien à branler. Lui et moi, on est différents. Rien que de par nature, on est différents! Il est un humain alors que moi, je suis un esprit immatériel. Et ça, ça change pas mal de choses. J'ai un champ de perception qui n'est pas tout à fait le même que le sien et je peut sentir les choses sans nécessairement avoir à les voir directement. Comment croyez vous que je fais pour «voir» ce que Shuuhei voit, pour «entendre» ce que Shuuhei entend…? Tout ce qu'il peut percevoir par le biais de ses cinq sens, je peux le sentir même si je suis ici, coincée dans son monde intérieur, perchée sur le toit pointu de ce qu'il reste d'un vieux temple shinto en bois noir qui trône en ruine au beau milieu de cette plaine de hautes herbes. Je ne le vois pas directement mais… ouais, z'avez capté le délire quoi.
Ma perception est bien plus étendue que la sienne en fait. En tant qu'esprit, mon instinct est plus fort. Je peux percevoir des choses que Shuuhei ne pourra jamais saisir. Parce que, contrairement à lui, je ne suis pas un être physique, j'suis juste un esprit. Donc ouais, quand je dis que quelque chose ne va pas, qu'il y a un élément qui nous échappe, à lui et à moi… c'est que c'est la putain de vérité. Et bordel, ça ne me plaît pas le moins du monde. Je ne pourrais pas dire exactement ce qui ne va pas mais… je le sais, c'est tout. Je me concentre encore un peu plus. Je ne laisserais personne faire du mal à mon shinigami. Pas touche.
Shuuhei…? je fais tandis que cette connasse qui a osé lever la main sur Shuuhei fait siffler sa hache dans les airs.
– Ouais?
Dis, tu vois le tigre blanc devant nous…? L'machin surdimensionné, là…
– Euh, celui qui a le sang du capitaine plein la gueule? Ouais, ouais, je le vois. Difficile de le manquer en même temps.
Ouais bah méfie toi de c'te bestiole okay? Y'a un truc de carrément pas net avec celui-là.
– Et meeeerde…
Pas flipper, pas flipper, pas flipper…! Pour relâcher cette peur qui ne semble pas vouloir me lâcher, je hurle un bon coup, déchirant brusquement l'air devant moi. Cet animal là n'est pas net du tout. Je sens qu'il y a… Aaaah, comment dire?! C'est comme si il y avait quelque chose de plus chez celui-là que chez les autres. Cette. Situation. Me. Fout. Les. Jetons. PUTAIN! Je mords une nouvelle fois ma lèvre, un peu plus fort. Caaaalme… Putain ça va chier.
Et cette gamine devant nous… Je plisse vaguement les yeux. Ouais, c'est bien ce que je pensais. Je… j'entends quelque chose qui provient de son corps fin, ce n'est pas très clair, c'est à peine perceptible mais oui, il y a comme un son qui vient d'elle. Chouette, déjà que le chant de conque qui vient de passer nous a fait une bonne avant-première de l'Apocalypse… Un son clair émane d'elle, un son qui… Raaah, j'arrive pas à assez bien entendre! Faichier! Cette fois-ci, je ferme mes yeux.
Faut que je capte ce bordel, c'est pas possible, je dois protéger Shuuhei. Ce son est ténu, si faible… presque mourant? J'ai du mal à savoir. Je n'arrive pas à entendre suffisamment bien. Ça fait… oui, c'est ça, ça fait comme une mélodie. Oh bordel. C'est un chant. Ce que j'entends et qui vient de cette fille aux cheveux rouges… c'est un chant. Un chant de douleur et de tristesse émane d'elle. Comme un chant de mort.
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Voilà, voilà, voilàààà...! J'vous quitte donc là dessus pour ce chapitre! (je sais, vous m'aimez) (très fort) (mais si, mais si)
Bon, comme d'hab, j'adorerai vous pondre quinze milles conneries et remarques à propos de ce chapitre hein (J'AIME BLABLATER C'EST PAS MA FAUTE OKAY) ("... ah si, ah si, c'est entièrement ta faute") (... j'pourrais avoir un peu de soutien?) ("PLUTÔT CREVER") (une vraie drama queen c'te chèvre...) (*le maître des Enfers se drape avec dignité dans un bout de tissu pourpre*).
Sauf que bon, je ne vais pas trop avoir le temps en fait, j'ai un peu un exam demain matin, un exam du genre "voilà un texte du XIVème siècle en ancien français, décryptez moi l'écriture bourrée de ces connards qui ne connaissent ni la ponctuation, ni l'orthographe, et traduisez. Haha.". Du coup je vais devoir vous laisser et retourner réviser! (priez pour mon âme)
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Comme d'habitude, si vous pouviez laisser une review, ça serait sympa / (siouplait) / (si vous laissez une review... LULU FAIS UN NUMÉRO DE STRIP TEASE) / ("JAMAIS") / (Lulu t'es pas rigolo) / pour laisser un petit message / dire coucou / demander des explications sur quelque chose / je sais pas, éclatez vous les gens, le bouton est juste en dessous...!
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(j'vous aime bordel)
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Sinon, le chapitre 5 de Green Lion est sortit, rien que pour vos beaux yeux...!
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Prochain chapitre mercredi 7 décembre: 53. Petite fille, petite fille, tu ne comprends décidément rien à rien.
