Lorsqu'ils arrivèrent devant la chaumière aux coquillages, il s'effondra, pâle comme la mort.

- Ed ! S'écria Hermione.

Elle se précipita vers lui, retira le poignard, et l'aida à se relever. Il s'appuya sur elle pour marcher jusqu'à la maisonnette, tandis que Ron transportait le gobelin, dont les jambes étaient brisées.

- il me faut un cataplasme cicatrisant ! Fit Hermione sitôt entrée.

Pendant qu'une magnifique jeune femme sortait en vitesse de la cuisine, un jeune homme aux cheveux flamboyants portant une immense balafre sur le visage tira un chaise et l'aida à s'y asseoir, face au dossier. Il commença ensuite à tenter de retirer sa chemise. Au moment de retirer son bras, Edmund laissa échapper un cri de douleur.

- il faut couper la manche, dit le roux. Ron, donne moi les ciseaux dans le deuxième tiroir.

Ron fit ce que lui disait son frère.

- qu'est-ce qui est arrivé à votre visage ? Demanda Edmund

- J'ai été attaqué par un Loup-Garou. Hermione, tes mains tremblent. Tu devrais aller te reposer, je m'occupe du cataplasme.

- Mais...

- Ne t'inquiète pas, Hermione, lui dit Edmund. Ça va aller. Je pense que Ron devrait t'accompagner.

En disant cela, il jeta un regard appuyé à ce dernier, qui hocha la tête, se leva, et prit gentiment Hermione par le bras.

- viens, dit-il. Je vais m'occuper de ton poignet.

Et ils sortirent tous deux de la pièce.

- alors c'est toi qui a sorti ma famille du cachot des Lestrange ? Demanda Bill.

- Je n'ai pas fait grand chose. C'est Hermione qu'il faut remercier. Depuis combien de temps étaient-ils là-bas ?

- Après la mort de Harry, on a tous tenté de fuir. Ils se sont fait attrapés après deux mois de cavale. Les mangemorts sont arrivés en grand nombre et ils les ont capturés. Ce soir là j'étais sorti chercher de la nourriture, et quand je suis revenu, ils n'étaient plus là. J'ai continué ma fuite, et j'ai rencontré Fleur. Elle aussi était en fuite, parce qu'elle a du sang de vélane. On a fait le chemin ensemble, et on a fini par tomber amoureux.

- L'une des meilleures choses qui nous soient arrivé, intervint Fleur depuis l'embrasure de la porte.

Elle tenait dans ses mains un bol rempli d'une pâte verte. Bill prit le bol, et commença à étaler la pâte sur l'épaule d'Edmund. Il y eut un moment de silence, puis Edmund posa la question qui lui nouait le ventre.

- comment vont les autres ? Demanda-t-il. Comment va Luna ?

- Elle est toujours inconsciente. Mais elle va s'en sortir. Tu la connais ?

- Non. Mais c'est de ma faute si elle est dans cet état.

- Qui lui a jeté le sort ?

- Je ne me souviens plus bien de son nom. Quelque chose comme Croûton.

- Barty Croupton ? Mais pourquoi ?

- Il voulait m'interroger. Je ne lui donnais pas de réponse satisfaisante. Je peux la voir ?

- Je vais te conduire à sa chambre, si tu veux, lui dit Fleur. Dès que Bill aura terminé avec ton épaule.

Edmund hocha la tête.

- était-il transformé ? Demanda-t-il. Votre loup-garou ?

- Tu veux savoir si je peux devenir dangereux ? Non, ce n'était pas la pleine lune.

- Là d'où je viens, enfin pas tout à fait, les loup-garous sont des créatures des ténèbres. Je me suis fait mordre au bras par l'un deux, quand j'étais jeune. Il a fallu s'y mettre à quatre pour le libérer de sa mâchoire, même après sa mort. Finalement une souris a pris son épée pour couper les tendons, et ils ont pu me libérer. Heureusement ma sœur avait son cordial, donc elle a pu soigner mon bras.

- Une souris avec une épée ? D'où viens tu exactement ?

- Je suis le roi Edmund le Juste, souverain de Narnia, sous l'autorité de mon frère, le grand roi Peter, le Magnifique.

- Tu viens d'un autre monde.

- Oui. Et c'est dans un autre monde que j'ai rencontré Hermione.

- Elle est allé dans ton monde ?

- Oui, mais nous nous sommes rencontré encore ailleurs. La magie ne m'est pas inconnue, même si elle fonctionne différemment à Narnia.

- Voilà. C'est terminé. Il faut que tu évites de trop bouger pendant quelques heures.

Edmund hocha la tête, puis enfila la chemise que Fleur lui donna.

- est-ce que je peux la voir, maintenant ?

Et sans un mot, la jeune femme le conduisit dans la chambre où dormait Luna. Il s'assit en silence au chevet de la jeune fille, et sans trop réfléchir, lui prit la main. Il attendit ensuite qu'elle se réveille, et finit par lui-même s'endormir.