Bonjour à tous,

J'ai enfin passé ma soutenance! :D J'ai dormi comme jamais j'ai dormi après. On ne se rend pas compte avant un examen combien de stresse son petit corps a accumulé. Du coup, me voilà soulagée et libérée! Youpi!

Ce qui m'a laissé le temps de m'attaquer aux derniers chapitres et ... c'est la tâche la plus difficile! A la base j'avais un grand chapitre déjà écrit. Je n'étais pas satisfaite donc je l'ai coupé en deux. Toujours pas satisfaite, donc en 3 ! Bref, j'arrête pas de modifier la fin (enfin pas la fin mais la manière dont je l'écris). Enfin bref! Nous y arrivons ne vous en faites pas, mais j'hésite encore. Donc je vous laisse avec ce petit chapitre, qui n'est pas le dernier mais qui est déjà riche en rebondissement je pense.

Bonne lecture,
Letki


-Tu as réellement confiance en eux ?

-Le professeur Rogue est quelqu'un de fiable à qui nous devons le respect, dit Neville qui attendait comme tout le monde le signal.

Le soupire de Ron fut accueillit par un regard noir du jeune sorcier. Neville s'était endurci et avait beaucoup changé. Le revoir avait intimidé ses amis. Hermione avait prit le changement sereinement, se contentant de le serrer fort dans ses bras. Ron avait rougit jusqu'aux oreilles se sentant idiot face au physique masculin de Neville qui n'avait plus rien à voir avec l'adolescent maladroit et rondouillard qu'ils devaient protéger mais l'avait accueilli chaleureusement. Harry était resté silencieux. D'une part car à ses yeux, Neville représentait plus un leader que lui même, il était soulagé de pouvoir s'effacer derrière lui et d'autre part car Neville était porteur de nouvelles. Neville avait compris, sans qu'il n'ait besoin de lui dire, que le fardeau était lourd et avait accepté de le partager avec lui. Il avait naturellement pris la place du leader pour les sorciers de leur âge. Harry avait pu souffler. Malheureusement, Neville avait apporté une nouvelle bien sombre avec lui.

Ginny avait eut un enfant. Un garçon. Il était né en Mai.

C'était son fils.

Quand il avait appris ça, il c'était isolé après avoir accepté les félicitations de tout le monde. Il avait eut envi de pleurer. Prétextant l'émotion, il s'était éloigné avant de s'accroupir devant un arbre et d'y poser son front. Il avait pleuré. Silencieusement. C'est Hermione qui était venu le rejoindre. Elle l'avait pris dans ses bras et lui avait demandé ce qu'il avait. Harry avait alors eut le choix. Lui dire que Ginny l'avait trompé, piégé, mentit et se servait du bébé contre lui ou lui mentir.

Il avait serré les poings.

Une fois. Une unique fois. Sa première fois. Elle l'avait rejoint en pleine nuit après un cauchemar particulièrement violent. Elle avait eut l'air préoccupé. Elle lui avait servi un verre d'eau, l'avait consolé puis l'avait embrassé. Harry l'avait repoussé. Il ne voulait pas qu'elle fasse ça quand elle était contrariée mais elle lui avait dit que non, qu'elle s'inquiétait simplement pour lui. Il avait été touché. Sincèrement. Il l'avait laissé l'embrassé, encore timide dans ses gestes. Ginny avait toujours été dominatrice dans leur rapport si bien qu'Harry n'avait qu'à se laisser porter. Elle avait rapidement prit le dessus. Harry s'était laissé faire. Passif et inexpérimenté alors qu'elle l'embrassait et le touchait d'une manière osée. Harry s'était brièvement demandé où elle avait appris tout cela et d'où lui venait cette assurance mais bien vite, il se trouva submergé par les sensations. Elle l'avait guidé, l'avait rassuré sur sa manière de faire et c'était offert avec un abandon qui avait fait rougir et frémir Harry.

Il s'était inquiété de la contraception. Il n'était pas idiot. Mais elle lui avait dit que les sorciers avaient une potion que prenaient les femmes et qu'elle la prenait. Il l'avait cru. Pire, Ronald lui avait confirmé quand il lui avait parlé de sexe à l'abris de leur tente plus tard. Mais quand Remus lui avait avoué la tromperie de Ginny il avait demandé plus d'explication sur la fameuse potion, ne croyant tout de même pas que Ginny puisse le tromper. Hermione lui avait donné la réponse. C'était une potion mensuelle que Ginny n'avait simplement pas du prendre en Août. Il l'ignorait et Ginny en avait profité.

Il songea à ne pas reconnaître cet enfant et à l'ignorer puis il songea à Tom Jedusor, devenu ce qu'il était pour cette raison. Il c'était ravisé. Il ne pouvait pas faire ça. L'enfant n'avait rien demandé. Ginny était mauvaise mais pas le bébé. C'était son fils qu'il le veuille ou non.

Alors il avait menti à Hermione. Disant qu'il regrettait de ne pas avoir été aux côtés de Ginny durant cette épreuve. Qu'il était triste à l'idée de ne jamais connaître son fils et qu'il était angoissé d'être père à son âge (ce qui était vrai vu que ce n'était pas du tout prévu). Elle avait été émue, convaincue par son jeu d'acteur et l'avait serré dans ses bras en lui promettant qu'il allait voir le petit Albus Harry Potter. Sa gorge s'était serrée au point qu'il cru étouffer mais il avait tenu bon face à Hermione.

Il avait pleuré sur son épaule, se nourrissant de sa chaleur alors qu'elle lui caressait les cheveux. Hermione l'avait rassuré, lui disant qu'elle et Ron serait là pour l'aider avec le bébé ainsi que la famille Weasley évidemment. Elle avait ensuite enlevé ses lunettes et essuyé les larmes avec ses pouces avant de lui coller deux bisous sonores sur les joues. Puis, Ron était arrivé. Il s'était assis derrière Harry, et les avait serré dans ses bras, posant son menton sur l'épaule du brun et collant son front à celui de la jeune sorcière. Il n'avait pas posé de questions même si Harry était certain qu'il interrogeait Hermione du regard. Il avait simplement dit à Harry qu'il ne pensait pas que le choisir comme parrain le mettrait ainsi dans tous ses états. Harry avait rigolé contre l'épaule de Ronald et d'un seul coup, ça alla mieux. Avec eux à ses côtés, il se disait qu'il pouvait tout traverser. Ronald lui demanda tout de même avec sérieux si il savait que sa sœur était enceinte. Harry qui ne souhaita pas mentir (plus que cela) aux personnes les plus importante de sa vie, avoua que Ginny lui avait fait parvenir un message où elle lui avouait penser être enceinte. Ronald n'avait pas été heureux, pestant contre sa petite sœur qui prenait mal sa potion mais il rassura Harry quand à son soutient.

Ils étaient partis quand Remus était venu. Il savait. Il comprenait. Il avait serré son filleul dans ses bras. Ne lui reprochant rien et lui promettant son soutient. Il lui avait juste demandé ce qu'il comptait faire à propos de Ginny et du bébé. Harry était resté silencieux un moment avant que son regard ne glisse sur Ron et Hermione, les deux personnes sans qui il aurait abandonné depuis longtemps, qui s'éloignaient en se tenant par la main. Ils ne voulaient pas leur faire de peine. Pas à eux, jamais à eux. Alors il apprit à Remus qu'il vivrait sa vie parfaite avec Ginny et leur fils.

Remus n'avait pas été d'accord. Mais Harry avait été ferme. Il ne pourrait pas blesser Ron en repoussant Ginny. Il ne voulait pas abandonner le bébé non plus. Et avec un enfant hors mariage, Ginny n'aurait quasiment aucune chance de faire un bon mariage parmi les sorciers. C'était pour les Weasley, sa famille de cœur qu'il faisait ça. Pas pour elle. Plus pour elle.

Ils avaient regagné l'endroit du rassemblement. Tous les membres de l'ordre et quelques volontaires attendaient dans la forêt à un point de rendez-vous donné par Kingsley. Remus était venu le voir quelques jours plus tôt avec un plan. Il n'avait pas apprécié d'apprendre que Remus et Severus œuvraient dans leur dos depuis des mois et il ne faisait pas confiance à . Mais après une rencontre avec la vieille femme et un étalage des preuves qui auraient fait frémir de plaisir le département des aurors et de la justice magique, il avait convenu que ça pourrait marcher. Surtout quand elle lui avait confirmé que la coupe et le médaillon se trouvaient au même endroit.

Le plan était simple. Elle avait affirmé qu'elle les ferait entrer et eux avaient une mission. Tuer Voldemort définitivement. Kingsley avait donné les ordres de missions. Les plus jeunes qui étaient très peu nombreux, se chargeaient de trouver et uniquement trouver les deux derniers horcruxes sachant qu'un était en possession de Draco Malfoy. Une fois ceux-ci détruit par un adulte, Harry serait escorté par une équipe à Voldemort. Les autres étaient chargés de mettre les mangemorts hors d'état de nuire. Ils avaient quelques directives particulières données par en personne.

Eviter Sirius Black si jamais il se montrait.

Protéger Draco Malfoy.

Faire sortir les prisonniers.

Rien de bien compliqué en soit mais terriblement frustrant car seul Remus semblait savoir pourquoi et il refusait de le dire.

-Qui est cette bonne femme ? Quelqu'un la connaît ? Demanda un auror. Comment on peut se fier à elle de la sorte ?

-Violette Lake, dit MacGonagall avec une pointe de respect dans sa voix, c'est un peu une légende. Elle et son mari avaient découvert les machinations de Grindelwald et la corruption du ministère avant que la guerre ne soit déclarée. Son mari a été envoyé à Azkaban et est mort là bas. Nous n'avons appris que bien plus tard qu'il s'agissait de fausses accusations. Mais le mal était fait. Violette Lake qui avait une grande carrière à la tête du département de la justice magique a soudainement arrêté de faire parler d'elle et après le départ de ses enfants de Poudlard, je n'avais plus entendu parler des Lake jusqu'à aujourd'hui. Dumbledore lui avait déjà fait une proposition de poste mais elle a toujours refusé. Elle ne lui a jamais pardonné de ne pas avoir soutenu son époux, Spartacus Lake, au moment de son arrestation.

-Les aurors lui avaient fait des propositions, affirma Kingsley qui avait cherché dans les archives tout ce qu'il pouvait trouver sur Violette Lake, elle a refusé. Elle nous en veut également de ne pas avoir défendu son mari.

-Qui vous dit que ce n'est pas une vengeance ? Demanda Tonks avec inquiétude.

-Il y a des chances, admit Remus à contrecœur.

Il aimait beaucoup cette femme mais il devait admettre qu'il ne savait pas vraiment à quoi s'en tenir. Elle dirigeait tout le monde avec une main de maître et en savait plus que tout le monde … mais elle avait également des raisons de se venger.

-Elle a trop de coup d'avances sur nous. Impossible de dire quel est son véritable but. Mais, dit-il alors que les protestations commençaient à s'élever, c'est un fantastique stratège et elle est sûrement notre meilleure chance d'en finir. Alors traitons un problème à la fois. Si elle a dit qu'elle nous ferait rentrer, alors c'est le cas.

-Est-ce qu'on sortira, dit quelqu'un amèrement.

Comme pour confirmer les dires de Remus, une énorme araignée fantomatique arriva face à lui. Tout le monde se tut, reconnaissant la forme d'un patronus corporel. Kingsley fit signe à tout le monde de se tenir prêt. Ils sursautèrent quand la voix de Severus en sortie.

« Les barrières sont tombées. Une fois rentrée, personne ne peut en sortir. Faites venir une équipe médicale. Il faut en finir avant qu'ils n'appellent les renforts. »

Puis, la voix de Lucius Malfoy se supplanta à la sienne et l'adresse leur fut confiée. Le Fidelitas tomba et la toiture d'un énorme manoir se dessina derrière la lisière des arbres.

-Son patronus n'était pas une biche ? Demanda Harry.

-Oui, confirma Remus. L'araignée doit représenter sa femme.

-Sa femme ?! S'étrangla Ron.

Kinglsey prit les choses en main. Il envoya un patronus aux aurores et MacGonagall fit de même avec Sainte-Mangouste. Une équipe se mettrait rapidement en route. Puis, ils transplanèrent.

Le Manoir se dressait au loin devant eux. Imposant et solitaire au milieu d'un jardin froid. Tout était calme. Hermione se resserra entre ses amis, leur tenant la main pour y puiser de la force. Alors que Tonks, dans un élan de courage, prenait la main de Remus. Le loup-garou ne retira pas sa main, serrant celle de son ex compagne alors que les battements de leur cœur s'accéléraient progressivement. Kingsley fut le premier à franchir les barrières. Quand il fut certain que c'était sûr et qu'il ne pouvait plus en sortir, il fit signe aux autres d'avancer.

Et ce fut comme si c'était le signal qui déclencha le début du le chaos.

Un pan du manoir explosa, dévoré par des flammes aux allures d'une créature mythologique. Une chimère à tête de lions se dessina dans les flammes, rugissant et furieuse avant de se jeter de nouveau sur la façade pour y planter ses griffes et s'y attaquer. La queue à tête de serpent perça une vitre du premier étage et des cris s'élevèrent dans le silence. Rapidement des mangemorts se mirent à fuir de tous les côtés, perçant les fenêtres, fuyant par balais ou tentant de transplaner, sortant du manoir par vague sombre et opaque. Un mangemort en balais s'écrasa sur la barrière en émettant un bruit horrible d'os brisé. Le sang éclaboussa la barrière qui apparut pendant un instant comme un filtre rosé qui vibra un instant à cause l'impact avant de disparaître de nouveau. Les fuyards se figèrent, semblant enfin comprendre qu'ils étaient prisonniers des barrières. C'est les cris d'un homme dévoré par les flammes qui les sortirent de leur surprise. L'ordre était également surpris par la situation. Ils n'avaient eut aucune information comme quoi il y aurait une attaque simultanée mais peut importe, c'était leur chance.

-Un groupe va contenir le feu ! Ordonna Kingsley avant que les mangemorts ne se ressaisissent et ne s'organise.

MacGonagall et l'ensemble du corps professoral de Poudlard se détacha pour aller à la rencontre du feudeymon qui dévorait le côté du manoir. D'un accord tacite, aucun mangemort ne chercha à les arrêter. C'était dans leur intérêt à tous que cette créature de flamme soit arrêtée. Il y eut même quelques partisans du seigneur des ténèbres qui allèrent prêter main forte à l'équipe qui se chargeait des flammes. Le reste de l'ordre se jeta à la rencontre des mangemorts qui sortaient du manoir alors que les plus jeunes se frayaient un passage vers l'intérieure, escorté par un groupe d'adulte. Une fois l'effet de surprise passer, les mangemorts ne mirent qu'une seconde à se reprendre. Partout, des sortilèges explosaient, des corps tombaient et le feu progressait toujours. Mais il n'y avait aucune trace de Voldemort.

Harry Ron Hermione Seamus et Neville perdirent les autres quand ils passèrent par la fenêtre d'un salon. Les jumeaux Dean et Luna étaient restés en arrière pour les couvrir. Lee était mort en protégeant Angelica. La sorcière était blessée et avait du être évacuée en urgence quand un sort explosif était atterrit trop prêt d'elle. Lee l'avait défendu le temps que les renforts arrivent. Maintenant, les quatre amis progressaient lentement, baguette au poing et surveillant leur arrière. Il y avait encore du monde dans le manoir. Ils poussèrent l'unique porte de la salle, se tenant sur leur garde quand Harry se figea.

-Monsieur Malfoy ? S'étrangla Hermione.

L'homme était à genoux. Il pleurait sur le corps de sa femme. A vu d'œil, elle était morte depuis longtemps. Harry se sentit mal en voyant les morceaux de bois ensanglantés qui avaient été disposé soigneusement à côté du corps. Son estomac se contracta. Ce bois avait sûrement du servir à l'empaler vu la flaque de sang qui s'étendait sur le sol et le trou béant que le bras du sorcier ne dissimulait qu'à moitié. Le blond ne fit aucun geste en les voyant, à peine s'il les entendit. D'un coup de pied, Ron éloigna sa canne. Lucius ne chercha pas à la retenir. Ron leva sa baguette pour mettre le sorcier hors état de nuire mais Hermione l'en empêcha et chuchota pour que seul eux l'entendent :

-Elle est morte avant que nous arrivions, dit-elle, elle a du déclencher l'attaque pour nous permettre de venir et il a fait tomber le fidelitas. Ils ne sont pas nos ennemis.

-Il nous a déjà attaqué, en énonçant Ronald en un simple constat.

Hermione pinça les lèvres alors qu'un pli soucieux barrait son front. C'était vrai. Et il était d'autant plus difficile d'accorder leur confiance au blond sachant qu'ils n'étaient sûrs de rien et qu'ils n'avaient jamais été en contact avec les Malfoy. Mais c'était la voix de cet homme qui était sortie du patronus et c'était lui qui avait fait tomber les barrières. Alors il méritait le bénéfice du doute. Et à voir le regard sur le visage des garçons, ils étaient de son avis.

-On n'abat pas un homme à terre, conclut Neville.

Ils se mirent d'accord et Hermione s'agenouilla près du blond. Il pleura silencieusement, le regard encré dans le visage de son épouse. Il les ignorait toujours.

-Monsieur Malfoy.

Il ne réagit pas, se contentant d'enfouir son visage dans le cou de Narcissa qui avait les yeux ouverts vers le plafond et la bouche et le cou maculés de sang comme si elle en avait vomi des litres. Elle avait d'autres traces d'affrontement sur le corps. Le tissu du bas de sa robe était brulé, la peau de sa jambe couvert de cloque et l'odeur qui s'en échappait terrible. Un trou dans sa cuisse, causé par un des pieux de bois, révélait l'os et les muscles qui avait été transpercé dans un même mouvement. Elle avait souffert.

-Il dit quelque chose, dit-elle avec inquiétude aux autres.

Elle se pencha prudemment vers lui et l'entendit marmonner des phrases à sa femme. Elle se pris un petit moment à distinguer ses paroles mais finit par comprendre. Lucius l'implorait de ne pas l'abandonner, qu'il ne saurait pas élever Scorpius tout seul. Qu'il ne saurait pas comment aider Draco sans elle. Elle eut peur de comprendre.

-Ils ont eut un fils, dit-elle réellement peiné pour l'homme.

Harry Ron et elle avaient été trop longtemps absent pour ce tenir informer de ce genre d'évènements. Elle se dit qu'elle n'aurait pas du être choqué avec l'évolution sociale de Draco mais ça lui enserra tout de même la poitrine de voir la détresse du blond.

-On ne peut pas rester là, dit Neville qui surveillait la pièce. Tout le monde peut rentrer ici.

Ils étaient dans l'entrée du manoir à côté de la porte principale. Narcissa, selon Hermione avait été déposée ici car il y avait quelques gouttes de sang ainsi que des traces de pas ensanglantés qui partaient de son cadavre pour disparaître dans le couloir.

-On ne peut pas le laisser ici, dit Hermione, si nous n'arrivons pas à éteindre le feu, nous mourrons tous si nous ne pouvons pas sortir.

-Très bien. Seamus, Hermione, vous le protéger, ramener le de notre côté, ordonna Neville après avoir interrogé Harry du regard.

Ils acquiescèrent et leur groupe se divisa encore une fois. Ils avancèrent encore plus profondément dans la maison. Ils combattirent des fuyards. Harry répugnait à tuer. Pourtant, ça le désavantageait clairement par rapport à ses ennemis. Ronald avait déjà une coupure sur le cou qui saignait abondamment et Neville était pris entre deux feux. S'ils voulaient s'en sortir il fallait qu'il le fasse. Il essaya une fois lancer le sortilège de mort quand il eut une ouverture. Malheureusement, sa volonté ne devait pas être suffisante car une faible vapeur verte s'échappa de sa baguette. Jurant, il se jeta derrière une colonne, évident de peu un jet de morceaux de verres tranchants alors que le mangemort ricanait. Il lui prouva ensuite que lui, pouvait le tuer sans peine. Harry roula sur le sol pour éviter de se faire toucher par le rayon verre. Ron lança un morceau effondré du mur dans le dos du mangemort et cela permis à Harry de contrattaquer.

-Sectumsempra !

Son ennemi tituba, le visage et le cou lacéré, avant de s'écrouler dans une flaque de sang qu'il essayait de réduire avec tous les contres sorts qu'il connaissait. Aussitôt, Harry prêta main forte à Neville. Mais ça n'était pas suffisant. Le sorcier sentit ses poils se hérisser sur son corps, comme un sixième sens qui l'alertait et il se jeta sur Neville. Le sortilège vert frappa l'homme en plein torse. Aussitôt, sa coéquipière se désintéressa d'eux et fit face au nouvel arrivant qui était un mangemort masqué. Inquiet, Harry tira Neville en sécurité et rejoignit Ronald. Heureusement, Hermione les avait bien équipé et ils purent réduire la coupure avec quelques gouttes d'essence de dictame. Le rouquin était terriblement pâle mais bien en vie.

Harry invoqua un bouclier quand un sortilège perdu fonça vers eux. Il s'écrasa dessus avec tant de force qu'Harry sentit son bras vibrer. Le mangemort qui les avait sauvé se prit un sortilège en plein torse. Il vola vers l'arrière et s'écrasa contre leur bouclier qui se brisa. Il grogna et toussa mais se releva sans même leur prêter attention.

-Il faut partir ! Hurla Neville quand un sortilège de la mort frappa le mur au dessus d'eux.

-Hey ! Hurla Harry pour interpeler le mangemort, où est Draco ?!

Il leur accorda à peine un regard mais ça suffit à le déconcentrer. Son adversaire en profita et un sortilège le frappa en plein visage. Son masque vola et il hurla en se tenant le visage. Neville se leva pour le protéger et reprit le combat. A l'aide de Harry, ils purent assommer la femme et l'attacher avant de s'intéresser au mangemort.

-Zacharias ?! S'étrangla Neville en reconnaissant le blond qu'il avait aidé à se redresser.

-Il faut l'évacuer, dit Harry en voyant l'état de son visage.

Le blond pressait sa main sur le côté de son visage. Du sang et un liquide à l'allure visqueuse coulaient entre ses doigts et venait s'échouer en petite flaque à ses pieds. Il avait perdu un œil. L'os était sérieusement entamé ainsi que le cartilage de son nez. Ça saignait abondement. Quelques millimètres plus loin et le cerveau était atteint. Zacharias se dégagea quand ils voulurent l'aider à se relever et se jeta un sortilège cuisant. Il hurla quand la plaie fut cautérisée et s'évanouit même sous la douleur. Harry le fit léviter et ils trouvèrent refuges dans la cuisine. Elle était pleine à craquer d'elfe de maison terrorisé. Harry les chassa, leur ordonnant de se mettre à l'abri. Ils refusèrent de s'en aller. Ce ne fut que quand Harry leur dit que leur maître avait besoin de protection qu'ils disparurent. Ronald mis quelques gouttes de potions sur le visage de Zacharias. Même après que la fumée verte se soit dissipée, son visage était toujours rougit et défiguré par la plaie. Replié dans la cuisine, ils purent reprendre leur souffle un moment et Zacharias reprit connaissance de lui même. Il ramassa sa baguette sans un mot et se remis debout. Il vacilla, se tenant à une table alors que l'envie de porter sa main à son visage était tenace. Ronald lui proposa d'être évacué mais il refusa. La douleur était toujours présente et les souvenirs toujours aussi brulant. Il ne pouvait pas s'arrêter, pas maintenant.

-Il est à l'infirmerie, dit-il une fois stabilisé.

Harry cligna des yeux, encore choqué avant de se reprendre. Zacharias n'avait pas qu'une seule blessure qui marquait son corps. A bien le regarder, il était évident qu'il avait subit des châtiments corporels. Pire, seul l'adrénaline, la colère et la tristesse semblait le maintenir debout. A ce rythme là, il se tuerait.

-Est-ce que tu as vu une coupe ? En or ? Différente des autres.

-Une coupe ? Répondit le blond. Humm, Draco en avait une. Il la cachait sous son lit.

Le cœur de Harry se contracta douloureusement. Le blond avait 2 horcruxes.

-Où est sa chambre ?

-Dévorée par les flammes, répondit Zacharias.

Harry jura. Si l'horcruxe avait été toujours au même endroit, il aurait sentit sa destruction quand le feu l'aurait atteint. Cela signifiait qu'il avait été changé de place.

-L'infirmerie est en bas au fond du couloir, dit le blond avant de s'éloigner.

-Attend ! Viens avec nous.

-Démerdez vous, asséna-t-il sèchement.

-Tu peux nous aider à le vaincre, dit Harry.

Zacharias reste un instant silencieux, semblant peser le pour et le contre avant de finalement choisir. Le blond eut des regrets en songeant à Draco avec lequel leur histoire venait juste de débuter. Draco serait triste, se dit-il, mais il comprendrait. Il avait la fâcheuse manie de ne pas retenir les personnes qu'il aimait. Il acceptait simplement le fait que Zacharias aime Terence plus qu'il ne l'aimait et se satisfaisait du peu qu'il pouvait obtenir. Le Poufsouffle avait voulu corriger ça, il avait réellement souhaité construire quelque chose avec le blond … mais le temps avait été cruel. Et Terence était mort.

-Pousse toi, dit-il avant d'écarter Ron de son chemin pour pénétrer plus profondément dans le manoir.

Harry voulu le retenir, lui demander ce qu'il lui était arrivé, mais il n'avait pas le temps et Neville le retint. D'autres mangemorts arrivaient et à sa grande surprise, Zacharias invoqua un autre Feudeymon qui consuma ses ennemis et l'arrière du manoir quand le premier feu était à peine contenu au rez-de-chaussée.

-Il est fou ! Il va tous nous tuer.

-Partons d'ici, dit Neville en les tirant par la main. Il nous offre une diversion.

Ils suivirent les indications de Zacharias et s'enfoncèrent dans le manoir.

La douleur était abrutissante. Draco ne pensait réellement pas que ça ferait si mal. Les contractions avaient pourtant commencé tranquillement. Une gène, un poids … puis il y avait eut Danitza et Terence, et ça s'était précipité. Ce qui avait été qu'une douleur sourde s'était transformée en une crampe soudaine. L'impression que la cicatrice hideuse qui lui barrait le ventre allait se déchirer et déverser ses entrailles sur le lit blanc de l'infirmerie ne le lâchait plus.

Il avait été transporté sans avoir la chance de protester. On l'avait fait léviter et il c'était retrouvé allongé sur un lit puis délesté de ses vêtements avant d'être recouvert d'un drap tout ce qu'il y a de plus minimaliste. Il avait refusé d'avaler la moindre potion qu'on lui présentait et maintenant, Rokwood et son assistant commençaient sérieusement à s'impatienter. Une chance pour lui, les contractions s'étaient beaucoup espacées. Selon Rokwood, cela pouvait très bien être une fausse alerte qui était sûrement due au stresse. Draco savait que non, il avait eut trop mal pour que ce soit le cas mais il arrivait à ne plus le montrer quand une contraction survenait.

-Où est Danitza ?

-Elle est vivante, lui dit simplement Rokwood alors qu'il vérifiait ses constantes. Va me la chercher, demanda-t-il à son assistant.

Il voulu se lever mais il se rendit compte qu'il était purement et simplement collé au lit. Il jura et s'ébroua avant d'être cloué au sol par une nouvelle vague douleur. Draco serra les dents et souffla par le nez. Il ne voulait pas être ici, pas avec ces gens à cet instant si important. Il frissonna quand il sentit une sorte de déchirement. Il craint un instant que quelque chose se soit brisée en lui mais ça n'était pas le cas. Tout le monde l'avait ressentit. Rokwood s'éloigna brusquement pour envoyer un message alors que son assistant revenait avec la médicomage.

Elle avait un bandage ensanglanté qui couvrait son épaule et sa poitrine. Elle se laissait trainer sans beaucoup réagir, droguée par les potions. On l'assit sur une chaise près du lit et son unique bras fut attaché à la chaise. Sa tête balança dangereusement vers l'avant. Sa peau était couverte d'une couche de sueur et elle était secouée de frissons. Elle semblait inconsciente. Draco ne pouvait voir son visage mais il se doutait qu'il devait refléter sa souffrance. La voir ainsi lui donnait l'impression de souffrir alors qu'il n'avait rien. Il avala péniblement sa salive alors qu'il regardait le plafond pour contenir ses larmes.

-Je suis désolé. Vraiment.

Il avait ressentit le besoin de s'excuser. Il avait l'impression que tout ce qu'il se passait était de sa faute. Il en ignorait la raison mais il le sentait. Rokwood revint et réveilla Danitza. Elle prit du temps à soulever sa tête et leur montra un visage cireux et grisâtre. Elle avait du perdre énormément de sang. Il lui fit avaler une potion et elle reprit progressivement des couleurs.

-A l'origine j'avais demandé au maître pour que ce soit toi qui t'occupe de cette partie mais il s'est laissé emporté, marmonna-t-il visiblement contrarié. On fera avec les moyens du bord. Tu vas nous aider.

Cela ne rassura pas Draco qui sentit son cœur s'emballer. Il est vrai que Rokwood et son assistant n'étaient pas médicomage à la base. Il se sentait plus comme un cobaye qu'un patient à l'heure actuelle et il avait peur de finalement mourir d'une erreur médicale. Danitza obéit calmement. Reprenant la peau du médicomage avec une aisance déconcertante. Draco l'écouta parler des sorts appropriés et des procédures à employer comme si Rokwood était son élève quand une nouvelle douleur le faucha. Il souffla entre ses dents serrées avant de relever la tête brusquement. Il sentait une humidité étrange entre ses jambes. Il y glissa ses doigts et pâlit en voyant du sang.

Ce n'était pas normal. Ce n'était pas un liquide transparent mêlé à un peu de sang comme il avait lu que ça pourrait arriver. Là, il s'agissait d'une flaque de sang épais, chaud et étonnamment foncé, presque noir. Son cœur s'emballa. Puis, comme si c'était le coup de sifflet que le bébé attendait, il eut mal soudainement, sans interruption. Il hurla. Cela alerta immédiatement les trois personnes de la pièce.

-Ce n'est pas normal.

-Ok, il va falloir opérer, dit Danitza. Vérifiez la position du bébé avec le sort que je vous ai montrez, il ne faut pas couper trop profondément au risque de le blesser, ordonna Danitza à l'assistant. Vérifiez également la position des organes, vous devez les éviter à tout pris et nettoyer l'intérieur de son ventre pour éviter les infections.

Les deux hommes commencèrent à lancer sortilège sur sortilège pour préparer la pièce à une opération. Danitza leur indiquait les gestes et la manière de s'occuper de Draco. Sur son signal, Rokwood commença à inciser. Draco failli tourner de l'œil mais refusa tout de même la potion contre la douleur que l'assistant lui proposa. Il ne leur faisait plus confiance, il ne voulait pas qu'on lui prenne son enfant parce qu'il aurait été drogué par une quelconque potion suspecte. Rokwood n'avait fait qu'une fine entaille quand une fumée vaporeuse noire pénétra la pièce à toute vitesse avant de laisser place au seigneur des ténèbres lui-même.

-Prenez le, nous sortons.

Rokwood arrêta l'incision après avoir ripé sous la surprise. La coupure nette jusqu'alors avait bifurqué brusquement et entamait la cicatrice présente sur le bas ventre du blond. Un sortilège contint l'hémorragie mais pas la douleur alors que le sorcier se redressait. Danitza, sans se laisser démonter, lui rappela qu'il n'avait pas le temps de prendre une pause mais il n'osa pas défier son maître, laissant Draco souffrir sur la table d'opération.

-On ne peut pas le déplacer, dit Danitza. L'opération devient de plus en plus risquée à mesure que les minutes passent. Il risque l'hémorragie interne, l'infection et une détresse du bébé qui peut entrainer la mort des deux.

-Dépêchez vous.

-Maître elle a rai-

-Le manoir est dévoré par un Feudeymon particulièrement agressif, lâcha-t-il. Nous partons.

Rokwood changea immédiatement d'attitude et lui et son assistant récupérèrent tout le matériel et potion disponible avant de faire léviter le lit du blond qui souffrait toujours. Il se tenait le ventre dans l'espoir vint d'atténuer sa douleur. Danitza fut relevée et trainé par l'assistant et en quelques minutes à peine, l'infirmerie fut vidée.

Ils montaient l'escalier menant à la sortie quand ils tombèrent sur des adolescents qui descendaient l'étage à toute vitesse. Il y eut un instant de flottement due au choque des deux côtés. Le regard de Harry s'écarquilla en tombant sur le visage de Voldemort avant de glisser vers Draco et son ventre. Il eut mal au ventre. Sirius avait menti, encore. Le ventre proéminant du blond était une preuve supplémentaire. Il ne pensait même pas que c'était possible. Puis sont regard accrocha la coupe qui pendait à la ceinture du sorcier. Ron comprit également car il chercha le croc de basilic que Rogue leur avait fournis via Neville (le maître des potions avaient tout prévu et avait donné les crochets de basilic à son élève avant de disparaître lors de la bataille de Poudlard). Ils en avaient un chacun. Hermione avait les autres. Ils ne devaient pas échouer.

Les hostilités débutèrent.

L'espace était trop confiné pour se battre correctement. Les sorts avaient trop de chance de toucher leur cible pour que chacun espère s'en tirer. Les garçons reculèrent pour quitter l'escalier devenu trop périlleux. De plus, ils ne faisaient clairement pas le poids contre un sorcier noir. C'est par chance que Ron ne fut pas écraser par les débris d'un mur. Il s'en tira avec une profonde lacération dans le dos. Il ne due sa survie que grâce à Severus qui avait surgit dans les marches et qui l'avait tiré par le col.

Après avoir quitté Lucius, le sorcier avait fait un tour par les cachots et avait libéré les rares prisonniers encore vivants avant de les mener à la sortie. Il avait croisé quelques mangemorts mais il s'en était plutôt bien sortie. L'épuisement était sa plus grande contrainte actuellement. Il se remettait à peine de la bataille de Poudlard.

Lors de cette bataille, après avoir réussi à tuer le serpent à l'aide de l'épée de Griffondor, il avait été grièvement blessé. Son portauloin d'urgence l'avait amené en sécurité dans le bordel dont il était le gérant. Les filles, surprises mais loyal, l'avaient immédiatement caché et soigné. Il avait passé quelques jours à lutter pour sa vie. Il avait du faire de la rééducation et peinait toujours à se déplacer. Courir était un supplice mais l'adrénaline aidant, il oubliait les protestations de son corps pour se mouvoir. Il ne savait pas jusqu'à dernièrement, tous les évènements qui s'étaient déroulés durant sa convalescence. Puis, il avait vu sur le journal. La clinique de son épouse s'était fait attaquer et elle était portée disparue. Une attaque directe contre lui. Il n'avait pas hésité. Il avait mis au point un plan simple mais efficace. Il avait épié le ministère toute la journée. Il le savait infesté d'espions. De plus, sa position gradé lui permettait de connaître l'identité de la plus part d'entre eux. Il avait simplement attendue sa chance et en avait coincé un avant de prendre du polynectare. Il l'avait remplacé durant la soirée avant d'enfiler l'uniforme du mangemort et de se rendre au QG. Il était là depuis le matin. Il savait que Danitza était là mais la personne dont il avait pris la place n'était pas assez gradée pour se déplacer librement. Il avait du attendre sa chance qui c'était présentée quand les barrières avaient commencées à céder. Il avait alors laissé tomber le masque et était venu au secours de Lucius.

Il avait d'abord été aux cachots pour libérer les prisonniers, plus il y aurait de gens qui se balade, moins il ne rencontrerait de résistance, avant de se rendre à l'infirmerie. Il ne s'attendait certainement pas à tomber sur le seigneur des ténèbres en personne et sur Potter. Cela signifiait que tout se jouait aujourd'hui.

Voldemort, furieux de reconnaître le traitre dans la tenue de ses hommes, s'acharna sur lui. Il écarta les autres pour pouvoir atteindre Severus qui pour l'instant, lui inspirait plus de haine que Harry. D'une invocation silencieuse, il fit apparaître un serpent de glace qui fondit sur les garçons. Severus contrattaqua en transformant la glace en une fine poudreuse qu'il lui renvoya au visage pour l'aveugler. Neville et Ronald pendant se temps, était aux prises avec Rokwood qui semblait déterminé à les tuer. Le mage noir, d'un mouvement fluide, rassembla la poudreuse en une boule compacte et la renvoya. La neige chauffa jusqu'à devenir une vapeur brulante. Severus invoqua un bouclier sur lequel s'écrasa la vapeur qui les aveugla tous momentanément. Agacé Voldemort l'écarta d'un geste de sa baguette. Neville qui se trouvait le plus prêt, fut aveuglé par de la vapeur brulante et chuta dans les marches en essayant de se replier. Le seigneur des ténèbres, aux prises avec Harry et Severus, l'évita habilement. Ceux qui étaient derrière n'eurent pas cette chance et quand Neville heurta les jambes de Rokwood, le mangemort lui tomba dessus, emportant le lit de Draco, Danitza et l'assistant.

C'est un concert de gémissements de douleur et de grognements qui retentit quand ils attinrent le bas des marches pendant que l'affrontement entre Harry et Voldemort s'éloignait. Severus avait finit par reculer progressivement Harry et Ronlad l'avaient imité. Danitza était tombée sur l'assistant. Son épaule la faisait terriblement souffrir et les saignements avaient repris. Elle se redressa, sifflant de douleur et pestant mais le sortilège qui la contraignait avait lâché. Elle chercha la baguette de l'assistant mais jura. Elle s'était cassée dans la chute. Elle se jeta sur le lit de Draco et fouilla à l'aveuglette dans le matériel médical éparpillé sur le sol alors qu'il se redressait.

Trouvant finalement ce qu'elle cherchait, elle arracha la protection de l'aiguille avec ses dents et la planta dans la jugulaire du sorcier. Il avait une épaule sûrement déboitée, un cheville foulée et sûrement un peu sonné mais il allait globalement bien. Il hurla avant de repoussa la médicomage. Il arracha l'aiguille de son cou, vérifiant le contenu avec un œil angoissé avant de soupirer de soulagement. Elle était vide et il n'y avait aucune trace de liquide.

-Dommage. Ce n'est pas comme ça que tu te débarrasseras de moi.

Elle jeta son talon en avant, l'écrasant dans son ventre. La lutte commença entre les deux. Ils roulèrent sur le sol, se griffant et se frappant mais Danitza perdit rapidement la lutte quand il saisit son moignon à pleine main pour la faire arrêter de le mordre. Elle hurla en essayant de le repousser mais il s'allongea sur elle, l'écrasant de tout son poids et commença à l'étrangler. Elle lutta, essayant de se dégager et de lui crever les yeux mais il ne bougea pas, serrant un peu plus fort. Quand elle commença à glisser dans l'inconscience, la prise se relâcha brusquement. L'homme tomba, le visage crispé et les mains serrées sur son torse. Son visage rougit soudainement et il ne bougea plus. Elle se redressa, toussant et crachant alors que sa gorge était en feu.

-C'était une bulle d'air connard, dit-elle.

Se relever fut difficile. Elle était perclus de douleur et dangereusement anémier donc ses jambes n'étaient pas très fiable. Elle se mit à genoux, respirant lourdement alors qu'elle se sentait étourdit mais elle se força à ne pas laisser le malaise la vaincre. Elle avança prudemment, lentement et arriva jusqu'à Draco. Derrière elle, Neville et Rokwood avait repris le combat mais l'adolescent était bien en peine avec une clavicule cassée, les yeux gonflés et rougis et sûrement une bonne commotion cérébrale. Quand il heurta le mur, il se plia en deux pour vomir confirmant l'hypothèse du médecin. Danitza attrapa le mollet de Rokwood et mordit dedans de toute ses forces, faisant hurler le mangemort, pour laisser le temps au garçon de se reprendre. Rapidement, le goût du sang envahi sa bouche. Un coup de pieds en plein visage la délogea et elle resta au sol, complètement sonné. Rokwood l'aurait sûrement tué si Neville, profitant de sa distraction, ne l'avait pas fait avant.

Puis, Neville se laissa glisser contre le mur et ferma les yeux. Danitza prit un temps fou à se redresser. Elle avait sûrement du perdre connaissance un moment. Le pansement sur son bras était couvert de sang et son visage la faisait souffrir. Elle se releva prudemment, sentant sa tête tournée et souffla pour tenter de chasser la douleur. Elle repéra tout de suite Neville inconscient. Draco ne semblait pas en meilleur état. Elle jura et appela le brun mais il ne répondit pas. Elle se traina jusqu'à lui prudemment et le gifla de toute ses forces sans succès. Elle s'inquiéta immédiatement pour le brun, la situation était dangereuse pour lui s'il ne répondait pas aux stimuli. Elle se repencha sur Draco qui s'était mis en position fœtal, les bras repliés sur son ventre.

-Draco ?

Elle écarta prudemment ses bras quand il ouvrit les yeux et haleta. Ses bras étaient couverts de sang.

-Ok, dit-elle, on va te sortir d'ici d'accord ? Tout ira bien mon grand, alors patiente encore un peu.

Elle prit la baguette de Rokwood pour faire léviter les deux garçons dans son dos. Elle récupéra le rouquin en haut des marches. Il avait le pied qui avait été transpercé par une barre métallique. Il marchait péniblement mais semblait assez alerte pour l'aider. Arrivé à l'étage, ils furent accueillis par la chaleur et les flammes. Ils ne pouvaient pas avancer. Le manoir entier brulait. Les flammes étaient au bout du couloir mais le feu magique avançait vite. Le rouquin semblait terrorisé et elle n'était pas mieux. Ils ne pouvaient plus reculer. La chaleur était si puissante qu'elle leur brulait le visage. La douleur était à la limite du supportable. Danitza lança rapidement un sort de tête en bulle à chaque personne quand la fumée les fit tousser et réfléchie.

-Ronald, dit-elle fermement, tu vas exploser le mur du fond ok ? On va sortir en traversant les pièces. Tu as compris ? Avance et ne t'arrête pas.

Il hocha la tête mais obéit. Il se tourna vers le mur adjacent à l'escalier et prononça clairement.

-BOMBARDA MAXIMA !

L'explosion créa un appel d'air quand un trou béant se creusa dans le mur. Les flammes faillirent leur lécher le dos mais Danitza les avaient poussé rapidement dans l'autre salle. Laissant tomber les deux corps, elle referma le troue en explosant le plafond. Les murs vacillèrent, fragilisé par les flammes et les trous mais ils tinrent bon. C'était une situation dangereuse, à présent, le manoir pouvait s'écrouler à tout moment. Ils devaient être rapide.

-Il ne faut pas trainer, dit-elle en récupérant les corps.

Léviter les corps dans la précipitation fut compliqué et malheureusement, impossible à faire délicatement. Elle les cogna partout mais au moins, ils purent atteindre une fenêtre.

-Vas-y, dit-elle précipitamment à Ronald, puis tu nous récupères.

Le temps n'était plus à l'hésitation. Dévoré par les flammes et fragilisé par les explosions, les structures commençaient à s'effondrer. Elle ne devait qu'à ses protections ancestrales de tenir encore debout. Ronlad sortit par la fenêtre. Puis elle lui passa Neville et enfin, passa avec Draco. Elle n'eut le temps de faire que quelques pas avant que le manoir ne s'effondre. Le souffle et le tremblement provoqués par la destruction du manoir les firent tomber. Ronald se releva le premier. Il la traina à l'écart des flammes quand elle n'eut pas la force de se relever. Il y avait des affrontements autour d'eux mais la plus part des sorciers s'étaient arrêtés pour essayer de contenir les flammes. Et impitoyable, Zacharias passait entre eux pour tuer tous les mangemorts qui faisaient le malheur de ne pas se méfier. Il semblait en encore plus mauvais état que lorsqu'ils l'avaient laissé et Ron se demandait comme il faisait pour tenir encore debout. Ronald se concentra sur la médicomage qui pesait de plus en plus lourd dans ses bras et il paniqua en voyant sa tête balloté mollement contre son épaule. Il l'allongea et s'inquiéta de la quantité de sang qu'elle avait du perdre, elle était livide. Il versa pratiquement l'intégralité de l'essence de dictame sur le moignon ensanglanté. Il se referma partiellement, stoppant l'hémorragie mais Ron doutait que ça suffise. La jeune femme semblait en si mauvais état et elle ne reprit pas connaissance quand il la secoua. Neville non plus ne bougea pas quand il l'appela. Il était le seul encore en état de se battre.

Un poids tomba dans l'estomac du rouquin mais il ne faillit pas. Ronald se glissa jusqu'à Draco et lui arracha le médaillon du cou. Draco se débattit et essaya de le récupérer mais le rouquin n'eut pas de mal à le repousser. Puis, prenant une profonde inspiration, il planta le crochet de Basilic qu'il avait dans sa poche dans le bijou. Deux hurlements qui lui glacèrent le sang retentirent plus loin.

Voldemort qui luttait contre Harry et Severus, se tourna, furieux, et se transporta jusqu'à son horcruxe. Il hurla de rage et Ronald tomba sans n'avoir rien pu faire pour se défendre. Severus vit sa compagne au sol et accouru avec Harry à leur rencontre. Les barrières tremblèrent. Des détraqueurs et des loup-garous entrèrent en masse, bloquant la progression de l'ordre qui était excellente jusque là. Severus et Harry durent s'arrêter pour protéger leur coéquipier des détraqueurs pendant que les autres se jetait à la rencontre des loups-garous.

Remus qui se battait aux côtés de Kingsley prêt des barrières, fut jeté au sol par une masse imposante. Il roula sur le sol et se releva immédiatement prêt à attaquer. Il faisait face à Greyback. Le loup-garou se jeta sur lui en ignorant sa baguette. Pris de cours par sa vitesse et sa force, Remus perdit ses moyens. Il encaissa les coups jusqu'à réussir à le repousser avant de pouvoir attaquer par magie. Mais Greyback était un bon duelliste. Le combat s'éternisait et ni l'un ni l'autre n'arrivait à prendre l'avantage sur l'autre.

Remus finit par réussir à le désarmer mais il fut attaqué dans le dos par un autre loup-garou et finit à plat ventre dans l'herbe. Le poids de Greyback l'écrasa avant qu'il ne puisse se retourner. Il lui tordit le bras pour le faire lâcher sa baguette et finit même par le briser. Remus hurla.

Il essaya de se dégager sans succès jusqu'à ce qu'il récupère le cadeau de Nelly dans sa poche avec sa main libre. Il pulvérisa le spray dans le visage du loup-garou qui hurla en se redressant. Aveugle, il tituba en se frottant les yeux quand un expelliarmus particulièrement vicieux le projeta dans les décombres enflammés du manoir. Remus observa le loup-garou, se relever, courir, dévoré par les flammes, pour s'arrêter quelques mètres plus loin. Un nouveau foyer se déclara et rapidement, les sorciers durent s'arrêter pour essayer de contenir le feu tant qu'il était petit.

-Ça va ?

-Ça ira, dit Remus en acceptant l'aide de Tonks pour se redresser.

Elle lui rendit sa baguette et ils luttèrent côtes à côtes. Mais la fatigue et le nouveau nombre des mangemorts eurent raison d'eux. Tonks mourut en le protégeant de son corps. Il se retrouva à genoux derrière une fontaine, respirant fort et serrant sa baguette dans sa main alors qu'il faisait l'inventaire des sortilèges qui pourraient le sortir d'affaire. Malheureusement, la fontaine explosa dans son dos et il fut écrasé par le bloc de pierre. Il était à plat ventre, face au corps éteint de Nymphadora. Il sentait que les os de son bassin étaient écrasés. Rapidement, respiré devint compliqué.

-Besoin d'aide vieux frère ?

Remus se tourna, éblouit par le soleil, prit du temps à distinguer la silhouette qui se tenait debout derrière les barrières. C'était un homme, brun, les cheveux en bataille, de taille moyenne et avec un sourire connu qui lui réchauffa le cœur et des lunettes rondes si distinctives. Il su qu'il était sauvé.

-S'il-te-plait, dit-il alors que sa respiration devenait pénible. James…

Le brun traversa les barrières, se pencha sur lui avec un sourire rassurant et lui prit la main. Quand Sirius s'éloigna, il laissa derrière lui Remus, le visage serein, allongé aux côtés de Tonks.

A l'opposé du jardin, dissimulé par la fumée et les combats, Voldemort écumait de rage d'avoir perdu son avant dernier horcruxes. Il avait mis la coupe en sécurité dans le manoir derrière un barda de piège de son cru mais le Feudeymon l'avait obligé à le sortir de là. Il était vulnérable et prisonnier des barrières tant qu'il ne mettrait pas la main sur Lucius. Il ne pensait pas que l'horcruxes de Draco serait en danger.

-Je comptais sur toi Draco, siffla Voldemort d'un ton plein de colère.

Il releva l'adolescent par les cheveux. Le drap tomba, révélant sa nudité et la cicatrice ouverte sur son ventre. La peau semblait s'être déchirée sous la pression. Voldemort y plongea la main. Draco écarquilla les yeux, incapable de crier alors même que la douleur le consumait et lui brulait les entrailles. Le sorcier tira d'un coup sec et sa peau se déchira. Il hoqueta, les larmes roulant sur ses joues alors que le bébé était arraché de ses entrailles.

-Qu'as-tu d'exceptionnel ? Demanda le sorcier réellement intéressé par la question.

Quand Rokwood lui avait appris la prophétie, ce que Draco pourrait accomplir, il avait été réellement intéressé. Il avait réellement pensé à garder le blond en sécurité dans ce manoir et élevé cet enfant pour pouvoir s'en servir. Il avait même une idée très clair de ce que représentait le bébé, mais tout lui glissait entre les doigts. Le bébé darda un regard rouge vers lui qui le fit frémir. Ces yeux, ils les connaissaient, c'était les siens. Le soulevant par le pied, Voldemort l'amena à son visage tout en relâchant Draco. Le blond s'écroula à ses pieds dans une flaque de sang sombre. Le cordon s'arracha, faisant le nourrisson pousser un cri unique avant de se taire.

-J'ai réussis ?

Il était à la fois incrédule et fou de joie. Il doutait mais il avait réellement la réponse sous les yeux. Il rigola en redressant l'enfant qu'il manipula avec précaution. Il l'enveloppa dans sa cape. Une main légère se posa sur sa cheville. Il baissa les yeux sur Draco. Le garçon, le regard déjà à demi voilé tendait une main faible vers lui. Il se baissa et déposa l'enfant entre ses bras. Il reviendrait plus tard pour lui.

Il cherchait Lucius.

Il fut surpris par le calme sur le champ de bataille. Il avança prudemment, baguette au point. Lucius était là, entouré de tous les combattants encore valides. Il grinça des dents. S'il voulait s'enfuir, il devrait absolument leur faire face. Il combattit avec rage. Sous sa baguette, bien des sorciers tombèrent. Mais, même s'ils étaient moins puissants que lui, ils étaient plus nombreux. Ses mangemorts, présent qu'en petit nombre aux QG, avaient été décimés. Il ne restait qu'une dizaine de personne de son côté qui furent rapidement écrasé par le nombre d'ennemie.

-On n'y arrivera pas comme ça ! Hurla soudainement Hermione.

Fred, tentant le tout pour le tout, se jeta entre les sortilèges. Le cœur d'Harry manqua de s'arrêter. Il fit tout pour le protéger alors que Voldemort s'acharnait toujours. Il mourut dans sa course mais George qui l'avait suivit, réussit à passer sous le bras du seigneur des ténèbres et lui arracher la coupe qu'il lança de toutes ses forces. MacGonagall la rattrapa d'une main, l'autre étant fermement appuyée sur un trou béant dans son ventre et Severus la détruisit avec l'épée de Griffondor. Harry et le seigneur des ténèbres, terrassé par la douleur, tombèrent à genoux.

-NON ! Hurla Voldemort écumant de rage. Je suis immortel ! Je vais tous vous tuer miséra-

-Tom.

La phrase mourut dans sa gorge. Il frissonna violemment alors que ses yeux s'écarquillaient d'horreur en voyant une femme aux longs cheveux noirs filasses, le corps dévorés par la putréfaction et les asticots, les yeux aveugles, les doigts squelettiques tendues vers lui et couverte d'une cape faites de ténèbres. L'odeur du cadavre le pris à la gorge et lui retourna l'estomac. Il eut peur.

-Tom, l'appela-t-elle d'une voix d'outre-tombe.

Le sortilège de mort la frappa en pleine poitrine. Severus vit avec stupéfaction le sortilège glisser sur le torse de Sirius et s'évaporer dans les airs alors qu'il continuait d'avancer sereinement vers le seigneur des ténèbres. Il ne semblait pas le craindre. Voldemort lui, semblait terroriser et il oublia immédiatement les autres personnes présentent sur le champ de bataille pour essayer de faire reculer Sirius.

-Laisse moi ! Hurla-t-il en lançant un nouveau sortilège.

-Nous aurions du être réuni depuis longtemps, dit la femme avec ce qui semblait être de la tendresse emprunte de fermeté qu'on a pour un enfant qui s'est perdu et qu'on vient de retrouver, ça fait si longtemps que nous t'attendions.

-Non ! Je suis immortel !

-Le délai que je t'ai accordé est fini depuis longtemps, dit-elle avec douceur. Ça ira, n'ait pas peur.

Voldemort recula, essayant de repousser le cadavre animé. Severus, ne voulant pas tester sa chance, courut de toutes ses forces et abattit sa lame sur le cou du tyran.

Le silence tomba sur le champ de bataille. Les rares mangemorts encore en debout jetèrent leur baguette au sol et se rendirent. Profitant des restes de flammes et de l'accalmie, les membres de l'ordre qui combattaient les détraqueurs, les poussèrent dans les flammes. Et les autres, choqués, regardaient la tête du seigneur des ténèbres qui avaient roulés sur quelques centimètres.

-C'est fini ? Osa finalement demander Seamus comme s'il n'y croyait pas.

-Qu'est-ce … Sirius ? S'inquiéta Hermione.

-Ce n'est pas Sirius, répondit sombrement Severus, ne le touchez pas, dit-il alors qu'il regardait le sorcier s'éloigner pour déambuler tranquillement sur le champ de bataille.

A chaque fois que Sirius s'arrêtait, quelqu'un rendait son dernier souffle. Mais les blessés, que ce soit du coup des gentils ou des méchants, n'avaient pas peur et ils accueillaient tous Sirius avec un soulagement évident. Seul les vivants, témoin involontaire du travail de la Mort, ressentait un étrange sentiment de mal aise qu'ils ne pouvaient expliquer.

-Ce n'est pas fini, termina Severus d'un air las en s'appuyant lourdement sur l'épée qui était plantée dans le sol. Il nous reste un dernier horcruxe.

-Quoi ? S'étonna Hermione.

-Vous m'avez très bien entendu , répondit Severus en tournant son regard vers Harry.

Le sang de la sorcière ne fit qu'un tour. Elle se plaça devant Harry, lui serrant fort la main alors qu'elle tremblait légèrement.

-Non.

Harry resta silencieux, tétanisé mais pas surpris.

-C'est vrai.

-Je vous interdit de vous approcher, dit-elle en levant sa baguette pour le menacer.

-Hermione…

-Tais toi Harry ! Je ne le laisserai pas te faire du mal.

-Hermione, souffla-t-il avec une infinie tendresse pour son amie.

Il la serra dans ses bras de toutes ses forces. Hermione sentie ses yeux s'embuer alors qu'elle sentait à travers cette étreinte, que la décision d'Harry était déjà prise.

-C'est grâce à toi et à Ron que j'ai la force de le vaincre définitivement, lui chuchota-t-il à l'oreille.

Elle sanglota, serrant sa main de toutes ses forces.

-Harry ?

Le brun sursauta, reconnaissant cette voix sans pour autant l'avoir entendu. Il se tourna, le cœur battant et les larmes qu'il retenait coulèrent en reconnaissant sa mère.

-Maman ?

-Ça ira, dit-elle en ouvrant les bras. Vient dans mes bras mon tout petit.

Une vague de confusion s'abattit sur le groupe. Tous voulurent prendre ces bras tendus. Severus et Kingsley furent les seuls à se ressaisir suffisamment pour ne pas être tenter par l'apparence douce de la Mort. Ils purent immobiliser la plus part d'entre eux à l'exception de MacGonagall qui prit la main tendu de Sirius. La sorcière souriante, ferma les yeux comme si elle s'endormait et tomba aux pieds du sorcier sous l'expression horrifiée des autres.

-Qu'est-ce qu'il se passe ?! Hurla Molly terrifiée.

Après un clignement d'yeux, tout le monde était revenu à la raison.

-C'est la Mort, dit sombrement Severus, elle est venue cueillir ceux pour qui l'heure est venue.

Il comprenait avec tristesse qu'il n'aurait jamais pu retenir MacGonagall même avec la plus puissante des magies. Elle aurait tout de même prit cette main tendue. Il était simplement heureux que la Mort elle même soit venue la cueillir car le visage de la professeur semblait serein. Severus avait toujours pensé à la Mort comme une grande faucheuse au visage surement effrayant. Mais quand il avait vu la petite Lily d'à peine 11 ans lui demander si il voulait jouer, il avait compris que la Mort était bien plus que cela. Et que seul ceux qui devait la craindre, devait y voir quelque chose d'effrayant. Après tout, tout le monde finissait par rejoindre son royaume et comme tous les rois et reines, elle devait sans doute chercher à prendre soin de ses sujets.

-Elle nous aide, dit-t-il après avoir inspectée le brun du regard.

Harry n'était pas blessé gravement. Il n'était pas mourant alors la seule raison pour laquelle la Mort pourrait vouloir l'amener était pour réparer un déséquilibre qui durait depuis trop longtemps. Il n'avait pas compris ce que Sirius avait dit à Voldemort mais le sorcier était clairement terrifié. Il avait du chercher à lui échapper depuis bien trop longtemps pour qu'elle se montre clémente avec elle.

-Harry ! Appela Hermione en essayant de le retenir, n'y va pas ! Harry !

-C'est l'heure , dit Severus en retenant la jeune fille par la taille, elle prendra soin de lui. N'ayez pas peur.

Kingsley du l'aider à retenir la sorcière qui se débattait farouchement. Ils prirent des coups tous les deux. Hermione n'abandonna que lorsqu'Harry se laissa étreindre. Sirius allongea son filleul avec précaution avant de les dépasser. Severus relâcha Hermione qui se précipita au chevet d'Harry. Elle pleura sur son torse. Des pleurs déchirant qui firent échos à toute la souffrance de deux qui vivaient encore. Sirius s'avança vers les ruines du manoir, sourd au pleur de ceux qui commençaient à rassembler les corps. Hermione était dévastée. Ron et Harry étaient mort. Fred, Remus, Tonks, MacGonagall, Lee et tant d'autres. la serrait fort contre elle, autant pour la consoler que pour se consoler elle-même. Neville et Danitza avait été pris en charge. Severus refusait de quitter le chevet de la médicomage dont l'état était critique. Sur ordre de Severus, Draco avait été laissé à sa place. Il était toujours en vie. C'était un miracle. Les soigneurs s'acharnaient mais ça ne durerait pas. Severus leur avait juste dit de tenir le temps qu'il faudra.

-Tu es satisfait ? Demanda Sirius au blond qui était agenouillé face aux cendres fumantes.

-Oui, répondit Zacharias sans se retourner.

-Tu viens ?

Zacharias qui jusque là faisait face au brasier, se retourna pour faire face à Terence qui lui souriait grandement, dévoilant ses deux fossettes. Il sentit son cœur s'alléger en voyant le visage souriant et rondouillet du petit brun. Il se redressa, ignorant la douleur aiguë dans son corps et surtout dans son visage et se releva. Il lui sourit malgré son visage défiguré. Il songeait qu'il faudrait absolument qu'il dise à Draco que Terence allait bien, le blond allait être content.

-J'arrive.

Il lui prit la main.

-Ecartez-vous !

Lucius était entrain de défaire les sortilèges. Les aurors arrêtaient les survivants, rassemblaient les morts et des mandats d'arrêts étaient lancés aux quatre coins de l'Angleterre. Neville avait une commotion cérébrale sévère et lui et Danitza avait été ramené d'urgence à Sainte-Mangouste. Severus avait été arrêté malgré les protestations de l'ordre du Phoenix, de même que Lucius.

Un gémissement échappa à Draco.

Il ouvrit péniblement les yeux et s'accrocha à l'enfant quand on voulu le lui prendre. Draco releva les yeux et retint son souffle. Sirius était penché au dessus de lui. Il se détendit. Il ne pensait pas revoir Sirius un jour mais il était soulagé. Quelque chose dans l'expression du brun était familier et réconfortant.

-Je suis ton âme sœur, articula-t-il dans un souffle à peine audible.

Les mots lui avaient échappé sans qu'il ne puisse les retenir. Il avait ressentit une certaine urgence à l'avouer. Il avait l'impression que s'il le disait, il ne souffrirait plus, que tout s'arrangerait. La surprise se peignit sur le visage de Sirius avant qu'elle ne soit remplacée par autre chose. De la compréhension puis un regard plein d'un amour et d'une confiance qui amenèrent les larmes aux yeux de Draco. C'est ainsi qu'il avait toujours souhaité qu'il le regarde. Il tenta de se redresser mais il ne sentait plus le bas de son corps. Quelqu'un l'avait recouvert d'un drap blanc qui était rougit au niveau de son ventre. Il ne peut pas se relever. Sa vision était trouble, le son étouffé, les battements de son cœur assourdissant. Il ne put même pas lever la main pour essayer de découvrir son bébé. Son bébé.

-Le bébé, s'inquiéta Draco, est-ce qu'il va bien ?

Sirius hésita. Il s'était soudainement retrouvé face à Draco alors qu'un instant plus tôt, il était dans la maison de Remus à attendre des nouvelles avec Nelly et Violette. Il ne savait pas comment il était arrivé là mais il en avait une petite idée. Il avait été l'instrument de la Mort. Et c'était maintenant à son tour de jouer comme il le lui avait promis face au miroir. Il craignait de tuer le bébé en le prenant. Pourtant, une force invisible le poussa à le faire. Le brun avala péniblement sa salive. L'enfant était moue entre ses bras. Il utilisa sa baguette pour le nettoyer et écarta la couverture pour montrer son visage à Draco. Il avait eut un bref aperçu de son corps et préférait que le blond ne le voit pas. L'enfant était malformé, comme si son corps n'était pas terminé et le cordon avait été arraché à son nombril qui saignait, mélangé aux fluides de grossesse. Ce bébé n'avait jamais été viable et il était sûrement destiné à mourir.

-Il est en pleine forme, mentit-il.

Le visage du blond s'illumina alors qu'il passait un doigt sur la joue ronde du bébé. Draco ne semblait même pas se rendre compte que le tint grisâtre du bébé était anormal. Non, se dit Sirius, il ne voyait pas.

-C'est une fille ou un garçon ? Demanda péniblement le blond.

Il ouvrit le drap et eut la surprise de ne pouvoir répondre à cette question. C'était logique se dit-il. Si la Mort était reconnue par tous, son enfant également.

-Un magnifique petit garçon, mentit-il une nouvelle fois.

-Un garçon, répéta Draco en souriant.

-Est-ce que tu as choisis un nom ?

-Oui, souffla-t-il d'une voix faible.

-Hydrus, murmura-t-il, Hydrus Black.

-Hydrus Remus Black, dit Severus, ça sonne bien non ?

-Tu penses que Remus aimera ?

-Il sera fou de joie dès que je vais lui dire.

Le blond sourit. Il n'avait plus la force de garder les yeux ouverts depuis longtemps.

-Je t'aime, dit Sirius soudainement.

-Non, répondit Draco en faisant l'effort de le regarder, pas toi. Mais moi aussi je t'aime.

Sirius frémit. Ce n'était pas à lui qu'il s'était adressé. Il le savait et quelque part, Draco aussi le savait. Sirius déposa le bébé sur le ventre de Draco et le souleva facilement. Le regard du blond s'éclaira un instant alors qu'il le reconnaissait.

-Tu- ?

Le regard de Draco devint fixe quand les lèvres de Sirius se posèrent sur les siennes.

Nelly sursauta quand un hibou frappa sur la fenêtre durant le dîner. Elle se précipita à sa rencontre et lui arracha les courriers qu'elle ouvrit avec empressement. Son visage se décomposa et elle éclata en sanglot. Violette se leva pour la consoler après avoir ordonné à Kreattur de s'occuper des enfants.

La lettre les invitait à la lecture du testament de Remus Lupin et de Narcissa Malfoy. C'était une lettre automatique de Gringotts. Violette se sentit vieillir de 10 ans alors qu'elle passait un mouchoir à l'Islandaise. Violette, épuisée et abattu par le chagrin, s'assit face à son tableau d'investigation, soupira et d'un coup de baguette, cocha la date du jour: 31 Juillet 1998.

Ce n'est que le lendemain qu'ils eurent des nouvelles. Voldemort était défait et Harry Potter s'était mystérieusement relevé alors que tout le monde le pensait mort. La liste des morts était longue. Teddy était maintenant orphelin. Violette envoya une liste de preuve pour faire libérer Severus ainsi que Lucius. Nelly et elle rendirent visite à Danitza à l'hôpital. Elle s'en remettait plutôt bien et les médecins avaient bon espoir de faire repousser son bras. Elle avait voulu se rendre au ministère pour aller chercher Severus mais Violette l'en avait dissuadé. Neville Longdubas avait des séquelles, sa mobilité avaient été grandement impactée par la commotion cérébrale mais il ne se laissait pas abattre et faisait sa rééducation avec sérieux.

Le lendemain, Nelly et elle étaient à la lecture du testament. Tout ce que Remus et Tonks possédait revenait à Teddy. Le journal intime de Draco avait été confié à Violette. La garde de Teddy à Andromeda avec comme tuteur moldu Nelly. Et venait avec, la garde de Scorpius Draco Malfoy si jamais Lucius n'était pas libéré, selon la volonté de ses parents. Andromeda accepta évidemment et consola Nelly comme si elles se connaissaient depuis longtemps. Violette reçu de des lettres. Et bien entendu, tout le reste alla à Scorpius car Draco Malfoy était officiellement décédé.

Dans la semaine, Severus fut libéré au cours d'un procès éclaire. Il passa voir Danitza à l'hôpital et le soir même, ils étaient partis de l'Angleterre pour ne plus jamais y revenir. Lucius fut condamné à la prison. Violette elle, regagna son appartement une fois toutes les affaires tassées.

Jamais on ne retrouva le corps de Draco.