Bonsoir bonsoir !
Suite au harcèlement téléphonique de Margaux, alias un-auteur-que j'espère-que-vous-connaissez-bien-sinon-allez-lui-parler-dès-la-fin-de-votre-review, je vous mets ce chapitre ce soir !
Merci à nath16, Manooon, honey'l, Solealuna, Huuddyy, BONES-NCIS, Ficandbones, T'Pau, TempBrennan, Arroganz et Flo (2 fois).
nath16 : Oh si ! La preuve, je l'a fait !
honey'l : Tu n'as pas intérêt ! Sinon, qui écrirait la suite ? Une pauvre cloche ?Pas sûr qu'elle apprécie le compliment...
Solealuna : Malade ? Non merci, une autre fois !
Huuddyy : Ah tu vas voir, perso j'adore ma façon de les réconcilier...tu verras bien !
BONES-NCIS : Un petit peu seulement j'espère !
Ficandbones : Ce n'est pas pour rien que je suis la reine !
TempBrennan : Ah...non non tu vas voir !
Arroganz : Pauvre Booth ? Tu vas vite changer d'avis !
Flo : Merci pour ton gigantesque commentaire ! Je tâcherai de tenir compte de tous ces conseils. Je t'adore !
Merci à Solealuna qui a mis la 650ème review ! Ce chapitre est - pour un passage - inspiré d'elle. Merci Luna !
Bonne lecture !
Chapitre 42 : Chassé-croisé
Brennan soupira dans le grand hall de la gare. Trois heures d'attente parce que les voies avaient gelé. Elle se traita mentalement d'idiote. Le train ! Quelle idée, en plein hiver ! Mais bon, maintenant elle était là, elle avait envoyé un SMS à Booth, elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle décida de patienter dans l'un des nombreux cafés qui se trouvaient aux alentours de la gare.
Elle opta pour un café qui se situait juste en face ; pas trop loin et pas trop inconfortable.
Assise seule dans un coin de la pièce, près du radiateur qui lui offrait une chaleur accueillante, Brennan réfléchissait. La dernière fois qu'elle était allée dans un café, c'était avec Booth, il y avait maintenant plusieurs mois de ça. La dernière fois qu'elle était sortie de chez elle pour un autre motif que le travail, c'était avec Booth. La dernière fois qu'elle avait bu un café en dehors de chez elle, c'était avec Booth.
Voulant penser à autre chose, son regard vide se posa sur la vitre, contre laquelle butaient des dizaines, voire même des centaines de flocons. Il y avait des gens de l'autre côté. Un jeune couple, avec un enfant d'environ dix ans, blond et une petite moue d'enfant. L'homme et la femme se tenaient la main. Lui, il était grand, brun, les yeux verts, la trentaine environ. Elle, elle était grande, plus petite que son mari mais tout de même, blonde, les yeux verts aussi, environ le même âge. La tête de la jeune femme était posée sur l'épaule de son mari. Ils regardaient tous les deux l'enfant, leur enfant. Ils souriaient en le voyant ramasser de la neige et en faire une boule.
Une larme coula sur la joue de l'anthropologue. Décidément, elle qui voulait essayer d'oublier Booth ne serait-ce que quelques heures, on dirait que tout était contre elle ! Ce petit garçon pourrait bien être Parker, et ce couple...ce couple ça pourrait être...non. Brennan chassa cette idée de ses pensées. Non. Ça ne serait jamais Booth et elle. Ça ne pourrait jamais l'être. C'était impossible. À cause d'elle. Elle se maudit intérieurement – même si les malédictions n'existent pas. Si Booth et elle ne pourraient jamais goûter à ce bonheur qui semblait si grand sur leurs visages, c'était sa faute. C'était elle qui avait peur, c'était elle qui ne voulait pas s'engager, c'était elle qui ne voulait pas se marier, c'était elle qui ne voulait pas d'enfant, c'était elle qui empêchait tout cela de se réaliser ! Elle avait bien fait de partir.
Booth faisait les cent pas dans le bureau d'Angela, attendant un coup de fil pour bondir dans sa voiture et mettre les gaz.
«Calmez-vous, Booth» demanda pour la énième fois Angela.
Il s'arrêta, la fixant.
«COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE ME CALME ? explosa Booth. ELLE EST PARTIE ANGELA ! PARTIE !
-Je sais Booth, mais vous n'y changerez rien en vous énervant, répliqua calmement Angela. Vous ne pouvez rien y changer, alors au moins arrêtez de remuer comme ça.
-Excusez-moi Angela, mais je suis sur les nerfs et...
-Je comprends Booth. Arrêtez juste de marcher comme ça, c'est frustrant.
-D'accord...je vais essayer.»
C'est alors que le téléphone de Booth sonna. Fébrile, il le sortit de sa poche ; il glissa de ses doigts et faillit tomber à terre ; mais il le rattrapa et décrocha, le cœur battant de plus en plus vite dans sa poitrine.
«Booth. Oui. Ah ? Vous êtes sûr ? Bon, merci.»
Il raccrocha.
«Alors ?» l'interrogea Angela, impatiente.
Il se tourna vers elle. Elle put voir sa mine triste et son regard désespéré.
«Bones a réservé une place sur un vol qui est parti il y a dix minutes, lâcha-t-il dans un souffle. Elle est partie...c'est fini...»
Il se laissa tomber sur le fauteuil, enfouissant son visage dans ses mains. Il laissa les larmes couler sur ses joues, désespéré à l'idée d'avoir perdu SA Bones. C'était terminé, tout était terminé ; elle était partie, et son cœur était à jamais brisé.
Brennan réfléchissait. Elle marchait dans la neige, se fichant éperdument des flocons qui se mêlaient à ses cheveux et de l'humidité qui avait pris place dans tout le bas de son pantalon et qui lui gelait les jambes, se collant à sa peau.
Que devait-elle faire à présent ? Partir ? Rester ? Non. Elle secoua la tête. La seconde option n'était plus une option. Il ne lui restait donc plus qu'un choix : Partir. C'était la seule solution qui lui restait. Il était trop tard pour reculer. Beaucoup trop tard.
Elle marchait depuis longtemps dans la neige. Elle commençait à sentir le froid lui engourdir les jambes. Soudain un reflet attira son regard. Un objet brillait sous la neige. Elle se baissa. Un dauphin en argent. Elle ramassa l'objet, intriguée, et l'examina sous toutes les coutures. examinait l'objet. Elle fronça les sourcils.
Tout à coup, ses yeux rencontrèrent ceux d'une femme. Des yeux bleu-gris, comme les siens. Ces yeux intrigants attiraient son regard, tel un aimant attire le fer. Ces yeux la captivaient. Elle savait qu'elle les connaissait, ils lui étaient familiers, mais en même temps lointains, enfouis au fond de sa mémoire. Elle les avait déjà vus, ça elle en était sûre et certaine.
«V...vous... balbutia-t-elle.
-Non Tempérance...»
La voix était un doux murmure. La femme avait une jolie voix cristalline, une voix douce. Une voix qu'elle connaissait.
«Ne dis rien. Écoute simplement. Tu es jeune, tu as encore toute la vie devant toi. Tu as déjà trouvé l'Amour de ta vie, tu sais très bien que c'est Lui. Vous avez vécu de belles choses ensemble, même s'il y a eu des malheurs, mais maintenant tu dois vivre Tempérance, vivre ta vie. Tu ne dois plus penser à l'avenir mais au présent. Tu dois vivre au présent, dans le présent et ne penser qu'au présent. Quand on est amoureuse le reste ne compte pas. Réfléchis Tempérance, il n'est pas trop tard pour reculer. Tu l'aimes et tu le sais. Ne gâche pas tout simplement parce que tu penses que c'est fini, que tu n'as plus aucune chance, parce que tu crois que tu ne pourras jamais te marier.
-M...mais qui êtes-vous ? bredouilla-t-elle, subjuguée par cette femme.
-Peu importe. Pose-toi simplement cette question : est-ce que tu crois que si Max avait pensé au futur tu serais là aujourd'hui ? La vie est la plus belle chose sur la Terre avec l'Amour. Tu peux donner les deux. Alors n'attends pas.»
Brennan dévisagea la femme. Soudain elle fronça les sourcils.
«Me...maman ? demanda-t-elle, surprise et incrédule.
-Prends bien soin de toi ma chérie, dit Ruth en posant sa main chaude sur la joue de sa fille. De toi et de Booth. Et ne gâche pas ce lien que tu as avec lui. Un grand et bel amour vous attend, fais-moi confiance. Je t'aime.»
Un vent violent se leva dans la ruelle. Brennan ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, sa mère avait disparu. C'est alors qu'elle prit conscience de e qui venait de se passer. Ses yeux s'écarquillèrent, des larmes perlèrent tandis que sa bouche s'ouvrait, muette. Un faible murmure sortit de ses lèvres tandis que les larmes submergeaient son visage.
«Maman...»
Booth donna un coup de poing dans le mur. Angela posa la main sur son bras, tentant de le calmer.
«Booth...calmez-vous.
-NON ! JE N'AI PAS ENVIE DE ME CALMER ! LA FEMME QUE J'AIME EST PARTIE ! PARTIE !»
Il marqua une pause.
«Et je ne sais même pas pourquoi...
-Si vous voulez Booth, je peux vous aider de ce côté-là.
-Qu'est-ce que vous proposez ? demanda Booth, relevant la tête.
-Elle était chez vous ce matin, non ? Elle n'a pas changé en deux secondes pour rien, il doit y avoir une raison. Et si on allait faire un petit tour chez vous ?
-Oui, pourquoi pas ? soupira Booth.
-Eh, vous pourriez montrer un peu plus d'enthousiasme non ? Je sais que ce n'est pas évident, mais essayez au moins...»
Devant le manque de réaction de Booth, elle renchérit :
«Booth, je suis sûre qu'elle va revenir. Je le sais.
-Comment pouvez-vous le savoir ? Elle est partie et elle ne reviendra jamais, il n'y a rien d'autre à ajouter» fit-il d'un ton cassant.
Il se dirigea vers la porte mais se retourna avant de l'avoir franchie.
«Je sors. Si quelqu'un vous demande où je suis, répondez que je suis au diable. Je ne suis là pour personne compris ?»
Il tourna les talons, prêt à s'en aller. Angela l'interpella :
«Booth !»
Il se retourna.
«Oui ?
-Et si Brennan vient, je lui dis quoi ?
-Qu'elle n'a qu'à aller se faire voir.»
Booth partit définitivement. Angela avait senti la pointe de douleur et de peine dans la voix de Booth. Elle leva les yeux au ciel. Pourquoi ces deux-là avaient-ils toujours besoin de se déchirer ? À commencer par Brennan. Pourquoi diable était-elle partie ? Elle allait savoir de quel bois Angela Montenegro-Hodgins se chauffait !
Brennan marchait toujours dans le froid. Elle réfléchissait.
Est-ce que je dois vraiment revenir ? Est-ce que c'est le bon choix ? Booth doit me détester...j'ai vraiment été horrible avec lui. Comment est-ce qu'il va réagir ? Est-ce qu'il va m'accueillir bras ouverts ou me jeter dehors ? Dans quel état est-ce qu'il est en ce moment ? En colère ? Triste ? Malheureux ? Désespéré ? Elle ressentit un pincement au cœur. Après tout, c'était sa faute s'il était comme ça. C'est moi...rien que moi...c'est moi qui ai causé tout ça, tout ce mal, à cause de mes peurs, de mes doutes, de ces intuitions qui, semble-t-il, sont toutes erronées dans mon cas. On dirait que je suis incapable d'avoir une relation émotionnelle stable avec un homme, même avec Booth...pourtant je l'aime, je le sais, c'est mon meilleur ami, mon partenaire...pourquoi j'ai fait ça moi ? C'était stupide. J'habitais avec lui, tout allait bien et...je lis cette lettre et je m'en vais en lui disant que je le quitte. Pourquoi est-ce que j'ai fait ça ? J'aurais dû lui en parler avant au moins, au lieu de partir comme ça...j'aurais dû y réfléchir davantage. Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Il faut que je revienne. Oui, je dois revenir ! Il faut que je lui dise pardon, que je lui explique...peut-être que comme ça il me pardonnera. De toute façon je n'ai pas le choix. Je n'ai plus le choix.
Brennan marchait maintenant d'un pas rapide, sûr, décidé. Elle savait où elle allait.
Booth était maintenant complètement saoul. Il voyait deux barmen au lieu d'un.
«Encore un hips autre...
-Non monsieur, vous avez déjà trop bu. Voulez-vous que j'appelle quelqu'un pour qu'il vienne vous chercher ? Votre amie par exemple ?
-Mon amie...elle est partie mon amie !
-Vous voulez en parler ?
-Bones...Bones je sais pas pourquoi elle est partie, fit Booth en louchant. J'avais rien fait, je l'avais attendue et elle est partie ! Vous voyez le monde le monde il est pas juste. J'ai fait des zefforts pour eeelle, j'l'ai attendue et qu'eeest-ce que j'ai en échange ?
Je suis tout seul cooomme une merde !»
Brennan était devant la porte. Son cœur battait à cent à l'heure. Elle était sûre d'elle lorsqu'elle avait pris son taxi ou lorsqu'elle était entrée dans l'immeuble mais maintenant, elle doutait. Devait-elle vraiment frapper à cette porte ? Lui ouvrirait-il ? Que ressentait-il pour elle ? Lui avait-il pardonné ? Lui en voulait-il ?
Elle prit – métaphoriquement bien sûr – son courage à deux mains et elle frappa à la porte. Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'elle avait presque peur qu'il explose.
Aucune réponse. Elle frappa à nouveau, plus fort cette fois, pensant qu'il n'avait peut-être pas entendu ou qu'il était occupé. Toujours rien. Elle frappa encore plus fort, criant son nom à travers la porte.
«Booth ! Ouvre-moi s'il te plaît, c'est moi, Bones ! Booth ! Je t'en prie, on doit parler ! Booth !»
Ses appels restèrent sans réponse. Les larmes affluèrent sur son visage. Elle sortit son téléphone, espérant qu'il répondrait.
Une, deux, trois, quatre, cinq sonneries. Le répondeur. Elle raccrocha et se laissa glisser contre le mur. Elle se retrouva assise sur le sol, les larmes glissant sur ses joues.
Comment avait-elle pu être aussi stupide ? Comment avait-elle pu croire que Booth la pardonnerait aussi facilement ? Elle l'avait quitté sans aucune explication, lui brisant le cœur, et là elle revenait, pensant qu'il ferait comme si rien ne s'était passé ? Elle avait été stupide et elle s'en rendait maintenant compte. Elle descendit l'escalier, sans pus aucune volonté. Ses pas la menèrent dans un bar, bar où elle noya son chagrin et sa détresse dans l'alcool. Elle ne pensait plus à rien, sinon à oublier ce qui venait de se produire. Elle l'avait perdu, c'était fini. Tout était fini.
Hey, stop on arrête ! Je ne veux voir aucune arme ! Promis ils se réconcilient avant le 50, je vous le promets. Et il y aura un joli cadeau à la fin ! Allez, reviewez et à samedi pour la suite ! (ou éventuellement vendredi, suivant l'état du chapitre 44)
