Jetant un coup d'œil aux 3 autres, à présent simples silhouettes dans l'obscurité. Je vis Hermione pointer sa baguette non pas vers l'extérieur mais vers Harry. Il y eut une détonation, un éclair de lumière blanche puis elle se tourna vers moi et fit pareil. Je me suis alors plié de douleur, soudain aveuglé. Je sentais mon visage enfler rapidement sous mes doigts tandis que des bruits de pas lourds retentissaient autour de nous
-Debout, vermine ! Des mains inconnues me soulevèrent brutalement. Avant que je n'ait pu faire un geste, quelqu'un fouilla mes poches et en retira ma baguette. Mon visage était atrocement douloureux et sous mes doigts, mes traits devenaient méconnaissables, tirés, plus fins. Mais je vis des formes qui traînaient de force Ron et Hermione à l'extérieur.
-Lâ… chez… la ! s'écria Ron. Le bruit caractéristique d'un poing qui s'abattait violemment retentit. Ron grogna de douleur et Hermione poussa un hurlement.
- Non ! Laissez-le tranquille, laissez-le tranquille !
-Ton petit ami va connaître bien pire que ça si son nom est sur ma liste, lança l'horrible voix rauque et familière. Délicieuse jeune fille… Quel régal… J'aime beaucoup la douceur de la peau…
Je sentis directement mon estomac chavirer. Je savais qui parlait ainsi : Fenrir Greyback, le loup-garou, autorisé à revêtir une robe de Mangemort après avoir mis sa sauvagerie au service de ses maîtres.
-Fouillez la tente ! dit une autre voix.
Je voulus alors réagir mais je fus jeté à plat ventre par terre. Un bruit sourd, juste à côté, m'indiqua que Harry avait subi le même sort. On entendait des pas, accompagnés de bruits violents. Les Mangemorts renversaient les fauteuils en fouillant l'intérieur de la tente.
-Voyons qui on a attrapé, dit la voix jubilante de Greyback au-dessus de ma tête.
Je fus alors retourné sur le dos et le rayon de lumière d'une baguette éclaira mon visage.
-Encore une beauté à la peau douce dit-il en caressant mon visage tout en se léchant les lèvres.
-Ne me touche pas dis-je en me débattant tout en voyant une mèche châtain semblant venir de mon crâne passer devant mon regard. Je compris alors ce qu'Hermione avait fait, elle avait changé notre apparence à Harry et moi pour ne pas qu'on nous reconnaisse
-Pas si douce que ça à ce que je vois ? Tu as du caractère beauté ça me plaît sourit-il encore plus. Bien alors dit moi comment tu t'appelles ?
-Ça ne te regarde pas dis-je en le fusillant du regard
-Écoute moi bien gamine dit-il en m'attrapant par les cheveux, nous ce qu'on doit faire c'est trouver les né moldu alors si ton nom se trouve su cette liste je dois le savoir. Alors bien sur que ça me regarde hurla-t-il en me lançant violemment au sol tandis que plus loin dans la tente Hermione émis un couinement
Directement, mon pied partis dans sa direction pour heurter son mollet afin qu'il s'écroule au sol. Mais je n'eus pas le temps d'en attaquer un autre, qu'ils m'immobilisèrent
-C'est ta dernière chance sale peste dit Greyback en m'attrapant par la gorge. Si tu ne me donnes pas ton nom tout de suite, je te dévore directement est-ce que c'est clair ? Dit-il en enfonçant sa griffe dans ma joue pour y laisser une cicatrice qui ne tarda pas à laisser couler du sang
-Haley Smith dis-je en pensant à une de mes amie d'enfance moldu dont je suis sur qu'ils ne retrouveront jamais la trace
-Bien tu vois que ce n'est pas si dur. Vérifie la liste, Scabior, ordonna Greyback.
-Elle n'y est pas répondit l'homme
-Bon tiens là avant qu'on sache ce qu'on fait d'eux dit-il en me lançant violemment contre un autre homme qui pointa directement sa baguette su ma gorge
-Bon au suivant dit Greyback en s'approchant d'Harry complètement méconnaissable tellement son visage était gonflé
En le voyant, Greyback éclata de rire.
-Il me faudra une bonne Bièraubeurre pour faire passer celui-là. Qu'est-ce qui t'est arrivé, l'horrible ? Harry ne répondit pas tout de suite.
-J'ai dit : qu'est-ce qui t'est arrivé ? répéta Greyback et Harry reçut dans le plexus un coup violent qui le plia en deux tandis que je continuais à me débattre contre la montagne qui me tenait .
- Piqué, marmonna Harry. Me suis fait piquer.
- Ouais, c'est ce qu'on dirait, lança une deuxième voix.
- Comment tu t'appelles ? gronda Greyback.
- Dudley, répondit Harry.
- Et ton prénom ?
-Je… Vernon. Vernon Dudley.
-T'as quelques chose pour lui ?
-Non répondit l'homme à la liste
-Et toi, le rouquin ? Tu es qui ?
- Stan Rocade, dit Ron.
-Tu parles ! s'exclama le dénommé Scabior. On connaît très bien Stan Rocade
-il nous a souvent donné un coup de main dit Greyback en donnant un coup violant dans l'estomac de Ron qui se plia de douleur
-Suis Bardy, dit Ron la bouche pleine de sang. Bardy Weadley.
-Un Weasley ? grogna Greyback. Tu es donc d'une famille de traîtres à leur sang, même si tu n'es pas un Sang-de-Bourbe. Maintenant, passons à ta jolie petite amie… La délectation qu'on sentait dans sa voix donnai la chair de poule
- Du calme, Greyback, lança Scabior, dominant les ricanements des autres.
- Oh, je ne vais pas la mordre tout de suite. On va voir si elle est plus rapide à se souvenir de son nom que Barny et Haley. Qui es-tu, fillette ?
- Pénélope Deauclaire, répondit Hermione. Sa voix était terrifiée mais convaincante.
- Quel est ton Statut du sang ?
- Sang-mêlé, dit Hermione.
-Facile à vérifier, déclara Scabior, mais ces 3 là on l'age d'être à Poudlard dit-il en montrant Harry, Ron et Hermione
- On est bardis de l'égole, expliqua Ron.
- Partis de l'école… Vraiment, le rouquin ? s'exclama Scabior. Et vous avez décidé d'aller camper ? Et puis, simplement pour rigoler un peu, vous avez prononcé le nom du Seigneur des Ténèbres ?
- Bas bour rigoler, rectifia Ron. Bas vait egzbrès.
-Pas fait exprès ? Il y eut de nouveaux ricanements.
- Tu sais qui avait l'habitude de prononcer le nom du Seigneur des Ténèbres, Weasley ? gronda Greyback. Les membres de l'Ordre du Phénix. Ça te dit quelque chose ?
- Don.
- Eh bien, ce sont des gens qui ne montrent pas au Seigneur des Ténèbres le respect qui lui est dû, c'est pour ça que ce nom a été frappé du Tabou. Plusieurs membres de l'Ordre ont été retrouvés de cette manière. Et toi dit-il en se dirigeant ver moi. Tu fais partir de l'ordre ?
-Je ne sais pas de quoi vous parlez dis-je d'une voix apeuré la plus crédible possible
-On va voir. Attachez-les avec les deux autres prisonniers !
On nous traîna ainsi sur quelques mètres et on nous obligea à nous asseoir par terre. Puis on fut ligoté dos à dos avec d'autres personnes. Puis lorsque l'homme qui nous avait ficelés les uns aux autres se fut éloigné, Harry murmura :
-Quelqu'un à encore une baguette ?
- Non, répondirent Ron et Hermione
-Non pestais-je en me débattant pour me décrocher mais dés que j'en ai l'occasion, je fais la peau à ce foutu loup-garou
-Tout est ma faute. C'est moi qui ai prononcé le nom, je suis désolé…
-Harry ? C'était une nouvelle voix que je connaissait et qui venait de derrière moi, la voix d'un autre prisonnier ligoté à la gauche d'Hermione.
- Dean ?
-C'est toi ! Si jamais ils découvrent qui ils ont capturé… Ce sont des Rafleurs, ils cherchent des jeunes qui font l'école buissonnière pour les échanger contre un peu d'or…
- Bonne récolte pour une seule soirée, dit Greyback. Une paire de bottes cloutées s'avança tout près de Harry et on entendit d'autres bruits d'objets renversés à l'intérieur de la tente.
-Un Sang-de-Bourbe, un gobelin en fuite, une jeune femme qui sais beaucoup trop bien se battre pour être innocente et trois élèves échappés de l'école.
Il s'accroupit à côté de Harry
-Alors, tu n'es pas recherché, Vernon ? Ou bien tu figures sur la liste sous un autre nom ? Tu étais dans quelle maison, à Poudlard ?
-Serpentard, répondit machinalement Harry.
-Marrant, ils croient tous que c'est ça qu'on veut entendre, lança dans l'ombre la voix railleuse de Scabior. Sauf qu'il n'y en a pas un seul qui sait où est la salle commune.
-Elle se trouve dans les cachots, dit Harry d'une voix assurée. On y entre en traversant le mur. Elle est pleine de crânes et de choses comme ça et elle est sous le lac, si bien que la lumière y est toujours verte. Il y eut un bref silence.
-Tiens, tiens, on dirait qu'on a vraiment attrapé un petit Serpentard, s'étonna Scabior. C'est une bonne chose pour toi, Vernon, parce qu'il n'y a pas beaucoup de Sang-de-Bourbe, à Serpentard. Qui est ton père ?
-Il travaille au ministère, mentit Harry. Au Département des accidents et catastrophes magiques, précisa-t-il.
-Tu sais quoi, Greyback ? dit Scabior. Je crois bien qu'il y a un Dudley, là-bas
-Je vois, je vois…, marmonna Greyback. Si tu dis la vérité, l'horrible, tu n'as rien à craindre d'un petit voyage au ministère. Je pense que ton père nous récompensera pour t'avoir retrouvé.
- Mais, répondit Harry, la bouche sèche, si vous nous laissiez simplement…
-Hé ! s'écria une voix à l'intérieur de la tente. Regarde ça, Greyback ! Une silhouette sombre se précipita vers nous avec un objet dans la main au un reflet argenté à la lueur de leurs baguettes. Ils avaient trouvé l'épée de Gryffondor.
- Maaaagnifique ! s'exclama Greyback d'un ton appréciateur en la prenant des mains de son compagnon. Vraiment magnifique. On dirait un travail de gobelin. Où as-tu trouvé ça ?
- C'est à mon père, mentit Harry. On l'a empruntée pour couper du bois.
-'Tends un peu, Greyback ! Tu as vu ça dans La Gazette ? Hermione Granger, lisait Scabior, la Sang-de-Bourbe qui voyage avec les Potter. Tu sais quoi, fillette ? Cette photo te ressemble beaucoup.
- Pas du tout ! Ce n'est pas moi ! Le couinement terrifié d'Hermione avait valeur d'aveu.
-… qui voyage avec Harry Potter, répéta Greyback à mi-voix. Une totale immobilité sembla s'abattre sur eux. Voilà qui change tout, n'est-ce pas ? murmura Greyback. Personne ne dit un mot. Greyback se leva alors et fit deux pas en direction de Harry, s'accroupissant à nouveau pour observer ses traits difformes.
- Qu'est-ce que c'est que ça, sur ton front, Vernon ? demanda-t-il d'une voix douce.
-N'y touchez pas ! hurla Harry.
-Je croyais que tu portais des lunettes, Potter ? dit Greyback dans un souffle.
-J'ai justement trouvé des lunettes ! glapit l'un des Rafleurs qui rôdait dans l'obscurité. Il y en avait une paire dans la tente, Greyback, attend
-Et cette jeune fille à par hasard le même age que ta grande sœur qui est une tireuse d'élite très doué de ce qu'on nous en à dit. Étrange coïncidence tu ne crois pas ? Dit-il en posant les lunettes qu'on lui tendais sur le nez d'Harry
-C'est lui ! s'exclama Greyback de sa voix rauque. On a attrapé Potter ! Ils reculèrent tous de plusieurs pas, abasourdis par ce qu'ils avaient fait.
-On doit le conduire au ministère s'exclama l'un des rafleurs
-Au ministère ? Au diable, le ministère, grogna Greyback. Ils s'attribueront tout le mérite et nous, on nous oubliera. Moi, je dis qu'il faut l'amener directement à Vous-Savez-Qui.
-Tu vas le faire venir ? Ici ? s'écria Scabior, impressionné, terrifié même.
-Non, gronda Greyback. Je n'ai pas… On dit qu'il se sert de la maison des Malefoy comme base. On va emmener le garçon là-bas.
-Mais es-tu absolument sûr que c'est lui ? Parce que sinon, Greyback, on est morts.
-Qui commande, ici ? rugit le loup-garou. Je vous dis que c'est Potter, et lui plus sa baguette, ça vaut deux cent mille Gallions payés rubis sur l'ongle ! Mais s'il y en a parmi vous qui ont peur de m'accompagner, je garderai tout pour moi
-D'accord, dit Scabior. D'accord, on est avec toi ! Et les autres, Greyback, qu'est-ce qu'on en fait ?
On n'a qu'à emmener tout le monde. On a deux Sang-de-Bourbe, ça fait encore dix Gallions et la sœur de Potter vaut 50 mille Gallions
-Donne-moi aussi l'épée. Si ce sont des rubis, il y a une autre petite fortune là-dedans. Ils nouss relevèrent de force. Tenez-les bien, surtout. Parce que si je cois ce qu'on dit, la jeune Potter est plutôt doué donc ne la quitté pas des yeux. Moi, je m'occupe de Potter ! lança Greyback en saisissant une poignée de cheveux de Harry.
-À trois ! Un… deux… trois… Ils transplanèrent, nous entraînant avec eux.
Nous avons ainsi atterris sur une route de campagne en titubant les uns contre les autres. Je vis alors un portail de fer forgé au début d'une longue allée.
- Comment on fait pour entrer ? C'est fermé à clé, Greyback, je n'arrive pas à… Nom de nom !
Pris de peur, il lâcha le portail. Le fer forgé se déformait, se tordait, les motifs abstraits de ses volutes et de ses torsades se métamorphosant en un visage effrayant qui parla d'une voix métallique, vibrante :
-Annoncez l'objet de votre visite !
-On amène Potter ! rugit Greyback d'une voix triomphante. On a capturé Harry Potter ! Les battants du portail pivotèrent, ouvrant le passage.
-Venez ! dit Greyback à ses hommes. Nous avons été poussés en avant, le long de l'allée, entre deux hautes haies qui étouffaient nos pas.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda la voix glacée d'une femme.
- Nous sommes venus voir Celui-Dont-On-NeDoit-Pas-Prononcer-Le-Nom ! répondit Greyback de sa voix râpeuse.
- Qui êtes-vous ?
- Vous me connaissez ! Il y avait une certaine amertume dans le ton du loup-garou. Fenrir Greyback ! Nous avons capturé Harry Potter ! Greyback empoigna Harry et le fit tourner de force pour le placer face à la lumière, obligeant les autres prisonniers à accompagner le mouvement.
-Je sais qu'il a la tête enflée, madame, mais c'est lui ! intervint Scabior. Si vous y regardez de plus près, vous verrez sa cicatrice. Et là, cette fille, vous la voyez ? C'est sa sœur, elle se bat aussi bien qu'une tireuse d'élite. Ça ne peut être qu'elle. Et nous avons aussi la Sang-de-Bourbe qui voyageait avec eux. Il n'y a pas de doute, c'est bien lui, et on a sa baguette, aussi ! Tenez, madame…
-Emmenez-les à l'intérieur, dit-elle. Poussés à coups de pied, nous avons montés de larges marches de pierre qui menaient dans un hall où une série de portraits s'alignaient sur les murs.
-Suivez-moi, ordonna Narcissa Malefoy, en nous conduisant de l'autre côté du hall. Drago, mon fils, est là pour les vacances de Pâques. Si c'est vraiment Harry Potter, il le reconnaîtra. La lumière du salon était éblouissante après l'obscurité du parc. Un lustre en cristal était suspendu au plafond et d'autres portraits ornaient les murs d'une couleur violet foncé. Lorsque les Rafleurs nous poussèrent à l'intérieur, deux silhouettes assises devant une cheminée de marbre sculpté se levèrent de leurs fauteuils.
-Qu'est-ce que c'est ?
La voix traînante, horriblement familière, de Lucius Malefoy retentit à mes oreilles
-Ils prétendent avoir capturé Potter, dit Narcissa de sa voix glacée. Drago, viens là.
Celui-ci obéi, se levant d'un fauteuil, un visage flou, pâle et pointu, sous des cheveux d'un blond presque blanc. Greyback força à nouveau les prisonniers à se tourner pour que la lumière du lustre éclaire directement Harry.
-Alors, mon garçon ? dit le loup-garou de sa voix âpre.
-Eh bien, Drago ? demanda Lucius Malefoy. Il semblait avide de savoir.
- C'est lui ? C'est Harry Potter ?
-Je ne… je n'en suis pas sûr, dit Drago. Il se tenait à bonne distance de Greyback et paraissait avoir aussi peur de poser les yeux sur Harry que Harry craignait de croiser son regard.
-Examine-le attentivement ! Rapproche-toi ! Je n'avais jamais entendu Lucius Malefoy parler avec une telle fébrilité. Drago, si nous livrons Potter au Seigneur des Ténèbres, tout sera pardo…
- Allons, j'espère que nous n'allons pas oublier qui l'a vraiment capturé, Mr Malefoy ? l'interrompit Greyback d'un ton menaçant.
-Bien sûr que non, bien sûr que non ! s'exclama Lucius, agacé. Il s'avança lui-même vers Harry. Que lui avez-vous fait ? demanda Lucius à Greyback. Pourquoi se trouve-t-il dans cet état ?
- Ce n'est pas nous.
-À mon avis, on lui a jeté un maléfice Cuisant, dit Lucius. Ses yeux gris se fixèrent sur le front de Harry. Il y a quelque chose, là, murmura-t-il. Ce pourrait être la cicatrice, très étirée… Drago, viens là, regarde bien ! Qu'est-ce que tu en penses ?
- Je ne sais pas, dit-il, et il retourna vers la cheminée devant laquelle sa mère, debout, l'observait.
-Il vaudrait mieux être certains, Lucius, lança-t-elle à son mari de sa voix claire et glacée. Absolument certains qu'il s'agit bien de Potter avant d'appeler le Seigneur des Ténèbres… Ces gens affirment que c'est la sienne, ajouta-t-elle en examinant la baguette de prunellier, mais elle ne ressemble pas à la description d'Ollivander… Si nous nous trompons, si nous appelons pour rien le Seigneur des Ténèbres… Tu te souviens de ce qu'il a fait à Rowle et à Dolohov ?
-Bien sur, sa sœur n'est pas reconnaissable non plus mais et la Sang-de-Bourbe, alors ? grogna Greyback.
- Attendez, dit brusquement Narcissa. Oui… Oui, elle était dans la boutique de Madame Guipure avec Potter ! J'ai vu sa photo dans La Gazette ! Regarde, Drago, n'est-ce pas cette dénommée Granger ?
- Je… peut-être… ou
-Dans ce cas, celui-là est le jeune Weasley ! s'écria Lucius en contournant les prisonniers pour voir Ron en face. Ce sont eux, ce sont les amis de Potter… Drago, regarde-le, c'est bien le fils d'Arthur Weasley ? Comment s'appelle-t-il, déjà ?
-Oui, répéta Drago, le dos tourné aux prisonniers. C'est possible.
La porte du salon s'ouvrit derrière moi. Une femme parla et, au son de sa voix, la rage en moi monta encore d'un cran.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui s'est passé, Cissy ? Bellatrix Lestrange tourna lentement autour de nous et s'arrêta à la droite de Harry, dévisageant Hermione sous ses lourdes paupières.
-Ma parole, dit-elle à mi-voix, c'est la Sang-de-Bourbe ? C'est Granger ?
- Oui, oui, c'est Granger ! s'exclama Lucius. Et à côté d'elle, on pense que c'est Potter ! Potter, sa soeur et ses amis, enfin capturés !
- Potter ? s'écria Bellatrix d'une voix perçante. Elle recula d'un pas pour mieux examiner Harry.
- Vous êtes sûrs ? Dans ce cas, le Seigneur des Ténèbres doit en être immédiatement informé ! Elle remonta sa manche gauche : je vis la Marque des Ténèbres imprimée au fer rouge dans la chair de son bras et je su qu'elle s'apprêtait à la toucher, à faire venir auprès d'elle son maître bien-aimé…
-J'étais sur le point de l'appeler ! s'exclama Lucius. Sa main se referma sur le poignet de Bellatrix, l'empêchant de toucher la Marque. Je vais m'en occuper moi-même, Bella, Potter a été amené dans ma maison, il est donc placé sous mon autorité…
-Ton autorité ! répliqua-t-elle avec mépris en essayant de dégager son bras. Tu as perdu toute autorité quand tu as perdu ta baguette, Lucius ! Comment oses-tu ? Lâche-moi !
-Tu n'as rien à voir là-dedans, ce n'est pas toi qui l'as capturé…
- Je vous demande pardon, Mr Malefoy, intervint Greyback, mais c'est nous qui avons attrapé Potter et c'est nous qui allons réclamer l'or…
-L'or ! s'esclaffa Bellatrix qui s'efforçait toujours de libérer son poignet, sa main libre tâtonnant dans sa poche pour attraper sa baguette. Prends donc ton or, immonde charognard, qu'ai-je à faire d'un peu d'or ? Je ne cherche que l'honneur de sa… de… Elle cessa de se débattre, son regard sombre fixé sur quelque chose que je ne pouvais voir. Ravi de la voir capituler, Lucius lui lâcha la main et remonta brutalement sa propre manche…
-ARRÊTE ! hurla Bellatrix. N'y touche pas, nous allons tous périr si le Seigneur des Ténèbres arrive maintenant ! Lucius se figea, l'index suspendu au-dessus de sa propre Marque. Bellatrix sortit de mon champ de vision limité
-Qu'est-ce que c'est que ça ? dit-elle.
- Une épée, grogna un Rafleur
- Donnez-la-moi.
-C'est pas à vous, m'dame, c'est à moi, c'est moi qui l'ai trouvée. Une détonation retentit, accompagnée d'un éclair de lumière rouge. Je compris que le Rafleur venait d'être stupéfixé. Ses camarades poussèrent un rugissement de fureur. Scabior tira sa baguette.
- À quoi vous jouez, ma petite dame ?
-Stupéfix ! hurla-t-elle. Stupéfix ! Ils n'étaient pas de taille à lui résister, même à quatre contre une. Les Rafleurs étaient tombés, tous sauf Greyback, forcé à se mettre à genoux, les bras tendus. Du coin de l'œil, je vis Bellatrix s'avancer d'un pas menaçant sur le loup-garou. Le visage cireux, elle tenait fermement dans sa main l'épée de Gryffondor.
-Où as-tu pris cette épée ? murmura-t-elle à Greyback en lui arrachant sa baguette sans qu'il puisse opposer de résistance.
- Comment osez-vous ? gronda-t-il, sa bouche restant la seule partie de son corps encore mobile. Sa position agenouillée l'obligeait à lever les yeux vers elle. Il retroussa ses lèvres sur ses dents pointues. Relâchez-moi, ma petite dame !
- Où as-tu trouvé cette épée ? répéta-t-elle en la brandissant sous son nez. Rogue l'avait fait mettre dans ma chambre forte, à Gringotts !
- Elle était dans leur tente, répliqua Greyback de sa voix râpeuse. Je vous ai dit de me relâcher ! Elle donna un petit coup de baguette et le loup-garou se releva d'un bond mais il semblait trop méfiant pour s'approcher d'elle. Il alla se réfugier derrière un fauteuil, ses ongles crasseux et recourbés s'enfonçant dans le dossier.
-Drago, fiche-moi cette vermine dehors, lança Bellatrix en indiquant les compagnons inconscients de Greyback. Si tu n'as pas assez de courage pour les achever, laisse-les-moi dans le jardin.
- Ne parle pas à Drago sur ce…, protesta Narcissa, furieuse. Mais Bellatrix l'interrompit :
-Tais-toi ! s'écria-t-elle. La situation est plus grave que tu ne peux l'imaginer, Cissy ! Nous avons un problème très sérieux ! Haletant légèrement, elle resta debout à contempler l'épée, examinant sa poignée. Puis elle se tourna vers nous. Si c'est vraiment Potter, il ne faut lui faire aucun mal, marmonna-t-elle, plus pour elle-même que pour les autres. Le Seigneur des Ténèbres souhaite s'en débarrasser lui-même… Mais s'il découvre… Il faut… Il faut que je sache… Elle regarda à nouveau sa sœur. Les prisonniers doivent être enfermés dans la cave pendant que je réfléchis à la façon dont il convient d'agir !
-Nous sommes dans ma maison, Bella, tu n'as pas d'ordres adonner dans ma…
-Faites ce que je vous dis ! Vous n'avez aucune idée du danger que nous courons ! hurla Bellatrix. Elle était effrayante, comme folle. Un mince jet de feu jaillit de sa baguette et brûla le tapis en y laissant un trou. Narcissa hésita un instant, puis s'adressa au loup-garou :
-Emmenez ces prisonniers à la cave, Greyback.
-Attends, coupa sèchement Bellatrix. Tous sauf… sauf la Sang-de-Bourbe. Greyback émit un grognement de plaisir.
-Non ! s'écria Ron. Prenez-moi à sa place, gardez-moi si vous voulez ! Bellatrix le frappa en plein visage. Le coup résonna dans la pièce.
-Si elle meurt pendant l'interrogatoire, c'est de toi que je m'occuperai tout de suite après, dit-elle. Sur ma liste, les traîtres à leur sang viennent juste après les Sang-de-Bourbe. Emmène-les au sous-sol, Greyback, et enferme-les bien, mais ne leur fais rien d'autre… pas encore. Elle jeta sa baguette à Greyback et sortit de sous sa robe un petit poignard d'argent. Elle détacha Hermione puis la tira par les cheveux jusqu'au centre de la pièce pendant que je me débattais à nouveau contre le loup-garou
-C'est pas vrai cette gamine est insupportable pesta-t-il
-Arrête la Greyback mord la je ne sais pas moi on s'en fiche dit Bellatrix
Directement à cette menace, je ne pue que me figer et Greyback nous obligea à franchir d'un pas traînant une deuxième porte qui ouvrait sur un couloir obscur. Sa baguette tendue devant lui projetait une force invisible et irrésistible. Nous avons ensuite été poussés dans un escalier raide et étroit. Toujours attachés dos à dos, on risquait à tout moment de glisser sur les marches et de se rompre le cou. En bas se trouvait une lourde porte. Greyback la déverrouilla d'un geste de sa baguette puis nous propulsa dans un espace humide à l'odeur de moisi et nous y abandonna dans une totale obscurité. Le bruit de la porte qu'il claqua sur nous résonnait encore lorsqu'un cri terrible et prolongé retentit juste au-dessus de nos têtes.
-HERMIONE ! hurla Ron. Il se mit à se tortiller, à se débattre pour essayer de se dégager des cordes qui nous ligotaient HERMIONE !
-Silence ! Dis-je. Tais-toi, Ron, il faut que nous trouvions un moyen de…
-HERMIONE ! HERMIONE !
-Nous avons besoin d'un plan, arrête de hurler… Nous devons nous libérer de ces cordes m'aida Harry afin de le calmer
-Harry ? murmura alors une voix dans le noir. Ron ? Mia ? C'est vous ?
Ron cessa de crier. On entendit bouger tout près de nous et je distinguai une ombre qui s'approchait.
-Harry ? Mia ?Ron ?
-Luna ?
-Oui, c'est moi ! Oh, je ne voulais surtout pas qu'ils vous attrapent !
- Luna, tu peux nous aider à nous débarrasser de ces cordes ? demanda Harry.
- Oh, oui, ça devrait être possible… Il y a un vieux clou dont on se sert quand on a besoin de casser quelque chose… Attends un peu…
Hermione hurla à nouveau au-dessus de nous et Bellatrix cria à son tour mais ses paroles restèrent inaudibles car Ron avait recommencé à beugler :
- HERMIONE ! HERMIONE !
Malgré tout, j'entendis Luna un peu plus loin dire :
-Mr Ollivander ? Mr Ollivander, avez-vous le clou ? Si vous pouviez vous déplacer juste un peu… Je crois qu'il était à côté de la cruche d'eau… Elle revint quelques secondes plus tard.
- Ne bougez pas, murmura-t-elle. Je la sentis enfoncer le clou dans les fibres épaisses de la corde pour défaire les nœuds. En haut, la voix de Bellatrix retentit une nouvelle fois.
-Je repose la question ! Où avez-vous eu cette épée ? Où ?
- Nous l'avons trouvée… nous l'avons trouvée… S'IL VOUS PLAÎT ! hurla Hermione.
-Ron se débattit avec plus de force que jamais
- Ron, s'il te plaît, tiens-toi tranquille ! chuchota Luna. Je n'arrive pas à voir ce que je fais…
-Ma poche ! dit Ron. Dans ma poche, il y a un Déluminateur et il est plein de lumière ! Quelques secondes plus tard, il y eut un déclic et les sphères lumineuses que le Déluminateur avait aspirées à l'intérieur des lampes allumées sous la tente jaillirent dans la cave. Comme il leur était impossible de rejoindre leur source, elles restèrent suspendues à la manière de petits soleils qui inondèrent la pièce de leur clarté. Je vis alors Luna, ses yeux grands ouverts dans son visage blanc, et la silhouette immobile d'Ollivander, le fabricant de baguettes, recroquevillé par terre, dans un coin. Tendant le cou, j'aperçus les autres prisonniers : Dean et Gripsec, le gobelin, qui paraissait à peine conscient et ne tenait plus debout que par les cordes qui l'attachaient aux humains.
-Oh, c'est beaucoup plus facile comme ça, merci, Ron, dit Luna qui s'attaqua à nouveau à nos liens. Bonjour, Dean !
La voix de Bellatrix nous parvint encore une fois.
- Tu mens, immonde petite Sang-de-Bourbe, et je le sais. Vous avez pénétré dans ma chambre forte, à Gringotts ! Dis-moi la vérité, dis-moi la vérité ! Nouveau cri terrible…
- HERMIONE !
-Qu'est-ce que vous avez pris d'autre ? Qu'est-ce que vous avez emporté ? Dis-moi la vérité ou je te jure que je te transperce avec ce poignard !
-Et voilà. Je sentis les cordes tomber et je me retourna en me massant les poignets. Je vis Ron qui courait tout autour de la cave, les yeux levés vers le plafond bas, à la recherche d'une trappe. Dean, le visage tuméfié, ensanglanté, murmura merci à l'adresse de Luna et resta là, debout, frissonnant. Gripsec, lui, s'effondra sur le sol de la cave, l'air hagard, désorienté, son visage basané couvert de traces de coups. Ron essayait à présent de transplaner sans baguette.
-Il n'y a pas moyen de sortir, Ron, l'avertit Luna qui observait ses vains efforts. On ne peut pas s'évader de cette cave. Moi aussi, j'ai essayé, au début. Et Mr Ollivander, qui est là depuis très longtemps, a tout tenté. Hermione avait recommencé à hurler. Le son de ses cris me traversait comme une douleur physique. Après tout j'avais connu ça moi aussi, le sortilège Doloris est pire que la mort. Alors pendant que Harry se mit à imiter Ron, je me posai pour analyser la situation t trouver une solution sensée pour tous nous sortir de là
-Qu'avez-vous pris d'autre ? Quoi d'autre ? RÉPONDS-MOI ! ENDOLORIS ! L'écho des hurlements d'Hermione résonna d'un bout à l'autre du rez-de-chaussée. Ron, sanglotant à moitié, martelait les murs de ses poings. Je vis plus loin, Harry saisir la bourse de Hagrid qu'il portait toujours autour du cou et fouiller à l'intérieur. Le fragment de miroir tomba alors sur le sol et il se pencha dessus
-Aidez-nous ! Hurla-t-il. Nous sommes dans la cave du manoir des Malefoy, aidez-nous
-Harry qu'est ce que tu fais ? Demandais-je perdu
-J'ai cru voir, je ... je ne suis pas sur, mais c'était l'œil de Dumbledore
-Harry c'est impossible tu le sais bien dis-je d'une voix douce alors que je sentis mon visage se retransformé doucement
-Comment êtes-vous entrés dans ma chambre forte ? s'exclama la voix de Bellatrix à l'étage. Est-ce que le sale petit gobelin enfermé dans la cave vous a aidés ?
-On l'a vu pour la première fois ce soir ! sanglota Hermione. Nous ne sommes jamais allés dans votre chambre forte… Ce n'est pas la vraie épée ! C'est une copie, une simple copie !
-Une copie ? hurla Bellatrix d'un ton perçant. Comme c'est vraisemblable !
- Il est facile de le savoir ! intervint la voix de Lucius Malefoy. Drago, va chercher le gobelin, il pourra nous dire si l'épée est vraie ou pas !
Je me ruai directement vers l'endroit où Gripsec s'était effondré.
- Gripsec, murmurais-je à l'oreille pointue du gobelin, il faut absolument leur dire que cette épée est un faux, ils ne doivent pas savoir que c'est la vraie, Gripsec, s'il vous plaît…
J'entendis quelqu'un descendre précipitamment les marches. Un instant plus tard, la voix tremblante de Drago s'éleva derrière la porte :
-Reculez-vous. Alignez-vous contre le mur du fond. Ne tentez rien, ou je vous tue !
Lorsque la clé tourna dans la serrure, Ron actionna le Déluminateur et les lumières disparurent aussitôt dans sa poche, replongeant la cave dans l'obscurité. La porte s'ouvrit à la volée et Malefoy s'avança, pâle et décidé, sa baguette tendue devant moi. Il attrapa le petit gobelin par le bras et sortit à reculons, entraînant Gripsec. À l'instant même où la porte claqua, un crac ! sonore retentit dans la cave. Ron actionna à nouveau le Déluminateur et trois boules de lumière jaillies de sa poche reprirent leur place dans les airs, révélant Dobby, l'elfe de maison, qui venait de transplaner parmi nous.
-DOB…
Pour l'empêcher de crier, Harry donna un coup sur le bras de Ron qui sembla terrifié par sa propre erreur. On entendait des bruits de pas au-dessus de nos tête : Drago amenait Gripsec devant Bellatrix. Dobby, écarquillant ses énormes yeux en forme de balles de tennis, tremblait des pieds jusqu'à la pointe de ses oreilles. Il était de retour dans la maison de ses anciens maîtres et manifestement, il était pétrifié.
-Harry Potter, couina-t-il d'une toute petite voix chevrotante, Dobby est venu à votre secours.
-Mais comment as-tu… Un cri épouvantable noya ses paroles : Hermione était à nouveau soumise à la torture. Harry en vint tout de suite à l'essentiel. Peux-tu transplaner hors de cette cave ? demanda-t-il à Dobby qui acquiesça d'un signe de tête en faisant battre ses oreilles.
- Et peux-tu prendre des humains avec toi ? L'elfe hocha à nouveau la tête.
-Très bien, Dobby, je veux que tu emmènes Luna, Dean et Mr Ollivander… que tu les emmènes…
-Chez Bill et Fleur, acheva Ron. À la Chaumière aux Coquillages, à côté de Tinworth ! Pour la troisième fois, l'elfe approuva d'un signe de tête.
-Ensuite, tu reviendras, poursuivit Harry. Tu peux faire ça, Dobby ?
- Bien sûr, Harry Potter, murmura le petit elfe. Il se précipita vers Mr Ollivander qui paraissait à peine conscient, prit les mains du fabricant de baguettes dans l'une des siennes puis tendit son autre main à Luna et à Dean. Mais ni l'un ni l'autre ne bougèrent.
- Harry, nous voulons t'aider, chuchota Luna.
-Nous ne pouvons pas te laisser ici, ajouta Dean.
-Partez tous les deux ! Nous vous retrouverons chez Bill et Fleur. Partez ! supplia-t-il en s'adressant à Luna et à Dean. Partez ! Nous vous rejoindrons après. Partez, c'est tout ! Ils saisirent alors la main tendue de l'elfe. Un nouveau crac ! retentit et Dobby, Luna, Dean et Ollivander disparurent.
-Qu'est-ce que c'était ? s'écria Lucius Malefoy au-dessus de nous. Vous avez entendu ? Qu'est-ce que c'était que ce bruit dans la cave ? Drago… Non, appelle Queudver ! Envoie-le vérifier ce qui se passe ! Des pas traversèrent la pièce du dessus puis ce fut le silence.
-Laissez moi m'occuper de Peter dis-je directement en entendant des pas. Ça fait 17 ans que j'attends ça. Laisse les lumières allumées Ron ajoutais-je
Lorsqu'on entendit des pas dans l'escalier, Nous nous sommes plaqué contre le mur, les garçons d'un coté et moi de l'autre
-Reculez, lança la voix de Queudver. Écartez-vous, j'entre. La porte s'ouvrit brutalement. Pendant une fraction de seconde, Queudver eut devant les yeux une cave vide illuminée par les trois soleils miniatures qui flottaient dans les airs. Puis je me suis jeté sur lui. Et je lui ai saisit le bras, du côté où il tenait sa baguette, et le tordit violemment pendant que Harry lui plaquait une main sur la bouche pour étouffer le son de sa voix. Mais sa main d'argent se plaqua sur ma gorge
-Que se passe-t-il, Queudver ? lança Lucius Malefoy, au-dessus de nous.
- Rien ! répondit Ron, dans une imitation acceptable de la voix sifflante de Pettigrow. Tout va bien !
-Tu veux nous tuer Queudver ? Haletais-je à moitié étranglé. Après tout ce que tu nous à fais subir ? Nos parents sont morts à cause de toi, tes amis, les seuls qui ne t'ai jamais accepté alors que tu étais un petit garçon rejeté et tu veux nous faire ça à nous en plus ? Dis-je d'une voix imitant à merveille la détresse
Sa main lâcha alors sa prise et je vis ses petits yeux de rat s'écarquiller dans une expression de surprise apeurée : il semblait aussi stupéfié que moi par ce que sa main venait de faire, par ce minuscule élan de commisération qu'elle avait trahi. Il se débattit alors avec plus de vigueur, comme pour effacer ce moment de faiblesse.
-On va prendre ça, murmura Ron en arrachant la baguette que tenait Queudver dans son autre main. Les pupilles de Pettigrow, désarmé, impuissant, se dilatèrent de terreur. Son regard s'était détourné de mon visage pour se poser sur autre chose : ses doigts d'argent qui avançaient inexorablement vers sa propre gorge.
-Non… Sans prendre le temps de réfléchir,j'essayai de retenir la main de métal, mais il était impossible de l'arrêter. L'outil d'argent que Voldemort avait donné à son serviteur le plus lâche s'était retourné contre lui, à présent qu'il était désarmé, inutile. Pettigrow payait le prix de sa compassion pour moi. Il allait être étranglé sous mes yeux.
-Non ! Harry et Ron avait également relâché Queudver et joignais leurs efforts aux miens pour essayer d'arracher de sa gorge les doigts implacables, mais c'était inutile. Pettigrow avait déjà le teint bleuâtre.
-Lashlabask ! dit Ron en pointant la baguette sur la main d'argent, mais rien ne se produisit. Pettigrow tomba à genoux. Au même moment, Hermione poussa un cri atroce au-dessus de nos têtes. Les yeux de Queudver se révulsèrent. Le visage violacé, il eut un dernier spasme et devint inerte. Harry, Ron et moi avons échangé un regard puis, abandonnant le corps de Queudver sur le sol de la cave, nous avons montés les escaliers quatre à quatre et nous nous sommes retrouvé dans le couloir obscur qui menait au salon. Nous avons avancé précautionneusement jusqu'à la porte, restée entrouverte, et nous avons nettement vu Bellatrix, les yeux baissés sur Gripsec qui tenait l'épée de Gryffondor entre ses mains aux longs doigts fins. Hermione, étendue aux pieds de Bellatrix, remuait à peine.
-Alors ? dit Bellatrix à Gripsec. Cette épée est la vraie ?
-Non, répondit Gripsec. C'est un faux.
- Vous êtes sûr ? insista Bellatrix, le souffle court. Vraiment sûr ?
-Oui, affirma le gobelin. Une expression de soulagement passa sur le visage de Bellatrix, ses traits se détendirent.
-Très bien, dit-elle. D'un petit mouvement de baguette négligent, elle fit apparaître une nouvelle et profonde entaille sur le visage du gobelin qui s'effondra devant elle en poussant un cri. Elle l'écarta d'un coup de pied. Maintenant, annonça-t-elle d'une voix aux accents triomphants, nous allons appeler le Seigneur des Ténèbres ! Elle remonta sa manche et toucha la Marque de son index. Aussitôt, je vis Harry grimacer et pâlir
-Il va arriver dit-il tout bas, il va venir et il est en colère qu'on l'ai déranger
-Je pense, dit la voix de Bellatrix, que nous pouvons nous débarrasser de la Sang-de-Bourbe. Greyback, prends-la si tu veux.
- NOOOOOOOOOOON ! Ron avait fait irruption dans le salon. Bellatrix se retourna, stupéfaite. Elle pointa sa baguette sur lui…
-Expelliarmus ! rugit-il, en brandissant celle de Queudver. La baguette de Bellatrix lui sauta des mains et je l'attrapa au vol pour suivre Ron.
Lucius, Narcissa, Drago et Greyback firent volte-face. J'attaquai directement Lucius Malefoy qui s'effondra devant l'âtre de la cheminée. Des jets de lumière jaillirent des baguettes de Drago, Narcissa et Greyback.
Harry me tira alors avec lui, derrière un canapé pour les éviter.
-ARRÊTEZ OU ELLE MEURT !
Jetant un coup d'œil derrière le bord du canapé. Je vis Bellatrix soutenir Hermione, apparemment évanouie, et lui appuyait sur la gorge la lame de son petit poignard d'argent. Lâchez vos baguettes, murmura-t-elle. Lâchez-les ou nous allons voir exactement à quel point son sang est immonde ! Ron s'était figé, les doigts serrés sur la baguette de Queudver. Harry et moi nous sommes relevé
-J'ai dit : lâchez-les ! hurla-t-elle d'une voix perçante. Elle enfonça un peu plus la lame dans la gorge d'Hermione et je vis le sang perler.
-D'accord ! Dis-je en laissant la baguette de Bellatrix à ses pieds et Ron fit de même avec celle de Queudver.
-Très bien, lança Bellatrix avec un regard mauvais. Drago, va les ramasser ! Le Seigneur des Ténèbres arrive, Harry Potter ! Ta mort approche ! Maintenant, Cissy, dit Bellatrix d'une voix douce, tandis que Drago se hâtait de rapporter les baguettes, je crois que nous devrions à nouveau ligoter ces petits héros, pendant que Greyback s'occupe de Miss Sang-de-Bourbe. Je suis sûre que le Seigneur des Ténèbres ne te disputera pas la fille, Greyback, après ce que tu as accompli ce soir. Au moment où elle prononçait le dernier mot, quelque chose grinça au-dessus de nous. Tout le monde leva la tête, juste à temps pour voir trembler le lustre de cristal. Dans un craquement et un cliquetis menaçants, il commença à se détacher du plafond. Bellatrix se trouvait juste au-dessous. Elle lâcha Hermione et se jeta de côté en poussant un cri. Le lustre s'écrasa alors par terre dans une explosion de cristal et de chaînes, tombant sur Hermione et le gobelin qui tenait toujours l'épée de Gryffondor serrée entre ses mains. Des éclats de cristal étincelants volèrent en tous sens. Drago se plia en deux, couvrant de ses mains son visage ensanglanté. Pendant que Ron se précipitait pour sortir Hermione de sous les débris, Harry saisit l'occasion. Il à sauté par-dessus un fauteuil, pour arracher les 3 baguettes magiques que tenait encore Drago, puis il les a pointé toutes ensemble sur Greyback
-Stupéfix ! Sous la force du triple sortilège, le loup-garou fut projeté en l'air, catapulté jusqu'au plafond, puis retomba sur le sol. Narcissa entraîna Drago à l'abri et Bellatrix se releva d'un bond, ses cheveux voletant autour de sa tête, son poignard d'argent brandi. Mais Narcissa avait dirigé sa baguette vers la porte.
-Dobby ! hurla-t-elle. Bellatrix elle-même s'immobilisa.
-Toi ! C'est toi qui as fait tomber le lustre ! s'exclama Narcissa. L'elfe minuscule s'avança dans la pièce en trottinant, un doigt tremblant tendu vers son ancienne maîtresse.
-Vous n'avez pas le droit de faire du mal à Harry Potter ! couina-t-il.
-Tue-le, Cissy ! s'écria Bellatrix. Mais il y eut un nouveau crac ! sonore et la baguette de Narcissa vola à son tour dans les airs, atterrissant à l'autre bout du salon.
- Espèce de sale petit singe ! brailla Bellatrix. Comment oses-tu désarmer une sorcière, comment oses-tu défier tes maîtres ?
-Dobby n'a pas de maître ! répliqua l'elfe d'une voix aiguë. Dobby est un elfe libre et Dobby est venu sauver Harry Potter et ses amis ! Tenez dit-il en tendant la baguette à Harry
-Merci Dobby. Ron, Mia attrapez hurla Harry en nous lançant chacun une baguette
-Maintenant on FILE ! Criais-je
Harry se pencha pour dégager Gripsec du lustre écrasé. Hissant sur son épaule le gobelin qui gémissait, toujours accroché à l'épée, Harry saisit la main de Dobby, suivis de Ron et moi puis nous avons tourné sur place pour transplaner. Lorsqu'on plongea dans l'obscurité, j'eus une dernière vision fugitive du salon : les silhouettes pâles et figées de Narcissa et de Drago. Et une traînée argentée qui traversa les airs quand Bellatrix lança son poignard vers l'endroit d'où on disparaissait. Et bientôt, Nous avons touché la terre ferme, respirant un air salé. Je me suis effondré sur un sol mou comme du sable
Je scrutai alors l'obscurité. Il semblait y avoir un cottage, un peu plus loin, sous le vaste ciel étoilé et je crus voir quelqu'un bouger à proximité.
-Dobby, c'est la Chaumière aux Coquillages ? Murmura Harry. Sommes-nous arrivés au bon endroit ? Dobby ?
J'ai alors suivis le regard de mon frère. A côté de nous Le petit elfe se tenait debout, tout près.
-DOBBY ! Hurlais-je en voyant L'elfe vaciller légèrement, les étoiles se reflétant dans ses grands yeux brillants. Un poignard était planté dans sa poitrine
-Dobby… non… dis-je en le rattrapant pour le coucher doucement avant d'essayer de lui appliquer des soins sur la plaie qui continuais de saigner abondamment
-AU SECOURS ! hurla Harry en direction du cottage ou des silhouettes s'approchaient de nous
-Dobby, non, ne meurt pas, ne meurs pas… supplia Harry à genoux à coté de moi
Les yeux de l'elfe se posèrent sur lui et ses lèvres tremblèrent sous l'effort qu'il dut faire pour prononcer ses derniers mots :
-Harry… Potter…
Alors, avec un petit frémissement, l'elfe s'immobilisa, et ses yeux ne furent plus que deux grandes sphères vitreuses dans lesquelles scintillait la lueur des étoiles qu'ils ne pouvaient plus voir.
-Je ... je suis désolé dis-je en retirant mes mains imbibé de sang, j'ai fait ce que j'ai pu Harry
-Je sais dit-il d'une petite voix
En une minute, Bill, Fleur, Dean et Luna s'étaient rassemblés autour de nous,
-Hermione ? Dis-je en relevant le regard vers eux. Où est-elle ?
-Ron l'a amenée dans la maison dés que vous avez atterris, répondit Bill. Elle se remettra.
A coté de moi, je vis Harry tendre la main et arracher la lame tranchante du poignard puis il retira son propre blouson et l'étala sur l'elfe comme une couverture. Quelque part, à proximité, la mer se fracassait contre des rochers.. Dean porta Gripsec, blessé, à l'intérieur du cottage, suivi de Fleur qui se hâtait derrière eux. Bill quand à lui, suggérât des dispositions pour enterrer l'elfe.
-Je veux que ce soit fait dans les règles dit Harry. Pas avec de la magie, ajouta-t-il. Tu as une pelle ?
Peu après, nous nous sommes tout les 2 mis au travail, creusant la tombe à l'endroit que Bill nous avait indiqué, au bout du jardin, entre les buissons. Après un bon moment de silence à creuser et à tout 2 ressasser les événement qui c'était passé . Notre enlèvement, comment j'avais été complètement inutile face à ces rafleurs, Pettigrew qui malgré ces nombreuses erreurs était mort comme un maraudeurs, par compassion pour nous et finalement Dobby, ce petit elfe qui venais de nous sauver la vie et qui y avait laissé la sienne. Lorsque nous avons été rejoint par Ron et par Dean, je vis seulement que la nuit s'était un peu éclaircie.
-Comment va Hermione ?
-Mieux, répondit Ron. Fleur s'occupe d'elle.
Les 2 sont ainsi, venu nous aider. Armés eux aussi de pelles, ils sautèrent dans le trou et tous les 4 nous avons creusé en silence jusqu'à ce que la fosse nous semble suffisamment profonde. Harry serra Dobby plus étroitement dans son blouson. Ron s'assit au bord de la tombe et enleva ses chaussures et ses chaussettes qu'il passa aux pieds nus de l'elfe. Dean sortit un bonnet de laine dont Harry coiffa avec soin la tête de Dobby, recouvrant ses oreilles de chauve-souris.
- Il faudrait lui fermer les yeux.
Je n'avais pas entendu les autres arriver dans l'obscurité. Bill portait une cape de voyage, Fleur un grand tablier blanc, avec une poche d'où dépassait une bouteille. Hermione, pâle et vacillante, était enveloppée dans une robe de chambre qu'elle avait empruntée. Lorsqu'elle s'approcha de lui, Ron passa un bras autour de ses épaules. Luna, emmitouflée dans un manteau de Fleur, s'accroupit et posa tendrement les doigts sur les paupières de l'elfe qu'elle abaissa sur son regard vitreux.
-Voilà, dit-elle avec douceur. Maintenant, c'est comme s'il dormait. Harry allongea l'elfe dans la tombe, disposa ses membres minuscules de façon à donner l'impression qu'il se reposait, puis ressortit de la fosse et regarda le petit corps pour la dernière fois.
-Je crois que nous devrions prononcer quelques mots, suggéra Luna. Je vais commencer, d'accord ? Sous les regards qui s'étaient tournés vers elle, elle s'adressa à l'elfe mort, au fond de sa tombe : Merci, Dobby, de m'avoir arrachée de cette cave. Il est tellement injuste que tu aies dû mourir alors que tu étais si bon, si courageux. Je me souviendrai toujours de ce que tu as fait pour nous. J'espère que tu es heureux, à présent. Elle se tourna vers Ron, attendant qu'il parle à son tour. Celui-ci s'éclaircit la gorge et dit d'une voix rauque :
-Ouais… Merci, Dobby.
-Tu étais un elfe adorable, gentille et intelligent. Le premier à oser prendre son indépendance et pour ça, nous ne laisserons pas mourir ton souvenir. Merci Dobby dis-je à mon tour
-Merci, marmonna Dean.
-Adieu, Dobby, murmura Harry.
Bill brandit sa baguette et le tas de terre accumulé au bord de la tombe s'éleva dans les airs puis retomba dans la fosse, se transformant en un petit tertre rougeâtre.
-Ça ne vous ennuie pas que je reste ici un petit moment ? nous demanda Harry.
-Bien sur que non, prend ton temps Harry dis-je en posant une main rassurante sur son épaule avant de suivre les autre vers le cottage
Nous sommes tous entrer dans le petit vestibule du cottage, et nous nous sommes tous assis dans le living-room. La pièce était jolie, avec des couleurs claires, et des flammes vives brûlaient dans la cheminée.
-Comment va le reste de la famille ? Demanda Ron intrigué
-Ils ont réussi à s'échapper avant que les mangemorts ne leur tombes dessus pour t'avoir reconnu dit-il à son frère cadet. Le magasin de Fred et George à été dévasté mais ils sont sain et sauf c'est le plus important dit-il tandis que Fleur vint nous servir à tous une tasse de thé
-Une chance que Ginny soit en vacances. Si elle avait été à Poudlard, ils auraient pu venir la prendre avant que nous ayons eu le temps d'intervenir. Maintenant, nous sommes sûrs qu'elle aussi est en sécurité. Bill se retourna et vit Harry, debout à l'entrée du living-room. Je les ai tous sortis du Terrier, expliqua-t-il. Ils sont installés chez Muriel. Maintenant que les Mangemorts savent que Ron est avec toi, ils vont sûrement s'en prendre à la famille… non, non, ne t'excuse pas, ajouta Bill en voyant l'expression de Harry. Depuis des mois, papa disait que ce n'était plus qu'une question de temps. Nous sommes la plus nombreuse famille de traîtres à leur sang qui existe.
-Comment sont-ils protégés ? demandais-je
-Par le sortilège de Fidelitas. Papa est le Gardien du Secret. Nous avons fait la même chose avec le cottage. Ici, c'est moi, le gardien. Aucun d'entre nous ne peut retourner travailler, mais pour l'instant ce n'est pas le plus important. Quand Ollivander et Gripsec iront mieux, nous les enverrons également chez Muriel. Il n'y a pas beaucoup de place, ici, mais chez elle, c'est très grand. Les jambes de Gripsec sont en train de guérir. Fleur lui a donné du Poussoss. On devrait pouvoir les déplacer tous les deux dans une heure ou…
-Non, l'interrompit Harry. Bill parut interloqué.
-J'ai besoin qu'ils restent ici tous les deux. Je dois leur parler. C'est important. Harry avait un ton autoritaire. Tout le monde le regardait, l'air déconcerté. Je vais me laver, dit-il à Bill en regardant ses mains toujours couvertes de boue. Après, il faudra que je les voie.
Après un petit moment, Harry nous rejoins
-Il faut que je parle à Gripsec et à Ollivander, dit Harry.
- Non, non, Arry, répondit Fleur. Pas maintenant. Ils sont malades et fatigués…
- Désolé, répliqua-t-il, mais je ne peux pas attendre. Il faut que je leur parle tout de suite. En privé… et séparément. C'est urgent.
-Enfin, Harry, que se passe-t-il ? demanda Bill. Tu arrives ici avec un elfe mort et un gobelin à moitié assommé et Hermione a l'air d'avoir été torturée
-Nous ne pouvons pas te révéler ce que nous faisons, déclarais-je directement. C'est pour vous protéger. Tu es membre de l'Ordre, Bill, tu sais que Dumbledore nous a confié une mission. Nous ne sommes pas censés en parler à quiconque d'autre. Fleur laissa échapper une exclamation irritée mais Bill ne lui accorda pas un regard.
-Très bien. À qui voulez-vous parler en premier ?
-Gripsec, répondit Harry. Je vais parler à Gripsec en premier.
-Alors, montons là-haut, dit Bill tandis que Hermione, Ron , Harry et moi le suivions.
-Hermione tu es sur que ça va aller ? Demandais-je un peu inquiète
-Je m'en remettrais dit-elle simplement
-Tu as été extraordinaire lui dit Harry… Réussir à inventer cette histoire malgré tout ce qu'elle te faisait subir… Hermione eut un faible sourire et Ron la serra contre lui, un bras autour de ses épaules.
-Qu'est-ce qu'on fait, maintenant, Harry ? demanda-t-il.
-Vous verrez. Venez
Nous avons gravi l'escalier à la suite de Bill
-Là, dit-il en ouvrant la porte de la chambre où ils dormaient, Fleur et lui. Cette pièce-là aussi faisait face à la mer, dont la surface était parsemée à présent des reflets dorés du soleil levant. Bill réapparut, portant le petit gobelin qu'il déposa précautionneusement sur le lit. Gripsec marmonna un « merci » et Bill sortit, refermant la porte sur nous.
- Je suis désolé de vous sortir du lit, dit Harry. Comment vont vos jambes ?
-Douloureusement, répondit le gobelin. Mais elles se remettent. Il tenait toujours serrée contre lui l'épée de Gryffondor et affichait une étrange expression, mi-intriguée, mi-agressive. Fleur lui avait enlevé ses chaussures : ses longs pieds étaient sales. Il était plus grand qu'un elfe de maison, mais pas de beaucoup. Sa tête bombée était en revanche beaucoup plus volumineuse que celle d'un humain.
- Vous ne vous souvenez sans doute pas…, commença Harry.
- Que je suis le gobelin qui vous a amené dans votre chambre forte, lors de votre première visite à Gringotts ? acheva Gripsec. Si, je me souviens, Harry Potter. Même chez les gobelins, vous êtes très célèbre
Harry et Gripsec s'observèrent, se jaugeant du regard.
-Vous avez enterré l'elfe, demanda le gobelin pour lancer la discussion. Il y avait dans le ton de sa voix une rancœur inattendue. Je vous ai vu depuis la fenêtre de la chambre voisine.
- En effet, répondit Harry. Gripsec le regarda du coin de ses yeux noirs et bridés.
- Vous êtes un sorcier inhabituel, Potter.
- En quel sens ? demanda Harry
- Vous avez vous-même creusé la tombe.
- Et alors ? Gripsec ne répondit pas.
-Gripsec, il faut que je vous demande…
- Vous avez également secouru un gobelin.
-Quoi ?
-Vous m'avez amené ici. Vous m'avez sauvé la vie.
-J'imagine que vous ne le regrettez pas, répliqua Harry
- Non, Harry Potter, assura Gripsec. D'un doigt, il tortilla la fine barbe noire qu'il portait au menton. Mais vous êtes un sorcier très bizarre.
-Admettons, dit Harry. En tout cas, j'ai besoin d'aide, Gripsec, et cette aide, vous pouvez me l'apporter. Le gobelin ne lui donna aucun signe d'encouragement. Il continuait à regarder Harry en fronçant les sourcils comme s'il n'avait jamais vu quelqu'un de semblable.
- J'ai besoin de pénétrer par effraction dans une chambre forte de Gringotts.
-Harry…, dit Hermione, mais elle fut interrompue par Gripsec.
-Pénétrer par effraction dans une chambre forte de Gringotts, répéta le gobelin qui grimaça légèrement en changeant de position sur le lit. C'est impossible.
- Non, pas du tout, objecta Ron. Quelqu'un l'a déjà fait.
- Oui, dit Harry. Le jour même où je vous ai rencontré pour la première fois, Gripsec. C'était le jour de mon anniversaire, il y a sept ans.
- La chambre forte en question était vide, à l'époque, répliqua sèchement le gobelin. Sa protection était minimale.
-La chambre forte dans laquelle nous devons entrer n'est pas vide et je devine que ses protections doivent être très puissantes, reprit Harry. Elle appartient aux Lestrange.
-Vous n'avez aucune chance, déclara le gobelin d'un ton catégorique. Pas la moindre. « Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain, d'un trésor convoité qui jamais ne fut tien…»
-« Voleur, tu trouveras, en guise de richesse, le juste châtiment de ta folle hardiesse », acheva Harry. Oui, je sais, je m'en souviens. Mais je ne veux pas essayer de m'emparer d'un trésor, je ne veux pas prendre quelque chose pour mon bénéfice personnel. Pouvez-vous croire cela ? Le gobelin lui jeta un regard en biais
-S'il existait un sorcier dont je puisse penser qu'il ne cherche pas un bénéfice personnel, dit enfin Gripsec, ce serait vous, Harry Potter. Les gobelins et les elfes ne sont guère accoutumés à la solidarité ou au respect que vous avez manifestés cette nuit. Pas de la part des porteurs de baguettes.
- Les porteurs de baguettes ? répéta Harry.
-Le droit de porter une baguette, poursuivit le gobelin à mi-voix, a longtemps été un sujet de controverse entre sorciers et gobelins.
-Les gobelins peuvent pratiquer la magie sans baguettes, fit observer Ron.
- La question n'est pas là ! Les sorciers refusent de partager les secrets de la fabrication des baguettes avec les autres êtres magiques, ils nous dénient la possibilité d'étendre nos pouvoirs :
- Les gobelins ne partagent pas non plus leur magie, rétorqua Ron. Vous ne nous avez jamais appris à fabriquer des épées et des armures telles que vous savez les faire. Les gobelins parviennent à travailler le métal d'une façon que les sorciers n'ont jamais…
-Ça n'a aucune importance ! l'interrompit Harry. Nous ne sommes pas là pour parler des conflits entre les sorciers et les gobelins, ou toute autre créature magique… Gripsec eut un rire mauvais.
- Mais si, justement, c'est de cela qu'il s'agit ! Maintenant que le Seigneur des Ténèbres devient toujours plus puissant, votre espèce prend un ascendant de plus en plus grand sur la mienne ! Gringotts est soumis à la loi des sorciers, les elfes de maison sont massacrés, et qui, parmi les porteurs de baguettes, proteste contre cette situation ?
-Nous ! s'exclama Hermione. Elle s'était redressée dans son fauteuil, le regard brillant. Nous protestons ! Et je suis tout autant opprimée qu'un gobelin ou un elfe, Gripsec ! Je suis une Sang-de-Bourbe !
-Ne t'appelle pas…, marmonna Ron.
-Et pourquoi pas ? coupa Hermione. Je suis Sang-de-Bourbe et fière de l'être ! Depuis le nouvel ordre des choses, je n'ai pas un rang supérieur au vôtre, Gripsec ! C'est moi qu'ils ont choisi de torturer chez les Malefoy ! Elle écarta le col de sa robe de chambre pour montrer la fine entaille que Bellatrix lui avait faite et dont la couleur écarlate ressortait sur son cou. Saviez-vous que c'est grâce à Harry que Dobby est devenu libre ? demanda-t-elle au gobelin. Saviez-vous que depuis des années nous exigeons la libération des elfes ? Vous ne pouvez souhaiter plus que nous la défaite de Vous-Savez-Qui, Gripsec ! Le gobelin observa Hermione avec la même curiosité qu'il avait manifestée envers Harry.
-Qu'est-ce que vous cherchez dans la chambre forte des Lestrange ? interrogea-t-il brusquement. L'épée qui s'y trouve est un faux. La vraie est celle-ci. Il nous regarda tous les 4 successivement. Je crois que vous le savez déjà. Vous m'avez demandé de mentir pour vous quand nous étions là-bas.
-Mais il n'y a pas que la fausse épée dans cette chambre forte ? Peut-être y avez-vous vu d'autres choses ? Demandais-je en comprenant ou Harry voulais en venir
-Il est contraire à notre code de parler des secrets de Gringotts. Nous sommes les gardiens de trésors fabuleux. Nous avons des devoirs envers les objets que l'on nous confie et qui, bien souvent, ont été façonnés par nos mains. Le gobelin caressa l'épée et ses yeux noirs se posèrent tour à tour sur nous. Si jeunes, dit-il enfin, pour combattre tant d'ennemis.
-Acceptez-vous de nous aider ? interrogea Harry. Nous ne pouvons espérer pénétrer là-bas sans l'aide d'un gobelin. Vous êtes notre seule chance.
- Je vais… y réfléchir, répondit Gripsec, avec une lenteur exaspérante.
-Mais…, commença Ron, énervé. Hermione lui donna un coup de coude dans les côtes.
- Merci, répondit Harry. Le gobelin inclina sa tête bombée en guise de salut puis replia ses jambes courtes. Je crois, dit-il en s'installant ostensiblement sur le lit de Fleur et de Bill, que le Poussoss a fait son œuvre. Peut-être vais-je enfin pouvoir dormir. Pardonnez-moi…
- Bien sûr, répondis-je. Avant de quitter la pièce, cependant, je me pencha et prit l'épée de Gryffondor, à côté du gobelin. Gripsec ne protesta pas mais je crus voir une lueur de ressentiment dans son regard lorsque je refermai la porte derrière lui.
- Ce petit crétin, murmura Ron. Ça l'amuse de nous faire lanterner.
-Harry, chuchota Hermione en nous entraînant à l'écart de la porte, jusqu'au milieu du palier encore plongé dans l'obscurité, est-ce que tu penses vraiment ce que je crois que tu penses ? Qu'il y a un Horcruxe dans la chambre forte des Lestrange ?
- Oui, assura Harry. Bellatrix était terrifiée quand elle a cru que nous y avions pénétré. Elle était dans tous ses états. Pourquoi ? Qu'aurions-nous pu voir d'autre, que pensait-elle que nous ayons pu emporter ? Elle était pétrifiée à l'idée que Vous-Savez-Qui vienne à l'apprendre.
- Mais je pensais que nous cherchions des endroits où Vous-Savez-Qui était allé, où il avait fait quelque chose d'important ? dit Ron, déconcerté. Est-ce qu'il a jamais mis les pieds dans la chambre forte des Lestrange ?
-Je ne sais même pas s'il est jamais entré chez Gringotts, répondit Harry. Il n'avait pas d'or là-bas quand il était plus jeune parce que personne ne lui avait rien légué. Mais il a sûrement vu la banque de l'extérieur, dès la première fois où il s'est rendu sur le Chemin de Traverse. Je crois qu'il aurait envié quiconque avait une clé donnant accès à une chambre forte de Gringotts. Je pense qu'il aurait considéré cela comme un symbole d'appartenance au monde des sorciers. Et n'oubliez pas qu'il avait confiance en Bellatrix et en son mari. Ils étaient ses plus dévoués serviteurs avant sa chute et ils l'ont cherché après sa disparition. Il l'a dit le soir où il est revenu, je l'ai entendu. Mais je ne crois pas qu'il aurait révélé à Bellatrix qu'il s'agissait d'un Horcruxe. Il n'avait pas non plus dit la vérité à Lucius Malefoy au sujet du journal intime. Sans doute a-t-il expliqué à Bellatrix que c'était un objet qu'il chérissait et il lui a demandé de le conserver dans sa chambre forte. L'endroit le plus sûr du monde quand on veut cacher quelque chose, m'a dit Hagrid… à part Poudlard. Lorsque Harry eut terminé, Ron hocha la tête.
-Tu le comprends vraiment bien.
-En partie, répondit Harry. Par bribes… J'aimerais avoir compris autant de choses sur Dumbledore. Mais on verra bien. Venez… On passe à Ollivander, maintenant.
Il se dirigea jusqu'à la porte d'en face à laquelle il frappa. Un faible « Entrez ! » Nous répondit. Le fabricant de baguettes magiques était allongé sur le lit jumeau le plus éloigné de la fenêtre. Il avait été enfermé dans la cave pendant plus d'un an. Il était émacié, les os de son visage ressortant nettement sous sa peau jaunâtre. Ses grands yeux argentés semblaient immenses dans leurs orbites creuses. Les mains qui reposaient sur la couverture auraient pu être celles d'un squelette. Nous nous sommes assis dans l'autre lit, face à Ollivander. D'ici, on ne voyait pas le soleil se lever. La pièce donnait sur le jardin, au sommet de la falaise, et sur la tombe fraîchement creusée.
-Mr Ollivander, je suis désolé de vous déranger, dit Harry.
-Mon cher ami. La voix d'Ollivander était faible. Vous nous avez sauvés. Je croyais que nous allions mourir dans cet endroit. Je ne pourrai jamais assez vous remercier… jamais.
-Nous avons été heureux de le faire. Il fouilla dans la bourse accrochée à son cou et en sortit les deux morceaux de sa baguette brisée.
-Mr Ollivander, j'ai besoin d'aide.
- Tout ce que vous voudrez, tout ce que vous voudrez, répondit le fabricant de baguettes d'une voix faible.
-Pouvez-vous réparer ceci ? Est-ce possible ? Ollivander tendit une main tremblante et Harry déposa dans sa paume les deux moitiés de baguette encore reliées par un mince filament.
-Bois de houx et plume de phénix, dit Ollivander d'une voix chevrotante. Vingt-sept Centimètres et demi. Facile à manier, très souple.
- Oui, répondit Harry. Pouvez-vous…
-Non, murmura Ollivander. Je suis désolé, vraiment désolé, mais je ne connais aucun moyen de réparer une baguette qui a subi de tels dégâts.
-Monsieur Ollivander dis-je en sortant de ma poche les 2 baguette que j'avais encore en ma possession. Pouvez-vous les identifier ?
Ollivander prit la première baguette et l'approcha tout près de ses yeux usés. Il la fit rouler entre ses doigts noueux, la plia légèrement.
-Bois de noyer et ventricule de dragon, dit-il. Trente et un centimètres huit. Rigide. Cette baguette appartenait à Bellatrix Lestrange. Il s'empara ensuite de la 2 éme. Bois d'Acajou et plume d'hippogriffe. Vingt-sept centimètres. Plus ou moins rigide. Cette baguette appartenais à Narcissa Malefoy
-Et celle-ci ? Demanda Harry en tendant la sienne
Ollivander l'examina également.
-Bois d'aubépine et crin de licorne. Vingt-cinq centimètres exactement. Relativement souple. C'était la baguette de Drago Malefoy.
-C'était ? répéta Harry. Elle ne l'est plus ?
- Peut-être que non. Si vous l'avez prise…
-En effet…
-Alors, elle est sans doute à vous. Bien sûr, la manière de s'en emparer a une certaine importance. Beaucoup de choses dépendent également de la baguette elle-même. En général, cependant, quand une baguette a été conquise, elle change d'allégeance. Il y eut un silence qui ne laissa plus entendre que le son lointain des vagues s'écrasant contre le rivage.
-Vous parlez des baguettes comme si elles avaient des sentiments, remarqua Harry, comme si elles pouvaient penser par elles-mêmes.
- C'est la baguette qui choisit son sorcier, répondit Ollivander. Voilà au moins une notion indiscutable pour tous ceux d'entre nous qui ont étudié l'art des baguettes magiques.
- Mais on peut quand même utiliser une baguette qui ne vous a pas choisi, non ? fit observer Harry.
-Oh oui, si vous êtes un vrai sorcier, vous pourrez toujours canaliser votre énergie à travers presque tous les instruments. Mais les meilleurs résultats sont toujours obtenus lorsqu'il existe une forte affinité entre le sorcier et sa baguette. Ces connexions sont complexes. Une attirance de départ, puis la recherche mutuelle d'une certaine expérience, la baguette apprenant du sorcier tout comme le sorcier apprend de la baguette.
-Pouvons nous nous servir de ces baguettes sans danger ? Demandais-je
-Je pense, oui. La possession des baguettes est gouvernée par des lois subtiles, mais la baguette qui a été conquise se plie généralement à la volonté de son nouveau maître.
-C'est donc de celle-ci que je devrais me servir ? dit Ron en sortant de sa poche la baguette de Queudver qu'il tendit à Ollivander.
-Bois de châtaignier et ventricule de dragon. Vingt-trois centimètres. Cassante. J'ai été obligé de la faire pour Peter Pettigrow, peu après mon enlèvement. Oui, en effet, si vous l'avez gagnée au combat, elle est plus susceptible qu'une autre de vous obéir, et de vous obéir docilement.
-C'est valable pour toutes les baguettes, n'est-ce pas ? demanda Harry.
-Il me semble, oui, répondit Ollivander, ses yeux protubérants fixés sur Harry. Vous posez des questions profondes, Mr Potter. L'art des baguettes constitue un domaine complexe et mystérieux de la magie.
- Il n'est donc pas nécessaire de tuer son ancien propriétaire pour prendre pleinement possession d'une baguette ? interrogea Harry. Ollivander déglutit.
- Nécessaire ? Non, je ne dirais pas qu'il est nécessaire de tuer.
-Il existe pourtant des légendes, reprit Harry. Des légendes à propos d'une baguette ou de plusieurs baguettes qui sont passées de main en main à la suite d'un meurtre. Ollivander pâlit. Son visage avait pris une teinte gris clair sur son oreiller d'une blancheur de neige et ses yeux étaient devenus énormes, injectés de sang, écarquillés par la peur.
-Il n'existe qu'une seule baguette de cette nature, murmura-t-il.
- Et Vous-Savez-Qui s'y intéresse, n'est-ce pas ? demanda Harry.
- Je… Comment ? murmura Ollivander d'une voix éraillée en nous jetant à Ron, Hermione et à moi un regard suppliant, comme un appel au secours. D'où tenez-vous cela ?
-Il voulait que vous lui expliquiez comment surmonter la connexion qui lie nos deux baguettes, dit Harry. Ollivander parut terrifié.
- Il m'a torturé, il faut me comprendre ! Le sortilège Doloris, je… je n'avais pas d'autre choix que de lui dire ce que je savais, ce que je devinais !
- Je comprends, répondit Harry. Vous lui avez parlé des plumes de phénix jumelles ? Vous lui avez dit qu'il devrait emprunter la baguette d'un autre sorcier ? Ollivander sembla horrifié, pétrifié, par l'étendue de ce que Harry savait. Il acquiesça d'un lent signe de tête.
- Mais ça n'a pas marché, poursuivit Harry. Ma baguette l'a emporté sur celle qu'on lui avait prêtée. Vous en connaissez la raison ? Avec la même lenteur, Ollivander hocha à nouveau la tête, en signe de dénégation, cette fois.
-Je n'avais… jamais entendu parler d'une chose pareille. Cette nuit-là, votre baguette a agi d'une manière unique. La connexion entre les cœurs semblables de deux baguettes magiques est extraordinairement rare, mais la raison pour laquelle la vôtre a brisé celle qu'il avait empruntée, je ne la connais pas…
- Nous parlions de l'autre baguette, celle qui change de main par le meurtre de son propriétaire. Quand Vous-Savez-Qui s'est rendu compte que ma baguette avait eu un effet étrange, il est revenu vous voir et vous a posé des questions au sujet de cette autre baguette, c'est bien cela ?
-Comment le savez-vous ? Harry ne répondit pas. Oui, murmura Ollivander. Il voulait savoir tout ce que je pouvais lui dire sur la baguette qu'on désigne sous les divers noms de Bâton de la Mort, Baguette de la Destinée, ou Baguette de Sureau. Le Seigneur des Ténèbres, continua Ollivander d'une voix étouffée, apeurée, a toujours été satisfait de la baguette que j'avais faite pour lui – bois d'if et plume de phénix, 33,75 centimètres – jusqu'à ce qu'il découvre la connexion entre les deux cœurs jumeaux. Maintenant, il en cherche une autre, plus puissante, qui sera le seul moyen de vaincre la vôtre.
-Mais il saura bientôt, si ce n'est déjà fait, que ma baguette est cassée et irréparable, dit Harry à mi-voix.
-Non ! s'exclama Hermione, effrayée. Il ne peut pas le savoir, Harry, comment pourrait-il…
-Priori Incantatum, l'interrompit Harry. Nous avons laissé chez les Malefoy ta baguette, celle de Mia et la baguette de prunellier, Hermione. S'ils les examinent avec attention en reproduisant les sortilèges qu'elles ont jetés récemment, ils verront que tu as essayé en vain de la réparer et ils s'apercevront que, depuis ce moment, je me suis servi de la baguette de prunellier. Le peu de couleurs qu'Hermione avait retrouvées depuis leur arrivée dans la maison avaient quitté son visage. Ron lança à Harry un regard de reproche et dit :
- Ne nous inquiétons pas de ça maintenant. Mais Mr Ollivander intervint :
-Ce n'est plus seulement pour vous détruire, Mr Potter, que le Seigneur des Ténèbres cherche la Baguette de Sureau. Il est décidé à la posséder parce qu'il croit qu'elle le rendra véritablement invulnérable.
- Et ce sera le cas ?
-Le possesseur de la Baguette de Sureau doit toujours craindre d'être attaqué, répondit Ollivander, mais l'idée que le Seigneur des Ténèbres puisse disposer du Bâton de la Mort est, je dois l'avouer… redoutable.
-Vous… vous pensez vraiment que cette baguette existe, Mr Ollivander ? demanda Hermione.
-Oh, oui, répondit-il. Oui, il est parfaitement possible de reconstituer le parcours de la baguette à travers l'histoire. Il y a, bien sûr, des périodes – et elles sont parfois longues – pendant lesquelles elle disparaît, temporairement perdue ou cachée. Mais elle revient toujours à la surface. Elle possède certaines caractéristiques que savent identifier ceux qui connaissent bien les baguettes magiques. Il existe des relations écrites, certaines obscures, que moi-même et d'autres fabricants de baguettes nous faisons un devoir d'étudier. Elles ont un accent d'authenticité.
-Donc, vous… vous ne pensez pas que ce soit un conte de fées, ou un mythe ? demanda Hermione avec espoir.
- Non, répliqua Ollivander. Que le meurtre soit ou non nécessaire pour qu'elle passe d'un propriétaire à un autre, je n'en sais rien. Son histoire est sanglante, mais cela est peut-être dû au fait qu'il s'agit d'un objet infiniment désirable, qui soulève des passions chez les sorciers. D'une puissance considérable, dangereuse en de mauvaises mains, elle représente un objet d'extraordinaire fascination pour tous ceux d'entre nous qui étudient le pouvoir des baguettes magiques.
- Mr Ollivander, reprit Harry, vous avez dit à Vous-Savez-Qui que Gregorovitch était en possession de la Baguette de Sureau, n'est-ce pas ? Ollivander devint, si c'était possible, encore plus pâle. On aurait cru un fantôme. Il déglutit avec difficulté.
- Mais comment… comment avez-vous… ?
-Peu importe comment je le sais, répliqua Harry. Il ferma brièvement les paupières. Vous avez dit à Vous-Savez-Qui que Gregorovitch possédait la baguette ?
- C'était une rumeur, murmura Ollivander. Une rumeur qui circulait il y a des années et des années, bien avant votre naissance ! Je crois que c'est Gregorovitch lui-même qui a commencé à la répandre. Vous comprenez combien il pouvait être bénéfique pour ses affaires de laisser entendre qu'il étudiait et reproduisait les qualités de la Baguette de Sureau !
-Oui, je comprends, dit Harry. Il se leva. Mr Ollivander, encore une dernière chose, ensuite nous vous laisserons vous reposer. Que savez-vous des Reliques de la Mort ?
- Les… Les quoi ? s'étonna le fabricant de baguettes, visiblement décontenancé.
- Les Reliques de la Mort.
-J'ai bien peur de ne pas savoir de quoi vous parlez. Est-ce qu'il s'agit de quelque chose qui a un rapport avec les baguettes magiques ?
- Merci, dit Harry. Merci beaucoup. Nous vous laissons tranquille, maintenant. Ollivander avait l'air accablé.
- Il me torturait ! haleta-t-il. Le sortilège Doloris… Vous n'avez aucune idée…
-Si, répliqua Harry. Je sais très bien. Reposez-vous, s'il vous plaît. Merci pour tout ce que vous m'avez dit.
Nous avons ensuite descendu l'escalier. Bill, Fleur, Luna et Dean étaient assis autour de la table de la cuisine, devant des tasses de thé. Tous levèrent les yeux vers nous lorsqu'on passa devant l'encadrement de la porte mais Harry nous fit signe de le suivre sans même adresser un regard aux autres. Une fois dans le jardin, Ron aida Hermione à s'asseoir et Harry nous regarda gravement
-Gregorovitch possédait la Baguette de Sureau il y a très longtemps, dit-il. J'ai vu Vous-Savez-Qui essayer de le retrouver. Lorsqu'il y est parvenu, il s'est aperçu que Gregorovitch ne l'avait plus : elle lui avait été volée par Grindelwald. Comment Grindelwald avait-il découvert qu'elle était chez lui, je n'en sais rien – mais si Gregorovitch a été assez stupide pour en répandre la rumeur, ça n'a pas dû être si difficile. Grindelwald s'est servi de la Baguette de Sureau pour accéder à la puissance. Et quand il est parvenu au sommet du pouvoir, Dumbledore a compris que lui seul avait la force de l'arrêter. Il s'est alors battu en duel contre Grindelwald, il l'a vaincu, et il a pris lui-même la Baguette de Sureau.
-C'était Dumbledore qui avait la Baguette de Sureau ? s'étonna Ron. Mais alors… où est-elle, maintenant ?
-À Poudlard, répondit Harry
-Dans ce cas, allons-y ! dit Ron d'un ton pressant. Harry, allons-y et prenons-la avant lui !
- Trop tard, répliqua Harry. Il sait où elle est. Il y est en ce moment même.
- Harry ! Dis-je en m'approchant de lui , tu es en train de la voir à l'instant ? Demandais-je alors qu'il pris sa tête entre ses mains
-Oui
-Depuis quand sais-tu tout cela ? Demanda Ron. Pourquoi avons-nous perdu tout ce temps ? Pourquoi as-tu parlé à Gripsec en premier ? On aurait pu aller… On peut toujours aller…
- Non, coupa Harry. Il s'effondra à genoux dans l'herbe et je m'agenouillai directement à coté de lui inquiète
-Hermione a raison. Dumbledore ne voulait pas que la baguette me revienne. Il ne voulait pas que je la prenne. Il voulait que je retrouve les Horcruxes.
- Enfin, quoi, la baguette invincible, Harry ! gémit Ron.
- Je ne suis pas censé m'en occuper… Je suis censé m'occuper des Horcruxes…
Puis il s'effondra inconscient. Nous avons mis un certain temps à le faire revenir à lui,mais au bout de 10 minutes, je fus soulager de voir ses yeux verts se rouvrir
-Il l'à dit-il directement, il l'a prise à Dumbledore
2 jours plus tard, Fleur vint nous trouver dans la cuisine
-Arry, Gripsec voudrait te parler. Il est dans la plus petite des chambres. Il dit qu'il ne veut pas qu'on l'entende. De toute évidence, elle n'avait pas du tout apprécié que le gobelin l'envoie transmettre son message. Elle paraissait de mauvaise humeur lorsqu'elle tourna les talons
Gripsec nous attendait, comme Fleur l'avait dit, dans la plus minuscule des trois chambres du cottage, là où on dormait Hermione, Luna et moi. Il avait tiré les rideaux de coton rouge contre le ciel brillant, parsemé de nuages, baignant la pièce d'une lueur rougeoyante qui contrastait avec le reste du cottage, où tout était clair, aéré.
-J'ai pris ma décision, Harry Potter, annonça le gobelin, assis les jambes croisées, ses doigts grêles pianotant sur les bras de son fauteuil. Les gobelins de Gringotts verront là une vile trahison, mais j'ai décidé de vous aider…
- Formidable ! s'exclama Harry. Merci, Gripsec, nous sommes vraiment…
- En échange d'autre chose, coupa le gobelin d'une voix ferme, d'un paiement.
- Combien voulez-vous ? J'ai de l'or.
- Pas d'or, répliqua Gripsec. De l'or, j'en ai aussi. Son regard noir scintilla. Ses yeux étaient dépourvus de blanc. Je veux l'épée. L'épée de Godric Gryffondor.
-C'est impossible, dit-il. Je suis désolé.
- Dans ce cas, reprit le gobelin d'une voix douce, nous allons avoir un problème.
-Nous pouvons vous donner autre chose, s'empressa de proposer Ron. J'imagine que la chambre forte des Lestrange doit être bien garnie. Quand nous y serons entrés, vous n'aurez qu'à vous servir.
C'était ce qu'il ne fallait pas dire. Gripsec rougit de colère.
-Je ne suis pas un voleur, mon garçon ! Je n'essaye pas de m'emparer de trésors sur lesquels je n'ai aucun droit !
-L'épée nous appartient…
- Ce n'est pas vrai, répliqua le gobelin.
-Nous sommes des élèves de Gryffondor et cette épée était celle de Godric Gryffondor…
- Et avant d'être à Gryffondor, à qui appartenait-elle ? demanda d'un ton impérieux le gobelin qui s'était redressé dans son fauteuil.
- À personne, répondit Ron. Elle a été fabriquée pour lui, non ?
-Pas du tout ! s'écria le gobelin, hérissé de fureur, un long doigt pointé sur Ron. L'arrogance des sorciers, une fois de plus ! Cette épée était celle de Ragnuk I er et elle lui a été prise par Godric Gryffondor ! C'est un trésor perdu, un chef d'œuvre de l'art des gobelins ! Il appartient aux gobelins ! L'épée sera le prix à payer pour mon aide, à prendre ou à laisser ! Gripsec nous adressa un regard noir.
-Il faut que nous en parlions, Gripsec, pour voir si nous sommes d'accord avec votre proposition. Pouvez-vous nous donner quelques minutes ? Demandais-je aimablement
Le gobelin, la mine revêche, acquiesça d'un signe de tête.
A peine sommes nous sortis de la chambre, que Ron déclara :
-Il se fiche de nous. On ne va pas lui laisser cette épée.
- Est-ce vrai ? demanda Harry à Hermione. Est-ce que l'épée a été volée par Gryffondor ?
- Je ne sais pas, répondit-elle, l'air désespérée. L'histoire telle que la présentent les sorciers glisse souvent sur ce qu'ils ont fait à d'autres espèces magiques, mais je n'ai jamais rien lu qui dise que Gryffondor ait volé l'épée.
- Ça doit encore être une de ces histoires de gobelins qui prétendent que les sorciers essayent toujours de prendre l'avantage sur eux, affirma Ron. On peut s'estimer heureux qu'il ne nous ait pas réclamé une de nos baguettes.
- Les gobelins ont de bonnes raisons de ne pas aimer les sorciers, Ron, rétorqua Hermione. Ils ont été maltraités dans le passé.
-Les gobelins ne sont pas vraiment de mignons petits lapins, fit remarquer Ron. Ils ont tué beaucoup d'entre nous. Ils nous ont combattus sans pitié.
-Mais discuter avec Gripsec pour essayer de savoir laquelle des deux espèces est la plus fourbe et la plus violente ne l'incitera pas à nous aider davantage, tu ne crois pas ? Demandais-je logiquement
Il y eu un long silence
-Bon, écoutez-moi, reprit Ron, vous me direz ce que vous en pensez. On explique à Gripsec qu'on a besoin de l'épée jusqu'à ce qu'on soit entrés dans la chambre forte et qu'ensuite, il pourra l'avoir. Il y en a une copie là-bas, non ? On n'a qu'à échanger les deux et lui donner la fausse.
-Ron, il verrait la différence mieux que nous ! répliqua Hermione. Il est le seul à s'être rendu compte qu'il y avait eu un échange !
-Oui, mais on pourrait filer en douce avant qu'il ne s'en aperçoive… Ron se recroquevilla sous le regard qu'Hermione lui lança.
- Ça, dit-elle à voix basse, c'est méprisable. Lui demander de l'aide et ensuite le trahir ? Après, tu t'étonneras que les gobelins n'aiment pas les sorciers ? Les oreilles de Ron étaient devenues écarlates.
- Très bien, très bien ! C'est la seule idée qui me soit venue à l'esprit ! Quelle est ta solution, alors ?
- Il faut que nous lui offrions quelque chose d'autre, quelque chose qui ait autant de valeur.
-Brillante idée. Je vais aller chercher une autre épée ancienne fabriquée par des gobelins et tu lui feras un emballage cadeau.
Le silence tomba à nouveau.
-Peut-être que Gripsec ment, suggéra Harry. Peut-être que Gryffondor n'a pas pris l'épée. Comment peut-on être sûr que la version des gobelins est la bonne ?
- Qu'est-ce que ça change ? demanda Hermione.
- Ça change la façon dont je ressens les choses, répondit Harry. Il respira profondément. Nous allons lui dire que nous lui donnerons l'épée quand il nous aura aidés à pénétrer dans la chambre forte… mais nous prendrons la précaution de ne pas lui préciser à quel moment exactement il pourra la récupérer. Un sourire s'étala sur le visage de Ron. Hermione, en revanche, parut s'alarmer.
- Harry, nous n'allons pas…
-Il l'aura, poursuivit Harry, après que nous nous en serons servis contre tous les Horcruxes. À ce moment-là, je la lui laisserai. Je tiendrai ma parole.
- Mais ça prendra peut-être des années ! s'exclama Hermione.
- Je sais, mais lui n'a pas besoin de le savoir. Je ne lui mentirai pas… pas vraiment.
- Je n'aime pas ça, dit Hermione.
-Moi non plus dis-je mais Harry à raison, on à pas d'autre choix .
-Moi, je trouve que c'est génial, approuva Ron en se levant. Allons lui annoncer ça.
De retour dans la petite chambre, Harry présenta la proposition au gobelin en évitant soigneusement de donner une date définitive pour la remise de l'épée. Pendant qu'il parlait, Hermione contemplait le plancher, les sourcils froncés.
-J'ai donc votre parole, Harry Potter, que vous me donnerez l'épée de Gryffondor si je vous apporte mon aide ?
- Oui, répondit Harry.
- Alors, serrons-nous la main, dit le gobelin en tendant la sienne. Harry la prit et la serra.
Gripsec le lâcha puis frappa ses mains l'une contre l'autre et dit :
-Alors, allons-y.
C'était comme si on préparait une nouvelle expédition au ministère. On se mit au travail dans la petite chambre qui resta plongée, pour respecter les préférences de Gripsec, dans une semi-obscurité.
-Je n'ai vu la chambre forte des Lestrange qu'une seule fois, nous précisa Gripsec, le jour où on m'a demandé d'y placer la fausse épée. C'est l'une des plus anciennes. Les très vieilles familles de sorciers entreposent leurs trésors au dernier sous-sol, là où les chambres fortes sont les plus grandes et les mieux protégées…
On s'enfermait pendant des heures entières dans la pièce à peine plus grande qu'un placard. Lentement, les jours s'étirèrent en semaines. Il fallait résoudre une succession de problèmes dont le moindre n'était pas la diminution considérable de nos réserves de Polynectar.
-Il n'en reste plus qu'une seule dose, dit Hermione en penchant à la lumière de la lampe le flacon qui contenait l'épaisse potion couleur de boue.
-Ce sera suffisant, assurais-je en examinant le plan des passages souterrains les plus profonds de Gringotts que Gripsec nous avait dessiné.
Les autres habitants de la Chaumière aux Coquillages pouvaient difficilement ignorer que quelque chose se préparait, car on n'apparaissait plus qu'aux heures des repas. Personne ne posait de questions. Plus on passait de temps ensemble, plus je me rendais compte que je n'aimais pas beaucoup le gobelin. Gripsec se montrait étonnamment sanguinaire, s'esclaffait à l'idée que des créatures de moindre importance puissent souffrir et semblait ravi lorsqu'on envisageait l'éventuelle nécessité de malmener d'autres sorciers pour accéder à la chambre forte des Lestrange.
Puis un jour, alors que j'aidais Luna et Dean à mettre la table, Bill vint me voir pour me parler en privée
-Ça à l'air important dis-je inquiète
-Ça l'est en quelques sorte avoua-t-il. Écoute j'ai parlé avec tout les gens présent ici et nous pensons tous à la même chose te concernant
-C'est à dire ?
-Fred va mal
-Comment ça ? Demandais-je inquiète
-Tu le connais comme moi, Mia, il ne supporte pas d'être éloigné de toi depuis autant de temps. Alors on à pensé que tu devrais aller chez la tante Muriel avec monsieur Ollivander
-Quoi ? Mais il est hors de question que j'abandonne Harry dans sa mission
-Ce n'est pas ce qu'on te demande, ce serait juste pour quelques jours. Ron, Hermione et lui m'ont assuré qu'ils seraient prêt pour votre mission quand tu reviendrais
-Mais je ... pourquoi moi ? Demandais-je perdu
-Parce que je les mettrais en danger en allant les voir dit Harry en s'approchant de nous avec Hermione et Ron. Je suis l'indésirable numéro 1
-Et je suis ta sœur, ce qui me classe 2 éme de liste
-Oui mais ce n'est pas première
-Et toi Ron, c'est ta famille, c'est à toi d'aller les voir
-Tout ce que je veux moi, c'est savoir si ils vont bien, tu peux prendre de leur nouvelle pour moi. Et puis c'est de toi que Fred à besoin pas de moi dit-il avec un petit sourire
-Ne t'en fais pas Mia, le plan est presque prêt, va les voir quelques jours, le monde peut bien t'attendre pendant ce temps assura Hermione
-Vous... Vous êtes sûr ? Demandais-je prise aux dépourvu
-Vas y assura Harry
-Merci dis-je en souriant
Après le repas, nous nous sommes donc rassemblé devant la cheminée. Bill apparut dans l'escalier, aidant Mr Ollivander à descendre les marches. Le fabricant de baguettes paraissait toujours terriblement affaibli et se cramponnait au bras de Bill qui le soutenait, une grande valise dans l'autre main.
-Vous allez me manquer, Mr Ollivander, dit Luna en s'approchant du vieil homme.
-Vous aussi, chère amie, vous me manquerez, répondit Ollivander. Il lui tapota l'épaule. Vous m'avez apporté un indicible réconfort dans cette horrible cave.
-Alors, goudebaille, Mr Ollivander, dit Fleur en l'embrassant sur les deux joues. Et je voulais vous demander si vous pourriez me rendre le service d'apporter un paquet à la tante Muriel ? Je ne lui ai jamais rendu sa tiare.
-Ce sera un honneur pour moi, assura Ollivander en s'inclinant légèrement. C'est la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier de votre généreuse hospitalité. Fleur sortit un coffret de velours usé qu'elle ouvrit pour en montrer le contenu au fabricant de baguettes. La tiare reposait à l'intérieur, scintillante, étincelante à la lumière des deux lampes basses suspendues au plafond.
-Pierres de lune et diamants, dit Gripsec qui était entré furtivement dans la pièce. Fabriquée par des gobelins, je pense.
-Et payée par des sorciers, ajouta Bill d'une voix douce. Bien allons y dit-il en aidant monsieur Ollivander à entrer dans la cheminée tandis que je les suivis
-Je reviens vite je vous le promets dis-je au trio avant de disparaître
Arrivé dans l'autre cheminée, Bill sortit le premier avec le vieil homme tandis que je repoussai la suie sur la robe que Fleur m'avait passée avant de remettre mes cheveux en place
-Bill mon chéri retentit la voix de Madame Weasley alors qu'elle vint le serrer contre elle
-Salut maman
-Oh monsieur Ollivander dit-elle alarmé venez vous asseoir dit-elle de sa voix maternelle habituel
-C'est mieux pour lui de venir ici retentis la voix de monsieur Weasley, ta mère va s'occuper de lui ne t'en fais pas
-Je le sais affirma Bill mais ce n'est pas la seule personne que j'ai amené dit-il en se poussant pour que je voie enfin l'énorme salon remplis de chevelure rousse
-Salut dis-je avec un petit sourire gêné tandis qu'ils me fixaient tous bouche bé
-Mia ! Retentis une voix alors que Ginny se poussa sur le côté avec un petit sourire pour laisser apparaître Fred dans mon champs de vision
Et 2 secondes après, il accourut vers moi avant de m'embrasser avec passion
-Freddy si tu l'étouffes après l'avoir retrouvé ça sers pas à grand chose tu sais retentis la voix moqueuse de George dans son dos
Mais au lieux de se décoller, son baiser ne fit que s'intensifier
-Par Merlin ... tu m'as tellement manqué dit-il entre 2 baiser
-Toi aussi dis-je en posant mon front sur le sien afin de reprendre mon souffle
-Bienvenue Potter dit-il avec un petit sourire
J'avais oublié à quel point il pouvait être craquant quand il faisait ça
-Merci Weasley dis-je en répondant à son sourire
Finalement, je me suis décollé de lui pour observer les autres et se fut George le premier à me serrer contre lui
-9 mois sans nouvelles et ça se dit être une belle sœur convenable plaisanta-t-il
-Désolé, j'ai eu quelques trucs à faire
-Ouais comme infiltrer le ministère, attaquer Ombrage, attaquer les Malefoy et Greyback
-Quelques trucs dans ce goût-là ouais dis-je avec un petit sourire
-Mia me sourit Ginny en me serrant contre elle
-Salut souris-je
-Et les autres, est ce que...
-Ils vont tous bien, ils sont chez Bill pour le moment. Harry n'a pas osé venir pour ne pas vous mettre plus en danger. Et Ron s'occupe de Hermione ne t'en fais pas elle va bien dis-je en la voyant ouvrir la bouche. Luna et Dean aussi d'ailleurs
-Vous les avez retrouvés ? Demanda-t-elle
-Oui en même temps qu'Ollivander, ils vont bien aussi
-Merci Merlin dit-elle soulagé
-Mia ma chérie sourit Molly en me serrant contre elle. Je suis si heureuse de te voir. Mais tu es tellement maigre, vous vous nourrissez au moins ?
-On essaye avouais-je mais Fleur s'est très bien occupée de nous ces derniers temps. Comment vont les autres de l'ordre ?
-On à pas vraiment de nouvelle depuis qu'on est coincé ici m'avoua Arthur mais aux dernières nouvelles la grosses de Tonks se passais bien, sa mère et Remus ont mis la maison des Tonks sous protection également. Kinglsey se cache dans un refuge sous protection, tes parents sont toujours dans leur appartement protégé et Charlie et Lila on mit quelques sécurités autour de chez eux mais ils ont moins de chance de se faire attaquer en Roumanie
-Tant mieux dis-je soulager
-Allons bon, qu'est ce que c'est que tout ce raffut ? Oh William tu es là, j'espère que tu n'a pas été suivis. Et ... c'est la jeune Potter ? J'espère qu'elle ne nous apportera pas de problème
-Ne t'en fais pas tante Muriel, je me porte garant d'elle dit Fred en passant sa main dans la mienne en m'adressant un sourire
-Très bien, alors au moindre problème je te mets dehors dit-elle en quittant la pièce
-Toujours aussi agréable remarquais-je
-Toujours dit Fred avant que nous éclations de rire
Nous avons ensuite passé la soirée à discuter avec la famille Weasley puis nous sommes montés à l'étage ou George à pris ses affaires dans la chambre afin d'aller dormir avec sa sœur pour me laisser la place prés de Fred. Ainsi, nous avons collé les 2 lits simples ensemble et nous les avons lié magiquement
J'avais oublié cette sensation rassurante de pouvoir simplement me poser dans les bras de Fred et de ne plus penser à rien d'autre qu'à nous
-Mia retentit la voix de Fred alors que j'avais tranquillement reposé ma tête sur son torse tandis qu'il jouait avec mes cheveux
-Mmmhh ?
-Est-ce que tu veux m'épouser ?
-Quoi ? Demandais-je en relevant d'un coup mon regard vers lui
Il m'adressa alors un sourire en glissant sa main dans la table de nuit avant d'en sortir une petite boite. Celle-ci contenait une bague magnifique avec une pierre argentée qui devait valoir une fortune
-Est ce que tu veux m'épouser ? Répéta-t-il
-Fred... tu dis-je les yeux écarquillés. Oui bien sur quoi oui dis-je en souriant
-Oui ?
-Bien sur que oui rigolais-je en l'embrassant. Mais depuis quand est ce que tu a cette bague ? Demandais-je alors qu'il la passait à mon doigt
-Depuis le mois de Novembre. Après ton départ, ton absence m'a vraiment fait comprendre que je ne pouvais pas vivre sans toi. Puis surtout, cet engagement, c'est pour moi une preuve de futur après cette guerre parce qu'on va la gagner et après on pourra enfin être heureux. Et puis Mia Weasley ça en jette rigola-t-il
-Ça en jette oui souris-je en observant l'anneau à mon doigt. Je t'aime Fred dis-je en l'embrassant
-Moi aussi dit-elle en intensifiant notre baiser qui devint bien vite torride
Le lendemain, nous avons rejoint le reste de la famille pour déjeuner
-Dis donc Mia, t'y à pas été de main morte rigola George en observant le coup de son frère
-La ferme crétin dit-il en lui donnant un coup dans les côtes tandis que Ginny éclatais de rire
-Oh Mia dit Molly en posant son regard vers moi alors que je me servais du café
-Oui ? Demandais-je en relevant le regard vers elle pour la voir observer ma main
-Est ce que c'est ... dit-elle en observant Fred puis moi
-Heu oui avoua Fred. Je l'ai demandé en mariage
-Quoi ? Demanda George en se relevant d'un bond. Ça t'avais pas le droit mon vieux dit-il en frottant le crâne de son jumeau avec son poing. Tu ne m'en à même pas parlé avant
-C'est pas avec toi que je me marie, je te signale dit-il en essayant de le repousser
-Toi et moi on est plus que marier dit-il en adressant un sourire à son frère. Donc si Mia épouse l'un des 2, elle épouse les 2
-Merveilleux dis-je en mordant dans mon pancakes on organise quand ce mariage à 3 alors ? Demandais-je avant de lui adresser un sourire
-Félicitation nous dit sincèrement Arthur alors que son fils lui adressait un sourire
-Encore un mariage soupira la tante Muriel. C'est encore un truc ou je vais devoir trouver une nouvelle tenue ça et en plus ces 2 là vont aussi nous faire des gamins beaucoup trop roux
-Oh oui et plein, on à l'intention de dépasser le recors de Molly et Arthur dis-je en adressant un sourire à la veille dame alors que à coté de moi Fred s'étouffa avec son café me faisant éclater de rire
Le reste de la journée, j'ai aidé les jumeaux à envoyer des colis de leurs inventions à leurs clients par chouette sans se faire prendre par la tante Muriel. Et le lendemain, j'ai dû rejoindre la chaumière aux coquillages pour continuer ma mission
-Je suis désolé de te laisser encore dis-je en serrant Fred contre moi
-Je sais mais c'est le problème quand on sort avec une fille qui veut sauver le monde dit-il sur le ton de la plaisanterie. Reviens-moi entière c'est tout ce que je te demande
-Je reviens toujours tu le sais dis-je avec un petit sourire
-Je sais, j'ai confiance en toi pour ça dit-il en m'embrassant avant que je n'ailles dire au revoir aux autres membres de la famille
-Dit à Harry de prendre soin de lui me dit Ginny, et de ne pas jouer les héro idiotement
-Ne t'en fais pas, je suis là pour veiller sur lui
-Et dit à Ron qu'il me manque aussi même si c'est un crétin et dit à Hermione de continuer à veiller sur lui comme elle l'à toujours fait
-Je n'y manquerais pas dis-je avec un petit sourire en entrant dans la cheminée. On va arrêter tout ça et vous rendre votre liberté, je vous le promets dis-je en disparaissant
De retours chez Bill et Fleur. Ron, Hermione et Harry m'attendaient patiemment devant la cheminée
-Salut souris-je
-Alors ? Demanda directement Ron
-Ils vont tous bien et tu leur manques. Ah et ta mère m'a donné ça pour toi dis-je en lui tendant un sachet de nourriture
-Trop bien sourit-il
-Tu as leur bonjour Hermione dis-je à la brune et Ginny te demande de ne pas jouer idiotement les héros Harry dis-je alors que son regard observait le plancher. Elle est vraiment inquiète pour toi
-Mia ! S'exclama la voix aigu d'Hermione alors qu'elle montrait ma main. C'est ... c'est une bague de fiançailles ?
-Une bague de fiançailles ? Demanda Ron
-Et oui dis-je avec un petit sourire, il semblerait que je vais devenir ta nouvelle belle-sœur Ron. Pas trop déçu ?
-Bah je m'adapterais dit-il avec un sourire
-Félicitation me souris Harry au moment ou quelqu'un cogna à la porte. Fleur passa en courant devant la cuisine, l'air apeuré. Bill se posta non loin d'elle, sa baguette pointée sur la porte. Directement, nous l'avons imité
-Qui est là ? demanda Bill.
- C'est moi, Remus John Lupin ! lança une voix qui dominait le hurlement du vent. Je suis un loup-garou, marié à Nymphadora Tonks, et c'est toi, le Gardien du Secret de la Chaumière aux Coquillages, qui m'as donné l'adresse en me demandant de venir en cas d'urgence !
-Une urgence dis-je inquiète
-Lupin, murmura Bill. Il se précipita vers la porte et l'ouvrit brutalement. Remus trébucha sur le seuil. Enveloppé dans une cape de voyage, il avait le visage blafard. Il se redressa, regarda dans la pièce pour voir qui était là, puis s'écria :
-C'est un garçon ! Nous l'avons appelé Ted, comme le père de Dora ! Hermione poussa un cri perçant.
-Que… Tonks ? Tonks a eu son bébé ? Demanda Ron
-Oui, oui, elle a eu son bébé ! hurla Remus.
-Un garçon dis-je euphorique... c'est merveilleux Remus
Des exclamations de joie et des soupirs de soulagement s'élevèrent. Hermione et Fleur lancèrent d'une petite voix aiguë : « Félicitations ! » et Ron ajouta : « Nom d'une gargouille, un bébé ! » comme s'il n'avait jamais entendu parler d'une chose pareille.
-Oui… Oui… un garçon, répéta Remus qui semblait ébloui par son propre bonheur. Il contourna la table à grands pas et serra Harry dans ses bras. On aurait dit que la scène qui s'était déroulée dans le sous-sol du square Grimmaurd n'avait jamais eu lieu.
-Tu veux bien être le parrain ? lui demanda-t-il en relâchant son étreinte.
- M… Moi ? balbutia Harry.
-Oui, toi, bien sûr, Dora est tout à fait d'accord, on ne peut pas trouver mieux.
-Je… oui… ça, alors…
-Mia dit-il en se tournant vers moi pour me serrer contre lui. Merci pour m'avoir ouvert les yeux
-C'est normal Remus souris-je
-Oh au fait, on à demandé à Lila d'être la marraine. Je suis désolé tu sais, je ...
-C'est rien Remus souris-je. Je comprends très bien, en choisissant Lila et Harry, c'est comme si une partis de mon père et de Sirius prenaient soin de ton fils. Je comprends très bien tu sais. Puis je serrais la marraine du prochain
-Du prochain dit-il perdu
-Bah oui je suis sur que Ted adorerait avoir un frère ou une sœur
-Une frère ou ... dit-il en pâlissant
-Je rigole Remus dis-je en éclatant de rire. Tu as tout ton temps pour nous faire une ribambelle de Lupin
Bill se hâta d'aller chercher du vin et Fleur essaya de convaincre Remus de boire un verre avec nous.
-Je ne peux pas rester longtemps, il faut que j'y retourne, répondit-il en nous adressant à tous un sourire rayonnant. Merci, merci, Bill.
Bill eut bientôt rempli toutes les coupes et nous nous sommes levé pour porter un toast
-À Teddy Remus Lupin, dit Remus. Un futur grand sorcier !
-À qui ressemble-t-il ? demanda Fleur.
-À Dora, je crois ; mais elle, elle pense plutôt qu'il me ressemble. Il n'a pas beaucoup de cheveux. Ils semblaient bruns quand il est né mais je vous jure qu'ils sont devenus roux une heure plus tard. Ils seront sans doute blonds quand je reviendrai. Andromeda dit que les cheveux de Tonks ont commencé à changer de couleur le jour même de sa naissance. Il vida sa coupe. Bon, d'accord, encore un, ajouta-t-il, radieux, tandis que Bill la remplissait à nouveau. Le vent secouait le petit cottage et le feu aux flammes bondissantes craquait dans la cheminée. Bientôt, Bill ouvrit une autre bouteille de vin. La nouvelle apportée par Remus nous avait rendus fous de joie. L'annonce d'une vie nouvelle avait quelque chose d'exaltant. Seul Gripsec paraissait indifférent à la soudaine atmosphère de fête et au bout d'un moment, il retourna furtivement dans la chambre qu'il n'était plus obligé de partager, à présent.
-Non… Non… Cette fois, il faut vraiment que j'y aille, dit enfin Remus en refusant une nouvelle coupe de vin. Il se leva et s'enveloppa dans sa cape de voyage. Au revoir, au revoir, j'essaierai de vous apporter des photos dans quelques jours. Il attacha sa cape et fit ses adieux, embrassant les femmes, serrant chaleureusement la main des hommes puis, le sourire toujours aussi rayonnant, il replongea dans la nuit agitée par la tempête.
