Coucou tout le monde !

.o.0.o.

Voilà... c'est l'épilogue... j'ai parfois l'impression d'avoir commencé Jardin Secret hier... Bfiouuh putain, me v'la nostalgique...

Je croyais que ça serait simple de terminer, mais en fait non.
C'est toujours la même difficulté à chaque fois. C'est sûrement pire pour cette histoire, parce que l'engouement que vous avez créé autour de cette fiction m'a vraiment dépassé. C'était vraiment du bonheur en barre que de lire toutes vos reviews, vos réactions... j'adorais vous voir vous emporter, soutenir une cause,

c'était juste extra !

.o.0.o.

C'est difficile aussi, parce que je souhaite faire une pause dans l'écriture.

Pause, pas vraiment ! Je continue les One-shot du Hasard (pour celles qui lisent) au rythme actuel d'un tous les 15 jours.

Trop de choses se bousculent malheureusement pour moi

& j'ai vraiment besoin de voir où je vais, avant de me relancer dans une histoire.

Jardin Secret n'aura pas de suite, ni de bonus. Elle se termine ainsi...

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Tout ça pour vous dire juste : merci.
Merci de tout ce que vous avez mis sur cette histoire,

les bons comme les mauvais messages.

Je pourrais vous remercier ainsi infiniment, mais je sais que vous savez déjà que tout le temps que vous avez pris pour cette fiction est ma plus belle récompense.

Merci à toutes, à tous (Ouaip, j'ai répertorié un mec qui d'ailleurs, m'a écrit une review très touchante!).

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Je vous souhaite à tous une bonne route,

prenez soin de vous

et profitez de chaque seconde.

Tiffany.

Je terminerai par cette citation des Simpson : " C'est pas un adieu, c'est juste un Tchao A+ !"

-o-o-o-o-

Point de vue d'Edward.

Je terminais le dernier carton dans ma chambre. Et voilà, fini ! Habits, bouquins, CD... Tout était prêt à partir à Los Angeles. Demain soir, on allait dormir à L.A. et dans deux jours, c'était la rentrée ! Ma mère toquait contre ma porte.

- Tu as terminé Trésor ?

- Oui, je viens de finir !

Elisabeth s'approchait avec une boite à chaussures dans la main. Elle s'asseyait sur mon lit et en ouvrait le couvercle. Je m'installais proche d'elle. C'était étrange de se dire que je quittais la maison... que je ne reverrai Elisabeth qu'une fois par mois...

- Qu'est-ce que c'est ?

- Ton Oncle Jerry a apporté la plupart de ces objets pour tes fiançailles et j'ai décidé d'y joindre les miens... C'est pour toi !

Elle me tendait la boîte dans laquelle gisaient des objets militaires. Les objets de mon père...

- Maman...

- Ils sont à toi. Garde-les. J'ai réalisé combien... que le fait de les avoir sous mes yeux tout le temps ne m'aidait pas à avancer. Je croyais que les garder m'aideraient à ne pas effacer ton père mais j'ai compris qu'il ne sortira jamais de mon coeur parce que tu es là. Et je te demande pardon pour t'avoir mis ce poids sur tes épaules depuis tout petit. Voir mourir ton père a été la chose la plus dure qui me soit arrivée mais je suis prête à tourner la page maintenant... Ca aura été long, mais je suis prête !

Le temps avait fait son oeuvre... Elisabeth était prête à être heureuse. C'est ce que mon père aurait voulu, j'en étais à peu près certain !

J'inspectais la boîte. Une montre, trois médailles, deux clichés de mon père en tenue de militaire droit et fier, le regard lointain, des lettres aussi, un peu vieillies.

- Maman... Ce sont tes lettres...

- Ce sont les lettres que ton père m'a envoyé après ta naissance... J'ai conservé celles d'avant parce que tu n'as pas à en connaître le contenu... souriait-elle
Des petites rougeurs envahissaient son visage. Oh oh ! Le Papa aurait-il été un coquin ? Elisabeth se relevait, tapotant sa robe pour la défroisser.

- J'ai juste gardé son képi, ça ne te dérange pas ?

- Bien sûr que non, Maman... Il est à toi !

- Merci chéri...

Elle quittait la pièce. Elle me faisait souvent de la peine. Oublier Papa avait été difficile, si je perdais Bella je n'étais pas sûr de m'en remettre. Elisabeth vivait depuis dix ans avec ce poids sur les épaules et parfois... faire un deuil... surtout de la personne que l'on aime, semble une chose insurmontable. Avait-on même envie de le surmonter ? Ca devait être complexe.

- Maman ?

- Oui ?

- Je te pardonne... Je sais que ça a dû être difficile pour toi de le perdre, aussi dur que c'est pour moi de pas l'avoir eu tous les jours. Si je perdais Bella et qu'on ait une fille qui lui ressemble... je crois que ça me paraîtrait difficile de l'oublier. J'avais jamais compris ce que tu ressentais avant d'avoir Bella. Si je la perdais, je n'aurai pas la force que tu as eu de continuer à vivre.

Elisabeth revenait vers moi, un sanglot roulant sur sa joue.

- Si elle te donne un enfant un jour, tu comprendras... Mais ne vis pas dans l'angoisse que Bella mourra et que tu auras à affronter ça. Tout ira bien pour vous, et pour longtemps. Je t'aime, chéri.

- Moi aussi M'man !

Elle refermait la porte de ma chambre, et je l'entendais étouffer une larme. Je suppose que le fait qu'on s'apprête à partir ne rendait pas les choses simples...

::..

Je m'arrêtais au poste d'essence pour rationner ma voiture quand la voiture rouge de Marcus passait sur la route. Il tournait la tête vers moi et freinait brutalement. Il se garait sur le bas-côté et sortait.

- Alors t'es content hein Masen ? Ca te plaît de t'être enrichi sur mon dos avec ton putain de discours pleurnicheur. Mais la vérité, c'est que t'es une putain de tapette ! Tu ne seras jamais un homme ! Tu me dégoûtes !

Il crachait dans ma direction. De nous deux, j'étais sûrement celui qui se rapprochait le plus d'un homme. Je ne serai jamais quelqu'un de grand et d'admirable, mais j'avais ma dignité. J'avais tout fait pour m'en sortir. Et je sais que jamais je ne ferai subir ça à mes enfants si un jour j'en ai avec Bella. Je tapotais le rebord du pistolet et le reposais sur la pompe. Tout ce à quoi Marcus aurait droit aujourd'hui, ce serait un dernier regard... Je plantais mes yeux dans les siens et retournais dans ma voiture.

Salut, connard !

Je me garais devant chez Alice. Jasper sortait de la maison, un gros carton dans les mains. Le coffre de la voiture était ouvert, déjà plein.

- Si j'avais su qu'elle avait autant de fringues, j'aurais loué un semi-remorque !

J'éclatais de rire et l'aidais à entasser le carton. Ben voilà, c'est plein ! Alice arrivait avec un autre carton.

- Il m'en reste un !

- Ah non Alice c'est plein ! On peut plus rien mettre ! Y a juste la place pour toi !

- Bon ben pas grave, je le prendrai devant avec moi !

Jasper allait ouvrir la portière passager. Il y avait déjà deux boîtes au pied du siège.

- Y a plus la place chérie, et je te jure que j'ai entassé ! J'ai passé des heures à jouer au Tétris dans ma jeunesse, j'suis champion de l'organisation mais là, tu m'abats !

Alice boudait, fronçant les sourcils.

- C'est fâcheux. Parce que cette boîte, ce sont mes strings !

- Ben laisse-les là, j'te préfère cul nu de toute façon ! souriait Jasper en lui tapant la fesse.

Alice hurlait en riant et lui retournait une petite baffe.

- J'ai de la place si tu veux dans ma voiture !

- Edward, tu es mon héros !

Derrière elle, Jasper se pinçait l'arête du nez et passait son pouce sur son cou en me regardant. Quelque chose me dit que sortir 20 cartons de fringues le gonflait prodigieusement !

- Vous partez à deux voitures avec Bella ?

- Ouais, ça sera plus simple là-bas pour se rendre à la fac et au lycée...

Charlie sortait de la maison.

- Vous avez tout chargé ?

- Ouais, c'est bon Chef !

Je terminais d'aider Jasper et Alice et le frère de Bella embrassait sa femme.

- J'y vais j'ai rendez-vous dans vingt minutes !

- D'accord ! A ce soir...

Il déposait un dernier baiser sur ses lèvres et montait en voiture. Il avait rendez-vous avec un distributeur pour le film qu'il avait tourné et l'acteur principal. Renée nous appelait.

- Edward, Alice ! Venez voir ce que je viens de retrouver !

Nous allions dans le salon et nous trouvions sa mère entrain de feuilleter un épais album photos. Oh ! Alice et moi en couches-culottes !

- Vous étiez mignons tous les deux ! Là Edward tu venais de piquer sa poupée à Alice et elle boudait.

Nous éclations de rire en voyant la mou consternée d'Alice, pas plus haute qu'un enfant de 4 ou 5 ans.

- Et là Alice t'embêtait alors que tu voulais faire la sieste !

Alice petite était carrément allongée en travers de moi qui dormais sagement dans un grand lit. L'album nous était consacré, à différents âges. Il se terminait par la photo de mariage à Las Vegas de Jasper et Alice. Il ne restait plus qu'un emplacement vide.

- Et celui-là Edward, il sera rempli par ta photo de mariage ! Si tu nous invites bien sûr ! De toute façon, si tu ne nous invites pas, on viendra quand même ! pépiait Renée.

- Evidemment que vous serez sur la liste, Renée ! souriais-je.

- T'as besoin d'aide Maman pour le repas ce soir ?

- Volontiers, faut préparer la viande !

Nous passions tous notre dernier repas chez Renée et Charlie.

- Je vais chez Bella voir si elle a besoin d'aide ! A tout à l'heure !

Je me dirigeais vers chez ma compagne. Je rentrais dans le salon, Esmé jouait au piano et Karlyne était dans son parc. Elle me tendait les bras et je l'attrapais.

- Salut ma belle... Bonjour Esmé ! Bella est là ?

Je me penchais pour lui faire la bise.

- Bonjour mon chéri ! Non, elle est encore à l'échographie avec Rose. Tu as fini tes cartons ?

J'acquiessais et m'installais sur le banc du piano avec elle. Je l'écoutais jouer. Elle avait énormément progressé et rapidement retrouvé son niveau. Karlyne tapotait les touches, installée sur mes genoux.

- Alice les a fini aussi ?

- Oui... Elle a pris plus de cartons qu'il y avait de places dans le coffre... Jasper n'était pas très content !

Esmé souriait.

- Tu vois, je n'aurais jamais imaginé qu'ils se marieraient tous les deux... Ils me semblaient si opposés... Et puis finalement, Alice est ce qu'il lui fallait. Elle sait quand il faut qu'elle lui laisse la paix, elle sait quand il a besoin d'elle... Ils ont une relation très instinctive.

- Carlisle s'en est remis ? souriais-je.

Esmé eut un petit rire et continuait de jouer, fixant les notes. Quand Jasper et Alice étaient arrivés pour discuter avec les parents de Bella, Carlisle avait grondé, sermonnant son fils de ne pas avoir su prendre une décision à temps pour Maria, Alice avait déboulé en criant et en sautant dans les bras d'Esmé et Carlisle, les prenant au dépourvu. Elle avait su s'imposer dans leurs coeurs.

- Je crois qu'il va s'y faire... Il était juste fâché que Jasper n'ait pas su prendre la décision avant.

J'écoutais la mélodie d'Esmé alors que Karlyne jouait avec mes doigts, sa sucette dans la bouche. La porte d'entrée s'ouvrait et Bella et Rosalie entraient, tout sourires. Ma compagne venait m'embrasser. Je ne pouvais me résoudre à arrêter de regarder à chaque fois sa main qui portait ma bague.

- Comment vont les bébés ?

- Elles vont très bien ! souriait Rosalie.

Esmé se levait, comme électrocutée.

- Deux petites filles ? Je vais avoir deux petites-filles ?

Bella acquiessait et Esmé les serrait toutes les deux dans ses bras. Karlyne criait, contente, sauf qu'elle ne comprenait pas pourquoi.

- Tu vas être tatie ! T'as de la chance hein ? Tu vas avoir des petites nièces avec lesquelles tu pourras jouer !

Je félicitais la future Maman.

- Deux filles, c'est Emmett qui doit être content !

- Il a dit qu'il leur apprendrait les techniques d'auto-défenses !

Je reposais Karlyne dans son parc alors que Bella passait sa main dans mon dos. Nous montions dans la chambre et je l'aidais à charger ses cartons. Je crois qu'Alice avait plus de trucs qu'à nous deux ! Puis, nous remontions dans sa chambre. Je filais aux toilettes et en sortant, je trouvais Bella assise sur le rebord de son lit, une larme roulant sur sa joue. Oh...

Je m'agenouillais devant elle et prenais sa main.

- Bella mon Amour... Qu'est-ce qui se passe ?

Elle essuyait sa larme et reniflait. Je lui tendais un mouchoir en papier.

- C'est rien... rien...

- Bella... Bébé... Parle-moi !

De nouvelles larmes roulaient sur ses joues. Je passais ma main sur sa nuque pour l'attirer contre moi. Elle se laissait aller, entourant mon cou de ses bras et pleurant à chauds sanglots.

- Bébé... Qu'est-ce qu'il y a ?

Je massais son dos avec la paume de ma main et embrassais sa joue. Je décidais de la laisser se calmer. Je m'asseyais sur la moquette et elle s'installait contre moi, continuant de pleurer. Il n'y avait rien de pire pour me faire mal. Je détestais la voir pleurer.

- Bella...

Je caressais son dos et ses cheveux. Elle ne me lâchait pas. Peu à peu, ses larmes se tarissaient.

- Voilà mon Amour... Shhh... Ca va... Qu'est-ce qui se passe ? Hmm ?

Elle inspirait, sa respiration tremblante, et essuyait ses yeux.

- Excu... excuse-moi...

J'embrassais son front.

- Parle-moi mon Amour...

- C'est rien... je suis désolée, je...

- Bella, tu as été là pour moi durant tous ces mois... Je t'ai passé une bague au doigt pour te prouver que tu pourras toujours te reposer sur moi. Alors dis-moi...

- J'ai eu peur... d'un coup... de partir... on va quitter nos parents...

- Je sais... C'est difficile... J'ai eu de la peine tout à l'heure aussi quand Elisabeth est venue dans ma chambre. Mais on va passer une super soirée ce soir avec tout le monde et dis-toi que demain on part mais on sera avec ton frère. On reviendra tous les mois. Ce n'est pas un adieu ma chérie, c'est juste un au-revoir... Un nouveau livre avec tous les personnages... Tu te souviens ?

- Ouais... Je sais...

Nous restions un instant dans la chambre, immobile.

- Je serai toujours là pour toi ma Bella. C'est normal qu'on ait peur, c'est impressionnant... Mais quelque chose me dit qu'on aura de l'animation à la maison avec ton frère et Alice ! Elle a embarqué plus de vingt cartons de fringues et j'ai dû en mettre dans ma voiture ! Ton frère était vert !

Bella se mettait à rire. Je caressais son sourire de mon pouce.

- Voilà qui est mieux... Ca va être nouveau pour nous, mais ça sera notre nouvelle vie à tous les deux. C'est le début de quelque chose de mieux pour toi et moi. On va s'aimer, on pourra faire ce qu'on veut tous les deux... Et on va se marier !

Elle souriait et caressait la base de mes cheveux.

- On a regardé des robes avec Rose en allant à l'échographie...

- Elles étaient jolies ?

- Oui... J'arrive pas à croire que tu vas me permettre d'en mettre une...

- Et pourtant si ! Et tu seras la plus belle dedans ! Ceci dit, tu pourrais venir m'épouser en jogging que je serai très heureux quand même !

Elle riait et embrassait mon cou.

- Non, quand même pas en jogging... En bermuda à fleurs avec des tongues par contre !

- Très sexy !

Nous éclations de rire et je l'embrassais, sa langue caressant mes lèvres. Je lui accordais l'entrée de ma bouche et nos langues se savouraient longuement.

::..

Et voilà. Nous avions terminé de dîner. Je regardais chaque visage autour de la table. Tout le monde était animé par de grandes discussions. Carlisle, Elisabeth et Eric se levaient pour aller à une voiture et revenaient avec trois bouteilles de mousseux. Eric avait un bras dans son dos. Qu'est-ce qu'il va nous faire là ? Carlisle posait les bouteilles et prenait son verre pour tapoter dessus avec un couteau.

- Merci... Voilà, nous avons une bonne nouvelle à vous annoncer. Elisabeth ?

Ma mère avait les joues rosées et souriait. Je croisais son regard.

- Je suis en rémission !

Quoi ?

- Tu es guérie ?

Elle acquiessait et une larme roulait sur sa joue. Elle est guérie... Elle va vivre ! ELLE VA VIVRE ! Je me levais et me précipitais vers elle. Elle me serrait longuement dans ses bras et un sanglot m'échappait.

- Maman...

- Je t'avais juré de me battre...

Je resserrais mes bras autour de son buste. Tout le monde venait la féliciter.

- Les dernières analyses ont été plus que positives ! Bien sûr, il faudra un suivi extrêmement rigoureux pour éviter une rechute mais c'est un grand pas !

Eric et Carlisle étaient plus que satisfaits, surtout le premier. Je captais son regard bleu souriant. Il s'approchait de nous.

- Je peux ?

Je relâchais ma mère et elle me tenait la main. Symboliquement, et parce que je voulais qu'il sache..., je posais la paume d'Elisabeth dans la sienne.

- Allez-y !

Il souriait et me remerciait. Il tendait un bouquet de fleurs à ma mère.

- Ce n'est pas grand-chose Elisabeth en comparaison de tous les examens que vous avez eu à subir mais je tenais à marquer cette occasion...

Je m'éloignais, sentant que les choses devenaient trop profondes.

Le ciel était rempli d'étoiles ce soir. Toutes brillaient au-dessus de nos têtes. Je me plaisais à croire que papa nous observait de là-haut. Nous étions tous bénis en cette soirée. Elisabeth est guérie. Elle a trouvé la force de se battre. Et elle a aussi trouvé une personne qui saura prendre soin d'elle, ça n'en faisait aucun doute. Carlisle et Esmé auraient de quoi s'occuper avec Karlyne. Elle aurait un an au mois de novembre et j'avais une très grande affection pour cette enfant. C'était comme une petite soeur pour moi, je l'avais vu naître et m'occuper d'elle m'amumsait toujours énormément. Rosalie et Emmett attendaient deux filles eux aussi. Ca ferait de l'animation. Tous deux étaient assis en bout de table et Emmett caressait le ventre rond de sa femme avec dévotion. J'observais Alice et Jasper. Assis sur des chaises de jardin, Alice était appuyée contre le torse de Jasper, habillée d'un polaire. Jasper la tenait fermement dans ses bras et s'ils ne partageaient pas d'instants tendresse, ils riaient ensemble à ce que racontait Renée. Encore une histoire farfelue ! Alice était allée au bout d'elle-même et maintenant, elle était heureuse. Jasper, lui, même s'il ne le montrait pas, tenait énormément à Alice. On ne change Jasper Cullen. On l'accepte tel qu'il est, avec son franc-parler et ses idées déterminées. On fini par l'apprécier pour ce qu'il est. Alice avait su voir ça avant nous. Je n'étais pas le seul à les observer. Charlie aussi. Je ne sais pas si un jour il s'y ferait... Il ne rejettait pas Jasper, seulement... ce mariage lui avait brisé le coeur. C'était normal... Alice est sa fille unique !

Deux mains se posaient sur mes reins. Bella. Je me tournais vers elle qui me souriait.

- A quoi tu penses ?

- A tout le monde...

- Et pas à moi ? Je suis outrée !

Je me tournais vers elle pour la serrer contre moi.

- Tu ne quittes pas mon coeur...

Elle rougissait et se mordait la lèvre inférieure.

- Il ne faut pas que tu me dises des choses comme ça...

Je lui souriais et me penchais pour l'embrasser. Elle était ma vie, elle était mon futur et mon éternité. Je ne demandais rien de plus qu'elle à mes côtés...

..::..

Point de vue de Bella.

Nos familles nous avaient suivi pour nous installer et il nous fallu bien toute la journée pour déménager et réemménager nos cartons. Ce fut folklorique entre Alice et Jasper. Mon frère envisageait même de s'acheter une penderie supplémentaire, vu qu'Alice avait envahi le dressing ! Ce fut dur de voir nos familles rentrer mais Jasper nous emmenait visiter la ville et nous distrayait. Edward et moi avions notre propre chambre. Nous allions en refaire la décoration, car elle était vide, à part un lit, une armoire et deux tables de chevet. Il y avait un simple poster, une affiche du groupe The Who, appartenant à Jasper.

Le réveil sonnait et le bras d'Edward passait par-dessus mon corps pour l'éteindre. Je me retournais sur le dos pour le voir me surplomber, appuyé sur son bras. Ses lèvres se posaient sur ma joue. Aujourd'hui, c'est la rentrée ! J'entourais sa nuque de mes bras et attirais son corps sur le mien pour nouer nos lèvres.

- Bonjour mon Amour...

- Bonjour Bella...

- Tu es réveillé depuis longtemps ?

- Depuis que ton frère a décidé de détendre Alice avant qu'elle n'aille en cours !

Hein ? Au même moment, nous entendions un gémissement et un grognement s'élever de la pièce en face de la nôtre.

- Apparemment, ils ont recommencé... murmurais-je

- Alice doit être vraiment crispée...

Nous éclations de rire et Edward m'embrassait. Je me levais et attrapais mon peignoire. Edward enfilait un tee-shirt et j'ouvrais la porte. Enso était assis devant la porte de la chambre d'Alice et Jasper, tournant sa tête de droite à gauche, intrigué par les bruits qui en émanaient.

- Tsss... Edward ! Viens voir !

Il s'approchait et éclatait de rire en voyant le chien faire. Enso se tournait vers nous et jappait en venant chercher une caresse.

- Bonjour mon toutou !

Nous descendions en bas où le petit-déjeuner était déjà prêt. Jasper nous avait marqué un mot.

«Bouffez mais nous faites pas chier!Merci, Jazz.»

.

Après avoir pris notre petit-déjeuner, nous faisions nos sacs et Alice sortait de la chambre, un air rêveur dans les yeux et les cheveux en bataille, en caleçon avec une chemise de Jasper mal attachée. Elle s'écroulait sur la chaise de la cuisine, soupirant.

- J'adore ton frère ! C'est un putain de champion olympique du...

- STOP ! Je m'en fiche !

Edward éclatait de rire en se reversant un bol de café. Je m'habillais rapidement et nous nous mettions en route. Nous partions à une voiture, parce que je n'avais qu'une réunion de pré-rentrée à l'université à 8h30, tandis qu'Edward passait toute la journée au lycée. Nous avions rendez-vous avec Jared, le cousin d'Emily, à 7h30 devant la grille de l'établissement. Je me garais et l'apercevais déjà, cigarette au bec. Nous nous approchions et il écrasait sa clope, souriant.

- Hey, Belli ! Ca fait un bail !

- Salut Jared ! Je te présente Edward, mon fiancé.

- Fiancés carrément hein ? Salut Edward, je suis Jared !

Mon compagnon lui serrait la main.

- On sera sûrement dans la même classe pour la plupart des modules ! Tu vas voir ici c'est cool ! Les profs sont sympas, les élèves aussi ! Tu vas faire chavirer les coeurs probablement !

Non mais oh ! et puis quoi encore ?

- Hors de question !

Edward se mettait à rire. Quelques élèves arrivaient et deux d'entre eux se dirigeaient vers nous.

- Ethan, Adam, je vous présente Edward ! Il est nouveau en scientifique ! Il sera avec nous !

Les deux mecs paraissaient sympas et se présentaient à Edward. Adam n'arrêtait pas de me fixer.

- Et toi ? Es-tu aussi une très jolie nouvelle en détresse ?

Edward lui tournait un regard foudroyant.

- C'est ma fiancée !

Adam et Ethan se regardaient et éclataient de rire.

- Oups ! Mauvaise manip' ! Désolé mec !

Edward m'attrapait la main. Peu à peu, le flot d'élèves arrivait et certains se présentaient spontanément à Edward. Vers 8h10, la cloche sonnait. Edward m'attrapait la taille. Je le serrais dans mes bras.

- Allez les amoureux ! Belli c'est pas que j'veux te chasser mais on va aller en cours !

J'embrassais Edward.

- Allez file ! Bon courage ! Ils sont sympas, ça va te changer !

- Merci, toi aussi ! Ouais, ils ont l'air ! Ca sera jamais pire que Port Angeles de toute façon !

- C'est derrière toi, Edward ! Allez vas-y, ça la fout mal d'arriver en retard le premier jour ! Tu m'envoies un texto pour me dire à quelle heure je passe te récupérer ?

- Juré ! Envoie-moi en un toi aussi pour me dire comment ça a été ta réunion !

- D'accord ! Je t'aime !

- Moi aussi je t'aime !

Il m'embrassait langoureusement une dernière fois et me relâchait. Jared, Adam, Ethan et Sharon, la petite-amie d'Ethan, attendaient Edward pour franchir la grille d'entrée. Je regardais Edward jusqu'à ce que je ne puisse plus distinguer sa silhouette et retournais à ma voiture.

J'aurais aimé sincèrement rester avec lui mais j'avais aussi mes études. Finalement, c'était comme deux adultes qui vivent ensemble mais se séparent la journée pour aller travailler.

Je me garais devant la fac. Le bâtiment était juste... IMMENSE ! Comment j'allais me repérer ? Je ne connaissais personne ! Je m'avançais vers le tas d'étudiants entassés devant un tableau d'affichage. Réunion Amphi C702 ! J'observais le plan attentivement, à côté d'une étudiante blonde aux formes généreuses. Elle me faisait penser à Kate : son visage innondait de gentillesse et de générosité !

- Excuse-moi... Tu es nouvelle ?

Je me tournais vers elle.

- Oui, toi aussi ?

- Oui, j'arrive de Lansing, dans le Michigan... Je m'appelle Betty ! Et toi ?

- Moi c'est Bella ! Je viens de Port Angeles... Tu viens du Michigan ? C'est loin !

Elle haussait les épaules alors qu'on se dirigeait vers l'amphi C702 avec une photocopie miniature du plan de la fac.

- J'ai voulu partir loin, mes parents sont morts là-bas en début d'année dans un accident de voiture...

- Oh... Désolée...

- Je me suis dit que changer de ville ne serait pas plus mal ! Et puis Los Angeles ça fait rêver ! Les beaux mecs, la plage, le soleil, les acteurs de cinéma...

Je souriais.

- Tu habites dans le coin ?

- Sur le campus ! Et toi ? Tu es la première personne sympa que je rencontre depuis que je suis arrivée ! J'ai l'impression que tous les autres se connaissent déjà !

- J'habite dans une maison en banlieue avec mon frère, sa femme et mon fiancé !

- Tu as un petit-ami ?

- Oui, Edward ! Et toi, tu as quelqu'un ?

- Non ! Mais je ne compte pas me laisser faire !

- T'as bien raison ! Viens, ça doit être là...

Betty me faisait bonne impression. Elle était souriante et visiblement dynamique, malgré l'accident de ses parents. C'était sûrement une apparence qu'elle se donnait ou alors, elle était juste peut-être simplement positive et prenait cette expérience comme une possibilité de s'en sortir.

L'amphithéâtre était la pièce la plus grande que j'ai jamais vu. Nous nous installions dans les premiers rangs sur le côté droit. Je sortais un bloc-notes. Des dizaines d'élèves entraient et un brouhaha s'élevait dans la salle. Cinq professeurs s'installaient derrière le bureau et une blonde assez bourgeoise prenait le micro.

- Bonjour, bienvenus à tous ! Installez-vous et faites silence s'il vous plaît !

Certains avaient du mal à trouver une place. Betty soupirait.

- Je sens que ça va être barbant !

Rien qu'à la voix de la première intervenante, je sus qu'elle avait raison. Ils nous énuméraient tout : les cours, les options obligatoires, les options facultatives, les coefficients, les travaux dirigés, les examens... Nous récupérions nos emplois du temps. Je comparais avec Betty nos horaires.

- Il n'y a que deux cours que l'on n'a pas ensemble ! Mais ce sont deux cours en amphithéâtre...

- Moi j'ai ces cours à 10h30 et toi Bella c'est à 8h30 c'est ça ?

- Je sens que je vais venir à ton cours, me lever à 6h ne m'enchante pas !

- Puis comme ça tu peux rester au lit avec ton petit chéri plus longtemps !

Je souriais et me sentais rougir.

- Il est étudiant aussi ?

- Il est en Terminale au lycée. Il a râté son bac...

- Bad boy ? souriait Betty

- Pas vraiment... Il a juste eu pas mal de soucis, sa maman est tombée malade gravement et il a eu quelques ennuis à côté...

- C'est sûr que ça n'aide pas !

Nous quittions l'amphithéâtre à la fin de la réunion pour aller nous inscrire à nos options. Je consultais mon téléphone, Edward m'avait envoyé un message.

«Deux heures de libre avant une réunion à 11H30. Jared est trop drôle!
J'espère que tout va bien pour toi, je t'aime.»

S'il avait deux heures, je pouvais aller le voir. Je lui envoyais un texto et rejoignais ma voiture.

- Je te dépose quelque part, Betty ?

- Tu vas où ?

- Au lycée voir mon petit-ami ! Il a deux heures de libre, tu veux venir ? Je te le présenterai...

- Avec plaisir !

Nous filions au lycée et Edward m'attendait avec Jared et Ethan devant les grilles.

- Ouh ! Regarde le beau mec là-bas appuyé contre le mur !

- Oui ben c'est le mien !

- WAAW ! Ah non mais je rêve ! Il sort droit d'une couverture de magasine ce type, c'est pas possible !

Nous descendions de la voiture et Edward s'approchait de nous, son sac sur les épaules, souriant. Il m'enlaçait par la taille et m'embrassait. Je posais mes mains à plat sur son torse. C'était bien quand on se retrouve... Plus que bien même...

- J'te présente Betty, j'ai fait sa connaissance à la fac !

- Salut !

- Salut Betty !

Edward m'embrassait à nouveau.

- Alors, ta réunion ?

- C'était sympa, mais barbant ! L'emploi du temps est cool mais j'aurai sûrement pas mal de recherches personnelles... Et toi ? T'as ton emploi du temps ?

Il extirpait une feuille et me la tendait. Hum, intéressant, on avait tous les deux nos mercredis matins de libre et nos vendredis à partir de 15h. Durant 1h, nous restions ensemble puis Edward dut aller en réunion avec sa classe. Je déjeunais avec Betty dans une sandwicherie. Elle était vraiment sympa et très drôle !

Je passais au lycée récupérer Edward. A l'exception de ces quatre nanas qui traînaient avec eux et minaudaient devant lui, j'étais heureuse qu'il se soit vite intégré ! Il saluait ses potes et dans l'habitacle, il appelait sa mère pour lui raconter sa première journée. Il parlait d'une Cindy à Elisabeth. Quand il raccrochait, il riait.

- Elle va bien ?

- Ouais, ça a l'air ! Elle a décidé d'aller à la fourrière demain, Enso lui manque trop, elle veut un chien aussi !

- C'est qui Cindy ?

Je sentais son regard sur moi.

- C'est la brune qui était avec Sofia quand t'es arrivée !

- T'as l'air de bien t'entendre avec elle, hein !

- Serais-tu jalouse ?

- Sûrement pas !

En fait si, je bouillais ! Au feu rouge, Edward attrapait ma main gauche.

- Je t'ai donné cette bague à toi, Bébé ! Toutes les nanas du monde pourraient me faire du gringue qu'il n'y aura quand même que ton regard qui compte pour moi...

Je soupirais, émue. Jamais je ne m'habituerai à ça... jamais ! Il posait sa main sur ma cuisse pendant que je redémarrais. Je sentais sa paume me caresser lentement. Hum... Intéressant... Je me garais dans l'allée chez mon frère et je n'avais pas coupé le contact qu'Edward m'embrassait langoureusement. Il me serrait dans ses bras tandis qu'il coinçait ma langue entre ses lèvres et la suçotait tendrement. Une vague électrique se propageait dans tout mon corps, allant directement allumer ma féminité qui palpitait. Je gémissais et reprenais notre baiser.

- Bella... Tu me rends fou... marmonnait-il dans mon cou qu'il embrassait.

J'en avais la tête qui tournait. Difficilement, nous sortions de la voiture et à tâton, toujours liés, nous nous rendions à la porte. J'ouvrais la poignée non sans mal et à peine dans le couloir, Edward me plaquait contre le placard à chaussures.

- Hey ! Trouvez-vous un autre endroit pour ça, merde !

Nous sursautions pour voir Jasper debout dans la cuisine, entrain de se curer les dents avec un petit pic en bois, visiblement amusé.

- Quand vous aurez fini votre «reproduction», faudra que tu rappelles Papa, Bella ! Il voulait savoir comment ça s'était passé pour vous aujourd'hui...

Il allait dans le couloir et se plantait en bas des escaliers.

- ALICE MAGNE-TOI ON VA ETRE A LA BOURRE !

- J'AI PRESQUE FINI !

Jasper attrapait une veste de costume dans le dressing et un chapeau.

- Vous allez où ?

- On dîne avec un réalisateur et un producteur... Ils veulent me proposer un projet de scénario...ALICE PUTAIN MAIS ACCELERE !

La porte de la salle de bain s'ouvrait sur une Alice pomponnée et vêtue d'une robe courte blanche à bretelles avec une ceinture noire autour de la taille.

- J'suis bien comme ça ?

- Très bien allez grouille-toi on a rendez-vous à 19h devant le restaurant et il nous faut bien une heure de route !

- Attends...

Elle lui défaisait un peu la cravate.

- Voilà t'es parfait comme ça !

Jasper attrapait ses clés.

- On file, nous attendez pas avant 2h cette nuit ! Faites pas trop de bêtises...

Edward embrassait ma tempe.

- Je vais aller prendre une douche...

- Ok je te rejoins...

Jasper se tournait vers nous.

- Putain si vous faites ça dans la douche, vous lavez derrière ! Bande de pervers !

Il refermait la porte, bien content de sa connerie ! Je filais retrouver Edward après avoir fait rentrer Enso.

Mon compagnon était déjà dans le cube de verre, une buée déposée sur la glace. Je fermais la porte à clés et me déshabillais. Je voyais sa silhouette à travers les parois et il avait la tête penchée en arrière, sa main gauche appuyée contre le mur alors que la droite... Doux Seigneur! J'ouvrais la porte et me glissais derrière lui, m'appuyant contre son dos et passant mes mains devant sur sa virilité bien réveillée. J'embrassais son épaule et léchais l'eau qui tombait en cascade. Il souriait alors que j'entamais de petits mouvements de va-et-vient sur son érection.

- Je commençais à croire que tu m'avais oublié...

- Ca risque pas...

Mes seins frottaient contre son dos, titillant mes pointes dressées. J'allais et venais de ma main droite, ma gauche occupée à caresser ses cuisses et ses bourses.

- Bella...

Edward avait les deux mains appuyées contre le carrelage, les yeux fermés, gémissant. Il était si beau dans ces moments-là... Son bassin se mouvait au rythme de mes caresses et sa respiration devenait difficile. Je passais mon pouce sur son extrémité, le faisant frémir et étalant la petite goutte qui sortait. Je déposais des baisers humides sur ses omoplates et sa colonne vertébrale, passant de petits coups de langue.

- Argghh... Bébé putain !

- Vas-y Edward... Viens...

Je resserrais ma poigne et il explosait sur ma main en de longs jets, grognant mon prénom. Je me sentais tellement excitée... Il se retournait vivement vers moi et me plaquait contre le mur froid et humide, enfournant sa langue dans ma bouche. Ses mains courraient sur mon corps, avides, me faisant frissonner. Il embrassait mon buste et prenait entre ses lèvres mon téton gauche qu'il mordillait. Sa main caressait mon autre sein et le pressait avec ardeur. Il se mettait à genoux devant moi, faisant traîner sa langue autour de mon nombril. Mon sexe palpitait tant je le voulais. J'aggrippais ses cheveux tandis qu'il embrassait mes cuisses et leur intérieur. La pointe de sa langue suivait mon désir qui avait coulé et il atteignait mon sexe, le frôlant. Sa langue écartait mes lèvres intimes et il me goûtait. Je gémissais en la sentant contourner mon clitoris avant de le titiller.

- Oh bordel là ! Oui... Enc... woow ! Encore !

Il effectuait de petits mouvements sur un point particulièrement sensible et l'électricité se propageait jusqu'à la plante de mes pieds. C'était à la fois insupportable et délicieux !

- Stop... Encore... OUI !

Il insérait deux doigts en moi et pompait, grognant contre ma féminité qu'il pénétrait de sa langue. Il ajoutait un troisième doigt à ses mouvements et j'explosais alors qu'il suçait mon point de désir. Il continuait de m'embrasser alors que je tentais de retrouver mes esprits, et remontait peu à peu à mes lèvres. Je me jetais sur lui, sentant son sexe de nouveau dur. Il nous nettoyait amoureusement et nous quittions la cabine, frissonnants de l'air plus frais de la pièce. Face au grand miroir au-dessus du lavabo, il se positionnait derrière moi alors que j'avais entouré mon corps d'une grande serviette blanche. Son sexe frottait contre mes fesses et il observait nos reflets, un sourire en coin, embrassant mes épaules. Il soulevait la serviette et me faisait pencher. Je n'étais qu'un pantin entre ses bras, mais j'adorais ça ! Il caressait ma féminité et y plongeait deux doigts. J'étais encore humide de désir.

- Prends-moi...

Son gland caressait mon sexe et j'écartais mes cuisses le plus possible, me maintenant debout grâce à mes bras tendus sur le plan où était le lavabo.

- A vos ordres, mon Amour... murmurait-il contre mon oreille avant de la lécher.

Je sentais son sexe me pénétrer brusquement et j'hurlais mon plaisir. Immédiatement, il prenait un rythme soutenu, ses bras autour de ma taille. Je ne pouvais que gémir et tenter de rester debout. Ma serviette glissait, dévoilant ma nudité. J'éprouvais un grand plaisir à nous regarder dans cette glace et le voir vivre cet acte. Avec le mouvement, mes seins frôlaient la faience froide et les sensations se répercutaient dans mon corps. Edward accélérait, grognant, et je croisais ses yeux dans le reflet. Il souriait et ressortait de moi, pour mieux revenir. Il hissait son index et caressait mes lèvres. Je le prenais dans ma bouche, le suçant comme je l'aurai fait de son sexe. Il verrouillait ses muscles et sa main gauche glissait sur mon clitoris.

- Viens Bébé... Putain, t'es si excitante... Viens...

Je me déhanchais et explosais, refermant mes parois sur son désir tendu à bloc. Il explosait en moi dans un cri. La tête me tournait tant je frémissais de plaisir. Je me tournais vers Edward après qu'il se soit retiré de moi et il m'entraînait de nouveau sous la douche, pour cette fois, réellement nous laver. Ce fut parfait !

Nous décidions d'une soirée de calme. Edward avait fait ses exercices et étudié les quelques notes qu'il avait pris pendant que j'appelais mes parents puis, nous nous étions installés dans le canapé dépliant du salon, grignotant des chips et une pizza. J'avais mis un film dans le lecteur DVD et Edward m'attirait dans ses bras. J'étais bien au chaud contre lui sous la couette moelleuse. Enso dormait dans sa caisse et je sombrais peu à peu dans le sommeil contre mon fiancé, qui me caressait les bras et m'embrassait mon front et mes cheveux dans une douceur incomparable.

«J'avançais dans une allée décorée de pétales de roses blanche, au bras de Carlisle. Ma robe était simple et bouffante, les tules la composant de tons blanc et crème. Mon bustier crème. Mes cheveux étaient retenus par une barrette et quelques uns retombaient sur mes épaules, de petites fleurs pincées dans mes boucles retravaillées. Je portais un simple collier avec un diamant bleu, cadeau de ma mère, ainsi que ma bague de fiançailles accrochée au collier. Esmé était assise au premier rang, effaçant une larme, en compagnie d'Elisabeth. Tout le monde était là : de Rosalie et Emmett à Angela et Ben, en passant par Jerry et Elena, Jasper et Alice, Renée et Charlie, Eric et Elisabeth, Karlyne, Betty, Jacob, Emily, Billy... Toutes les personnes les plus importantes. Et puis, en bout d'allée, il y avait Edward. Vêtu d'un costume noir et d'une chemise blanche, un sourire magnifique accroché à son visage et les yeux pétillants. Aussi, lorsque Carlisle déposait ma main dans la sienne, je sus que j'étais enchaînée à lui de manière irrémédiable. Le père d'Angela prononçait les premiers mots de la cérémonie, mais j'étais bien incapable de les entendre, omnubilée par l'homme qui se tenait devant moi. Dans mon dos, Rosalie pleurait. Je voyais Alice, debout à côté d'Edward, qui me souriait.

- Edward Anthony Masen, voulez-vous prendre pour épouse Isabella Marie Cullen ici présente pour l'aimer et l'honorer chaque jour dans la richesse ou la pauvreté, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

- Oui, je le veux !

Sa voix était rauque et profonde et ses yeux captivants. Il glissait à mon annulaire tremblant un anneau d'or très simple dans lequel était gravé un unique «Je t'aime «, ainsi que cette date du 19 juillet.

- Isabella Marie Cullen, voulez-vous prendre pour époux Edward Anthony Masen ici présent pour l'aimer et l'honorer chaque jour dans la richesse ou la pauvreté, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

- Oui, je le veux !

Je passais à mon tour l'anneau à son doigt. Même modèle, mêmes inscriptions.

- J'ai le grand plaisir de vous déclarer mari et femme ! Vous pouvez embrasser la mariée !

Edward glissait ses bras autour de ma taille et m'attirait à lui pour sceller de nos lèvres cette promesse éternelle...

- Je t'aime.

- Je t'aime.

Nos bouches se retrouvaient sous les applandissements de la foule.

- Permettez-moi de vous présenter Monsieur et Madame Edward et Isabella Masen !

Face à nous, le petit comité d'invités applaudissait, riant et pleurant. Emmett et Jasper sifflaient dans de grands sourires. Carlisle et Esmé s'étreignaient, Karlyne venant à nous debout sur ses pieds, dans une petite robe d'été ! La porte de l'église claquait...»

... et je sursautais ! Un rêve... Edward dormait et nous étions toujours dans le canapé, blottis l'un contre l'autre. Je n'avais pas imaginé ce «Clac», Jasper et Alice riaient dans le couloir et des bruits de baisers nous parvenaient. Je me levais pour aller chercher un verre d'eau et les voyais se bécoter, Alice jouant avec la cravate de mon frère.

- Alors, c'est qui qui se reproduit dans les couloirs maintenant ? souriais-je.

- Va au lit, Bella ! C'est pas de ton âge tout ça ! Allez ouste !

Je les regardais se rouler une pelle monumentale alors qu'ils tentaient de monter les marches. Je me rendormais en regardant Edward, profondément ancré au pays de Morphée. Mon mari... et cette robe que j'avais aperçu en allant à l'écho de Rose... me plaisait bien !

..::..

Point de vue d'Alice.

Jasper ronflait depuis dix minutes. Vive le romantisme ! Il faisait partie de la race : Je tire et je m'endors ! Ceci dit... Il m'avait épuisé et je fermais les yeux facilement, blottie contre lui.

« Je regardais Jasper plonger dans la mer. Nous étions sur une plage et je l'admirais dans toute sa splendeur revenir vers moi, l'eau roulant sur son torse nu. Il s'allongeait sur moi et prenait mes lèvres.

- Je t'aime, Jazz !

- Et moi donc petite chose !

Il tapotait mon nez et l'embrassait. Il roulait sur le côté, le bout de ses doigts dessinant de petites formes sur mon ventre dégagé par mon maillot noir deux pièces, me faisant frissonner de plaisir. Appuyé contre son coude, il fixait ses gestes et relevait ses yeux bleus gris vers moi.

- Dis, j'pensais à un truc... Quand on aura fini le tournage toi et moi, ça te tente un tour du monde ?

- T'es sérieux ? Un tour du monde ?

- Ouais ! On pourrait commencer par passer rendre visite à Monica si t'en as envie et on continue par l'Amérique du Sud pour étendre notre lune de miel à tous les continents ! Toi et moi et du bonheur ! Tu veux ?

- Tu parles que j'veux faire le tour du monde avec toi !

Il reprenait sa place sur moi entre mes cuisses et son visage plongeait dans mon cou... Un tour du monde... avec lui... rien que lui et moi ! Pour l'éternité ! Jasper m'embrassait et je sentais un coup sur mon tibia...»

... et je m'éveillais, dérangée par Jasper qui s'agitait dans son sommeil et souriait. T'as qu'à me frapper aussi j'te dirai rien ! Mon mari... mon mec à moi, mon époux... Putain, j'en ai du bol !

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Point de vue de Jasper.

Ma chieuse préférée se lovait sur moi. C'était quand même le plus beau des moments quand je m'éveillais vers 4 ou 5h et la trouvais enroulée à mon corps, souriante. Je caressais les bras nus d'Alice et, engourdi par le sommeil, je retournais rendre visite à Morphée, hypnotisé par mon geste.

« Thomas et Marwan sortaient, vêtus de leurs costumes de tournage. Alice arrivait derrière eux, deux aiguilles coincées entre les lèvres et des bobines de fil dans les mains. J'observais la prochaine séquence qu'on allait tourner.

- Elle est où Linda ? Jasper, tiens-moi ça ! pépiait Alice.

L'actrice arrivait jusqu'à ma femme et la laissait raccomoder le bas de sa robe.

- Ca devrait tenir maintenant !

- Merci Alice ! Jasper, on commence quand le prochain plan ?

- Dès que Gabi est revenu des chiottes !

Alice s'approchait de moi, passant sa main sur mon épaule. Elle observait les indications pour préparer les prochains costumes dont on allait avoir besoin. Travailler avec elle était simple et rapide. Elle savait toujours précisément ce dont on avait besoin ! C'est ma femme, elle est plus qu'autonome et on a une telle alchimie... une telle symbiose qu'il nous arrive parfois de se comprendre par un regard. Je tournais un film annoncé comme le prochain succès du blockbuster. Alice avait fait un travail de titan ! C'était définitif, désormais quand je tournais, je l'imposais en tant que chef costumière ! Je sentais un baiser sur ma joue, donné par les lèvres de mon Alice...»

... et j'ouvrais les yeux. Alice était sur le ventre, souriante et embrassait ma joue. Je tournais la tête vers elle pour quémander un baiser. Ma vie, mon âme.

- Je t'aime.

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Point de vue de Rosalie.

J'éteignais la lumière, après avoir terminé de lire le chapitre sur les façons de gérer l'arrivée de jumeaux. Je m'allongeais, entendant les pas d'Emmett dans le salon.

« Deux petites blondes aux yeux bleus courraient dans le salon chez Esmé et Carlisle.

- Les filles, à table ! Vous n'avez pas terminé vos légumes !

- Mais Maman ! Papa il est pas là !

- Papa a du retard, mais il va arriver !

- Il est toujours en retard, Papa !

Esmé riait, alors que Bella était blottie contre son Edward, leurs mains posées sur son ventre rond. Un bébé... Eux aussi allaient avoir une fille ! La porte d'entrée s'ouvrait sur Emmett. Immédiatement, mes deux filles se levaient.

- Salut mes princesses !

Emma et Shanna tapaient du pied, toutes deux boudeuses, les sourcils froncés. Shanna pointait le doigt vers son père tandis qu'Emma avait ses mains sur ses hanches. Quatre ans et elles savent déjà ce qu'elles veulent !

- T'es en retard Papa !

- C'est pas très très bien !

Emmett était interloqué.

- Non mais regardez-moi les ces deux là !

Il se précipitait vers elles, en attrapait une dans chaque bras et les soulevait pour les embrasser. Je sentais un coup dans mon ventre...»

... et ouvrais les yeux, portant mes mains sur mon ventre rond. Les petites s'agitaient, comme toutes les nuits. A côté de moi, Emmett dormait, sa paume sur ma cuisse. Emma et Shanna... ça sonne bien...

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Point de vue d'Emmett.

Rosalie avait trouvé un peu de repos entre deux coups des petites. Je fermais les yeux, imaginant notre future vie avec ces deux merveilles que j'attendais avec hâte.

« - Emmett, il faut que je te parle !

- Je t'écoute !

- Je sais que les filles nous font du boulot mais il faudra déménager...

- Pourquoi ? Les filles ont leur propre chambre, l'appart' est bien, non ?

Rosalie me tendait un petit cadeau en tube emballé. Je l'ouvrais et découvrais un test de grossesse... POSITIF !

- Encore ?

Rosalie souriait. J'vais encore être Papa ! Cette fois, me faut un mec ! Parce que contre trois nanas, je fais pas le poids moi !

- C'est pas ma faute ! C'est toi qui sait trop bien viser !

- Papa, papa ! On va avoir un p'tit frère ou une petite soeur maman elle a dit ! «

Je sursautais dans le lit. Rosalie dormait, ses mains sur son ventre encore rond. Elles sont pas encore là... On a le temps de voir ! On sera tout de même bien entourés quand ça arrivera, nos parents nous laisseront pas tomber ! J'espère bien... parce que trois filles à la maison...

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Point de vue d'Esmé.

Karlyne venait de s'endormir entre nous. Il nous était impossible d'ignorer le silence qui régnait dans la maison depuis le départ des enfants. Nous étions trois. Nous n'avions jamais été moins ! Carlisle ronflait. Je m'allongeais auprès de ma fille qui dormait, respirant fortement, sur le même rythme que son père.

« J'admirais Bella essayer de magnifiques robes blanches. Elle montait sur une petite marche et faisait voleter les pans de sa robe crème et blanche. Elle était tout simplement magnifique et mon coeur se serrait en me disant que d'ici un mois, elle allait se marier et nous quitterait définitivement... «

Je sentais une petite main sur la mienne. Karlyne était encore là... heureusement qu'elle nous occupait son père et moi !

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Point de vue de Carlisle.

Esmé et Karlyne dormaient l'une contre l'autre. A peine 6h20, j'avais encore une heure de sommeil. Je refermais les yeux sur ce tableau de ma femme et ma fille.

« Karlyne nous tenait la main, deux petites couettes en guise de coiffure et une veste en jeans, un petit cartable rose sur le dos. Rosalie et Bella suivaient à côté de nous, discutant de choses et d'autres.

- Et voilà ma chérie... On est arrivés à l'école !

- Ca va être souette Papa ! Vais faire des zouzous dans le sable avec des topines !

Nous nous dirigions vers l'institutrice.

- Et voilà votre petite nouvelle, Karlyne !

- Bonjour Karlyne, je suis Delilah, ta maîtresse !

- Bonzour Maitresse...

- Allez tu me donnes la main ? Je vais te montrer ton porte-manteau avec ton prénom dessus. Ton Papa et ta Maman viendront te chercher à midi...

Un tas d'enfants grouillait autour de nous. Karlyne se tournait vers nous et venait embrasser ses deux soeurs qui lui souhaitaient une bonne journée. Puis, ma fille passait dans nos bras et nous embrassait aussi. Puis, sans un mot de plus, elle nous quittait et courait vers Delilah. Ca changeait de Bella qui avait refusé qu'on la laisse le premier jour... «

Je me réveillais au son du réveil. Je l'éteignais rapidement et me levais, embrassant ma femme et ma fille. On en était pas encore au temps de la maternelle... D'ici là, j'avais encore du boulot ! Aujourd'hui, examen de contrôle pour Elisabeth !

..::..

Point de vue d'Elisabeth.

« J'étais assise dans le jardin sur une chaise, regardant Hope jouer avec sa balle en plastique. C'était une très belle chienne, un Coley, que j'avais sauvé de l'euthanasie parce que la fourrière était surchargée. Si je m'étais écoutée, je les aurais tous pris ! J'en avais embarqué deux : Hope, et une femelle labrador couleur caramel Suzy, qui dormait à mes pieds. Après tout, Edward est parti... il me faut bien de quoi m'occuper à la maison ! Une voiture se garait devant la maison et Bella et Edward en sortaient, leurs mains liées. Ils étaient toujours aussi amoureux qu'au premier jour !

- Bonjour mes amours !

- Salut M'man... Tu tricotes ?

- J'ai presque fini... C'est pour les petites-filles de Carlisle et Esmé ! Ce sont deux bonnets avec des oreilles d'ourson.

Edward prenait ma main et souriait.

- Si on te demandait de nous en tricoter un... Tu pourrais le faire ?

- Bien sûr ! C'est pour qui ? Il vous le faut rapidement ?

Edward souriait et Bella posait sa main sur son ventre. Oh... Mon dieeeeeeeeeu !

- C'est pour ton futur petit-fils ou ta future petite-fille ! Pour dans huit mois...

- JE VAIS ETRE MAMIE ! JE VAIS ETRE MAMIE !

Une main se posait sur la mienne. Une main d'homme. Eric... «

... Je me réveillais, sentant un poids sur ma main. Eric... Eric torse-nu... dans mon lit... Nous avions passé une excellente soirée... et une excellente nuit ! Il y avait bien longtemps que je n'avais plus été femme de cette manière. Marcus ne me touchait plus depuis des années. Avec ma maladie, ce fut comme si je le repoussais... Eric me considérait autrement. Avec le départ d'Edward de la maison, ce fut comme si je me sentais plus libre. Bien qu'élever Edward eut été la chose la plus belle que j'ai jamais faite !

..::..

Point de vue d'Edward.

J'observais Bella dans son sommeil. Elle s'agitait et souriait, divine. Il me semblait si facile de m'endormir proche d'elle, inspirant son odeur. Je me rallongeais, mon torse contre son dos et la serrais contre mon corps. Ses mains attrapaient la mienne et elle soupirait. Je fermais les yeux, écoutant sa respiration.

« La pièce aseptisée me faisait trembler mais Bella souffrait. Elle hurlait de toutes ses forces, en sueurs, broyant mon bras.

- Allez-y Mrs Masen ! La tête est là, encore une ou deux et on pourra l'attraper !

Bella pleurait, retombant contre le dossier derrière elle.

- J'peux plus...

Je caressais son front.

- Je sais que tu peux le faire, Bella... Pense à Calie... Fais-le pour elle... pour notre fille...

Alors, encouragée par une force invisible, Bella poussait de toutes ses forces, hurlant à en briser les fenêtres. Mais un cri supplantait le sien... Son cri... Calie... les médecins s'agitaient autour de cette petite chose... si petite...

- Elle est là ?

La voix de Bella tremblait. Une larme roulait sur mes joues. Je ressentais enfin ce que mon père avait pu connaître et en cet instant, j'aurais voulu que le monde s'arrête. La pression de Bella sur mon bras me ramenait à l'instant présent. Ma femme pleurait et je ne pouvais faire autrement que de me laisser aller. On nous amena alors cette petite crevette grossièrement nettoyée de son sang. Ma fille ! Il n'y eut alors plus beau tableau que celui de Bella, les yeux brillants d'amour pour elle. Aucun bébé ne pouvait être plus beau que celle-ci... Calie bougeait, pleurant sur la peau de Bella.

- Elle est tellement belle, Edward !

Je ne savais plus comment je pouvais parler, ni exprimer la moindre pensée. J'ai 22 ans, et je suis père. Grâce à ma femme... Je posais mon index tremblant sur la joue de ma fille. Elle avait la peau incroyablement chaude. Bella glissait son doigt dans la paume de notre fille.

- Bonjour Calie... Bienvenue au monde...

J'embrassais le front tout petit et qui me semblait si fragile de notre enfant. Une sage-femme s'approchait, souriante, et prenait Calie dans ses bras. Je plongeais dans les yeux chocolat de mon épouse, qui riait et pleurait en même temps, plus belle que jamais. Sa joue avait la même douceur que celle de Calie. En la voyant, je me rappelais à quel point Bella avait su faire de moi un Homme.

- Merci pour elle, Bella...

- Monsieur Masen ? Vous voulez venir s'il vous plaît ? On va peser et mesurer votre fille !

J'avais de nouvelles obligations maintenant. Pour la première fois de ma vie, je me sentais courageux et je savais où était ma place... définitivement! «

Un baiser dans mon cou m'éveillait et je croisais les yeux de Bella. Ses magnifiques yeux qui avaient brillé si forts dans mon rêve pour notre fille... Je ferai tout pour qu'un jour, je les vois en vrai... Je croyais en les rêves prémonitoires. Rêver est la chose la plus belle au monde. Mais bien avant le rêve, il y a juste la simple satisfaction de voir ma Bella sourire et cette sensation de me sentir vivre sous ses lèvres.

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Imaginons l'espace d'un instant que tous ces rêves soient des rêves prémonitoires... C'est alors ainsi que l'histoire se termine...