Je vois flou et mon mal de crâne s'intensifie avant que je ne ferme les yeux.
Je les rouvre sur une chambre qui m'est inconnue et me rends compte que je suis dans les bras de Jack, qui joue à un jeu sur son GSM. Je le vois car mon dos est appuyé contre son torse et que ses bras sont passés autour de moi en se rejoignant un peu plus loin que mon nez. Je relève la tête et cela attire l'attention de Jack, qui verrouille son téléphone sans mot dire et me regarde intensément. Je lui lance un regard tout autant.
- Tu m'as fait une de peur bleue... dit-il après un moment.
- Je sais, je suis désolée. Je me sentais vraiment trop mal.
Il soupire et resserre l'étau de ses bras.
- Tu t'es évanouie, m'informa-t-il. Tu t'es effondrée et je t'ai rattrapée à temps. On t'a amené ici et Raiponce a rapidement chanté. Tu as dormi 4h.
- Ça va encore, commentai-je.
- Ouais, c'est ton record. D'après Raiponce, tu avais juste perdu beaucoup de sang et ses pouvoirs ont ranimé la production d'hémoglobine. Tu avais seulement besoin de repos alors je ne me suis pas trop inquiété.
Je soupire de soulagement car je ne supporte pas de le voir anxieux.
- Et au fait, pourquoi t'es restée dans la chambre de Smerkov aussi longtemps ? demanda-t-il.
- Je voulais trouver un dossier ou quoi, et j'en ai trouvé un dans l'armoire, répondis-je.
- Il est où ?
- Je l'ai laissé dans la voiture, dis-je.
Il hoche la tête et dépose un baiser sur le haut de mon crâne. Quelques minutes plus tard, Anna rentre dans la chambre et il semblerait que ce soit pour vérifier mon état.
- Raiponce à dit qu'elle devrait pas tarder à...
Elle me voit jouer avec les ficelles de la capuche de Jack et se stoppe dans sa phrase.
- ... se réveiller, termina-t-elle.
Je lui souris et elle se précipite sur moi pour m'enlacer. Lorsqu'elle se relève de notre étreinte, elle se met à frapper Jack à la tête et je ne comprends plus rien.
- Aïe ! Anna ! Mais arrête ! se lamenta-t-il.
- Je t'avais dit de me prévenir à son réveil ! fit ma soeur en continuant de l'agresser.
Je décide d'intervenir et prends les bras d'Anna pour qu'elle arrête de martyriser Jack.
- Wow, tout doux ! dis-je en essayant de l'apaiser. On se calme, la bagarreuse !
Elle respire profondément et se recule.
- Je suis calme, ce n'est rien, je suis calme...
Et soudain, elle repart à la charge. Jack place ses avant-bras devant lui pour faire bouclier et j'essaie de calmer Anna, qui s'acharne sur mon mec. C'est alors que nous entendons un rire et tournons tous en même temps la tête vers la porte pour découvrir Kristof se marrant juste derrière. Je le comprends, la scène doit être drôle POUR CEUX EXTÉRIEURS À CELLE-CI ! Anna se stoppe et lance un regard mauvais à Jack.
- Anna, c'est bon, je suis réveillée maintenant ! m'exclamai-je.
- Je lui ai dit de me prévenir quand tu serais réveillée ! se défendit-elle.
- Il aurait de toutes façons pas pu partir parce que je le tenais contre moi !
Son regard noir se tourne vers moi et je vous parie ce que vous voulez qu'elle a ses règles ! Finalement, elle reste avec Kristof et Jack ne bouge pas d'un poil. Je discute avec ma soeur pour essayer de la détendre et elle change de sujet avec celui qui me plaît le moins.
- Pourquoi vous êtes arrivés plus tôt ? demanda-t-elle.
- Tu aurais aimé qu'on soit encore là-bas ? éludai-je.
- Non ! Mais je me pose juste la question de votre appel à 30 minutes de la ville.
Elle a raison que c'est un peu bizarre, et c'est Jack qui prend la parole.
- On avait obtenu des réponses de Smerkov mais on s'est fait repérés à l'hôtel alors on a dû fuir et on s'est fait poursuivre pendant plusieurs heures sur la route, expliqua-t-il.
Ils nous regardent avec des airs impressionnés et je remercie intérieurement Jack de ne pas avoir dit comment j'ai obtenu les réponses.
- Jack va nous expliquer tout ça, me dit Anna, repose-toi.
Je deviens légèrement mal à l'aise car Jack ne connaît pas les réponses.
- C'est moi qui ait interrogé Smerkov, fis-je avec l'air le plus naturel possible.
Cela semble fonctionner car elle ne pose pas de question. Elle, Kristof, Jack et moi allons ensuite vers le salon de notre nouveau QG, ou je rencontre de nouveau rebelles.
C'est assez spécial car ils sont douze. Et ils sont tous frères. Les frères South. Oui, ce sont les frères de Hans. Je suis légèrement sous le choc. Je les salue tous un par un en oubliant leur prénom au fur et à mesure, ensuite je dis bonjour à ma famille et Eugène lâche la remarque.
- Tu t'es permis des folies avec Jack ! rigola-t-il.
Je cache mon cou et blanchis, ce qui l'alarme car à ce genre de plaisanterie, je rougis, étant en rapport avec Jack et que seul lui arrive à me faire prendre cette teinte. Ce dernier arrive par derrière et me prend par la taille avec la mâchoire serrée sous l'effet de la rage.
- Ça va pas ? s'enquit Eugène.
- Elsa, tu nous caches quelque chose, comprit Anna.
Je me tourne vers elle et baisse les yeux sans oser répondre. Je vais me faire massacrer...
- Qu'est-ce qu'il s'est passé, là-bas ? demanda Astrid.
Je ne réponds rien et sens Jack indécis, alors je le supplie du regard de ne rien dire.
- Ils ont le droit de savoir, assura-t-il.
- S'il te plaît, le priai-je.
- Désolé...
J'ouvre de gros yeux et il se tourne vers eux en entamant le récit et toute notre mésaventure, à partir de notre entrée a l'hôtel jusqu'à ma balle dans l'épaule en passant par chaque détail de notre course poursuit. À la fin de sa narration, les autres me regardent avec ébahissement et je ne peux cacher ma gêne.
- Elsa, t'étais pas obligée de faire ça ! s'écria Anna.
- On aurait jamais obtenu les réponses autrement ! me justifiai-je.
Jack soupire et les autres affichent des airs désespérés que je ne comprends pas.
- En attendant, on connaît leur plan ! m'exclamai-je.
Jack me lâche pour me prendre le visage dans les mains et forcer mon regard à croiser le sien. Le geste en est presque violent.
- Elsa, t'as pas l'air de comprendre, déclara-t-il. Tu recommences. Tu te soucies de nos besoins avant les tiens. Tu as été jusqu'à te déshabiller devant un homme dont tu ne connais que le nom pour nous assurer une réussite du plan. C'est pas normal !
Je ne réponds rien et baisse les yeux, mais il me tient toujours la tête.
- Regarde-moi.
Je ne le fais pas. Je ne veux pas avoir à lire la déception dans son regard.
- Elsa, regarde-moi, ordonna-t-il.
Je finis par céder à sa voix d'or et relève les yeux vers lui. Son regard est doux et intense, et je me sens horrible.
- C'est pas normal, répéta-t-il dans un murmure étouffé.
Je garde les yeux fixés sur ses prunelles et ne peux m'empêcher de penser qu'il a raison. Il a raison sur le fait que ce n'est pas normal. Mais je dois faire des sacrifices pour ma famille, je le leur dois bien après tous les malheurs que je leur ai apporté. Et ça, Jack ne le comprends pas.
- Viens là... chuchota-t-il en me prenant contre lui.
Je me laisse faire et sens une larme rouler sur ma joue. Nous restons plusieurs minutes ainsi et Jack fini par dire, sans pour autant me lâcher :
- Je ne te laisserai plus jamais faire un truc pareil... Je propose que tu sautes les prochaines missions.
Aussitôt, je me recule.
- Non ! protestai-je. Je dois vous accompagner. Vous avez besoin de mon aide !
- On a besoin que tu sois seine et sauve, rétorqua-t-il.
- Mais je vais bien ! m'exclamai-je.
- Peut-être, mais je ne veux plus jamais voir ça de ma vie, dit-il en posant le bout des doigts sur mon cou.
- Je ne compte pas le refaire de si tôt !
- Mais je suis sûr que tu le referais si c'était pour une mission, déclara-t-il, et c'est un refus catégorique.
- Mais...
- Pas de "mais", me coupa Anna. Tu resteras ici, rien à ajouter.
Je me tourne vers elle et vois qu'elle affiche une expression de dureté.
- C'est pas à toi de me dire quoi faire. Tu es ma petite soeur ! dis-je en insistant sur le mot "petite".
Elle veut répliquer mais Kristof la devance.
- Ok, elle pas, mais on est tous d'accord pour dire que tu devrais rester ici quelques temps.
- Je suis sûre que vous n'êtes pas tous d'accord ! m'exclamai-je, sûre de moi.
Personne ne dit rien et je les regarde uns par uns. Ils portent un air sérieux et je me fait plus patraque.
- Vous... vous êtes tous contre moi ? m'étonnai-je.
- On est pas "contre" toi, ajouta Harold.
- Ça ne change rien, vous... bon, ok, j'ai compris, m'offusquai-je. Je reste.
Aussitôt, ils se méfient. Que je cède aussi facilement n'est jamais arrivé. Et ça n'arrivera franchement jamais.
- Qu'est-ce que tu vas faire ? demanda Josh.
- Moi ? fis-je d'un ton faussement innocent. Rien du tout.
Ils se méfient. Ils ont raison.
- C'est quoi ton plan ? insista Jack.
- Je n'ai pas de plan, assurai-je. Je vais rester sagement ici en attendant que vous ayez fini vos missions.
- Tu vas te casser pendant notre absence, hein ? devina-t-il.
- T'es vachement perspicace quand tu t'y mets, le complimentai-je.
Il pose la main sur sa tête et soupire derechef.
- Bon, dans ce cas, va falloir quelqu'un pour te surveiller.
- Ok, acceptai-je simplement.
Bande de pigeons. Vraiment des pigeons. Rhou rhou !
- Mais bon sang, qu'est-ce que tu comptes faire ? s'énerva-t-il.
- Rien. Du. Tout.
Je souris et il secoue la tête de droite à gauche. Il la relève ensuite vers moi et s'apprête à dire quelque chose, mais je le devance.
- Je vais dans notre chambre. À plus.
Et je me dirige vers le lieu donné sous un silence de plomb. Comme je le prévoyais, Jack arrive quelques secondes plus tard en accourant dans la chambre, anxieux du genre de chose que je pourrais faire.
Mais je suis simplement étendue sur le lit, un visage suspect mais une attitude on ne peut plus normale. Ce qui n'est pas normal. Il vient se poster en face du lit et prend un air sérieux.
- Maintenant, tu vas me dire ce que tu mijotes.
Je ferme le livre que j'avais pris et me lève en déposant l'objet sur le lit. Je m'approche de Jack et déclare :
- Ben c'est simple, pourtant. Je suis surprise que tu n'aies toujours pas compris.
- Compris quoi ? s'emporta-t-il.
Je ferme la porte à clé et reste devant pour barrer le passage.
- Si je n'ai pas le droit d'y aller, toi non-plus.
Il soupire d'agacement.
- Elsa, tu sais très bien qu'ils ont besoin de moi pour...
- "On a juste besoin que tu sois sein et sauf.", l'imitai-je.
Voilà. C'est ce qu'on appelle "se foutre de la gueule du monde". Fallait pas me chercher !
- T'es vraiment énervante...
- Non, je suis convaincante, rectifiai-je. Rappelle-toi : j'arrive toujours à mes fins.
- Je te déteste.
- Moi aussi, mon amour, le narguai-je.
Je m'avance vers lui avec sérieux et reprends le vrai sujet.
- Alors choisis : soit tu me laisses participer aux opérations, soit tu restes ici avec moi, imposai-je.
Je suis déjà sûre de ma réponse et me prépare mentalement à mon triomphe, quand il me répond ce que j'attendais :
- Ok, alors je reste.
Je sour... Attendez, quoi ? C'est pas bon, ça, pas bon du tout ! Est-ce qu'il vient de refuser ? Il est en colère tandis que je suis décontenancée. Il se recule ensuite et se pose sur le lit avec son GSM en chipotant dessus, mais je reste plantée là, comme une conne. Une conne que j'ai en fait l'impression d'être. Finalement, je pousse un petit cri de rage et me pose aux côtés de Jack pour essayer de le faire perdre à Subway Surfer. Vengeance !
Cette nuit, je dors en tournant le dos à Jack et en me tenant le plus éloignée possible, car je suis toujours furieuse que l'on me confine dans le QG pendant une période indéterminée. Je m'endors avec la rage bouillonnant en moi, et cela entraîne un cauchemar.
Lorsque je me réveille le matin, je me dispute encore avec lui, nous nous engueulons vraiment fort, nous jetons toutes sortes d'insultes à la figure... puis d'objets. Je lui lance le premier solide qui me tombe sous la main et avant de réaliser qu'il s'agit d'un vase, l'objet vole dans la pièce pour s'écraser sur la tête de Jack, qui tombe au sol, mort.
Je me réveille en sursaut, haletante, puis je me mets à pleurer. Je l'ai tué. C'était de ma faute. Je sanglote silencieusement, les larmes roulant sur mes joues, jusqu'à ce que je sente des bras m'enlacer doucement par derrière. Mes sanglots redoublent et je me presse contre Jack, qui approche la tête de mon cou pour y déposer de simples baisers avant de me chuchoter une fois que mes sanglots se calment :
- Tu as vu quoi ?
- On... on se disputait, et c'était horrible jusqu'à... jusqu'à ce que je te tue par accident...
Je repars dans mes pleurs et il resserre son étreinte affectueusement.
- J'aime pas quand on se dispute, avoua-t-il.
- Moi non plus.
- Tu me pardonnes ? demanda-t-il.
Je hoche la tête en essuyant mes larmes.
- Et toi ?
- Oui, répondit-il.
Je suis soulagée et en pousse même un soupir.
- Tu pourras quand même rester avec moi ? le sollicitai-je.
Il pouffe et Répond:
- Ok, s'il n'y a que ça pour te faire plaisir...
Je souris faiblement à travers la pénombre et me tourne face à lui.
- Je t'aime, dis-je dans un murmure.
- Moi aussi, je t'aime.
Je me rendors, dans ses bras cette fois, et ne fais plus de cauchemar de la nuit.
Cela fait une semaine que nous sommes arrivés à Phoenix et je dois dire que j'adore cette ville de ce que j'en ai déjà vu. Je n'ai cependant pas eu le temps de la visiter comme il se doit car je suis un peu recherchée...
Jack reste avec moi depuis le début de la semaine. Bien sûr, nous sommes souvent avec les autres, mais je préfère ces instant de tranquillité partagés avec lui. Il est le seul à parvenir à me faire me sentir vivante. Franchement, il m'arrive parfois de me demander comment est-ce que je faisais pour vivre sans lui. Quel était le sens de ma vie ? Il devait être bien pour que je ne manque de rien alors que je ne connaissais pas Jack.
Je discute avec Mérida dans le QG quand l'alarme retentit, signalant son éminent départ pour le combat. Elle se lève en trombe et accourt vers l'armurerie avant de sortir aux côtés des autres en parlant de la situation d'attaque.
Je désespère et baisse les yeux en fixant longuement le sol, triste. J'ai bien envie de me défouler, frapper sur un ou deux bloody scar pour chasser tout ce calme de mon être manquant terriblement d'adrénaline ces derniers temps. Oui, je suis une fille du combat.
- Allez, c'est pas si terrible, me consola Anna en venant me serrer dans ses bras. Au moins, on peut rester ensemble !
J'essaie de montrer de l'enthousiasme pour ne pas lui gâcher le plaisir et nous finissons par rire et discuter de tout et de rien. Je vois Jack me regarder avec un sourire bienveillant et le lui rends, heureuse de partager ces instants avec ma soeur. Après deux heures, les autres ne sont toujours pas revenus et je commence à douter. Nous essayons de leur parler dans leur oreillettes mais ils ne répondent pas, et c'est une voix rauque qui s'élève du haut parleur.
- Bonjour, très chers amis, dit l'homme à l'autre bout de l'appareil.
- Wow, je suis pas ta pote ! m'exclamai-je. Tu te calmes direct !
Je vois Jack sourire anxieusement et nous écoutons la réponse de mon nouveau meilleur ami.
- Moi ? Non, effectivement, nous ne sommes pas amis, dit-il. Mais eux, sont-ils vos amis ?
J'entends alors des cris de rage et reconnais la voix d'Eugène. Raiponce aussi car elle panique.
- Vos combattants étant mis hors jeu, vous ne sauriez vous défendre face à 50 de mes meilleurs hommes, continua-t-il. Et je suppose que vous tenez à la vie de vos petits camarades, pas vrai ?
- Ne les touche pas, enfoiré ! grognai-je.
- Il n'est pas bien vu pour une demoiselle de dire des grossièretés, me réprimanda-t-il.
- Il n'est généralement pas apprécié de voir ses amis kidnappé par des enculés, rétorquai-je.
Il soupire d'agacement.
- Passons outre ce détail, s'agaça-t-il. Je vous propose donc de nous donner le contrat de Smerkov en échange de la vie de vos amis. N'étant pas en mesure de négocier, je suis certain de vous voir ce soir à l'entrée de l'autoroute pour un échange.
- Bien sûr, je viendrais au rendez vous avec plaisir pour t'en en coller une belle !
Mais il a déjà désactivé l'oreillette et nous avons perdu le contact.
Je suppose que cet homme travaille pour le président. C'est une évidence. De même que le fait que nous possédons apparemment un contrat qui leur est essentiel. Et aussi, le fait qu'ils pensent que tout nos combattants sont dans leur prison. Rhou rhou ! Ces pigeons...
- On pense à la même chose ? demanda Jack.
Je relève la tête vers lui et la hoche.
- Faut y aller, déclarai-je.
- Ok, mais il nous faut un plan, dit Anna, et un bon.
J'acquiesce et m'assieds à la table en croisant les bras dessus.
- Bon, on s'y met, décrétai-je.
Jack, Raiponce et Anna m'imitent, puis nous entamons notre stratégie.
- J'ai une idée, nous informa Jack. On prend le dossier, et on s'y rend tous, mais seules Anna et Raiponce leur seront visibles. Elsa et moi, on sera caché dans les bois pour les prendre par surprise.
- Wow, on ne prendra pas le vrai dossier là-bas, compris ? m'indignai-je. Imaginez que ça foire et qu'ils réussissent à partir avec. Là, on sera dans la merde.
Un silence de réflexion s'installe et Raiponce déclare :
- Ben on prendra un faux dossier, genre un tas de vieille feuille, et on ira avec.
- Bonne idée, cous', la félicitai-je.
Elle sourit et je trouve encore une autre fail.
- Jack, on pourra pas se cacher dans les bois. Ils auront certainement des hommes déjà dedans, expliquai-je.
Il paraît ennuyé et réfléchit à une solution, mais je l'ai déjà trouvé.
- On ira à l'arrière de la voiture, dis-je, sûre de moi.
- Et s'ils regardent derrière ? demanda Anna.
- Ils n'iront pas, assura Jack, ils ne soupçonnent rien, et ils croiront que vous serez seules.
Elle hoche à tête et nous commençons à prévoir les détails. Anna et Raiponce sortiront de la voiture avec le dossier et iront à la rencontre de leur émissaire. Jack et moi resterons dans la voiture en attendant de voir s'ils respectent leur engagement, ce qui ne sera sûrement pas. En réalité, je m'attends plutôt à ce qu'ils capturent Anna et Raiponce, c'est pourquoi nous avons incrusté des mouchards dans les barrettes de leur cheveux. Vivent Harold et ses technologies bizarres ! La suite sera alternative : soit ils laisseront notre voiture plantée là et nous n'auront plus qu'à les suivre, soit ils la prendront et nous devrons nous faire discret, mais au moins, nous serons déposé directement dans la base sans aucun autre effort que le silence. Nous n'aurons plus qu'à regarder sur nos appareils où se trouvent les filles pour savoir où sont les autres afin de les libérer.
Et oui, ils ont besoin de moi. Besoin de nous.
Coucou tout le monde !
Je suis de retour et je m'excuse de mon grand retard mais j'étais en vacances, puis a un stage, puis je suis retournée en vacances, et j'ai complètement zappé de poster la suite ! En fait, je poste en même temps sur wattpad et j'ai oublié ce site, je m'excuse mille fois, mais maintenant, je suis de retour !
Aussi, je dois avouer que je me demandais si cette histoire plaisait car je n'avais ni review, ni autre signe que les gens aimaient, mais Porkadel m'a envoyé une petite review et ça m'a fait plaisir de savoir que les gens suvait, donc je vais continuer de poster ! 3 Désolée et merci, Porkadel !
Je vous poste cinq chapitre de suite, avec l'espoir que ça vous plaise !
Kiss 3
