Hello tout le monde !

Cette fois, je suis à l'heure. ^^ Ouf ! Enfin bref, je traîne pas, faut que j'aille bosser . . . peuh.

Bonne lecture !


Chapitre 51 : Où l'infirmerie nous accueille

Tous restèrent scotchés pendant quelques instants après le départ précipité et inattendu de Bellatrix et Lucius. Sirius fut le premier à reprendre ses esprits.

- Pff, fit-il dédaigneusement, tous pareils ces Mangemorts. Dès qu'ils sont en désavantage, ils s'évaporent dans la nature !

Harry secoua la tête, essayant de revenir au moment présent et tentant d'oublier l'incongru de la situation, puis se tourna de nouveau vers Drago et Blaise, toujours inconscient.

- Sirius ! Appela-t-il, Blaise a été touché, il faut le ramener au château !

En moins de temps qu'il fallût pour le dire, ils se regroupèrent tous autour du métis, inquiets.

- Que s'est-il passé ? S'empressa de demander Alyssa alors que Sirius faisait apparaitre un brancard et y installait le Serpentard.

- Il s'est interposé entre le Doloris de Lucius et moi.

Harry se tourna, paniqué vers Drago, mais ce dernier semblait en bonne forme, si on oubliait son air peiné et coupable.

Soudain, le Serpentard disparut dans une immense étreinte : sa mère le consolait.

- Je préviens Minerva que l'on arrive avec un blessé, annonça Alyssa avant d'incanter son Patronus.

Sa licorne disparut au triple galop avec le message de sa créatrice.

- Et pour lui, qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Ron en donnant un coup de pouce dans la direction du gérant d'Honeydukes.

Ce dernier rangeait ses étagères, l'air un peu à l'ouest.

- Imperium, murmura le professeur Malefoy en relâchant son fils, je reconnais bien là l'œuvre de Lucius.

- Rentrez au château, fit alors Sirius, je reste ici pour expliquer ce qu'il s'est passé aux Aurors.

Tous acquiescèrent d'un signe de tête et sortirent de la boutique. Une fois dans les rues, Harry s'approcha de Drago et glissa sa main dans la sienne en un geste de réconfort. Le blond le remercia d'un sourire.

Le brancard où flottait Blaise ouvrant la marche, le groupe ne mit pas plus de dix minutes à rejoindre l'entrée du domaine de Poudlard. Quelques élèves flânant dans le parc les regardèrent passer avec le plus grand désarroi, mais ils ignorèrent les regards étonnés et rejoignirent rapidement le château. Au moment où ils dépassèrent les grandes portes de chêne, le professeur McGonagall descendit l'escalier de marbre.

- Que s'est-il passé ? Questionna-t-elle, votre message était plus que concis.

- Mr Zabini a été soumis au Doloris, annonça le professeur Malefoy, il a besoin de soins immédiats.

Le professeur McGonagall, horrifiée, posa une main sur sa poitrine, avant de reprendre contenance et de dire :

- Mme Pomfresh prépare déjà ce qu'il faut, emmenons-le à l'infirmerie.

Ils se remirent en marche, mais Harry fut stoppé par la main de Ron.

- Je vais prévenir Hermione et Ginny, expliqua-t-il, mais je vais avoir besoin de la carte pour les retrouver.

Harry hésita.

Sa carte était dans sa malle, mais depuis qu'elle contenait les anciens Horcruxes de Voldemort, elle était verrouillée par un Sortilège que lui seul pouvait briser. Il devait donc accompagner Ron, malgré son désir de ne pas abandonner Drago, encore déboussolé par ce qu'il s'était passé.

- Vas-y, l'encouragea le Serpentard avec un léger sourire assurant. Vous nous rejoindrez à l'infirmerie.

Ron acquiesça d'un signe de tête et prit la direction de la tour de Gryffondor. Harry lui, s'attardant auprès de son petit ami, attrapa délicatement son visage entre ses mains et l'embrassa doucement avant de se reculer.

- Je ne serais pas long, promit-il sous le regard légèrement trouble de Drago.

Puis il courut derrière son meilleur ami.

Ils ne mirent que quelques minutes à rejoindre la tour des rouge et or, bondée à l'heure qu'il était. Coup de chance pour eux, Ginny était dans la pièce, et elle se rua sur eux quand elle s'aperçut de leur présence.

- Hermione est avec toi ? Lui demanda d'emblée son frère.

- Dans sa chambre, pourq . . .

- Va la chercher.

Harry vit que Ginny mourrait d'envie de les interroger sur leur empressement, mais elle ne dit rien et se précipita sur l'escalier qui menait aux dortoirs des filles. Neville, Dean et Seamus la remplacèrent bien vite, et vinrent aux nouvelles auprès de leurs camarades de chambre.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Interrogea Neville, les sourcils froncés. C'est à cause de la nouvelle de la Gazette ?

Harry ouvrit grand les yeux.

Obnubilé qu'il avait été par l'attaque à Pré-au-Lard, il en avait oublié quelle en avait été la cause. Et lui qui venait de laisser Drago au milieu des personnes qu'il n'avait sans doute pas la moindre envie de côtoyer pour l'instant.

Sans répondre, il courut hors de la salle commune, faisant fi de ses amis qui le rappelaient, déconcertés par son comportement. Il parcourut les nombreux couloirs et se retrouva rapidement devant l'infirmerie. Il attendit quelques secondes, le temps de reprendre sa respiration, puis pénétra à l'intérieur.

Ils étaient tous réunis autour du lit le plus proche de la porte, entourant l'infirmière penchée sur le corps inanimé de Blaise. Harry s'approcha d'eux, les saluant d'un signe de tête puisqu'ils s'étaient tournés vers lui à son entrée, et se posta au côté de Drago. Malgré son désir ardent de prendre des nouvelles du métis, il se tut et comme les autres, regarda simplement Mme Pomfresh ausculter et administrer toutes sortes de potions à leur ami.

Quelques minutes plus tard, ce fut une Ginny terriblement inquiète, suivie de Ron et Hermione, qui pénétra telle une furie dans la pièce et se précipita vers le lit. Alyssa la retint par le bras juste à temps, l'empêchant de se ruer sur Blaise et d'aggraver son cas.

- Calme-toi, lui intima-t-elle, tout va bien. Il n'a rien de grave, il va juste avoir besoin de beaucoup de repos.

- Que s'est-il passé ? Demanda-t-elle, les larmes aux yeux. C'était Drago qui était en danger, pas Blaise !

A côté de lui, Harry sentit le blond se crisper. Il lui attrapa alors la main en un geste rassurant, et dit :

- Blaise s'est interposé entre Drago et un Doloris.

Ginny acquiesça d'un signe de tête, signifiant qu'elle avait compris, avant de se tourner vers le corps encore inconscient de son petit ami, et d'asséner violemment :

- T'es qu'un abruti, Zabini !

Cela lui attira le regard noir de l'infirmière.

- Ce n'est pas le moment de faire tant de bruits, Miss Weasley, la gronda-t-elle. Votre ami a besoin d'énormément de repos, alors vous me ferez le plaisir de tous sortir de cette infirmerie.

Sur ce, elle ne leur laissa pas le choix et les jeta dehors sans autre forme de procès, y compris le professeur Malefoy qui pesta tout du long.

- Mais pour qui elle se prend cette infirmière ? S'offusqua-t-elle en enlevant des plis inexistants sur sa robe de sorcière.

- Elle vient de le dire, Blaise a besoin de repos, répondit Hermione en reprenant les mots de Mme Pomfresh. Elle sait ce qui est mieux pour lui. Nous reviendrons plus tard, quand il sera éveillé.

Le professeur Malefoy pinça des lèvres, montrant ainsi son désaccord, mais ne répliqua pas.

Harry, se désintéressant de ce qu'il se passait autour de lui, se tourna vers Drago, à qui il tenait toujours la main.

- Est-ce que ça va ? Demanda-t-il de sa voix la plus douce.

- J'ai connu mieux, répondit honnêtement le blond.

Harry constata alors enfin l'air perdu de son ami, le teint plus pâle que d'habitude, ses traits crispés. Même la main qui tenait la sienne était rigide, comme s'il craignait qu'elle ne s'échappe. Il passa ensuite en revue sa tenue mais fut rassuré de voir qu'il n'était pas blessé.

- Tu veux que l'on aille ailleurs ? Lui proposa-t-il ensuite.

Harry gardait à l'esprit que Drago venait d'apprendre qu'il n'était véritablement pas un Malefoy, qu'il était en réalité l'enfant de Sirius et Alyssa . . .

Ce fut alors lui qui prit conscience de ce que cela sous-entendait et, décontenancé, il s'écarta du Serpentard.

- Harry ? S'étonna ce dernier en le scrutant.

Drago . . . Si Tom Jedusor n'était pas devenu Voldemort, s'il avait accepté d'abandonner son obsession de pouvoir pour rester auprès de la femme qui l'avait aimé, s'il avait élevé Alyssa . . . Jamais elle n'aurait eu à cacher son enfant et Drago aurait grandi dans une famille aimante . . . Auprès de lui . . . Ils auraient grandi ensemble, seraient peut-être devenus meilleurs amis . . .

Prenant conscience de ce que cela sous-entendait, Harry se recroquevilla sur lui-même et tenta d'endiguer toutes les images que cela faisait naître dans son imagination.

Il se voyait, enfant, jouant avec un Drago du même âge, entourés de leurs parents. Puis grandir, passer par tous les âges, entrer à Poudlard, faire la connaissance de Ron, Hermione, Blaise, Ginny . . . Tout aurait pu être si différent . . . Même avec un Voldemort puissant. Si ses parents avaient été assassinés et lui resté sain et sauf tout en détruisant le mage noir comme ça s'était réellement passé . . . Mais que Alyssa et Sirius l'avaient recueilli comme leur donnait le droit leur position de parrain et marraine . . . Il aurait été élevé comme le frère ou le cousin de Drago . . . Dans tous les cas, jamais ils n'auraient commencé par se haïr, foutant en l'air six ans de leur vie à se battre . . .

- Harry !

Le Gryffondor releva la tête et croisa le regard brun d'Hermione.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta-t-elle immédiatement. Une autre vision de Voldemort ?

Harry secoua la tête et s'empressa de la rassurer.

- Non, murmura-t-il, je viens juste de prendre conscience ce que sous-entendait de savoir que Drago est le fils véritable de Sirius et Alyssa.

Ceci dit, il redressa un peu plus la tête et croisa successivement les regards de Drago, Alyssa et Mme Malefoy. Tous trois étaient figés, comme si, eux aussi, avaient oublié momentanément l'annonce de la Gazette.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Drago lissa les cheveux de son ami d'une caresse aérienne, ne lâchant pas du regard le visage paisible du métis.

Blaise était inconscient depuis plus de vingt-quatre heures déjà. Et son angoisse ne faisait qu'augmenter au fur et à mesure que l'attente s'allongeait. Pomfresh avait assuré que le sort n'avait pas été jeté assez longtemps pour avoir des répercussions irréversibles sur l'état de Blaise, mais Drago ne pouvait s'empêcher tout de même de paniquer. C'était, après tout, de sa faute s'il était là.

Le bruit d'une porte qui s'ouvre le fit se retourner, et sa mère pénétra dans la pièce, s'approcha de lui tirant une chaise et s'y installa.

- Pas de changements ? L'interrogea-t-elle.

Drago secoua la tête. Narcissa soupira.

- Arrête de t'inquiéter, Pomfresh et Minerva sont optimistes quand à son réveil. Soit juste un peu patient, tu sais très bien que les Doloris de ton p . . . de Lucius sont puissants. Laisse lui le temps de s'en remettre.

Drago ne répondit pas.

Dans son esprit tournoyait l'hésitation de Narcissa qui avait préféré donner le prénom de Lucius plutôt que son ancienne filiation avec Drago.

- Est-ce que ça change quelque chose ? Demanda Drago.

- De quoi parles-tu ? S'étonna Narcissa.

- Du fait qu'à présent je sais que toi et Lucius, vous n'êtes pas mes parents. Est-ce que . . . Ça change quelque chose, entre nous je veux dire ?

Elle ne répondit pas tout de suite. Drago attendit fébrilement qu'elle prenne la parole, regardant de biais son profil tendu et hésitant.

- Eh bien, commença-t-elle, je pense que c'est à toi de voir.

Drago releva la tête, curieux de savoir ce qu'elle allait dire alors qu'elle poursuivait :

- Tu as dès à présent la chance, si je puis dire, de pouvoir choisir ta famille, de la composer à ton gré. J'ai été, je suis et je resterai à jamais la femme qui t'a élevé et aimé pendant plus de dix-sept ans, et cela, personne ne pourra me l'enlever, même pas toi.

La voix de Narcissa était de douceur et de ce qu'il devinait être l'amour qu'elle lui portait. Drago l'écouta religieusement, conscient que c'était la première - et peut-être la dernière fois - que la femme se confiait ainsi à lui.

- Lucius, malgré les griefs que tu pourrais et que tu as sans doute contre lui, t'as aussi élevé. C'est grâce à lui que tu as reçu une éducation exemplaire, que les bonnes manières t'ont été inculquées, et que tu n'as jamais souffert de la pauvreté. Tu as toujours eu ce que tu souhaitais, allant même parfois jusqu'à un peu trop te gâter, je te l'accorde.

Drago sourit légèrement devant le petit trait d'humour de sa mère.

C'était vrai, il n'avait jamais manqué de rien, on avait toujours cédé à ses caprices, et tout cela, grâce à l'argent que son père avait gagné - ou dérobé.

- Quand à Sirius et Alyssa, je sais que tu les estimes, parce qu'ils sont avant tout, tes amis. Maintenant, il ne tient qu'à toi si tu souhaites les connaître autrement.

Il tourna un regard interrogateur dans sa direction.

- Toi et moi ignorons totalement quel serait leur comportement en tant que parents, expliqua-t-elle, mais tu peux le savoir si tu le veux. Je sais qu'Alyssa aimerait entamer avec toi, la relation qu'elle a dû se forcer à oublier. Quant à Sirius, pour l'instant, il n'a certainement pas encore assimilé tout ce que sous-entendait le fait d'être ton géniteur, mais quand il en aura pleinement pris conscience, il cherchera certainement à entretenir avec toi, une autre relation, différente de celle que vous avez.

Elle fit une pause, avant de se lever, sous le regard surpris de son fils.

- C'est tout ? Demanda-t-il.

Elle sourit, avant de se pencher vers lui.

- Pour conclure, comme je te l'ai dit, il ne tient à présent qu'à toi de composer la famille que tu souhaites avoir. Je te fais confiance, Drago, je sais que tu feras le meilleur choix.

Sur ces mots, elle l'embrassa sur le front, caressa légèrement sa joue avant de faire demi-tour et de quitter la pièce.

Drago resta à contempler pensivement la chaise laissée libre.

Choisir sa famille ? Combien de personnes avaient déjà eu à faire ça ?

Inconsciemment, Drago se leva et s'approcha du miroir qui se trouvait à côté du lit de Blaise. Il regarda pensivement son reflet . . . Et ce fut là que l'idée le frappa : s'il n'était pas le fils biologique de Lucius, comment pouvait-il avoir la couleur de cheveux naturelle des Malefoy ?!

Il se souvint alors tout aussi rapidement qu'Alyssa avait eu sa véritable apparence cachée pendant dix-huit ans par la magie Néphilim de sa mère. Alors, la jeune femme avait-elle fait de même avec lui ? Forte probabilité . . . Ce qu'il voulait dire qu'il ne ressemblait pas réellement à ça.

Soufflé par sa prise de conscience, il retourna s'asseoir, tombant lourdement sur sa chaise.

L'apparence sous laquelle il avait grandi, celle à laquelle il s'était habitué n'était pas lui. La sienne était encore . . . Inconnue.

- Dray ?

Le gémissement étonné qui franchit les lèvres de Blaise l'arracha à ses pensées, et il se tourna vers le métis.

- Blaise ! S'écria-t-il, soulagé, en se précipitant sur son ami. Tu es réveillé ! Comment te sens-tu ?

- Mieux quand t'arrêteras de me beugler dans les oreilles, marmonna le métis en se tournant dans son lit avec des grimaces. J'ai mal partout.

Drago rit en entendant le gémissement pitoyable de Blaise, mais il ne put continuer ainsi car Pomfresh se précipita sur lui.

- Mr Malefoy, écartez-vous, je vous prie.

Ou plutôt, sur Blaise. Après tout, c'était lui le malade !

Drago fit deux pas en arrière et Pomfresh ausculta soigneusement Blaise, sous le regard un peu vitreux de ce dernier. Quand elle eut terminé et qu'elle annonça qu'elle le gardait encore quelques jours, le temps que les courbatures disparaissent, Drago laissa échapper un soupir de soulagement. Enfin, l'infirmière s'éloigna, non sans préciser à Drago qu'elle ne lui laissait que cinq minutes avant de le mettre dehors, et il s'avança vers le lit de son ami.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Blaise. J'avoue que tout est un peu flou dans ma caboche, ajouta-t-il en riant et en tapant légèrement sur son crâne.

Drago sourit, heureux de retrouver son ami.

- Tu t'es pris le Doloris que mon père me destinait.

Blaise grimaça.

- Aïe . . . , marmonna-t-il, faisant éclater de rire les deux jeunes hommes . . . Avant que Blaise ne se plie en deux sous la douleur occasionnée, faisant redoubler l'hilarité de Drago.


Voilà, tout le monde est rassuré, Blaise se porte comme un charme !

Prochain chapitre . . . qui détendra l'atmosphère, avec ses suivants, avant que la situation ne redevienne . . . critique. Eh ouais, peu à peu, les dernières pièces du puzzle vont se mettre en place, et la dernière bataille ne tardera plus !

Bonne semaine et à bientôt !

Bisous :x