Salut tout le monde ! Oui je suis complètement en retard, je sais j'ai honte ! Mais j'arrive encore à temps pour vous souhaiter la bonne année ! ) J'espère que 2017 va vous apporter la santé, le bonheur et plein de bonnes choses. Je sais pas vous mais moi j'ai la sensation que cette année va être particulière, je ne sais pas encore en bien ou en mal mais je suis optimiste ! XD

Bon je ne vais pas vous faire tout un paragraphe sur la raison de mon absence ! Vous l'avez deviné, j'avais beaucoup de boulot et à chaque fois que je voulais écrire ça donnait ça : … c'est-à-dire un blanc. J'ai fini par comprendre que la raison pour laquelle cette fiction était si difficile à terminer c'est parce que je m'y suis attachée et que la fin est un peu dure et terrible (enfin sauf l'Epilogue) et comme je suis super heureuse, que je ne me suis jamais autant sentie épanouie dans ma vie… bah les émotions j'arrive plus trop à les transmettre… ça me rappelle un peu le film « Not another happy ending » avec Karen Gillan et Stanley Weber, si vous comprenez pas de quoi je parle regardez au moins la bande d'annonce )

Donc je vous laisse avec ce chapitre très court et un peu particulier mais pas de panique le chapitre suivant arrive juste à la suite !

Chapitre 49 : Le bonheur sans la souffrance

POV Blanchard

Lorsqu'on est jeune – ou moins jeune – on se demande souvent ce que sera notre futur. Notre vie dans dix, quinze, vingt ans. Lorsque j'ai vu Spencer pour la première fois, j'ai su qu'elle était mon futur, c'était comme une évidence. Ses longs cheveux bruns, son sourire angélique, ses doigts fins Tout chez elle me paraissait parfait, jusque son attitude, ses réactions.

La première semaine j'ai étudié tous ses gestes, ses sourires, ses mimiques. Il m'a fallu deux semaines pour comprendre que j'étais fou amoureux d'elle. Je souriais quand elle souriait, je suivais sa trajectoire comme un astéroïde. Je tournai autour d'elle sans jamais la toucher. Il y avait quelque chose chez elle qui m'effrayait. Puis un jour s'est arrivé, elle s'est assise à mes côtés pendant un cours et je suis parvenue à la faire rire sans réellement le vouloir. Son rire était la chose la plus douce qu'il m'était donné d'entendre. Elle était irrésistible et j'étais totalement sous son emprise.

Les choses ont rapidement évolué, c'était quelqu'un de tourmenté – ce que je ne savais pas encore à l'époque – et elle s'est fermement attaché à moi. Elle était mon soleil et j'étais son ancrage. Je l'ai embrassé un 18 décembre sous les premiers flocons d'hiver. Un mois plus tard, elle m'avouait son terrible secret, je ne l'ai trouvé que plus belle et formidable. J'avais rencontré quelqu'un de vrai qui se laissait dominer par ses émotions. J'ignorais combien son pouvoir était dangereux et je ne voyais là que l'intensification d'un pouvoir de sorcier lambda. J'ai compris au mois de juillet ce que signifiait vraiment cette magie, lors du terrible accident.

Poursuivi par James Anderson pendant de long mois, nous nous sommes enfui le plus loin possible. A la frontière écossaise j'ai déguisé ma mort pour nous sauver et nous avons poursuivi notre fuite. L'Ecosse était devenu notre futur. Avec une nouvelle identité, je parvins à acheter une maison au milieu de nul part. Une nouvelle vie commença pour nous. J'adorais cette maison, un petit bois la séparait de la ville. Elle était dressée au milieu d'une prairie. Spencer s'y sentait bien. Elle disait que la nature canalisait ses pouvoirs. Elle n'avait pas tort. Au mois de décembre de l'année suivante, Spencer tomba enceinte. Nous étions jeunes mais déterminé à élever notre enfant du mieux possible. C'est alors que je connu le bonheur, le vrai. Parfois il m'arrivait d'en pleurer. Mais voilà, dans la vie tout ne peux pas être parfait et parfois il faut vivre le pire. Spencer perdit l'enfant, c'était une fille et tout changea. Il nous fallait à présent vivre avec le deuil de cette enfant qui n'avait même pas de prénom. Spencer prit toute la culpabilité pour elle, persuadée que ces pouvoirs avaient tués l'enfant mais seul le destin était responsable. Je crois qu'encore aujourd'hui elle pense être coupable. Mais tout est différent maintenant, nous avons Charlie.

Etouffés par les souvenirs heureux emprunt dans les murs de cette maison, nous avons décidez de partir pour l'Angleterre pour aider les personnes dans le même cas que Spencer.

Mon poste comme professeur de défense contre les forces du mal fut la première joie que nous avons accueilli depuis la mort de notre bébé. Nous nous sommes installés à Godric's Hollow, ville où nous n'avions jamais mis les pieds auparavant. La vie repris doucement son cours, j'étais souvent absent en période scolaire mais je faisais de mon mieux pour revenir chaque week-end.

Puis quelques années plus tard, quelqu'un entra à nouveau dans ma vie. Elle s'appelait Rose Wealsey, elle avait onze ans et elle était la sorcière la plus intelligente de sa génération. Elle était plus âgée que ne l'aurait été notre fille, mais pour moi, elle l'était. Ses sourires me rappelaient ceux de Spencer et également cette aura qu'elle dégageait et que j'arrivais à reconnaitre chez quelques sorciers. Cette bienveillance teintée de mystère. Rose aimait les mystères, peut-être un peu trop. Elle avait le don de toujours se mettre dans des situations dangereuses – ce qui m'amusait et me terrifiait à la fois. Il m'arrivait de vouloir l'appeler « ma fille » mais je me reprenais avant de le prononcer. Elle arrivait par sa simple présence à combler un vide en moi. Comme pour me torturer, plus elle grandissait, plus elle ressemblait à ses parents – ses vrais parents. Il ne m'était plus possible d'ignorer ses gènes. Elle n'était pas ma fille, elle ne le serait jamais. Une fois cette vérité assimilée, je pus me rapprocher d'elle. A défaut d'être son père, je serais son prof préféré, son confident. Je devins bien plus, j'étais son frère de cœur et cela me convenait parfaitement. Je l'aimais comme ce n'était pas permis d'aimer une élève. Rose Weasley, la meilleure personne qu'il m'ait été donné de rencontrer. Elle avait le don d'aimer sans compter, de se jeter dans le feu pour ses amis. Elle passait le plus clair de son temps avec Albus Potter et Scorpius Malefoy. Le nouveau trio d'or et même si d'apparence Albus dirigeait le petit groupe, Rose était celle qui prenait les décisions. Elle menait les deux garçons du bout de sa baguette. Un gryffondor et un serpentard sous l'autorité d'une fille, c'était plaisant à voir.

Je parlais beaucoup de Rose à Spencer et elle l'aimait à travers mes paroles sans même la connaître. Une nouvelle fois Spencer tomba enceinte et elle désirait retourner en Ecosse pour vivre notre rêve mais Rose me retenait ici. Il fut convenu qu'à la fin de l'année scolaire et lorsque l'Assassin serait retrouvé nous partirions. Je suis désolé que ça n'ait pas pu être fait. Ce qui compte pour obtenir le bonheur, c'est le chemin que l'on parcourt pour l'atteindre, l'accomplissement en lui-même ne marque pas le début de ce bonheur, mais la fin.

La fin. Je crois qu'au fond de moi je savais que ça arriverait bientôt, avant même la prédiction de la banshee. Je suis mort pour une personne que j'aimais, pour Rose Weasley. Mon sacrifice ne serait jamais vain. Spencer le savait elle aussi, tout était écrit. C'est pour ça que deux larmes ont coulé sur ses joues lorsqu'elle m'a embrassé sur le quai 9 ¾. Charlie aussi était là pour me dire au revoir. Ma petite Charlie que je ne verrais pas grandir. Mais je ne regrette rien. Je n'ai hésité un seul instant quand j'ai su que Rose était en danger. C'était mon choix, mon destin, ma vie, ma mort.

C'était plus doux que je le pensais, c'était aussi rapide que de fermer les yeux. Pour moi, il n'y a pas eu de tunnel, pas de nuages, pas de porte du ciel, simplement une large prairie et une colline. De cette colline, j'ai vu courir une enfant, ses cheveux bruns voletant dans le vent, son sourire et ses mains tendues devant moi. Elle ne disait rien, elle ne parlait pas, elle riait. Je l'ai prise dans mes bras et je l'ai fait tourner en l'air et ça tout simplement, c'était le paradis. Le bonheur sans la souffrance.