J'avais héré pendant une semaine entière dans tous les lieux qui m'étaient chers. Je m'étais rendue devant les grillles de Poudlard, qui m'étaient désormais fermées à tout jamais, j'étais passée devant la grande maison de mes parents, mes premiers parents, puis devant celle de mes adoptifs. J'avais fais ainsi tous les lieux qui me tenaient à coeur.
A présent je devais retrouver Tom, c'était lui, c'était lui depuis le début. J'avais choisis l'immortalité, je ne pourrais jamais mourir, quel lourd choix que nous avions pris trop à la légère. Mais tout ce qui était arrivé c'était pour Tom. Il restait mon unique choix, même si désormais nous devrions rester et vivre caché. Dans quelques siècles nous pourrions surement refaire surface, les sorciers auront oublié nos visages, les amis que j'avais eu ne seraient déjà dans l'autre monde. Mon coeur se brisa à cet instant, je ne vieillierais pas avec eux. Mais je les aimerais tous toujours autant, bien que je sois loin d'eux.

J'avais finis par retourner au château. Tom y serait. Après tout, où d'autre aurait-il pu être? Quand j'arrivais ce fut Narcissa qui m'accueillit en essayant de m'offrir sur plus chaleureux sourire. Je ne compris pas pourquoi elle éprouvait autant de compassion à mon égard, je ne compris que lorsque je constatais que Tom n'était pas présent.
- Il est passé n'est-ce pas ? Demandais-je après l'avoir rejointe dans le salon.
- Oui. Répondit-elle.
J'avais l'impression qu'elle portait le poid du monde sur ses épaules, mais non, elle portait juste une mauvaise nouvelle.
- Où est-il parti ?
- Il ne l'a pas dit.
Elle posa une main qui se voulait réconfortante sur mon épaule.
- Il a dit qu'il ne pourrait jamais t'offrir la vie que tu voulais, qu'il lui fallait du temps. Ajouta-t-elle devant mon silence.
- Il a dit quand il reviendrait ?
Narcissa détourna les yeux tristes, en remuant la tête en signe de négation.
- Je ne lui en veux pas, il n'aurait pas du partir. C'est à cause de moi qu'il est devenu comme ça.
- Il reviendra, le maitre vous aime.
- Ne l'appelle pas comme ça. Ce n'est plus ton maitre Narcissa.

Un mois avait passé.

Je n'avais toujours pas eu de nouvelle de lui. J'étais pourtant restée tout ce temps au château, pour qu'il me retrouve quand il déciderait de revenir. Mais il n'était toujours pas là. Narcissa m'avait été d'un grand secour jusqu'à maintenant. J'avais l'impression de n'avoir plus qu'elle. Je n'avais pas rappelé mon frère, il appartenait au monde des morts, et j'avais bien vu que plus il restait avec nous, plus il devait étrange, froid, distant. Il n'était plus de notre monde et je l'avais laisser s'en aller. Je ne me sentais plus coupable de sa mort comme avant, même si je n'en étais pas moins attristé.
Mais la plus grande douleur pour moi était l'absence de Tom. Par moment j'avais même l'impression de lui en vouloir, je quittais tout pour lui, mais il ne refaisait pas surface. Ma seule consolation était de savoir que quoi qu'il arrive il ne pourrait pas mourir, qu'il irait toujours bien. Mais où était-il ? Que faisait-il ?
- Hermione, il faut que tu manges. Murmurra Narcissa qui était entrée cette après-midi là dans ma chambre.
- Ne t'en fait pas, je ne peux pas mourir.
- Mange. Insista-t-elle en me tendant un plat que j'aurais d'ordinaire dévoré.
Voyant que je n'accordais toujours pas d'importance au plat Narcissa se leva.
- Tom a contacté Lucius.
Je me levais à mon tour. Pourquoi le contacter lui plutôt que moi ?!
- Que lui a-t-il dit ? Où est-il ? Que fait-il ? Quand est-ce arrivé ?
- Ce matin. Je n'en sais pas plus. Lucius ne m'a rien dit, mais je pense que tu devrais aller voir mon mari. Il semblait ... Angoissé.
- Angoissé ? Répétais-je paniquée.
Je sortais de la chambre en poussant violament la porte. Les Malefoy étaient restés au château tous le mois et je savais où Lucius se trouverait, dans son bureau. J'entrais sans fraper et le découvrait face à se fenêtre pensif.
- Où est Tom ?! M'exclamais-je alors en le menaçant de ma baguette.
Narcissa entra à son tour et lança un regard désolé à son mari.
J'abaissais aussitôt ma baguette. Elle avait déjà perdu un fils et sa soeur pour moi, j'avais je ne lui enleverrais son mari, même si je le détestais.
- Il est en sécurité. Répondit-il simplement.
Je prenait sur moi pour ne pas le menacer de nouveau. Narcissa était toujours dans la pièce avec nous.
- Ne m'énerve pas. Répondis-je alors simplement, en employant malgré moi un ton menaçant.
- Le maitre ne m'a pas permi de vous dire quoi que ce soit.
- Je suis avec Tom ! M'exclamais-je. Donne moi cette lettre! Ordonnais-je en tendant une main impérieuse dans sa direction.
- Elle s'est auto-détruite. Répondit-il. Le maitre est ingénieux.
Je le détestais tellement à cet instant, que je fus ravie de le voir encore employer le mot "maitre".
- Narcissa sort s'il te plait.
Cette derniere me regarda d'un air suppliant. Mais je devais la faire sortir, je ne voulais pas torturer son mari devant elle.
- Narcissa SORT ! Criais-je cette fois.
- Hermione, s'il te plait.
- Mlle Gryffondor a du courrier.
Nous nous retournères tous stupéfait vers l'elfe de maison qui me tendait une lettre. Il se fichait visiblement de la tension qui régnait et avait visiblement trouvé le moment opportin pour me la remettre.
- Faites-le sortir, où je l'étrangle.
Narcissa congédia l'elfe tout en regardant d'où provenait la lettre.
- Ca vient de Harry Potter. Me signala-t-elle les yeux tremblants.
Je lui arrachais la lettre des mains pour vérifier. Oui. Elle venait bien de lui. Mais que voulait-il ? Il n'avait pas daigner prendre de mes nouvelles depuis un mois, alors pourquoi aujourd'hui ?
J'ouvrais la lettre et lisais. Je regardais incrédule, d'abord Lucius, puis Narcissa.
- Je crois qu'il est fou. Laissais-je échaper.
- Je peux ? Me demanda Narcissa.
Je lui donnais la lettre qu'elle lu a voix haute.

"Ma chère Hermione,

Nous sommes tous ravis du chemin que tu as suivis, et sommes heureux de répondre par la positive, bien entendu à l'invitation. Nous sommes tous très heureux pour toi.

Avec toute mon affection Harry.

- Quelqu'un a organisé une soirée chez moi ? Un cocktail ?
Lucius et Narcissa répondirent par la négative.
- Non mais de quelle invitation il parle! M'exclamais-je agacée. Comme si j'étais d'humeur à organiser quoi que ce soit ! Expliquez-vous !
- Hermione, nous n'y sommes pour rien. Pourquoi ne pas allez voir Potter pour en discuter avec lui, c'est peut-être une erreur ...
Je levais les yeux au ciel. Non, on ne faisait pas d'erreur quand on adressait une lettre à quelqu'un, surtout quand on mentionnait " Ma chère Hermione".
Je soupirais d'agacement et transplanais aussitôt jusqu'à chez Harry.

Je sonnais, personne ne répondit. Je resonnais. Kreattur m'ouvrit enfin.
- Où est Harry ? Demandais-je de mauvaise humeur.
- Le maitre n'est pas là. Répondit l'elfe en inclinant légerment la tête en signe de politesse. Mais restez, je serais ravi de vous servir.
- Il est au terrier je suppose ?
- Oui Mme Gryffondor.
Je ne le remerciais pas et transplanais de nouveau. Harry passait sa vie chez Ron, ça en devenait agaçant.

Quans j'arrivais, je me dirigerais directement vers l'arrière de la maison, par le beau temps qu'il faisait, je pouvais être sur qu'ils étaient tous en train de jouer au quidditch.
C'état en effet le cas, cette fois-ci je m'annonçais directement.
- JE SUIS LA ! Criais-je alors pour qu'ils m'entendent.
Tous se retournèrent vers moi et Harry fut le premier à me serrer dans ses bras, aussitôt suvit de Ginny.
- Je suis tellement heureuse pour toi ! Me lâcha-t-elle. Tellement heureuse ! Je serais ton témoin n'est-ce pas ?
- Mon quoi ? Répétais-je.
Ron me salua avec plus de gentillesse que je m'y étais habituée ces derniers temps, mais il semblait toujours un peu distant.
- Ron est jaloux que tu te marie à un autre que lui. Me lança Fred.
- Mais on est tous content que tu l'ai préféré à Voldemort. Ajouta George en me donnant un légère tape amicale sur l'épaule.
- Non mais qu'est ce que vous racontez ! M'exclamais-je en les dévisageant.
- Je leur ai dit Hermione, je leur ai dit que nous allions nous marier.
Tom sous l'apparence de Louis venait de reposer son balais à terre pour s'approcher près de moi.
- T ... Louis ? Mais qu'est ce que tu fais là ?
- Bas comme depuis un mois ! Il squate! Me répondit Blaise en me faisant un clein d'oeil.
- Comme si ce n'était pas aussi ton cas ! Lui lança Ron de mauvaise humeur en jetant un coup d'oeil à sa soeur qui venait de le prendre dans ses bras.
Je n'écoutais déjà plus leur chamailleries habituelles. Mais que racontait Tom ?
- Je leur ais dit que Voldemort n'était pas quelqu'un de bien pour toi, et que nous nous aimions depuis longtemps. Tu voulais peut-être que j'attende avant de lui annoncer c'est ça ? Demanda-t-il en grimançant.
Mais à quoi jouait Tom ?
Je l'attrapais par le bras pour l'éloigner du groupe.

Quand nous fûmes loins des oreilles indiscrètes, Tom, au lieu de me laisser parler, m'embrassa avec passion.
Je le repoussais cependant.
- Je croyais que tu ne voulais pas que je t'embrasse quand tu étais sous la forme de Louis ?
- J'ai changé d'avis.
- Bon explique-moi là, parce que je ne comprends pas bien.
- C'est pourtant si simple Hermione. Murmura-t-il en attrapant mes mains dans les siennes. Tom Jedusor ne se fera jamais accepter par eux, où par qui qu'on-que dans le monde des sorciers, alors que Louis n'est qu'un gentil moldu innofensif. Nous pourrons nous marier, vivre heureux ! Personne n'en saura rien.
- Tu es fous Tom ! Et c'est n'importe quoi! Tu crois qu'ils ne vont pas te reconnaitre, tu te rappelles le fameux soir où nous sommes partis d'ici ? Tu réagiras de nouveau comme ça, ils finiront par comprendre, tu n'arriveras jamais à t'entendre avec personne Tom. Mais ce n'est pas grave, c'est toi que je choisi, pour la vie. Aussi longue que soit ma vie.
- Tu ne comprends pas Hermione, nous n'avons plus besoin de nous cacher, nous pourons vivre heureux aux yeux de tous, si je garde cette apparence. Tout sera parfait. Et je m'entends bien avec tout le monde depuis un mois. Il n'y a eu aucuns autres dérapages.
- Comment ça depuis un mois? Répétais-je comme si j'avais mal compris.
- Après ton départ, je suis revenu ici, j'ai vécu avec eux pendant un mois.
- Tu as vécu en moldu ? Demandai-je en riant. Comme si c'était possible !
- Et pourtant je l'ai fais Hermione. Je l'ai fais pour toi. Nous serons heureux, nous nous marierons. J'aurais simplement une autre apparence en public. Rien d'autre ne change.

Je ne parvenais pas en emagasiner ce qu'il me disait. Il était resté tout le mois où je l'avais cherché ici, il s'entendait avec tout le monde, il voulait se faire passer à jamais pour un moldu, il aurait tout sa vie cette apparence.

- Je ne peux pas te faire endurer ça Tom. C'est comme si tu renonçais à ta véritable identité.
- Oui c'est le cas. Et je le fais parce que je t'aime. C'est notre unique chance d'être heureux. Tu auras tout le monde avec toi Hermione, moi et tes amis.

- Vous parlez de la date du mariage ? Me lança Ginny en nous rejoignant. Je propose Septembre!
Je souriais. Je ne pouvais m'empêcher de sourire devant tant de joie autour de moi. Même Tom semblait heureux.
- On s'en fiche Ginny! On fini la partie! Lui lança Blaise en levant les yeux au ciel. Tout le monde remonte !
- Fred arrête de tricher alors ! Répondit Tom en mauvais joueur.
- Je ne triche pas!
- Tu m'envoies tout les cognards dessus !
- Depuis quand vous jouez avec des cognards ? M'exclamais-je. C'est trop ...
Mais je m'arrêtais aussitôt, ce qui intrigua tout le monde. Tom riait avec eux. Il semblait vraiment s'entendre avec eux.
Et si tout devait se finir comme ça finalement, ce n'était pas la plus mauvaise solution. C'était même une des uniques qui me permette d'avoir tout ce que je voulais en même temps.
- Bon Hermione tu te mets dans mon équipe. M'ordonna Ginny. Tu es contre Louis, donc pas de favoritisme. Ne soit pas tendre avec lui !
- C'est hors de question que je joue. Non mais vous m'avez bien regardé ? Vous savez bien que je déteste ce jeux.
- Désolé Louis. Lança alors Fred à son attention. Nous avions dit que nous dénoncerions Hermione la prochaine fois qu'elle refusait de jouer au quidditch avec nous. Donc tu devras te rendre au ministère surment pour expliquer pourquoi tu sais voler sur un balais.
- C'est pas drôle. Déclarais-je.
- Mais on ne rigole pas. Répliqua George.
- Si je tombe, vous me donnez chacun 10 gallions.
- Je ne joue plus dans ce cas là! S'exclama Ron.
- Mais Hermione tu ne vas pas tomber ! Soupira Louis en levant les yeux au ciel. Si un moldu peu le faire alors toi aussi ! Insista-t-il. S'il te plait ...
Je me retenais de leur répondre à tous, et pour la première fois depuis longtemps j'enjambais un balais et m'élevais dans les airs.