Le Pacte du Sang – Chapitre 52 – Horcruxes et Patronus

Les deux sorciers étaient en train de discuter depuis environ une heure, lorsqu'Amelia entra discrètement dans le salon, pour apporter du thé et des biscuits. Severus approuva son idée et la remercia. Le voir aussi aimable envers une autre personne, était nouveau pour Harry. Il devait reconnaître que la jeune sorcière avait une bonne influence sur le Maître des Potions.

Mais lorsque son regard vert se dirigea de nouveau sur son ancien Professeur, Harry y lut autre chose aussi. Les yeux sombres étaient plus que jamais empreints d'une chaleur, surtout lorsqu'ils se posaient sur Amelia. Il l'aime. C'est évident. Harry sourit.

"Pourquoi est-ce que vous souriez, Potter ?" demanda Severus d'un ton détaché.

Harry croisa son regard avec confiance. "Si mon Occlumencie est plus nulle que jamais, Professeur, je crois que vous connaissez déjà la réponse." Il sourit à nouveau à l'homme, avec chaleur et compréhension. Et un peu d'humour aussi.

Bien évidemment que Severus le savait. Il ne dit rien et se contenta de laisser se dessiner sur ses lèvres un léger sourire moqueur. Un nouveau sentiment envahit son âme. Il ne se sentait pas du tout embarrassé qu'une autre personne puisse être au courant de ses propres sentiments pour Amelia. Il se souvint ce qu'elle lui avait dit une fois : "N'ayez pas pitié des morts. Ayez pitié des vivants, et surtout, de ceux qui vivent sans amour. De ceux dont la porte du cœur est définitivement verrouillée." C'était si vrai.

Dumbledore avait quitté son portrait pour les laisser tout seuls – ce que Harry et Severus avait apprécié. L'aîné des deux sorciers remarqua que parler de Lily ne déclenchait plus désormais de douleur dans son coeur. Amelia avait raison : Lily faisait partie de lui mais elle ne constituait plus un obstacle à son bonheur ni à son avenir. Elle avait résidé dans son cœur, pour en garder la porte ouverte.

Severus avait expliqué le contexte autour des souvenirs qu'il avait confiés à Harry, autorisant au jeune homme de poser des questions, et y répondant bien volontiers. Il partagea aussi de nombreux autres souvenirs de sa relation avec Lily, surtout ceux qui concernaient la période entre sa première rencontre avec elle au cours de son enfance à Spinner's End, jusqu'au malheureux moment où il l'avait traitée de « sang-de-bourbe ». Il ne mentionna pas ce souvenir particulier – qui était son pire souvenir et qui l'attristait toujours.

Pourtant, Harry présenta des excuses à propos de la brutalité de son propre père. Il lui parla de ce souvenir qu'il avait vu dans la pensine du Maître des Potions, au cours de sa cinquième année. Il lui dit même que la brutalité de son père l'avait infiniment choqué alors. Ces excuses surprirent beaucoup Severus – il ne s'y attendait pas. Il se contenta de hocher la tête, en songeant aux paroles d'Amelia : "Les enfants ne devraient pas payer pour les péchés de leurs parents." Mais l'instant était bien trop jouissif pour passer à côté.

Au même âge, Harry était bien plus préoccupé à aider ses camarades de classe à Poudlard, à leur apprendre à se défendre contre les Forces du Mal et la Magie Noire. Il ne lui serait jamais venu à l'idée de brutaliser quiconque là-bas. Il raconta à Severus les brutalités qu'il avait endurées chez les Dursley, ce qui l'avait vacciné à jamais de commettre le même type d'acte sur autrui. En fait, il ne le supportait pas.

Severus avait toujours voulu en savoir plus sur l'Armée de Dumbledore, et leur conversation porta sur la cinquième année de Harry. Le jeune sorcier expliqua que l'organisation avait été mise en place en réaction à l'inepte enseignement de DCFM d'Ombrage. Severus eut un petit rire. Il ne pouvait qu'être d'accord.

"En fait, c'était une idée d'Hermione. Je n'y étais pas d'abord vraiment favorable. Je n'aime pas vraiment être mis sous les feux de la rampe. A l'époque, je croyais aussi que je pourrais combattre tout seul dans cette guerre. J'ai appris que ce n'était pas possible."

"Le Seigneur des Ténèbres croyait aussi qu'il pouvait remporter cette guerre tout seul. Je pense que ce fut là sa plus grande erreur. Mais comme vous avez déjà dû le comprendre, il était incapable de faire confiance à quiconque. Il ne pouvait être qu'un joueur solitaire. Ce qui lui fut finalement fatal." Un soupir. "Au fait, qu'est-il arrivé à Ombrage à la fin de la guerre ?" demanda Severus.

"Elle a été arrêtée et assignée à résidence, sa baguette confisquée, en attendant son procès. Elle sera jugée pour son implication dans la Commission d'Enregistrement des Nés-moldus. Ils sont en train de rassembler des témoignages de sorcières et de sorciers de sang-mêlé et nés-moldus qui sont passés par cette procédure. A propos, peut-être que Mademoiselle Davis pourrait être intéressée à donner son propre témoignage. Je me souviens qu'elle avait été là, le jour où nous avions réussi à récupérer le Médaillon de Serpentard qu'Ombrage portait. Plus ces témoignages seront nombreux, mieux ce sera."

"Vous lui poserez la question, Potter. Je ne peux pas prendre cette décision pour elle."

Harry hocha la tête en signe d'approbation. "Je le ferai. J'espère qu'elle sera d'accord. Il est important pour nous de devoir arrêter ces stupidités sur la pureté du sang. D'après Kingsley Shacklebolt, Ombrage pourrait être condamnée à vingt ans de prison à Azkaban."

Ce nom seul ramena Severus à son propre cas. "Dumbledore m'a dit que vous m'aviez... défendu publiquement."

"Oui, je l'ai fait. Vous le méritiez, vous ne croyez pas, Professeur ?" Il fixa le Maître des Potions. "Le Professeur McGonagall fut la personne la plus dure à convaincre, mais je lui ai montré vos souvenirs dans la pensine. Je m'excuse si vous aviez l'intention de garder ces souvenirs confidentiels entre vous et moi uniquement, mais c'était nécessaire. Je crois que... la fin justifie les moyens. Un Serpentard de votre trempe sera sûrement d'accord avec moi, Professeur."

Le visage de Severus demeura impassible. Mais dans son for intérieur, il devait reconnaître que le garçon avait raison. Si le Choixpeau avait voulu envoyer le gamin à Serpentard, ce n'était pas entièrement à cause du morceau de l'âme de Voldemort présent dans l'esprit du garçon à cette époque. Le jeune sorcier avait en effet des tendances Serpentard.

Harry poursuivit. "Elle était vraiment bouleversée après ça. Le Professeur Dumbledore m'a raconté qu'elle avait pleuré pendant deux heures dans son bureau après les avoir vus. Elle se sentait vraiment désolée du comportement qu'elle avait eu envers vous. C'est une sorcière honnête. Très stricte mais surtout, juste."

"Je ne peux pas l'en blâmer cependant. Elle était très proche du Professeur Dumbledore. Sa réaction était compréhensible à l'époque."

Harry fit oui de la tête. "La situation était très compliquée alors. Je comprends maintenant que vous et le Professeur Dumbledore, vous ayez eu besoin de garder le secret. Je ne savais pas. C'est juste que je ne comprenais pas. Je vous présente mes excuses, monsieur."

"Vous apprendrez que le secret est parfois une condition préalable au succès d'une mission, malgré ce qui peut nous en coûter. Si vous suivez une formation d'Auror, vous reconnaîtrez la sagesse de mes paroles."

Harry sourit. "Oh oui, J'y ai déjà goûté. La recherche des Horcruxes me l'a appris." Une pause. "Au fait, Professeur, comment avez-vous su pour les Horcruxes ?"

Severus soupira. "Je suis un expert en Magie Noire, Potter, j'avais déjà entendu parler de cette pratique de Magie très Noire." Un autre soupir. "Dumbledore m'avait décrit ce qu'ils étaient – comme vous l'avez constaté dans mes souvenirs, lorsqu'il m'avait dit que vous étiez vous-même un Horcrux, et que vous deviez mourir." Une pause. "Dumbledore m'avait montré le journal et la bague aussi. J'ai su aussitôt ce que ces objets avaient été. Ils empestaient la Magie Noire, même si le Horcrux à l'intérieur avait été détruit."

La discussion sur les Horcruxes avait rappelé à Severus les événements de la Forêt de Dean. Il taquina Harry un peu sur sa façon de récupérer l'Epée de Gryffondor. Le garçon rougit un peu, tout en admettant très justement cependant que cela avait été ridicule d'utiliser un Sortilège d'Attraction pour prendre l'Epée. Mais dans l'excitation du moment, cela avait paru être la chose la plus pratique à réfléchir et à faire.

"Vous m'avez passé l'information selon laquelle il y avait d'autres Horcruxes qui restaient à détruire. Comment vous avez su alors ?"

"A propos de l'existence des autres Horcruxes ?" Harry le confirma d'un hochement de la tête. Severus poursuivit. "Je suis tombé sur le fait qu'il y en avait d'autres au cours d'un bref contact mental que j'avais eu avec le Seigneur des Ténèbres, lorsqu'il avait eu recours à la Légilimencie sur moi. J'avais été témoin de votre exploit au Ministère aussi, quand vous avez pris ce médaillon. Le Seigneur des Ténèbres m'avait rudement châtié parce que je n'avais pas été capable de vous arrêter à temps. Durant ce contact, j'avais perçu qu'il était effrayé aussi. Totalement effrayé." Un soupir. "Ce qui était nouveau. On peut dire beaucoup de choses sur le Seigneur des Ténèbres, mais il n'était pas du genre à avoir facilement peur. Cette peur qu'il avait, voilà qui était inédit. Inédit et totalement inattendu. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose. Que le médaillon était pour lui un élément essentiel. Puis, pendant un très court instant durant ce contact, j'ai entendu le mot en écho dans mon esprit, venant de lui. Horcrux. J'ai ajouté ce peu d'information aux explications du Professeur Dumbledore. Le reste de l'histoire fut, disons, facile à déduire."

"Et c'était le cas, en effet. Il avait pris des mesures de protection incroyables pour dissimuler ce Horcrux en particulier. Au fait, Professeur, est-ce que vous avez connu un certain Regulus Arcturus Black ? Il était à Serpentard."

Entendre ce nom fit paraître une rapide émotion sur le visage de Severus. "C'était un très bon ami à moi, quand nous étions à Poudlard, même s'il avait deux ans de moins que moi. Nous avons pris la Marque des Ténèbres ensemble, en même temps. Il a disparu d'un seul coup. Je n'ai jamais su ce qui lui était arrivé. J'étais triste d'avoir perdu un si bon ami."

Alors Harry lui raconta ce qui était arrivé au frère de Sirius. Il lui montra même le bout de papier que Hermione avait réussi à conserver intact. Severus lut le message sans cacher son émotion. "Courageux Regulus... Je suis content de connaître enfin la vérité. Qu'il n'est pas mort en vain. Contrairement à tant d'autres."

Il rendit le papier à Harry. "Non, vous pouvez le garder, Professeur. Si Regulus était votre ami, s'il comptait beaucoup pour vous, alors je suis content de vous le donner. Regulus et vous, vous êtes la preuve que le courage existe aussi chez Serpentard."

"Le courage et la lâcheté se rencontrent partout, Potter. Vous le savez sûrement."

"Oui. Nous autres Gryffondors, nous ne sommes pas toujours à la hauteur de notre réputation."

"Vous faites allusion à Pettigrow ?"

Harry fit oui de la tête. Son attitude, son langage corporel, informèrent Severus que le garçon cachait quelque chose. Il cache quelque chose, mais quoi ? Que pourrait-il cacher à propos de Queudver ? Il mit la question de côté. Tout homme a ses secrets, il pouvait le comprendre. Si le gamin voulait parler, il le ferait.

Le jeune sorcier changea de sujet. "Professeur... Lorsque Voldemort... m'a tué, dans la Forêt Interdite, enfin, quand il a tué le Horcrux en moi, je me suis retrouvé dans un lieu où j'ai revu le Professeur Dumbledore. Une sorte de limbes d'après-vie, ou un endroit entre ici et là. Je voulais le questionner à propos... du patronus de ma mère." Il se sentait gêné, comme s'il était sur le point d'entrer par effraction dans un univers réellement intime. Mais après tout ce que le Maître des Potions lui avait raconté sur sa mère, il décida de continuer. "Je lui ai dit que qu'il était curieux qu'il soit le même que le vôtre."

"Et qu'a-t-il répondu ?" Severus était curieux d'entendre la réponse que le vieux pouvait avoir faite.

"Il a dit... que ce n'était pas si curieux que ça dans son opinion." Il baissa la tête. "Je réalise que ma question est idiote, Professeur. Vous avez aimé ma mère. Et maintenant..."

"Maintenant que j'aime une autre femme ? A quoi ressemble mon patronus ? C'est ce que vous vouliez dire ?"

Harry hocha la tête. "Je me demandais si les patronus pouvaient changer au cours d'une vie. Je me souviens de celui de Tonks, pendant ma sixième année. Son patronus..."

"Avait changé. En effet. Sachez que les patronus peuvent refléter les sentiments que nous pouvons nourrir pour une personne. Ils peuvent aussi refléter notre nature profonde." Il soupira. "Mon patronus n'a pas changé, Potter. L'amour que j'ai eu pour Lily est toujours là. Il fait partie de moi."

"Mais Mademoiselle Davis ? Est-ce qu'elle en sera heureuse, de ça ?"

"Mademoiselle Davis a une merveilleuse qualité – parmi les nombreuses qu'elle possède. Elle n'est pas jalouse. Elle aussi, a aimé auparavant. Son patronus est un serpent, car elle a aimé un autre Serpentard avant moi. Un cousin de Regulus Black, d'ailleurs. Un certain... Terence Black."

Ce nom évoqua un souvenir dans la mémoire de Harry. La tapisserie, au Square Grimmaurd. "Un cousin de Sirius, qui a connu le même sort que mon parrain," pensa tout haut le jeune sorcier. "Il y a une salle, au Square Grimmaurd, avec l'arbre généalogique de la famille Black. Sirius m'a montré une fois les quelques membres de sa famille qui avaient été « brûlés » pour être rayés, oubliés, de la parenté, pour diverses raisons. Je me souviens d'un Terence Black, en effet. Sirius m'avait raconté que son portrait sur l'arbre avait été brûlé parce que, premièrement, il était le petit-fils d'Alphard Black, qui lui-même avait été brûlé aussi, et deuxièmement, parce qu'il s'était enfui avec une sorcière née-moldue. Il m'a aussi raconté qu'il avait connu une fin terrible. Il avait été tué par Bellatrix Lestrange, qui avait gravé sur son corps « traître-à-son-sang »."

Severus fit oui de la tête. "Je confirme l'intégralité de cette histoire. La sorcière née-moldue en question n'était autre que Mademoiselle Davis."

"Bellatrix a fait la même chose à Hermione. Elle a gravé « sang-de-bourbe » sur son bras, quand nous étions détenus prisonniers au Manoir des Malefoy."

"Elle aimait bien infliger ce type de blessure. Merlin soit loué, cette sorcière est morte."

Harry perçut là qu'il n'y avait pas beaucoup d'estime entre ces deux Mangemorts. "Grâce à Molly Weasley."

"A ce qu'on m'a dit." Une pause. "Revenons aux patronus. J'ai tendance à croire qu'ils reflètent notre personnalité plutôt que nos sentiments. Mademoiselle Davis a de puissantes tendances Serpentard, pour une Serdaigle. Quant à ma biche... je ne sais pas moi-même quoi en penser."

Harry le regarda droit dans les yeux. "Puis-je vous donner mon avis ?"

"Il semblerait que je ne pourrais pas vous empêcher de le faire, Potter."

Harry sourit. "Je crois que votre véritable nature est faite d'attention et d'amour. Quelque chose que les gens associent à l'image de la biche. C'est ce que vous avez fait tout au long de votre vie, et que vous continuez à faire. Etre attentionné et aimer. Vous avez aimé ma mère. Puis votre attention s'est reportée sur moi. Vos souvenirs ont montré combien vous avez pris soin aussi du Professeur Dumbledore. Maintenant... vous aimez Mademoiselle Davis et vous prenez soin d'elle." Une pause. "J'ai pu trouver ça curieux quand j'ai vu vos souvenirs. Mais ce n'est plus le cas maintenant."

Severus dut reconnaître que le garçon pouvait avoir raison. Mais il ne l'aurait jamais admis ouvertement devant lui. Il demeura silencieux.

"Mais dites-moi, dans la Forêt de Dean, c'était vous. La biche patronus, c'était vous. Vous et votre dame, vous m'avez parlé de deux autres Horcruxes. Comment avez-vous su pour eux ?"

Severus était content que la conversation revienne sur les Horcruxes. "Bellatrix croyait faire preuve de son intelligence et de sa loyauté, lorsque durant l'une de nos réunions, elle a évoqué la Coupe de Helga Poufsouffle qu'elle détenait dans sa chambre forte à Gringotts. Bon, d'accord, nous étions entre nous, lors de ces réunions de Mangemorts au Manoir des Malefoy. Elle n'avait aucune idée qu'un espion avait infiltré le Premier Cercle."

"Vous."

"En effet."

"C'est incroyable que Voldemort ait voulu vous tuer pour un motif inexistant, alors qu'il n'a jamais soupçonné que vous l'aviez espionné pendant des années. Un exploit remarquable. Je vous admire vraiment, Professeur."

Cette admiration était inédite aussi. Severus lut dans les yeux verts du gamin qu'elle était authentique. C'était bon à voir et à entendre aussi. "Un exploit assez remarquable, certes, Potter. Mais je le dois en partie à mon Occlumencie et au fait que malgré sa puissance, le Seigneur des Ténèbres demeurait de manière flagrante, totalement ignorant sur de nombreux aspects de la magie. De plus, il n'a jamais attaché beaucoup d'importance à des détails certes minuscules, mais néanmoins essentiels. C'est ce qui a fini par le perdre."

"Et pour le Diadème de Serdaigle ? Comment avez-vous su ?"

"Ca, vous devrez le demander à Amelia." Il avait laissé échappé son prénom, au lieu d'utiliser son nom de famille pour parler d'elle. "Potter, il est bientôt midi. Et si nous en parlions ensemble lors du déjeuner ?"

Cette fois, Harry fut surpris et c'était visible sur son visage. "Eh bien, Professeur... Je serais honoré d'être invité à votre table."

Severus se leva de son fauteuil, promptement imité par Harry. Ils se rendirent à la cuisine, où ils trouvèrent Amelia en train de préparer le repas, car l'heure du déjeuner approchait. Une délicieuse odeur flottait dans l'air. Elle se tourna vers les deux sorciers. Leur attitude l'informa qu'ils avaient fait la paix d'une manière ou d'une autre, ou du moins, qu'ils étaient parvenus à une sorte de compréhension mutuelle.

"Amelia, ça te dérange si nous avons un invité pour le déjeuner ?"

Elle eut un large sourire. "Mr Potter, vous êtes le bienvenu. Si le Professeur vous a invité, je ne vois aucun problème à rajouter une assiette de plus sur la table pour vous."

"En fait, cette invitation a un but particulier, Amelia. Mr Potter veut en savoir plus sur le Diadème de Serdaigle, et comment nous avons su que c'était un Horcrux."

Elle baissa la tête. Harry se demanda si le sujet lui était pénible ou pas. Elle leva les yeux vers lui. Il remarqua alors qu'elle avait des yeux verts. "Bien sûr. Beaucoup de gens sont morts au cours de cette guerre. Beaucoup ont perdu la vie parce qu'ils savaient des choses. Les Coeurdaigle étaient ce ceux-là."

"Les Coeurdaigle ?"

"Mes anciens employeurs, Mr Potter, avant que je sois capturée au cours d'un raid de Mangemorts sur leur maison. Asseyez-vous et je vous raconterai cette histoire. Elle mérite d'être connue, tout comme ils méritent d'être reconnus."

Harry obéit tandis qu'Amelia mettait une assiette supplémentaire sur la table. Severus s'assit aussi et Amelia posa un plat chaud de nourriture au centre de la table avant de servir tout le monde. Quand elle eut fini, elle s'assit à son tour et commença à raconter l'histoire des Coeurdaigle, ce qui leur était advenu et surtout, comment ils avaient découvert le secret le plus ténébreux de Lord Voldemort, alors qu'ils faisaient des recherches sur le Diadème perdu de Serdaigle. La raison même pourquoi ils avaient été tués, leur maison totalement détruite par le feu et leurs enfants dispersés.


Bon, j'espère que vous avez aimé cette première partie de l'entretien entre Severus et Harry ! Pas de dispute ni de duel magique entre eux, à part quelques piques de Severus envers Harry - pas tout à fait imprévisible et puis qui songerait à en blâmer Severus ?

J'ai essayé de rendre le plus "fluide" possible l'enchaînement de leur discussion pour couvrir les sujets qui les intéressent de manière la plus exhaustive possible. Surtout sur le sujet des Horcruxes et des Patronus. D'où le titre de ce chapitre. Hommage est aussi rendu - via Amelia - aux Coeurdaigle. Enfin, on en sait aussi un peu plus sur ce qui a pu se passer après la guerre.

Mais le meilleur est encore à venir ! Alors on reste sur cette chaîne ! La confrontation entre Severus et Harry tient sur DEUX chapitres et non pas un seul ! Vous en avez de la chance... LOL

J'ose espérer que j'ai respecté le caractère de Harry et de Severus, en tant que personnages.

En attendant la suite, vous pouvez aussi laisser vos impressions et commentaires... vous savez que je les apprécie !