Avertissement : Cette fic est sous forme de drabbles.

Que votre lecture soit bonne !


Et Il le marquera comme son Égal...

Et si Harry Potter ne s'en était pas aussi bien sorti qu'on le croit, la nuit où ses parents sont morts ?


46. (... Et le début des ennuis)

Malgré la présence des Détraqueurs autour de l'école, Sirius Black avait réussi à entrer à Poudlard, et s'était promené dans le château jusqu'à la Tour de Gryffondor. Il n'avait pas pu franchir le portrait qui gardait l'entrée de la salle commune et avait lacéré la toile dans un accès de rage. Ce fut du moins ce que rapportèrent les quelques témoins de la scène, à savoir les autres portraits du couloir. Les élèves furent tous rassemblés dans la Grande Salle pendant que les professeurs fouillaient le château.

Avant de pouvoir rejoindre les autres, Harry fut pris à part par le professeur Dumbledore. Il l'emmena dans une salle de classe non loin du hall d'entrée pour qu'ils puissent discuter. Harry ne savait pas vraiment à quoi s'attendre.

— Comment vas-tu, mon garçon ?

Le vieux sorcier avait pris l'habitude de le tutoyer au cours de l'été, pendant le temps qu'ils passaient ensemble à essayer de dresser le Basilik. Harry ne sut quoi lui répondre et babilla un instant sur la blessure de son bras, puis sur l'intrusion de Black.

— Monsieur Weasley m'a dit qu'il s'était échappé pour me tuer, avoua-t-il.

Le directeur hocha la tête, le dévisageant d'un air grave.

— Voudrais-tu me parler de quelque chose ? demanda-t-il quelques instants plus tard.

Harry regarda soigneusement ailleurs.

— Non, monsieur. Je veux dire, si Black essaie vraiment de me tuer, pourquoi seulement maintenant ? Après douze ans, c'est un peu étrange. Je ne suis pas vraiment inquiet. Il doit chercher autre chose. La présence des Détraqueurs me met plus mal à l'aise que celle de Black.

— Je ne parlais pas de la situation particulière de cette année, Harry, mais plutôt d'un événement récent dont je devrais avoir connaissance.

Harry pâlit légèrement. Il lui revint en mémoire que Malefoy était apparu le lendemain sans aucune trace visible de leur petite altercation. Était-il allé se plaindre ? Qui avait soigné son nez... ?

— C'est moi qui ai soigné son nez, Harry.

Il ferma les yeux. Évidemment. Dumbledore devait être présent, ou avoir été averti par un portrait. Stupide, stupide ! Comment pouvait-il avoir manqué de jugeote à ce point ? Il releva la tête et joua la carte du repentant. Il s'excusa, reconnut avoir été violent sans raison valable. Il insista sur le fait que Malefoy l'avait attaqué en premier, alors qu'il était encore blessé. Qu'il avait cependant réagi excessivement, et qu'il en était désolé.

Sans jamais croisé le regard du vieil homme.


400 mots.