Chapitre 53 : 1978 : L'évidence de la gifle
Arrivés devant la table des Serpentard, Rogue s'assit auprès de Mulciber, tandis que Mona cherchait Grace des yeux. La jeune fille avait laissé une place vide entre elle et Regulus, Mona s'y installa en lui glissant un remerciement. Grace n'y prêta presque pas attention, à sa gauche se tenait Bertram. Elle ne cessait de lui lancer des sourires rayonnants, gloussant à chaque fois que le garçon ouvrait la bouche.
En gros, Grace est à nouveau sur Bertram.
Mona servit son assiette et remarqua alors que Terence était face à elle, il la regardait fixement, ce qui eut dont de faire sursauter Mona.
– Tu m'as fichu la trouille !avoua-t-elle une main le cœur.
– Qu'est-ce que j'ai fait ?demanda-t-il surpris.
– Rien, sûrement, dévoila Hugh à côté de lui. Parfois, ta simple présence est effrayante.
Terence adressa tour à tour des regards méprisant à son frère et sa sœur.
– Vous devez être fier, intervint Lorcan assis de l'autre côté de Hugh.
– Oui, Terence fout la frousse et nous sommes très fiers, dit Mona.
Lorcan esquissa un sourire.
– Je parlais de Ludo.
– Oui, dit Terence en lançant un regard dédaigneux à sa sœur. Nous sommes très fiers de son match d'y hier, il était très performant, en même temps c'est un Moon.
Vu que les Moon sont dans le collimateur des méchants et que justement t'es à la table des méchants, tu devrais peut-être fermer ton claquet.
– Ça devait être épatant, reprit Hugh en sortant un exemplaire de la Gazette du Sorcier de son sac.
Les yeux brillants, il commença à lire à haute voix des extraits du journal.
– Alors comment ça se passe ?demanda Regulus à l'oreille de Mona. Mon frère est supportable ?
– Oui, murmura-t-elle. Je m'attendais à pire. Au lieu de ça, nous nous entendons assez bien.
Elle ne mentait pas sur un point, elle s'attendait vraiment à pire.
Nous ne sommes qu'au sixième jour et je suis sûr qu'il va se... une seconde. Nous sommes le sixième jour de l'année 1978, vous vous rendez compte qu'après ce chapitre il n'en restera qu'un de « Mona à Poudlard » ?
– C'est ce que j'ai entendu dire, dit Regulus avec un mince sourire.
Il faisait référence au baiser public que Sirius et Mona avaient échangé. Après tout, ce n'était pas vraiment une chose à faire entre deux sorciers de leur rang.
Je narre parce que c'est mon travail, mais je répète : ma Mona aura quitté l'école après le chapitre suivant !
– Ce n'était pas vraiment prévu, mentit Mona. Je ne sais pas trop ce qui m'a pris.
Personne ne sait ce qui t'a pris ma petite étudiante qui ne sera bientôt plus.
–
– C'est vrai, que ce n'était pas vraiment adéquate, intervint Terence en interrompant la lecture de son frère.
– C'était une sorte d'accident, mentit Mona.
Ouais, elle s'est tournée vers Sirius et lui a demandé de l'embrasser. Ce qui en découlé était un accident involontaire.
– Vous parlez du fameux bisou ?demanda Bertram avec un large sourire.
– Oui, répondit Terence. Et vous n'auriez pas dû faire ça en public.
– Tu me feras la morale plus tard, dit Mona. C'est gênant d'en parler maintenant.
– Les hormones ne se contrôlent pas toujours, dit Hugh en venant à la rescousse de sa sœur.
– Je confirme, dit Lorcan. Et vue les ébullitions dans cette école, je suis surpris que cela n'arrive pas plus souvent. Le pire, en dehors des drôles idées des gens de cette table, ce sont les deux préfets en chef. Ce qui se dégage d'eux quand ils sont ensemble, c'en est obscène.
Merci Lorcan, de fermer ta gueule.
Tout le monde le regarda, tandis qu'il enfournait un gros morceau de steak.
Passe son temps à bouffer de la viande celui-là. En parlant des gens de la table, il faisait bien allusion à Grace qui veut choper Bertram ?
– Tu n'as rien à reprocher à Mona, intervint Grace. C'était impulsif.
Elle ment bien aussi la blondasse.
– Soit, dit Terence en se raclant la gorge. En tout cas, je suis heureux de voir que tu suis les directives de notre famille. Je suis sûr que la famille de Regulus l'est tout autant.
– Tu as fait renaitre l'espoir en eux, dit-il en se tournant vers Mona.
– Et finalement le score final c'était quoi ?demanda Bertram à Hugh.
– 310 à 120, interrompit Regulus également joueur dans l'équipe des Serpentard.
Hugh confirma et reprit sa lecture, permettant à Mona de finir son assiette sans qu'on ne lui pose trop de questions. Entre deux bouchées, elle redressa la tête et regarda la salle autour d'elle. Le professeur Tradewell regardait dans sa direction, elle ne saurait dire si c'était elle où Regulus que l'enseignante observait. À la table des Gryffondor, Sirius aussi regardait vers leur table.
– Nous avons un cours de Sortilège, annonça Terence en se levant.
Regulus et Bertram se levèrent à leur tour.
– On vous accompagne, dit Grace. On a cours de métamorphose, c'est dans la même direction.
Elle se leva, forçant Mona à abandonner sa tarte aux prunes. Grace trottina derrière Bertram jusqu'à atteindre son niveau.
– Je suis vraiment heureux que cela se passe bien avec Sirius, dit Regulus en restant aux côtés de Mona. Tu sais que si tu as besoin d'un soutien... d'un conseil à son sujet.
– Oui, dit Mona. Je sais.
– Je me répète, désolé.
– Non, ça me rassure de savoir que tu es toujours dans cette optique.
Terence rejoint leur niveau et ils cessèrent leur conversation.
– La maison de Marine est mise sur le marché, dévoila-t-il. Trop de mauvais souvenirs.
Mona acquiesça, elle savait très bien que le gain incitait les mauvais souvenirs. Soudain, Sirius Black apparut devant eux.
Je me disais aussi, on n'avait pas parlé de lui depuis trois lignes.
– Bonjour, dit Mona en essayant de paraître naturelle.
– Je vous accompagne ?suggéra Sirius.
– Oui, bien sûr, répondit-elle aussitôt. À contre-cœur, elle s'écarta vers son frère pour permettre à Sirius de se placer entre elle et Regulus.
Terence affichait un petit sourire satisfait alors qu'un blanc noyait le petit groupe.
– Dommage pour le cours de sortilège, dit Sirius à Mona. Tu nous épateras la prochaine fois.
– Pourquoi ? qu'est-ce qui s'est passé ?demanda Terence à sa sœur.
– J'ai mis autant de temps que les autres à maîtrise un sortilège, dit-elle. Rien de dramatique, je dois manquer de sommeil.
Terence adressa un regard suspicieux à sa sœur, pas très convaincu.
Pourtant c'est vrai, pour une fois.
– Et toi sinon, demanda Sirius en se tournant vers son frère. Quoi de neuf ?
– Tante Cassiopeia a décapité un nouvel elfe hier, raconta Regulus.
Charmant.
– Ah... dit Sirius en cachant son dégout. Et de ton côté ?les parents songent à te marier ?
– Ce n'est pas à l'ordre du jour, dit platement Regulus.
Son ordre du jour à lui c'est de devenir un parfait mangemort.
– C'est ici qu'on se sépare annonça Terence. On va laisser le petit couple ensemble.
Plus les chapitres passent, plus j'ai envie de lui faire mal au frérot.
Terence et Regulus gravirent les marches d'un escalier, tandis que Mona et Sirius devaient arpenter un couloir pour rejoindre leur cours.
– Un peu trop court, commenta Mona. Mon frère n'est pas arrangeant.
– Non, corrigea Sirius. Pour un début c'était parfait. Il faut faire les choses doucement.
– Sûrement, commenta-t-elle.
Elle regarda devant elle et remarqua alors que Grace et Bertram avaient disparu depuis un long moment.
– En tout cas, dit Mona. J'ai fait ma part du contrat.
– Ce n'était pas vraiment prévu que je vous rejoigne.
– Je me tiens souvent à côté de lui au cas où cela se produirait.
Mytho !
– Si tu le dis.
– Je lui parle beaucoup plus souvent, dit Mona. Et même Grace m'aide alors qu'elle pourrait ne pas le faire. Surtout depuis qu'elle sait pour Kathy.
– Franchement, j'ai encore du mal à y croire.
– De quoi?s'étonna Mona sans comprendre.
– Rien qu'à voir ton frère, dit Sirius. J'imagine mal le reste de ta famille t'autoriser à fréquenter une moldue.
Un groupe de Poufsouffle apparu dans le couloir. Mona poussa Sirius à descendre une flopée de marche, les mettant à l'abri des oreilles indiscrètes.
Remonter tout de suite ! C'est un ordre.
– Figure-toi qu'ils m'ont donné leur accord, dit-elle. Avec beaucoup de peine, mais ils l'ont fait.
Dans l'espoir que tu changes d'avis de ton propre chef.
– « Avec beaucoup de peine », ça je veux bien y croire, railla Sirius. Mais raconte moi comment ça c'est fait ?tu voulais la brûler et puis t'as sympathisé.
– Franchement, ça ne te regarde pas, dit-elle.
– Ah si, tu es ma petite-amie, dit Sirius avec un sourire sadique. Ça me regarde.
– Petite-amie intérimaire ! Compléta Mona.
– Oui c'est vrai, on a même un contrat. Alors raconte !
Mona marqua un temps d'arrêt, elle fulminait.
Remonter tout de suite !
– Encore une moldue ça peut se comprendre parce qu'elle ne peut pas savoir ce que tu es, reprit Sirius. Mais pour Lily. Comment tu as fait ? Tu l'as ensorcelé ?
– Tu sais très bien que non.
– En fait je crois que Lily a un faible pour les cas désespérés. Elle était amie avec Rogue, jusqu'à ce qu'elle admette l'évidence. Elle sera amie avec toi jusqu'à ce qu'elle admette...
Sirius reçu une gifle en pleine figure. Mona regarda sa main avec surprise.
Bien fait ! Comment elle t'a claqué la gamine ! Tu fais moins le malin maintenant !
– Je suis désolée, dit-elle. Je ne sais pas ce qui m'a pris, c'est parti tout seul.
Sirius sortit sa baguette et la pointa sur Mona avant qu'elle eut le temps de faire un geste.
Tu la touches, je te butte !
– Imbécile ! Dit-il. Tes réflexes doivent être de sortir ta baguette ! Tu crois qu'il se passera quoi le jour où après s'être occupé de toute ta famille ils s'occuperont de toi ! Si ton réflexe n'est pas de sortir ta baguette tu n'as aucune chance !
– J'ai toutes mes chances !grinça Mona en fixant la baguette.
Sirius baissa le bras.
– Si Voldemort s'attaque à toi personnellement comme avec ton grand-père, tu auras intérêt de savoir sortir ta baguette.
– J'y penserais, dit Mona en rapprochant de ses doigts sa baguette coincée dans sa manche.
– Mieux, dit Sirius en remarquant le manège de Mona.
– Me parle pas comme ça.
– Comme quoi ? Toi tu m'as giflé.
– Tu l'as cherché, dit-elle. Tu me cherches depuis tout à l'heure, alors qu'on est censé faire des efforts pour s'entendre.
– Tu en as pas beaucoup fait hier, quand on était sensé s'embrasser.
Changer de sujet tout de suite !
– C'est moi qui l'ai suggéré, rappela Mona.
– Et t'es resté immobile, me laissant faire tout le boulot.
– J'y peux rien si ça me dégoûtait, dit-elle.
Mytho... Mona, je te déteste.
Sirius recula légèrement.
– Menteuse, dit-il après un instant.
– Vexé ?demanda-t-elle avec un sourire.
– Menteuse, répéta Sirius en se rapprochant brutalement d'elle.
Effrayée Mona recula et se heurta au mur, elle dégaina sa baguette. Sirius bloqua la vision périphérique de Mona en plaçant ses mains sur le mur au niveau de sa tête.
– Tu n'étais pas obligé de le suggérer, dit-il.
– Dégage ! Ordonna-t-elle la baguette pointée dans le ventre de Sirius.
– Tu progresses, dit-il en regardant la baguette.
– Dégage, répéta-t-elle. Ou je te rends stérile.
– Et nos enfants ?demanda Sirius avec un sourire sadique.
– Dégage.
– Si je veux !
Ils se regardèrent fixement durant de longues secondes. Puis Sirius s'éloigna et commença à monter les escaliers. Mona se regarda ranger sa baguette dans sa manche. Son cœur battait à cent à l'heure. Du coin de l'œil, elle vérifiait les mouvements de Sirius. Après avoir monté quatre marches, il se stoppa, Mona ressortit sa baguette de quelques centimètres. Sirius fit volte face et descendit les marches rapidement. Ils échangèrent un regard et s'embrassèrent.
Je vous déteste tous les deux.
Mona passa ses bras autour des épaules de Sirius sans cesser de l'embrasser fébrilement. Les yeux fermés, elle sentit l'une des mains de Sirius se poser sur sa taille et l'autre sur sa nuque. Collés l'un contre l'autre, ils continuèrent de s'embrasser jusqu'à ce que des pas précipités provenant de l'étage du-dessus les ramènent à la réalité. Ils s'écartèrent brusquement l'un de l'autre. Mona jeta un coup d'œil aux auteurs des pas, un groupe de Poufsouffle mené par Béa Brett dont Mona avait fait la connaissance un an plus tôt. Ils ne virent pas le faux couple qui venaient de s'embrasser pour de vrai.
J'aurais voulu ne jamais narrer ça.
Mona n'osait pas tourner la tête vers Sirius. Du coin de l'œil, elle le vit partir sans un mot s'enfonçant dans ce couloir. Elle attendit quelques secondes avant de monter les escaliers et de rejoindre le cours de Métamorphose. Il ne restait que quelques secondes avant que la sonnerie annonçant le début du cours retentisse. Tel un automate, Mona entra dans la salle du professeur McGonagall. Elle s'installa auprès de Grace.
– J'étais à deux doigts !lui murmura Grace. Je suis sûre qu'il se serait passé quelque chose si ton frère et Regulus n'étaient pas arrivés.
Mona acquiesça sans savoir vraiment à quoi elle acquiesçait. Son cerveau était comme noyé sous un épais brouillard.
– Monsieur Black est souffrant ?demanda Minerva McGonagall à l'attention des Gryffondor.
Les maraudeurs échangèrent un coup d'œil.
– Peut-être, improvisa James. Il était un peu pâle et il s'est absenté aux toilettes. Il peut arriver d'un moment à l'autre ou rejoindre l'infirmerie.
– Il est souvent pâle, fit remarquer le professeur McGonagall. Du moins, d'après vos dires.
Le cours commença, Mona ne retint rien. Grace lui raconta son approche de Bertram dans son intégralité, elle se contentait acquiescer sans entendre ce qu'il se disait.
À la fin du cours, Mona prit son temps pour rassembler ses affaires.
– Je te rejoins, dit-elle à Grace en souhaitant éviter ses conseils sur la bonne manière de draguer un homme.
Lorsque Mona passa la porte, elle pensait être la dernière étudiante, mais Lily se trouvait dans le couloir.
– Alors qu'est-ce qu'il a Sirius ?demanda Lily.
– On s'est disputé.
Et embrassé, c'est un peu l'élément crucial du jour !
– C'est James qui m'envoie, dit Lily. Il m'a dit de venir à la pêche aux infos et qu'il m'attendrait dans le hall pour que je lui répète tout.
Il a vite rentabilisé l'amitié des deux filles celui-là.
Les deux filles commencèrent à avancer côte à côte.
– C'est bien.
– Il est toujours après moi, dit Lily satisfaite. Il est tellement adorable, tellement gentil, il fait tellement d'effort pour me plaire.
– C'est bien.
– Il me dit tout.
Il t'a raconté qu'il sortait en douce de l'école et que c'est surtout à ça que lui servait la carte ?
– C'est bien, dit Mona.
– Hier je lui est demandé pourquoi Remus était souvent absent, reprit Lily. Il m'a dit qu'il ne pourrait révéler ce secret qu'à sa femme. Et il a ajouté, « tu sais ce qu'il te reste à faire » !
– C'est bien.
– C'était sur un ton de plaisanterie, dit Lily. Mais ça veut bien dire ce que ça veut dire.
– C'est bien.
– Notre situation est tellement romantique, dit-elle. À condition qu'on finissent par sortir ensemble, sinon ce serait pathétique.
Vous allez finir ensemble, mais votre situation est quand même pathétique.
– Et je commence à me demander si cela arrivera un jour, dit Lily.
Arrivée en haut des marches qui menaient au hall, les deux filles se stoppèrent avant de devenir visible pour les élèves en bas.
– Pas que cela ce passe mal entre nous, dit Lily. C'est vraiment merveilleux. Mais ça traîne tellement qu'à force de traîner...
– Lily ! Coupa Mona. Vas-voir James et embrasse-le ! Fait cesser cette situation ambiguë dans laquelle vous êtes.
Il y a deux interprétations de cette phrase. Mona, je te déteste.
– Pardon ?
– Tu as dit qu'il était en bas non ?
– Oui, répondit Lily d'une petite voix. Mais je ne peux pas faire ce genre de choses devant tout le monde. Je l'ai fait une fois et cela ne me ressemblait vraiment pas. Je l'ai longtemps regretté.
– Même si tu l'as regretté, ça t'a amené à prendre conscience de tes sentiments, dit Mona. Et si tu reportes ça à plus tard, tu ne le feras peut-être pas. Alors descend ! Et embrasse-le !
Lily regarda son amie avec stupeur. Elle recula d'un pas, cherchant à voir une anormalité dans le physique de Mona qui montrerait que ce n'était pas vraiment avec elle qu'elle parlait.
– Aller !cria Mona.
Lily sursauta et avança vers les marches. Elle resta en haut, observant les élèves, puis lentement elle descendit une première marche.
– Ce n'est pas moi, murmura-t-elle pour elle-même.
Elle descendit sur la seconde marche tout aussi lentement. Mona regarda son amie disparaître lentement. Très lentement. Une fois disparue, elle attendit une bonne minute et avança à son tour en haut des marches. Elle ne descendit pas, elle s'accouda à la balustrade et regarda Lily qui descendait les marches avec lentement. Elle suivit la direction du regard de Lily, c'était bien James qu'elle regardait. James qui parlait avec Remus et Peter.
Elle ne va pas le faire quand même. Déjà la première fois j'ai trouvé ça bizarre, on s'éloigne du personnage canonique ma p'tite dame. Enfin je crois.
Mona sembla percevoir un froncement d'inquiétude sur leurs visages. Sirius n'était pas visible dans le hall. Rogue lui, l'était. Mona resta fixé vers lui, sentant une vague de remord l'envahir. Rogue tourna lentement son visage vers elle. Passant de Lily à Mona et s'arrêtant finalement sur Mona.
– Je suis désolé, dit-elle sans laisser de son sortir de sa bouche.
Le visage de Rogue sembla perdre du peu de couleur qu'il avait. Il avança de quelques pas, regardant Lily et James tour à tour à présent. Lily avait atteint la dernière marche, elle avança vers James. Rogue avança à son tour, hésitant. Lily se rapprochait, lorsqu'elle atteint le niveau de James, il se tourna vers elle avec un large sourire. Lily n'y répondit pas, le visage neutre. Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa. James resta immobile, surpris. Rogue regardait la scène avec effarement. Soudain James recula, il parla, Lily fit un signe négatif de la tête et de nouveau embrassa Lily. Des exclamations retentirent, des applaudissements même dans les rangs des Gryffondor. Rogue baissa brusquement la tête et fila droit devant lui. Il heurta volontairement Waha qui s'exclamait avec les autres.
Volontairement ?ai-je bien narré ?
Waha croisa alors le regard de Mona, la Serpentard lui adressa un sourire contraint. Waha leva un pouce vainqueur vers elle. Mona acquiesça et disparue alors que James et Lily s'embrassaient toujours.
Jour 7
