Chapitre 50 – Départ ?
Le lendemain, la veille du Jour de l'An, la journée se passa dans une ambiance un peu lourde. Elle était dut à Mélina, qui n'avait pas prononcé un seul mot. Il faut dire qu'elle était patraque et la dispute avec son frère ne la mettait pas d'humeur très communicative.
Hideyuki inquiet demanda combien de temps ce genre
de chose pouvait durer, Gabriel avait haussé les épaules
et expliqué que si c'était un fait délibéré
comme aujourd'hui sa sœur pouvait rester une semaine sans adresser
la parole à personne. Le partenaire de Ryo avait été
étonné par cette force de caractère.
L'adolescent sourit et se prit un coussin de la part de sa sœur,
cette dernière monta dans sa chambre. Elle se contenta de dire
qu'elle avait mal au ventre.
La soirée de réveillon
était mal partie pour elle, et un silence pesant s'était
installé. Et quand Hideyuki proposa d'aller voir la jeune
fille pour voir comment ça se passait, Gabriel leur avoua
qu'en fait c'était à cause de l'opération
de ses yeux.
City hunter avait oublié cette histoire
d'opération, mais il ne comprenait pas trop, l'adolescent
expliqua que jusqu'à présent aucune des interventions
de sa sœur ne s'étaient passées correctement, il y
avait toujours eu des complications à cause de son cœur. Et
la jeune fille craignait qu'il y en ait et que le « pacte »
avec son père en soit rompu.
Et puis malgré son
aplomb elle n'était pas rassurée quand même
c'était ses yeux qu'elle jouait. Ce à quoi Kerry
avait dit qu'elle ne comprenait pas son obstination à
vouloir « voir ».
L'adolescent était resté calme et les deux nettoyeurs s'étaient toisé du regard pour savoir s'ils devaient intervenir, ils pensaient, à juste titre que la discussion pourrait se terminer en pleure pour la jeune fille. Gabriel avait posé ses couverts et avait posé l'espace d'un instant son ovale sur ses mains, ses coudes étant sur les tables. Il la fixait de ses yeux verts, d'une manière peut être un peu absente. Il avait les cheveux courts, mais on voyait qu'ils avaient tendance à encadrer son visage un peu en dégradé. Puis semblant se rendre compte du malaise qu'il donnait à sa sœur et de sa position il s'excusa et lui dit :
- Chacun a le droit de combattre son mal-être
comme il le veut Kirina dit-il doucement. Pour toi, c'est de
refuser de voir, puisque tu ressens la cruauté et les
intentions bonnes ou mauvaises de ce qui t'entourent. Pour Mélina,
voir, c'est prévenir.
- Prévenir ?
- Oui,
Mélina est un peu comme toi malgré ce qu'elle veut
laisser paraître, elle est anxieuse, et pour elle la vue et le
ressentit est une manière d'anticiper et surtout d'avoir
l'impression de tout contrôler. Si Mélina agit comme
ça c'est qu'elle est une trouillarde – il y eut un
silence, il venait de se recevoir un oreiller contre la tête,
mais ne s'en formalisa pas davantage.
Mélina qui était pour l'occasion en t-shirt et en short malgré la neige de l'extérieur, l'appartement était très bien chauffé. Elle vint se mettre derrière son frère et lui tira les oreilles…
- Tu disais ? Murmura-t-elle.
- Que… que….
-
J'attends.
- Que tu étais la plus douce des petites
sœurs que je pouvais avoir ! déclara-t-il en prenant un air
idiot.
Pour toute réponse elle lui frappa l'arrière de la tête, pas très fort évidemment, elle ne voulait pas lui dévisser. Et elle répondit à sa sœur.
- La vérité, c'est que si je me laisse opérer des yeux alors comme tu le sais je sais lire le braille et cela ne me dérangerait pas de me déplacer comme tu le fais Kerry. La vérité c'est que j'ai décidé, quand j'étais chez Jack en Angleterre et que je voyais une de mes amies que son corps lui dictait sa conduite ou sa non conduite. J'ai décidé que jamais je ne laisserais mon corps décider pour moi. Que ce soit mes yeux, mes jambes, mon bras ou mon cœur décidaient de manière purement mécanique que je ne serais plus capable de faire tel ou tel chose. Et la raison pour laquelle j'ai mal au ventre ! Contrairement à mon ingrat de frère pense c'est parce que je suis dans la période du mois que je déteste le plus !
Un escadron de libellule vint passer derrière les deux nettoyeurs et son frère eut droit à un corbeau qui le frappait avec une pancarte intitulée : « Revois ton étude des comportements ». Malgré la teinte colorée de ses joues, elle prit sans vergogne la glace de son frère et la mangea. Elle s'immobilisa et dit aux nettoyeurs :
- Quand vous verrez Mathias vous lui dirait qu'on
partira le 2 janvier à 21 heures. Il faut qu'il ait les
autorisations d'ici là.
- Bien… et pour Kerry ?
demanda Ryo pragmatique.
Mélina dévisagea son frère et
sa sœur, elle avait prit une décision l'autre jour et en
avait parlé à son frère, elle voulait l'envoyer
aux Etats-Unis dans un endroit spécialisé dans les
problèmes de comportements, c'était avec eux entre
autre qu'elle avait été communication elle avait
retenu une place pour sa sœur, mais son frère lui avait crié
dessus. Il lui avait dit qu'il ne fallait pas séparer Kerry
de Ryo. Alors que Gabriel s'attendait à ce qu'elle leur
lâche tout comme une bombe, il baissa la tête, résigné,
il connaissait l'obstination de sa sœur.
Les deux nettoyeurs
comprirent que le jeune garçon connaissait la réponse
de sa frangine et qu'elle n'allait pas leur plaire. Alors qu'une
tension s'était installées Mélina demanda :
- Que veux-tu faire Kerry ?
- Quoi ? Tu me
demandes mon avis ?
- En fait j'ai déjà eu celui
de mon frère sans lui avoir demandé – elle lui lança
un regard noir, puis sourit – il est normal que tu donnes le tient.
- Je…
- Avant que tu dises quoi que ce soit, il existe un
centre, très bien, à Los Angeles aux USA.
Kerry ouvrit la bouche.
- La raison pour laquelle tu ne peux pas venir avec
Gabriel et moi en France et ou en Angleterre. C'est parce que tu ne
t'y plairais pas. De plus les risques d'enlèvements sont
très grands. Et puis maman, ne m'appréciant pas trop…
je doute que toi qui a le même visage ait plus de chances
d'être apprécié. L'ambiance là-bas est
étouffante.
- Tu veux pas de moi ? demanda-t-elle dans un
murmure.
Mélina l'avait regardé d'un regard étrange et lui avait dit :
- Ce que je veux n'a aucune espèce d'importance. Car ce que je veux, je ne l'aurais jamais.
Devant le froid que ça avait lancé elle continua :
- Le centre Mac Arthur est fait pour les gens
comment dire, un peu spéciaux – devant le regard du
nettoyeur elle dit – ce n'est pas un centre psychiatrique mais il
est vrai qu'on y trouve tout genre de personnes, notamment des gens
qui ont tenté de ses suicidés. Il y a un vrai suivit
médical. Et ceux qui sont là-bas veulent s'en sortir,
je pense notamment ceux qui possèdent des phobies tel que
l'agoraphobie ce qui est un peu notre cas… Voilà, tu n'es
pas obligée d'y aller, tu y as une porte ouverte. De toute
façon avant d'affronter ta vie d'adulte – elle ajouta
pour elle-même mais à voix hautes – bizarre de penser
à ça maintenant… - elle continua – je pense qu'il
faudra que tu y fasses un tour, c'est de loin le meilleur.
- Pas
de risque qu'ils la prennent pour toi ?
- Non, je n'y suis
jamais allé et malgré toute nos apparitions « en
public » aucune ne s'est fait en présence d'un
journaliste ou photographe. Et puis c'est pas une ville ou je
vais.
- C'est vrai elle est plus adepte de San Francisco parce
que son petit ami y habite.
Les regards fusèrent vers Mélina pour connaître le fin mot, mais cette dernière cligna des yeux et capta le regard de son frère, elle lui demanda :
- Ah et qui c'est ?
Une libellule passa solitaire derrière la tête de Gabriel alors que les nettoyeurs tombèrent à la renverse. Impassible, Mélina continua :
- Je suis pas au courante…
- Jeremy !
Mélina se fit assommer par un corbeau et éclata de rire, incontrôlable. Elle finit par dire :
- Mais ça va pas la tête de dire des
bêtises pareilles ! Ils vont te croire !
- Mais j'ai pas
rêvé il a bien dit qu'il t'aimait la dernière
fois, déclara son jumeau en se grattant la tête d'un
air perplexe.
- Qu'il le croit ou pas, m'est égal
puisque ce n'est pas réciproque ! c'est mon meilleur ami
c'est tout. Est-ce que je dis moi que parce que vous êtes
toujours fourrés ensemble Danny est ton petit ami ?
Gabriel eut un rire nerveux et se rattrapa in extremis avant de tomber et lui dit :
- Mais ça va pas la tête ! hurla-t-il.
C'est comme si tu insinuais que Saeba et Makimura étaient
ensemble ! Réfléchit Daniel est un garçon !
-
Quoi ! qu'est ce que tu oses insinuer se leva le nettoyeur il
fit mine de vouloir étrangler Gabriel quand…
Deux rires cristallins emplirent le salon, Mélina
et Kerry riaient. Mélina plaisantait et Gabriel venait de s'en
rendre compte et il marmonna des choses incompréhensibles.
L'atmosphère était moins étouffante et
Makimura amena des litchis après la glace ainsi qu'une
bouteille de jus de litchis, il avait remarqué que Mélina
aimait beaucoup et que ma foi les autres aimaient bien aussi.
- Donc si j'ai bien compris, tu me demandes
d'envoyer Kerry dans ce centre ? demanda au bout d'un moment
Ryo.
- Non. J'ai dis que quand Kerry se sentirait prête,
il serait intéressant pour elle qu'elle y fasse un petit
séjour. Cela peut être demain ou dans un an voir deux ou
trois. C'est comme elle veut, à l'origine je voulais
effectivement l'y envoyer sans trop lui demander. Et mon frère
m'a fait remarquer – elle fronça les sourcils – que
c'était tout à fait le genre de décisions
arbitraire que prendrait notre père.
- Et ?
- L'effet
douche froide vous connaissez ?
- Euh…
- C'est l'effet
que ça m'a fait, les enfants d'une manière
générale, veulent quand ils sont plus grand soit
devenir comme leur parent, soit devenir l'opposé. Et bien je
ne veux pas ressembler à mon père, pas plus qu'à
ma mère d'ailleurs. Je veux être moi et prendre les
décisions correctes sans être influencée par une
éducation ou une autre. C'est donc à Kerry de
choisir. J'ai bien compris que vous étiez prêt à
la garder près de vous alors voilà pourquoi je pose la
question à ma sœur.
- Je…
- Tu as tout ton temps,
nous on repart en France, le 2 au soir enfin normalement, fit-elle en
levant les yeux au ciel. Bon je vais me coucher bonne nuit tout le
monde.
Elle fit semblant de tirer l'oreille de son frère et lui dit :
- Fais attention… (français )
- ok.
Mélina s'endormit dans son lit beaucoup
plus tard que voulu, elle était tourmentée. Elle savait
ce que sa sœur allait choisir, elle les avait suffisamment observés
pour en déduire que Kerry refuserait d'aller là-bas.
Elle avait fait cette proposition peut être pour se
dédouaner d'être celle qui vit dans le luxe ? Elle
sourit, ironique, elle s'en serait passé de ce « luxe
», elle voulait juste une famille. C'était visiblement
quelque chose d'impossible, ses parents étaient toujours à
droite et à gauche. Son frère aîné lui
faisait toujours la tête, il ne la touchait pas, mais il ne lui
parlait pas. Elle savait qu'il la rendait inconsciemment
responsable et elle se sentait responsable mais, le passé
était le passé. Quand à Kerry ? Si elle avait
été égoïste elle aurait décidé
qu'elle viendrait habiter avec eux pour être enfin être
ensemble. Mais elle savait déjà que sa sœur réussirait
à l'agacer suffisamment, elle n'était pas prête
à vivre une vie seule et aurait besoin de se raccrocher à
elle et Mélina était toujours un peu sauvage.
Il y a
de cela trois ans elle collait beaucoup son frère aîné,
parce qu'elle avait besoin de repère et qu'elle voulait se
sentir protéger. Il l'avait compris et l'avait laissé
naviguer dans son entourage sans jamais interférer avec elle,
il lui laissait le droit d'être là, mais il y avait
comme un accord tacite qui interdisait tous conflits.
Son frère pénétra dans la chambre, plus de deux heures étaient passées depuis la « discussion », la première chose qui dit :
- Toi, tu devrais dormir depuis longtemps.
Pour toute réponse Mélina changea de position en répondant.
- On ne choisit pas quand le sommeil vous capture.
Gabriel se changea dans la pénombre de la chambre et une fois en pyjama il s'installa dans les couvertures et dit :
- Tu as bien fait !
- Tu crois ?
- Pourquoi
j'ai l'impression que tu n'es pas sûre de toi.
Elle lui murmura :
- Hum, peut être parce que je m'en voudrais s'il arrivait quelque chose à Kerry et que Saeba s'en rende responsable. Bonne nuit Gabriel.
Le garçon se souvint alors de l'altercation
qu'il y avait eut avec sa sœur, ce qui avait eut pour conséquence
les différentes attaques de sa sœur, elle se vengeait un peu.
Il savait très bien que bien qu'elle ait finit par faire
comme lui voulait, elle lui en voulait. Qu'elle ait eut tort ou
raison, les mots qu'il avait choisit l'avait indubitablement
vexée et peut-être blessé.
Et puis, c'était
presque la première fois qu'ils se disputaient comme ça,
si fort, il constata alors qu'elle n'avait rien dit à son
sujet, lui, l'avait acculé, critiqué. Il lui avait
dit qu'elle était « jalouse » de quel droit
avait-il fait ça ?
Il savait que sa sœur culpabilisait
énormément d'avoir été libérée
avant Kerry. Et lui il lui disait qu'elle était «
jalouse » de son bonheur actuel… Quel crétin.
Elle
voulait juste protéger Kerry, la protéger du métier
du nettoyeur et la protéger de leur famille étouffante.
Mais Mélina n'avait pas pris en compte les sentiments et la
volonté de sa sœur, et c'était ça qu'il lui
reprochait, il lui reprochait d'être comme leur père…
Mais
parfois, on ne choisit pas de devenir ce qu'on veut pas, on le
devient car on a des modèles plus ou moins bon, et les leurs
étaient loin d'être les meilleurs. Il repensait
souvent a sa vraie mère décédée, il n'en
gardait pas beaucoup de souvenirs, juste une présence
chaleureuse et aimante. Elle les avait toujours protégés,
toujours.
- Lina ?
- …
- Je voulais m'excuser de ce
que je t'ai dis hier.
- …
Elle était allongée sur le côté et il lui toucha l'épaule pour l'inciter à l'écouter. Cette dernière grogna et lui dit :
- Je ne suis pas comme papa !
- Je sais. Toi tu
écoutes ce qu'on te dit. Enfin il faut quand même un
peu te gronder.
Elle lui dit quelque chose comme « comment veux-tu que je sache comment agir et réagir, je n'ai pas de modèle moi… enfin aucun adulte qui vaillent le coup d'être prit comme tel »
- Je sais petite sœur, mais écoute ton cœur
et celui des autres et tu trouveras les réponses.
- Bonne
nuit Gaby.
- Bonne nuit Lina.
Il l'embrassa sur la joue et s'endormirent, une fois de plus main dans la main. Le nettoyeur n'avait pas entendu la discussion qui avait été surtout chuchotée, mais une demi-heure plus tard il ne put que constater que le frère et la sœur étaient réconciliés, il s'assura ensuite du sommeil de sa protégée et alla dans sa propre chambre.
L'opération s'était bien passée
et normalement Mélina n'aurait pas besoin d'une autre
opération dans quelques années, mais l'ophtalmologue
avait quand même dit qu'il n'avait jamais vu des yeux comme
ça.
Il y avait bien eut une petite complication au niveau
du cœur de la jeune fille mais ça ne retarda son départ
de la clinique que de deux heures, Mathias les déposa devant
leur appartement celui-là même ou Ryo avait accompagné
Mélina pour récupérer des vêtements. Elle
eut comme un sentiment de manque en rentrant dans l'appartement
silencieux.
Gabriel la regardait, il l'aidait avec ses
affaires, elle avait toujours du mal avec ses yeux, elle portait des
lunettes de soleil.
Ils préparèrent leurs affaire,
le soir-même ils devaient prendre l'avion. Gabriel avait
appelé Mathias pour s'assurer que totu serait prêt, ce
dernier lui confirma.
Alors que les deux enfants était dans un état proche de la liquéfaction, en fait ils s'ennuyaient et ne savait pas quoi faire avant le départ et pourtant il ne restait que cinq malheureuses petites heures. Après avoir tout préparé ils s'ennuyaient un peu, ils étaient proche de l'état végétatif presque agonisant comme s'ils manquaient d'eau ou pire d'oxygène.
Tout à coup, ils furent surpris d'entendre, la sonnerie de la résidence, ils se regardèrent perplexe et Gabriel finit par se lever il déclara :
- Je vais ouvrir.
Mais alors qu'il amorçait un mouvement vers la porte, sa sœur le retint par le bras. Et lui dit :
- on regarde d'abord qui s'est par grace à
la caméra.
- Mais…
Sa sœur se dirigea vers la télévision
l'alluma et mit la chaîne numéro huit. Sur celle ci,
Mélina alluma le magnétoscope et mit la chaîne 10
et là elle poussa un cri en même temps que son frère.
Devant son frère deux trous noirs, non, pas exactement il
s'agissait d'un nez suivit par un œil exorbité. Mélina
sortit, et dit :
- ça vous amuse beaucoup Saeba de faire crier
mon frère.
- Ah Mélina ! comment-vas-tu ? je t'ai
déjà dis de m'appeler Ryo.
- Pff. Je vous l'ai
dis vous êtes un peu vieux pour que je vous accorde cette
faveur.
Le nettoyeur faillit tomber de son perchoir et Mélina qui avait la tête levé dans sa direction, elle pouvait facilement imaginer chacune de ses actions et réactions. Elle sourit :
- Vous comptez rester là-haut longtemps ?
Sur ce, Ryo descendit. Il l'attira à l'intérieur et referma la porte vitrée qui séparait la cours du hall de l'immeuble.
- ça vous direz de venir vous promener avec
Kerry en dehors de la ville ?
- vous êtes sûr que
c'est une bonne idée ?
- ne t'inquiète pas. Ou
sont vos bagages ?
- venez…
Il la suivit jusqu'au salon ou il vit trois grosses valises, il fut assommé au passage par un corbeau et il eut un rire nerveux en disant :
- C'est tout ?
- Bah non ce sont justes les
valises de Gabi.
Trois autres valises étaient posées dans un coin de la salle. Là le nettoyeur tomba réellement à la renverse et dit :
- Mais vous êtes parti de chez vous depuis
combien de siècles ?
- Euh un petit mois, mais tu comprends
il faut bien ça…
- Comment ça il faut bien ça
? Moi un caleçon ! une brosse à dent et une cargaison
de préservatifs me suffisent !
Mélina fut assommée par un corbeau
tandis que Gabriel était en train d'essayer de frapper le
nettoyeur pour avoir parler de telles choses à son innocente
de sœur ! il espérait bien qu'elle ne connaîtrait
l'utilisation du préservatif que très tard ! (naïf
le frérot ).
Finalement son frère abandonna
d'essayer de frapper le nettoyeur, il voulait pas se laissait
faire… (enfin c'était un peu normal il essayait de
l'assommer avec le tabouret en bois…).
Les joues légèrement
rouges Mélina lui cria dessus :
- Espèce d'obsédé ! C'est pas avec un seul caleçon que vous ferez des ravages crétin invétéré ! si non vous êtes vraiment un porc.
Les mots sortis et la colonie de libellule chassée autour de son frère et de Ryo, elle reprit calmement elle expliqua :
- Bah.. on allait pas fait de lessive alors… on a
prit deux tenues par jour.
- Ah ah aha (rire nerveux) mais ça
rentrera jamais dans la mini !
- C'est pour ça que
j'étais perplexe… sur votre projet…
- Non. Tu peux
pas appeler ton « chauffeur » pour qu'ils prennent vos
bagages avec lui ?
- Je peux pas tout lui confier, mais si non
oui c'est une idée.
Quelques minutes plus tard, le 4X4 de Mathias se
gara, il prit les différents bagages mais laissa le sac à
dos de Mélina. Le nettoyeur tenta à plusieurs reprises
de voir ce qu'il y avait dedans mais à chaque fois, la jeune
fille lui tapait les doigts comme s'il était qu'un gosse
qui cherchait à chiper un bonbon.
Ils partirent tous les
deux avec le nettoyeur et de son côté, Hideyuki prit en
charge Kerry malgré la réticence de cette dernière
à sortir mais aussi à être qu'avec son oncle.
Mais ce dernier lui expliqua que c'était la seule solution
raisonnable. S'il prenait son frère avec elle, ils
croiraient qu'il s'agit de Mélina et risquaient d'être
attaqué.
Après tout, Joey Thomson avait disparut
dans la nature, il avait été viré de la CIA et
avec impossibilité d'entrer dans les organes comme le FBI,
ATF ou la police. Il restait une menace pour eux. Ryo ne doutait pas
qu'il tenterait un jour ou l'autre de se venger sur Mélina.
Ce dernier avait dit à son partenaire, qu'il soupçonnait
la jeune fille de se douter de ce genre de dessein et qu'elle
voulait qu'on évite de la confondre à Kerry.
Il
en était là de ses pensées quand il s'aperçut
que sa protégée se tortillait les doigts. Il sourit en
constatant que sa sœur faisait le même genre de chose quand
elle voulait quelque chose. Il attendit encore un moment et voyant
qu'aucun mot ne sortait de sa bouche il décida de lui
demander mais à cet instant précis elle dit :
- je… Tonton, papa acceptera ma décision quoi qu'il arrive ? demanda-t-elle dans un murmure.
