Salut salut ! Après la review de Omya-chan, je me suis mise à la suite !
Elle n'est pas sanglante mais au moins n'est pas rose et s'entend la violette.
Chapitre 47 :
Zoro rouvrit les yeux. Bon, il était dans la vigie, donc il était bien rentré. Il regarda un peu partout, essayant de trouver une trace de sang sur sa peau, mais tout était partis. Sa gorge se noua de nouveau en pensant aux trois pauvres types qui avait fini morts, déchiquetés par elles. Il frissonna avant de se lever. Aller déjeuner lui ferait peut-être passer cette sensation de nausée. Se redressant, il ressentis un léger vertige qui lui retourna de nouveau l'estomac. Le cœur au bord des lèvres, il avança un peu pour comme par magie se retrouver devant la porte de la cuisine.
T'es pas très en forme aujourd'hui
La ferme.
Tu vas me faire la gueule longtemps ?
Je t'ai dit de te la fermer, connard !
Mais t'es agressif en fait ! T'as mal dormis ?
Zoro eu hoquet fasse a cette question… Avec ce qui c'était passer avec Saïko. Il voulait pour l'instant se noyer dans l'alcool, quitte à en crever.
-Salut Zoro. Lui lança Chopper.
Celui-ci avait bien vu le changement de comportement de son plus fidèle patient, et cela l'inquiétait. La thérapie s'était pas son fort. Bien que le bretteur soit en meilleure santé que les derniers jours, son état psychique semblait tourmenté. Grommelant une réponse inaudible, il s'affala sur sa chaise et se servis un café. Fichu mal de tête. Il sentis le regard de Robin bruler sa peau. Qu'est ce qu'elle avait a l'observé celle là ? Il avait un truc non-identifier sur le visage ou quoi ? Il détourna le regard pour se concentrer à nouveau vers sa tasse de liquide bouillante. Il en avait marre. Marre de ces observations qui le mettaient mal à l'aise, qui le faisait sentir coupable par rapport aux autres. Il avala d'un coup la substance qui lui brula la gorge, lui faisant émettre un couinement qui attira les regards. Putain de merde. Son mal le repris. Il en avait assez, bordel. Il se leva, passa devant Sanji sans lui accorder un regard. Il se souvint du moment ou il faillit lui dire son crime. Quel con il avait été ! Il croyait vraiment que en lui disant ça, le coq se serais retourné pour lui dire : C'est pas grave bretteur de mes deux, on ne le dira à personne, et même si l'équipage le sais ils te pardonneront, j'en suis sur.
Il l'aurait jeté sur les roses après lui avoir foutu une raclée… Bon c'était un peu exagéré, mais bref… Ca ne se serais pas bien passer.
Sanji, accoudé au plan de travail, mima un lavement de couvert, suivant le geste du vert. Il était bizarre ces derniers temps. Il sentis le plan vibrer sous le coup violent de l'épeiste, preuve de sa colère. Normalement, quand Zoro était dans cet état, il gueuler vers la source de son tracas (qui était souvent le coq lui même.) et repartait, laissant sa victime traumatisé à vie. Il le suivis du coin de l'œil sortir de la cuisine pour repartir vers la vigie.
Zoro quitta la cuisine, s'engageant vers le pont quand un frisson se répandit sur sa peau. Il sentis quelque chose de froid le frôler, glisser sur ses vêtements, l'enlaçant dans un geste possessif. Il se retourna brusquement. Rien. Il les sentait encore, elles rampaient a présent sur le sol. Leurs corps tordues, noirâtres et visqueux l'écoeura au point de lui faire régurgiter son café devenu acide. Courant vers les toilettes, qu'il trouva très vite pour une fois, il vomit toutes nourritures qu'il avait dans l'estomac, c'est a dire très peu. Seul le café franchis ses lèvres, suivis d'un liquide blanchâtre qui lui fit mal aux intestins. Il tira la chasse d'eau puis s'essuya la bouche pour effacer toutes traces de maladie. Il avait déjà eut affaire au coq, pas besoin de rameuter tout l'équipage. Il tituba quelque peu avant de reprendre une allure normale. Il ne se sentait vraiment pas bien. Il avait perdu combien de kilos ces derniers temps ? Ces cotes devenaient vraiment visibles et ça lui plaisait qu'a moitié, voire pas du tout. Les choses continuaient de le suivre, s'enroulant sous ses pieds, ou bien lui caressant les jambes comme signes de soumissions. Ces choses étaient lui, ce n'était qu'une extension. Non, c'était Azaël. Cette pensée le glaça. Se tournant, il les voyait encore, seulement lui les voyait. Elles étaient de plus en plus laides, grandes, agressives et sanglantes. Elles lui firent des sourires odieux, reflétant l'envie de meurtre sous une demande de permission. Il les détestait, qu'elles s'en aillent. Sa vision se troubla, lui faisant perdre pied. Les objets, ses choses se mélangeaient, créant un engeance abominable. Où était le sol ? Où étaient les murs du corridor. Il avança à l'aveuglette, percevant quelques brides infimes de parquet et de murs. S'appuyant contre ceux-ci, il rampa vers une porte de sortie. Bordel, il se passait quoi ? Les choses ne faisaient plus qu'un avec les murs désormais, et s'amusaient à le faire trébucher, à le bousculer vers le fond du couloir. Elles le voulaient avec elles, dans leurs camps. Il fallait qu'elles montrent leur loyauté et leur efficacité. Elles avaient obéies à Azaël, et lui obéissaient toujours, mais se serai plus facile avec Zoro de leurs cotés. Ils étaient trois entités dans le même corps. Trois personnes qui ne se comprenaient pas. Il y avait eut elles et Azaël. Il en avait peur lui aussi, mais au début. Néanmoins, il y avait Zoro à présent et elles voulaient plus qu'il ait peur d'elles. Elles le protégeraient.
Zoro rampait désormais sur le sol, résistant aux étreintes brutales des choses, repoussant leurs bras. Il ne voulait pas d'elles, il ne voulait pas de leurs aides. Un bras s'accrocha à sa cheville, il donna un coup de pied. Un autre attrapa son poignet, il se dégage de sa poigne. Poings, pieds, il donnait des coups pour se dégager. Puis merde ! Il sortis ses katanas, tant pis pour les murs si ils étaient abimés. Sous ses lames, elles reculèrent, effrayées par son agressivité et sa colère. Elles rebroussèrent chemin pour se recroqueviller dans un coin. Elles ne voulaient pas lui faire de mal, alors pourquoi ne se laissait-il pas faire tous simplement ? Il fit quelques pas en arrière, les observant encore. Elles ne bougeaient plus. Il fit quelques pas quand elles repartirent à l'attaque. Elles enroulèrent leurs membres autour de sa taille, le tirant vers un lieu inconnu. Il fut soulevé du sol… Luffy… Elles le balancèrent contre un des murs… Tout le monde… Elles foncèrent vers lui… De l'aide… Et le frappèrent durement sur toutes chaires non couvertes. Elles lui agrippèrent les cheveux… Stop ! Saïko!.. Elles le lâchèrent.
oo000oo
Il entendit un bruit sourd, suivit d'un silence de plomb. C'était quoi cette merde ? Que faisais ce bretteur de mes deux ? Le cuistot stoppa toute action pour se ruer vers le couloir. Peut-être qu'une de ses deux déesses avait un malaise ? Courant dans le corridor, il tomba nez a nez avec… Un truc vert non-identifier. Le bretteur.
-Merde…
Il s'accroupit à coté de lui, voyant son visage fermé, ensanglanté par une coupure à l'arcade. Il avait fait quoi ?
-Eh… Marimo ?
Il entendit qu'un grommèlement incompréhensible, bon il était en vie. Dommage. Il le secoua un peu pour qu'il se lève du parquet. Se relevant finalement, Sanji vit les ecchymoses et écorchures qui parcouraient son visage et ses bras. Il s'était battu contre quelqu'un ? Mais qui ?
-Je ne sais pas ce que tu as foutu, mais tu taches le parquet.
Putain, je devrais l'envoyer vers Chopper !
Zoro grogna encore une fois et tituba vers le fond du couloir, essayant de disparaître derrière la porte la plus proche. Il ne voulait pas que Sanji le voit encore affaiblis. Déjà qu'il l'avait surpris en train de gerber dans les toilettes, ça la foutait mal. Il les sentait encore, tout autour de lui, sinueuses et difformes, riant de son désarroi. Bordel, fichez moi la paix ! Il avança un peu, tendant la main vers la poignée, quelques pas et le blondinet sera hors de vu, et il pourrait souffrir de tout son saoul. Mais un bras lui barra la route, celui de bigoudis-man.
-Marimo, va chez Chopper. Ca m'emmerderait que tu clamses comme un con dans un couloir.
-Grmblm, je vais y aller alors fous moi la paix !
Il fit un mouvement brusque d'épaule pour repousser la main de Sanji, qui se voulait réconfortant. Il ne voulait pas qu'il l'approche, ou même qu'il lui parle. Il aimait pas ça… Il n'aimait pas son contact, et le regardait lui bruler les yeux. Sa voix lui nouait la gorge, non il n'aimait pas.
Sanji fut blessé par le coup soudain et resta planté au milieu du corridor alors que le vert s'éloignait déjà.
Zoro alla vers la salle de bain, le dos contre la porte, il tourna le verrou pour ne pas être dérangé. Il se planta devant la glace, examinant son corps meurtri. Les multiples ecchymoses décoraient maintenant ses bras devenus pâles par rapport à son ancien teint. Quand allait-il redevenir normal ? Il voulait son corps musclé, attaqué par les rayons UV, ses yeux grognons avec ses sourcils stricts, merde à la fin. Azaël lui avait bien fait comprendre qu'il pouvait faire ce qu'il lui plaisait, et ca énervait Zoro au possible. C'était son enveloppe charnelle, son monde et son équipage. Putain ! Son regard dériva de la glace aux ustensiles de la salle de bain. Il ne trouverait rien ici. Il sortit, décidé. Ce dirigeant vers la cuisine, il vit Sanji en chemin. Celui ci le fixa, cherchant un signe de réconciliation ou d'excuses face à son précédent comportement mais aucun symptôme d'empathie n'apparus sur le visage de son rival. Le bretteur se dirigea vers le plan de travail où se trouvait les couteaux de cuisine…
-Je te l'emprunte.
Ce fut la seule phrase qu'il lui dédia. Trop étonné de son comportement, le blond resta silencieux, voyant le vert sortir pour disparaître de nouveaux dans le dédale de couloir du Sunny.
Ce renfermant dans la salle de bain, Zoro souffla avant de se reporter face au miroir. Il voulait lui prouver qu'il avait encore le contrôle. Oui, il l'avait encore. Il prit sa masse de cheveux pour la glisser sous la lame, puis la fit glisser doucement, coupant ses cheveux. C'était la fiéreté d'Azaël, mais lui détestait ces cheveux encombrants, irritant son cou, le génant lors de ses entrainements. Il pris une seconde mèche dans son poing et la trancha net. Puis une troisième, suivi d'une autre. Il entrepris cette opération des vingtaines, des trentaines fois… Bref. Il finis avec ses cheveux courts d'antan, ceux sans longueurs extravagantes, sans souplesse inutile. Non. Il frotta son crâne, satisfait de sa victoire. Il ramassa les mèches et les mis dans la poubelle… Il était de nouveau Roronoa Zoro, sa peau retrouvant son éclat doré et son visage de nouveau sans trace de sympathie. Il se dirigea vers sa chambre, s'enfermant dans le noir. Il les sentait encore, tordus de rire ou de chagrin, il ne savait pas. Il ne percevait que des couinements étouffés, déformés par leurs respirations rauques. Il s'allongea pour contempler son plafond défoncé, se glissant dans les bras de Morphée tel un abandon court de cette réalité trop cru.
Il se réveilla, ayant perdu toute notion du temps, un peu perdu. Le baillement lui décrocha un peu sa mâchoire, il s'étira avant de constater une démangeaison au niveau de son cou. Il sentis de nouveau des cheveux long descendant sur son dos, ceux qu'il avait fraîchement coupé. Soufflé par ce nouveau élément, il courus vers la salle de bain pour finir devant le miroir grâce à un dérapage contrôlé. La longue chevelure verte recouvrait ses épaules, glissant dans son col de T-shirt. Il alla voir dans la poubelle pour voir effectivement de longues mèches entremélées entre elles. Qu'est ce qu'y c'était passer ? Par cette mauvaise blague, Zoro compris le message d'Azaël. Il pouvait faire ce qu'il voulait.
Enfin une suite… Après un long silence, je pensais franchement avoir fait un flop complet mais non ! Je continue !^ ^
Et oui, je marche a la review !
