Genre: Pov extérieur ; Angst ; OCC ; Combat ; Sang ; Deathfic, WIP, Aventure, Mystery, Drama/Tragedy ; Darkfic, OU (Original Universe), Nekketsu WI Torture Perversion Folie.

Info personnelle : Salut à tous ! C'est l'été. Il fait chaud. J'ai fait la japan expo. On m'a approchée pour faire un manga... Je suis méga terrifier et exciter, comme la fois où on m'a… Hm… Oui… Bien sûr… Ah oui, c'est vrai… D'accord… Oui je parle seul et tu es une voix dans ma tête… Oui j'ai pas pris les bleues… Oui… c'est redondante et chiant… Oui, bien sûr… Allée un dernier… Non.

Réponse review

Index FIC:
mudrā : signe d'invocation
Kekkei Genkai : Les Dōjutsu (art d'utiliser les pupilles) et les Godai Seishitsu Henka (transformation de nature avancée des cinq éléments).

Disclamer : L'univers et personnage appartient à Masashi Kishimoto et je l'en remercie. La trame aussi. De moi, ne sera que le détournement.

Chapitre XLV : Retrouvaille.

- Consolider ses cordes. Deux Hommes de plus sur la voile droite.

S'agitant un peu partout, les marins d'un bateau de transport exécutent leur mouvement habituel pour naviguer sur la mer calme, revenant d'un voyage sur les terres du feu, pour vendre leurs marchandises, sous le regard de Naruto.

- Reste pas planté là gamin. Rends-toi utile !

Tournant le regard sur un homme jeune et épais, le blond continue de le fixer dans les yeux, voulant être certain d'avoir bien entendu ce qu'il vient de dire.

L'homme va tenir le regard jusqu'à ce qu'un autre vienne à lui, lui parlant à l'oreille rapidement. Écarquillant les yeux de surprise, tout en résistant à la poigne qu'on lui exerce pour l'inviter à partir, l'homme va s'insurger.

- Ce minus va tuer le Kaima ? Hahaha. C'est inutile. Si jamais il débarque, je m'en ferais un sac d'écaille sans soucis.

Ne le considérant plus, maintenant qu'il sait que le marin est prévenu, Naruto retourne le regard sur le paysage marin, calé contre le bâbord du navire, dans un coin où il sait ne pas déranger le mouvement de masse.

En plus de vingt-quatre heures, il aura multiplié les voyages sur différent profils de navire, sans tomber sur l'ombre d'une attaque, se rassurant sur le fait qu'aucun navire n'en a subi, preuve que ce n'est pas un mauvais choix de sa part, mais un refus d'attaquer pour le « Kaima ».

« Pourquoi ce calme. M'ont-ils remarqué durant la tempête ? Ils seraient en fuite ?... Je devrais aller sur Kikai-jima... Non, révéler mes cartes maintenant n'est pas à mon avantage. »

Grimaçant en sentant une piqûre à son omoplate, Naruto pose sa main dessus. Sa marque s'agite de plus en plus avec le temps sans qu'il puisse en connaître la cause. Ayant d'abord suspecté ses souvenirs d'Anko, de par la représentation de cet endroit, le souci est qu'il n'a jamais été dans ce pays avec elle. La seconde conclusion fut qu'elle s'agite sur les présences fantôme de la brune, mais encore une fois, cela signifierait que sa marque s'agiterait à toutes les occasions.

Cherchant à oublier ses douleurs, il va concentrer son esprit sur d'autres souvenirs, plus doux.

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- Impossible. Fait avec terreur Isaribi, tout en grimaçant de douleur.

- Regarde-toi Isaribi. Tu deviens de plus en plus faible à chacun de tes retours avec cet homme. Tes transformations sont instables, t'obligeant bien souvent à dormir transformé. Tu ne finiras pas la semaine.

- Mais... nous enfuir...

- C'est le seul moyen. Je vais nous faire sortir d'ici.

Avant d'avoir pu faire un mouvement, son poignet gauche se trouve prisonnier, suivi par l'arrière-bras, par les mains palmées et écailleuses d'Isaribi, qui attire son regard dans ses yeux remplis de larmes, tremblant de peur.

- S'il te plaît... Ne fais pas ça... Je... Tu es tout ce qu'il me reste...

Habillé d'un petit sourire, Kitsune se penche sur le corps de la jeune fille, se libérant de son emprise pour s'asseoir sur le bord du lit. Doucement, il guide la tête humaine sur ses jambes, faisant en sorte d'être confortable. Caressant sa joue sale avec tendresse, ne s'occupant pas des jambes qui remontent contre son torse ; pour prendre sa position fœtale, malgré ses douleurs pas plus qu'il ne s'occupe de ses larmes et qu'elle se rapproche, Naruto prolonge à ses cheveux.

- Laisse-toi aller. Fait-il d'une petite voix douce.

- Non... Je ne veux pas avec la lumière...

Aussi vite dit, aussi fait. Les feux des torches dans leur prison, en plus de celle devant, sont soufflées, sous la surprise de la fille, qui ne va pas piper mots. Profitant d'être dans l'obscurité totale, pour la première fois de sa vie de prisonnière, elle sent son corps être recouvert de la couverture et son visage chauffé par les mains blondes, l'aidant à supporter la douleur et sa transformation.

Son corps devient écailleux et froid, ses cheveux perdant leur épaisseur pour devenir des nageoires qui pendent à son opposé, sur le bord des genoux du blond, prolongeant son corps.

Tremblant de la perte de chaleur, son sang devenu froide, elle émet un soupire sous les mains qui attrapent ses nageoires avec douceur ; malgré qu'il a été prouvé, il y a quelques heures, qu'elles étaient loin d'être fragiles, pouvant être utilisé comme arme ; pour les poser le long de son visage, redécouvrant la sensation d'une main sur son visage et l'autre sur son épaule.

Appréciant ses caresses, elle va pourtant regretter qu'il ne lui caresse pas une nageoire, comme il fait avec son visage, mais ne voulant pas l'obliger à toucher une partie qui pourrait avoir fui volontairement.

- Tu m'es précieuse.

La voix grave du blond fait bondir le cœur de la fille, tant par sa bestialité, qu'elle ne lui connaît pas, que les mots employés.

- Je refuse de te laisser un jour de plus ici. Demain, toi et moi, on va fuir cette prison.

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Fin de journée, un choc secoue le navire, sortant Naruto de ses pensées, un sourire sur la face quand il entend quelqu'un demander s'ils ont frappé un récif.

Cela va très vite, le navire se reprend un nouveau choc, secouant le navire assez fort pour faire tomber quelques matelots dans l'eau, agitant les personnes proches, qui vont alerter et tenter de les sauver avant que deux mains, en tentacule, les balancent par-dessus bord.

- Le Kaima !

Une agitation se fait sur le navire, tous partant prendre des armes pour combattre, ne voulant pas mourir, cherchant dans l'eau où se trouve le démon. Pendant ce temps, Naruto avance nonchalamment au centre du navire, dégageant les gens sur son passage avec aisance, pour s'accrocher au mât avec force avant que le bateau se retrouve secoué plusieurs fois, bougeant dans une direction fixe qui attire l'attention vers un immense typhon.

Hurlement et prière habitent le navire sous le regard en air du blond qui va concentrer son chakra dans ses pieds pour avancer sans perdre l'équilibre, poussant de nouveau ceux sur son passage pour se mettre à tribord jetant un rapide regard dans l'eau pour repérer une silhouette qui passe à vive allure sous le bateau.

- Le Kaima ! Entend-il dans son dos.

Un grognement sinistre suit, terrifiant les marins autant qu'elle fait rire le gamin, qui se retourne doucement pendant que les marins vont sauter à l'eau et fuir à la nage, ignorant que le typhon va les avaler tout crus, pensant avoir une meilleure chance que contre ce démon.

Hurlant, le matelot baraqué et jeune, qui se vantait en méprisant Naruto, se jette sur le démon, un couteau à la main, tentant de transpercer la gorge, sa lame se retrouvant brisé contre les écailles. Le démon, attiré, se tourne en balançant une trompe d'eau qui le propulse à travers le bois de la cabine, ne récoltant aucun honneur, pas plus de regard.

La masse diminuant, Naruto restant immobile, lui et le Kaima finissent par croisée leur regard, ce qui stoppe immédiatement les agissements du monstre, les yeux écarquillés.

Froid, Naruto va faire un pas vers le Kaima qui en fait un en arrière, terrifié, en position de garde. Un tentacule sort de l'eau, entourant le corps blond, qui le fait passé par-dessus bord, le corps plaqué contre un corps plus vieux, ses jambes se faisant entourer par ceux du poulpe, qui va ricaner en voyant le corps immobilise dans l'eau, certain qu'après cinq minutes, il en sera fini de ce parasite.

Parasite qui donne un violent coup de tête en arrière, cognant le masque de plonger sur son visage, le surprenant tellement qu'il se fait enchaîner un deuxième avec plus de force sans qu'il comprenne quoi que ce soit.

Devenant un marteau piqueur des plus violents en même temps que son corps s'agit, Naruto se libère avec aisance pour se retourner et arracher le masque de l'homme à lunette de vue en même temps qu'il lui colle un coup de pied dans le ventre, qui le projette dans l'eau.

Masque sur le visage, Naruto reprend sa respiration retenue, remontant vers le navire en voyant des silhouettes encore en sauté et le typhon disparaître.

« Ce navire ne transportait que des papiers. Rien de valeur. Qu'est-ce que tu fabriques Isaribi ? »

Sentant une présence derrière lui, Naruto se retourne en même temps qu'il voit le poulpe qui tente de l'attraper. Se défendant en agitant les membres, les deux corps tente de survivre dans ce milieu aquatique, Naruto savant que, s'il perd son masque, il ne pourra pas le récupérer et n'aurai pas assez d'air pour remonter à la surface.

Tournant dans l'eau en tonneaux, s'agrippant les vêtements comme deux chiens qui se battent, Naruto se retrouve dos dans le fond, avec un coup de poing coller au visage, le sonnant lentement, permettant à l'asphyxier d'arracher le masque pour écarquiller les yeux de douleur en sentant son corps être propulsé par la bombe d'air que Naruto crache, à bout portant, dès que le masque est retiré. Traversant la surface de l'eau et volant sur plusieurs mètres pour s'écraser avec violence à plusieurs mètres du bateau, il attire le regard de son camarade à lunette de soleil et du démon, tous deux sur le bateau.

Entendant un bruit d'abordage, ils se tournent vers le blond qui craque ses membres avec nonchalance, s'approchant d'eux sans les quitter des yeux. Le démon, les yeux écarquille, tremblant de peur, fera le premier mouvement en sautant par-dessus bord pour plonger dans l'eau.

- Attends ! Hurle Naruto, courant sur l'eau à vive allure, regardant les profondeurs de la mer pour repérer la silhouette qu'il chasse.

Visage sérieux, son esprit ne va pas arrêter de lui poser des questions sur la raison de sa présence, l'ayant reconnu quand on lui a décrit, mais ayant vraiment espéré que cela était une autre création d'Amachi.

La silhouette commence à devenir de plus en plus floue pour le regard du blond, qui comprend qu'elle tente de me semer dans les profondeurs, sautant pour utiliser une bombe d'air vers le ciel pour se projeter avec puissance dans l'eau, ouvrant les yeux en regardant partout, malgré l'opacité de l'eau.

Nageant, la respiration des plus stable, il finit par la remarquer derrière un rocher, naviguant avec difficulté pour la rejoindre, quand un lourd poids se fait à son dos, ses bras étant bloqués dans une prise, ses forces commençant à disparaître rapidement, n'ayant que le temps de voir l'homme à lunette de soleil qui lui sourit derrière son masque de plonger.

Ayant l'intention de le tuer en le vidant complètement de son chakra, l'absorbeur va hurler de douleur en sentant des dents traverser son bras gauche, se retournant en lâchant le corps blond, qui tombe dans les profondeurs, pour voir le Kaima, avec un visage enragé, lui projeter une trombe d'eau qui l'éloigne avant de nager vers le corps qui touche le fond sur le dos, son sceau le brûlant et maintenant conscient par une douleur aigue, à son déplaisir.

Quelque chose se presse sur ses lèvres, lui soufflant de l'oxygène qui remplit ses poumons, lui permettant d'ouvrir les yeux.

« Isaribi ? »

Ne comprenant pas ce qu'elle fabrique d'un coup, les bras écailleux l'entourent et portent vers la surface sous le regard énervé du pirate, qui se promet de se venger d'elle.

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Tirer sur la terre ferme, dos au sol, Naruto, haletant, utilise toutes ses forces pour se tourner sur la droite, vers sa sauveuse, qui redevient la fille qu'il connaît.

- Isaribi... L'appelle-t-il en tendant la main vers elle.

Celle-ci, sans l'écouter, se met à fuir, sans un vêtement sur le dos ; « les démons ne portant pas de vêtement » lui a dit Amachi ; ni un regard vers lui.

Toussant, Naruto va se lever, allant se projeter pour la courser avant qu'une violente douleur dans l'omoplate le mette à terre, inconscient.

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Le soleil sort de sa tanière pour annoncer la nouvelle journée sur le pays de la mer.

Dans une cabane de bois de pêche, devant un feu sous une marmite, Isaribi est en position fœtale, le visage strié de larmes, ses tremblements ne l'ayant pas quitté depuis qu'elle est revenue dans sa cabane. Son estomac vide, gargouillant, ne la sortira pas de ses noires pensées, se maudissant pour avoir commis autant de bêtises.

Des pas lui résonnant au loin, elle va se resserrer sur elle-même, se terrifiant de plus en plus quand les bruits s'accentuent et devinent plusieurs.

- Espèce de monstre. Disparais de notre île !

La voix enfantine, hurler, est suivi par plusieurs cris de rage en même temps que retentit des tambourinements légers contre son mur, vite suivi des vitres brisées, sans que cela stop leur action, voir l'accentue.

Plaçant ses mains sur ses oreilles, Isaribi se met en boule, voulant fuir le plus possible le bruit des pierres sur sa maison, qui brise tous, ainsi que des insultes et rire des gamins.

- Arrêtez. Arrêtez.

Répétant plusieurs fois sa supplication, celle-ci ne dépasse pas le décibel d'une voix ordinaire, les enfants continuant sans s'en occuper.

- Pitié ! Arrêtez... Laissez-moi...

Ne montant pas de volume, la peur s'accentue dans son corps, créant comme un trou dans son ventre, qui l'inspire et détruit tous ses organes. Son esprit, essayant de se rattacher, va lui renvoyer les souvenirs de sa prison, où, allonger sur le sol, elle suppliait pour mourir, se rendant compte que, malgré les années et les changements dans sa vie, elle est toujours au même point.

- Laissez-moi en paix !

Son hurlement est si puissant qu'il fait trembler les murs, venant de la force brute de son corps, comme dernière arme d'autodéfense, au sacrifice de sa voix et la brûlure de sa gorge, toussant gravement, ayant l'impression qu'elle va régurgiter ses poumons.

Un silence suit son hurlement, les enfants ayant dû fuir, mais elle va déchanter quelques secondes après.

- Viens espèce de monstre. Je n'ai pas peur de toi ! Je vais te faire partir, moi !

Immobile, souffrant, Isaribi ne va rien faire de plus que rester silencieuse et attendre sous les insultes et provocation des enfants, qui vont recommencer à attaquer sa maison et casser les objets dedans, pendant un long moment avant de cesser, comme le bruit des enfants.

Posé devant la maison, une pierre dans la main droite, arrêtée avant qu'elle atteigne son objectif, Naruto fixe ce groupe d'enfants, qui lui fait face avec des yeux remplis de haine, sans leur donner considération, la tête tournée sur la droite pour se concentrer sur la maison dans son dos, détruit par les cailloux et avec pour décoration, des graffitis de haine, invitant Isaribi à partir loin d'eux.

- T'es qui, toi ? Fait l'un des garçons.

- C'est sûrement un monstre, comme elle. Fait un autre.

- Elle les attire comme des mouches ! Faut la faire partir. Brûlons sa maison. Fait une fille.

- Ouais, j'ai lu que cela détruisait les démons. Rajoute une nouvelle.

- Ce n'est pas un démon.

La voix froide est dite sans force, mais elle traverse l'esprit de tous les enfants qui vont se taire, tremblant.

- Tout le monde le dit ! Hurle un enfant.

- Oui ! Elle est apparue d'un coup et maintenant le poisson disparaît et en plus bah les bateaux, bah, ils sont détruits !

- Je suis sûr qu'elle est de mèche avec le Kaima.

-Vous êtes ridicule. Ce n'est pas un démon. Répond-il au gestalt de haine enfantine, sans les regarder, comme s'il n'écoutait pas ce qu'ils ont dit.

Un enfant, poussé par la frénésie de la haine, va se jeter sur la gauche de Naruto.

- C'est la pure vérité ! Hurle-t-il en allant frapper de son pied sa jambe, pour le faire fuir et prouver son courage, profitant de ce qu'il ne le regarde pas.

Sans lui porter regard, avant de se faire toucher, Naruto attrape l'enfant par la gorge et le soulève comme si de rien n'était, les hurlements de surprise se faisant en même temps que les mots de Naruto traversent leur esprit.

- Moi, par contre…

Serrant la pierre et la gorge de l'enfant, l'une se brise et l'autre se retrouve projeté dans la face d'un des enfantin qui se retrouve sur le dos, l'arrêt du nez explosé en même temps que tombe le reste du second.

Des hurlements se font, les trois enfants courants loin, très loin de lui. La leçon est rentrée, les enfants ne s'approcheront plus jamais de cette maison. Tout le village sera qu'il ne faut plus s'approcher d'Isaribi. Elle est vengée et Naruto n'est plus habité d'envie de sang.

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Courant dans la forêt, les enfants sont en pleurs, terrorisée, voulant leur maman, leur papa, regrettant d'avoir commis un tel acte.

Hurlant pour qu'on les entende, qu'on les aide. Hurlant en indiquant leur position. Hurlant en voyant devant eux, droit, le démon, qui, nonchalamment, sort deux kunais en s'approchant d'eux, quoiqu'ils secouent la tête et supplie son pardon.

- Pas de deuxième Hinata. Chuchote-t-il pour se donner raison, sa marque à l'omoplate brillante et tournante sans s'activer.

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Les pas résonant à son oreille comme le martellement du tonnerre, Isaribi n'est pas surprise d'entendre la porte s'ouvrir lentement, ce qui ne l'empêche pas d'être des plus terrifiés.

Passant le pas de sa porte, le regard bleu se fait sur toute la maison, détruit par quelque pierre, le poussant à donner raison sur son acte, surtout quand il remarque le corps au sol, tremblant, rabougris sur elle-même.

Sans un mot, sans un soupir, il avance vers elle sans précipitation, s'asseyant en tailleur en aplatissant ses jambes pour qu'elle ne soit pas surélevée. Passant ses deux mains sous les aisselles de la jeune fille, il lui pose sa tête sur ses genoux, provoquant le double de ses pleurs, son regard à l'opposé du corps.

Une main, douce, chaude, se pose sur sa joue, la caressant sans se presser, ne s'occupant pas des tremblements qu'il accentue.

- Je suis désolé...

La voix d'Isaribi est un écho, un chuchotement dans le silence qui les entoure. Naruto continue de la caresser d'une main sur le visage, l'autre dans les cheveux pendant qu'elle répète ses excuses plusieurs fois, variant par les pleurs, les tremblements, la peur, qui s'accentue, ne pouvant dire que cela sous le silence du démon.

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Ouvrant les yeux doucement, amorphe, Isaribi voit devant elle un Kitsune qui alimente le feu, sans pour autant que sa tête repose sur le sol ou que les caresse se soient arrêtées, tenant toujours avec force la seconde main, qu'il lui a donnée, provoquant son silence et la fermeture de ses paupières.

- Kitsune...

Tournant le regard vers elle, le concerné sort une louche de soupe de la marmite, avec de la viande dedans n'ayant pas la patience de pêcher, même si elle s'est endormi depuis plusieurs heures ; posant le bol devant elle.

L'odeur lui traversant les narines suffit à remplir son corps de force, se jetant dessus quand Naruto lui ordonne d'une voix froide, le clone disparaissant après en avoir servi un bol à l'original.

C'est sous le bruit de déglutition que passent les prochaines minutes, Naruto regard la fille vidée la marmite avec vitesse, reprenant les couleurs perdues durant ses dernières heures.

- Où est Amachi ?

La voix résonnant du blond immobile la fille, qui vient de finir son repas, regardant dans les yeux cet enfant qui est différent de Kitsune, sans pour autant que cette sensation de danger-protection se soit amoindrie.

- Je... Je l'ignore... Fait-elle rapidement.

Silencieux, fixant ses yeux, ceux-ci renvoi une petite colère qui vont produire un recul de la part de la fille.

- Où est-il ?

Savant que le mensonge lui coûtera plus chère que le silence, elle se terre dedans, fuyant le regard sur elle.

- Pourquoi tu es revenue à lui ? Demande-t-il froidement.

La respiration devenant saccadée, Isaribi va retrouver la parole.

- Il... Quand tu es parti… J'ai essayé... J'ai... vécu une vie de jeune fille... mais... Personne ne voulait de moi... Même si je l'aurais pu, aucun ne m'a laissé le temps de dire ce qu'il m'est arrivé, me faisant faire faire accusation de ce qu'il se passe sur Kikai-jima... Pour vivre... Pour manger... je suis obligé de sortir du Pays de la mer, faire commerce de ma pêche... J'en ai eu assez... Il me laisse hors de ma cellule... Je n'ai juste qu'à attendre.

Écoutant les mots désordonnés de cette fille qui lui fait face, Naruto va pour demander ce qu'elle attend, quand une présence se fait à lui, la coupant dans sa reprise en se levant pour aller à l'entrée.

Le regardant faire, Isaribi va elle aussi entendre des bruits de pas, qui sont si fins qu'elle doit se concentrer pour y arriver, le suivant quand il sort de la maison pour voir devant les deux hommes portant des lunettes, un de soleil, l'autre de vue, différent par leur corpulence ; celui de lunette de soleil était plus mastoc mais aussi par les blessures sur le corps, l'homme à lunettes de vue étant couvert de brûlure et légèrement avachi sous la douleur fantôme.

- Je me disais bien que tu serais là. Amachi te demande Isaribi. Fait l'homme à lunette de soleil.

Avant qu'elle fasse un mouvement, Kitsune lui ordonne de ne pas bouger, une main tendue vers elle.

- T'opposer à Amachi, c'est s'opposé à Orochimaru. Crache l'homme à lunette de vue.

À peine sa phrase est finie que Naruto lui colle son pied en plein figure, sous sa surprise, tombant sur le dos avec un pied sous la gorge.

- Ferme ta gueule l'insecte. Crache-t-il.

- Kitsune ! Non ! Hurle Isaribi en même temps que le pied écrase la gorge de l'homme.

Se transformant en fumée sous ses pieds, Naruto comprend qu'il a affaire à un clone, tournant le regard vers un bruit à sa droite, se mettant en garde pour bloquer un coup de poing charge de chakra, sautant en arrière pour se mettre en garde, secouant son bras frappe.

« Cela sera compliqué de combattre cet homme sans utiliser mon chakra... Kurama me serait bien utile à cet instant... »

Voyant l'homme le charger, Naruto saute sur le côté pour l'éviter avant de sentir un coup de pied dans son dos qui le bouscule en avant, se retournant pour voir l'homme, à lunettes de vue qui lui sourit, en même temps que celui à lunette de soleil apparaît dans son dos, lui bloquant les bras en une prise, ses mains sur son visage.

Gémissant sous l'aspiration de son chakra, ayant un visage remplit de douleur, Isaribi court à eux, voulant les arrêter.

Battant des pieds, Naruto balaye ses chevilles, tombant avec son prisonnier sur le dos avant de le frapper à coup de tête, se retournant pour l'achever, mais se fait arrêter par le second, qui entoure ses membres autour de ceux du blond, le paralysant en bloquant, cette fois, sa tête.

- À toi de jouer, Yoroï.

Ne se le faisant pas dire deux fois, l'absorbeur se relève et place ses mains sur le visage de Naruto, qui va tenter de se débattre, avant de finir sans plus aucune force.

- Brise-lui la nuque, Misumi. Ordonne Yoroï quand Naruto tombe inconscient.

Sentant un danger, l'absorbeur évite la trompe d'eau que lui lance Isaribi, transformée.

- Pas deux fois. Fait-il en un sourire dans sa direction.

La voyant sauter en sa direction, l'élastique l'évite, à la limite, savant ses écailles résistantes, mais aussi tranchantes, tenant toujours le blond, inconscient, entre ses membres.

- Tiens-toi tranquille avant que je fasse un mauvais mouvement. Fait-il d'un air menaçant.

Se coupant dans son mouvement, elle se fait ordonner de se retransformer, recevant la promesse de ne pas faire de mal au blond. Fermant les yeux, ses pensées se tournent vers le blond, détendant son corps pour redevenir humaine, n'ayant pas l'occasion de les rouvrir, qu'elle est frappée dans le dos par Yoroï, l'attrapant avant qu'elle tombe au sol.

- On a ce qu'on voulait.

- Et lui ? Demande Misumi en tentant le corps inerte.

- Qu'est-ce que tu veux qu'on en foute ? C'est une nuisance, débarrasse-toi s'en.

Prenant sourire en pensant à la même chose, l'invertébré porte le blond au-dessus du précipice, le balançant dans la mer, aux rocher pointus.

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Sortant de la surface d'un largo dans une grotte, Yoroï, portant Isaribi inconsciente, ainsi que Misumi, se dirigent dans les couloirs de pierre d'un pas calme pour arriver devant une porte en bois, qu'ils traversent, après s'être annoncé.

Un homme, assis sur son trône en milieu de pièce, leur fait face, caché dans l'obscurité, imitant le maître des serpents sans qu'aucun n'aille croire en leur égalité en un quelque point.

- Ah enfin. Je pensais que vous ne la trouveriez jamais. Fait l'homme, se levant de son siège quand Yoroï lâche la fille à terre sans ménagement.

Sortant de l'ombre, celui-ci porte une blouse blanche par-dessus une chemise violette, avec un pantalon gris. Ses cheveux sont grisâtres, attachés en une petite queue-de-cheval au niveau du cou. Il a un assez grand nez, ses yeux étant pourvus d'une petite pupille noire, une cicatrise lui barrant le visage en diagonale.

Jetant un regard sur l'être inconscient, un sourire moqueur le prend en retournant sur ses deux gardes du corps.

- Elle vous a donné du fil à retordre.

Pendant que le scientifique ne se retient pas de rire, Yoroï va montrer son bras blessé par une morsure profonde.

- On a subi une rébellion de sa part.

Émettant une onomatopée à cette remarque, tournant à nouveau son regard sur cet être fragile, aux yeux fermés.

- Je suis partagé entre la colère et l'admiration qu'elle soit capable de vous mettre dans cet état.

- Ce n'est pas elle. Fait Misumi avec froideur, attirant son regard.

- Nous avons eu le déplaisir de rencontrer un grain de sable. Et pas un petit. Continue Yoroï

Autant curieux, qu'impatient, il leur demande précision sur cette personne.

- Kit...sune... Fait la petite voix de la comateuse, commençant à se réveiller.

Entendant ce nom, chuchoter, la main gauche du scientifique va sur son visage, les yeux écarquiller de peur.

- Je... Vous m'avez dit qu'Orochimaru vous avait envoyé pour superviser mes recherches.

Silencieux, les deux Shinobis regard l'homme s'éloigner vers sa table de travail pour s'y appuyer, le corps tremblant.

- C'est le cas. Nous sommes la représentation de sa présence. Annonce Yoroï d'une voix froide, savant qu'on les a surtout envoyé ici parce qu'ils n'ont plus d'intérêt pour le village du son.

- Dans ce cas, pourquoi il me l'envoie ici ?! Qu'est-ce qu'il fait là ?! Hurle le scientifique, affichant sa terreur sans aucune barrière.

- Je doute que ce soit lui qui l'ait envoyé. Réponds Misumi, d'une voix nonchalante.

Serrant les poings, comprenant, le scientifique expose de rage et détruit tout ce qu'il se trouve devant lui avant de tourner un regard sur l'être à un tiers écailleux.

- Ramenez-la dans sa cellule ! Je vais devoir accélérer mes recherches !

Obéissant, chacun va prendre un bras et la traîner dans le chemin de pierres, qu'Isaribi, à moitié groggy, va reconnaître comme celui de sa cellule.

- Non... Non...

Chuchotant malgré toutes ses forces, elle secoue la tête, voulant se débattre, mais n'arrivant à rien faire de plus que se redresser et traîner les pieds.

Sa voix se réveille avec le temps, répétant la négation.

- Lâchez-moi ! Non ! Lâchez-moi ! Vous m'avez promis ! Amachi ! Vous m'avez promis de me laisser libre ! Lâchez-moi ! Je promets de vous obéir ! Lâchez-moi !... Non !... Non-

Fermant la porte de son bureau, Amachi éteint la voix suppliante féminine, qu'il ignore sans difficulté.

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Installé à sa table d'opération, Amachi se retourne avec un sourire bienheureux en voyant devant lui le Sannin, levant les bras en une salutation faussement amicale.

- Toujours dans tes recherches ? Comment se portent-elles ?

- À merveille. J'ai perdu une bonne partie de mes cobayes de réserves, mais j'ai enfin trouvé la formule qu'il me fallait pour les stabiliser et permettre de créer un corps supportant les mutations. C'est un grand pas de fait.

Heureux d'annoncer ses résultats de recherche, prouvant qu'il tient à ce projet pendant qu'ils marchent dans les couloirs de pierre, prenant un chemin qu'ils connaissent par cœur le scientifique remarque une présence différente d'Anko, qui les suit. Se tournant vers lui rapidement, il va se reconcentrer sur le Sannin, un nouveau plaisir à l'esprit.

Rentrant dans la salle d'analyse ; remplis de tube de verre, qui contienne des produits verts avec dedans des formes vagues et inidentifiable, tel de gigantesques lampes Lava ; Amachi les dirige devant une immense vitre, montrant un aquarium où repose, dans un liquide semblable à la mer, un corps enfantin couvert d'écailles, aux formes instables, floutée par le liquide, qui la déforme, des tuyaux dans tout le corps.

- Voilà le résultat de mes recherches. Fait-il avec sourire en la montrant d'un geste de main, avec un petit sourire devant un Orochimaru qui croisse les bras devant l'aquarium.

- C'est exactement la même fille que tu m'as montré il y a deux ans. À part qu'elle soit vivante, qu'est-ce que tu peux m'apprendre de plus ?

La demande d'Orochimaru se fait sans accorder d'importance à la réponse, ce qui n'échappe pas au scientifique qui va grimacer.

- En effet. Mais maintenant, elle est capable de respirer dans l'eau de mer et d'eau douce.

- Sauf qu'elle n'est pas capable de combattre. Est-elle capable d'utiliser un jutsu ?

- Je ne me suis pas encore penché dessus. Avoue Amachi à un Orochimaru distant.

Celui-ci va quitter du regard cette créature, se dirigeant vers la pièce adjacente, se faisant suivre par le scientifique. Celui-ci, arrivé à la porte, tourne le regard derrière lui, se rendant compte, au dernier moment, qu'il n'est plus suivi par l'enfant, qui reste le regard fixe sur cette créature.

Fermant la porte, pour rentrer dans le bureau de recherche, le scientifique voit le serpent assis sur son trône, prenant un rapport au-dessus d'une pile, Amachi s'avançant à quelques mètres de celui-ci.

- Maîtres. Qui est cette enfant ? Demande-t-il, avec un mélange de curiosité et d'inquiétude pour ses recherches.

Celui-ci ne va même pas lui agresser un regard, ni un ton intéressé.

- Le dernier jouet de ma disciple. Il a tenu plus longtemps que les autres, j'ai décidé de l'amener.

Surpris par la nouvelle, ayant pensé qu'Orochimaru se serait débarrassé de cette fille, qui lui a laissé une impression de fille fragile durant leur seule rencontre, il le sera encore plus d'apprendre qu'elle aurait un lien avec cet être mystérieux.

- Ici ? Vous voulez me le confier ? Demande-t-il avec une curiosité maladive.

- On peut dire ça.

Par son ton énigmatique, Orochimaru va se faire demander des explications.

- Je ne suis pas là pour tes recherches. Pas plus pour cet être aquatique. J'ai besoin d'un laboratoire pour travailler sur une amélioration de l'un de mes projets.

- Le sceau du ciel ?

Par son intérêt, plus qu'évident, Amachi va être dérangé par le manque de réponse, Orochimaru n'ayant aucun gain à partager ses informations avec lui.

- Et ce gamin à son rôle ? Demande-t-il en essayant de prendre le plus d'information et faire confirmer ses intuitions.

Répondant toujours par le silence, Orochimaru ne va pas réagir quand Amachi annonce retourner à ses recherches sur la kunoichi aquatique, serrant les dents, ayant à l'esprit de réussir son projet pour prouver qu'il est plus intelligent que le serpent.

Voyant au loin l'enfant, qui n'a pas bougé de sa vision sur l'être, il va le rejoindre avec un sourire, pensant pouvoir en tirer quelque chose.

- Quel est son nom ?

La voix grave, bestiale, coupe Amachi dans sa tentative de parole, qui sera surprise de sentir en lui un tremblement de peur, comme si un rugissement venait de se faire.

- X01-52. Fait-il d'une voix calme, tournant aussi son regard vers son projet, retrouvant le sourire ne pensant tout ce qu'elle peut produire.

- Son vrai nom.

Déglutissant, contrôlant ses sensations, il va souffler doucement en annonçant qu'il n'en sait rien et n'a aucune importance pour lui, provoquant le départ de l'enfant en surprenant Amachi, qui le suit du regard.

- C'est vrai que cela n'a pas d'importance, pivert pervers.

Surpris par le surnom, il va grimacer de colère, se demandant pour qui se prend ce gamin pour lui parler ainsi.

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- ... Ce n'est rien de plus qu'un surestimé. Fait Misumi avec un sourire, ayant fini d'annoncer avoir balancé le blond par-dessus une falaise.

Installé derrière son bureau, Amachi, la tête posée sur ses mains jointes, soupire en fermant les yeux, ayant écouté avec attention le rapport des deux Nukenin, se sentant un peu rassuré d'apprendre que son principal problème a été réglée sans qu'il en ait eu connaissance, regrettant tout de même qu'ils ne l'aient pas amenés à lui, plutôt que balancer par-dessus une falaise, ayant souvenir, du peu qu'il en a vu les travaux d'Orochimaru, du potentiel de ce gamin, preuve en est ce qu'il a fait d'Isaribi en cinq mois.

- Êtes-vous certain de sa mort ? Demande le scientifique, sceptique.

- Certain. Annonce Misumi.

- Vous l'avez vu ?

- Nul besoin. Je l'ai vidé de tout son chakra et Misumi lui a brisé la nuque. Fait Yoroï avec sourire.

Le concerné va se mettre légèrement à tousser, attirant l'attention des deux hommes, qui vont comprendre.

- Tu ne lui as pas brisé la nuque ? Fait Yoroï avec un visage légèrement désarçonné.

- On n'avait pas le temps.

- Il était en ta possession, sans défense, cela aurait pris moins de dix secondes !

Le hurlement de rage de Yoroï ne fait pas baisser le regard de son camarade, qui ne voit pas le problème, la hauteur de la falaise suffisant pour briser les os de n'importe qui.

- « Certain », hein ? Fait Amachi à Yoroï, d'une voix supérieure.

L'homme à lunettes de soleil serre les dents avant de sourire.

- Oui. Je l'ai vidé de son chakra. Même s'il a survécu, il lui faudra une semaine dans le coma pour s'en sortir. Largement assez pour vos recherche et les nôtres.

- Je l'espère. Ce « grain de sable » est gênant par le simple fait d'être vivant. Qu'en est-il de ses deux camarades, qui l'accompagnaient ? Des informations ?

Se regardant en concret, les deux Shinobis confirment en silence leur pensé, que l'absorbeur se fait représentation.

- On ignore qui, ils sont, mais ils ne sont pas de simples pêcheurs.

- Espérons que ce ne soient pas « d'autres grains de sable ».

Le scientifique reste pensif, se demandant qui cela pouvait bien être, la description ne correspondant à rien qu'il connaisse.

- Aucun risque. Nous savons qu'ils sont dans un hôtel, dans le village de Haha-jima. Seule la fille aux cheveux roses fait des allers-retours.

- « Cheveux roses » ? Fait avec surprise le chef de projet, surprenant les deux autres.

Hochant la tête pour confirmer qu'elle a les cheveux roses, ils voient le scientifique devenir terrifiés.

- Qui c'est ? Demande Misumi.

- Un énorme problème. La description correspond à Tayuya du Quartet d'Oto. Le second doit être un des trois autres garçons du groupe.

- Le « Quartet » ? C'est ridicule. C'est la milice privée de maître Orochimaru ! Pourquoi enverrait-il le Quartet d'Oto. Demande Misumi, qui, comme son collègue, ne les connais que de nom, sans jamais les avoir vus.

Ne laissant pas un long silence, Yoroï répond d'une voix froide.

- J'ai entendu dire qu'il les avait envoyés au village Mandchoukouo, pour prendre résultat sur la plante bleue. Sans doute, avaient-ils la même mission.

Écarquillant les yeux de surprise, Amachi va se lever en hurlant l'incompréhension, coupant Misumi, qui allait parler de cette rumeur comme quoi Kitsune n'était plus dans les papiers d'Orochimaru, voire même qu'il donne attention à celui qui le tuerait, sans oublier le fait que le Sannin n'est pas venue ici depuis des années et que, de tous, Amachi est le seul encore intéressé par le projet de Shinobi aquatique.

- Mais quelle bande de cons ! Vous avez défié le Quartet ?! Si jamais cela se sait, Orochimaru enverra d'autres Shinobis ! Pire, il viendra lui-même.

Yoroï répond, d'une voix calme, voulant rassurer l'homme paniqué.

- Ne vous en faites pas. On va s'occuper d'eux. Kitsune est connu pour être le plus puissant du groupe, ils seront donc faciles à gérer pour nous. On comptait s'en occuper une fois que la situation le permettrait.

Le petit sourire sadique sur son visage est rejoint par celui du scientifique, qui annonce qu'elle le permet maintenant.


- Sensei ! Sensei ! Merde, qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que je dois-

Ayant ouvert les yeux pour bien la visualiser, le démon pose son index et majeur sur les lèvres de sa disciple, affichant, avec tous ses forces, un sourire rassurant, faisant en sort que seul ceci est visible pour les jeunes yeux devant lui.

Des larmes coulent de ses yeux, se faisant vite sécher par les jeunes mains, devant une grimace fausse de reproche, lui rappelant qu'il déteste voir les larmes couler de ses yeux.

- Pardon... Je... Elle ne va pas tarder... Je vais aller voir ce qu'elle fait ?

Sa question est posée d'un ton qui laisse entendre que ce n'est pas ce qu'elle désir, voulant rester avec cette infirme, qui fait pleurer son cœur, autant qu'il le fait battre.


Le démon blessé devant son apprenti.