Petit blabla : Bonjouuur ! Alors, comme d'habitude, les personnages ne m'appartiennent malheureusement pas... Mais ne faisons pas une fixette dessus, l'important, c'est de pouvoir en faire ce qu'on veut, un peu x) Enfin, bref. Ca me fait bizarre, quand même, d'arriver presque à la fin de cette fic ! Après ce chapitre, il n'en restera plus que trois, dont l'épilogue... vouais, c'est weird, guys x) Mais passons aux réponses de reviews, et je vous laisse lire !
mamy 83 : Aaaah, merci tellement, j'ai toujours peur qu'il y ait quelque chose qui n'aille pas quand j'en écrit ... En tout cas, je pense que oui, Tom s'est bien rendu compte qu'il aime Harry x3 Et encore merci de ta review !
Stridou : Je suis contente que tu l'aimes aha ! Voici la suite, alors x)
AH ! NON, DEUX MINUTES ! Dans la partie d'Harry, à un moment, il y aura un passage en italique : cela sera une petite insertion dans les pensées de Tom. Dit comme ça, ça doit sembler bizarre, mais cela sera plus compréhensible quand vous lirez - enfin, j'espère !
- Je te déteste, marmonna mon Oméga alors que nous venions de transplanter au Pré-Au-Lard.
- Mais oui, dis-je en levant les yeux au ciel, marchant rapidement vers le magasin des jumeaux Weasleys qui se tenait devant nous. Tu ne disais pas cela tout à l'heure, il me semble, chaton.
Nous portions certes un glamour, mais les rues restaient tout de même pleines d'adolescents en robe noires, avec les écussons de leurs maisons de Poudlard brodés dessus, et je voulais arriver le plus vite possible dans un endroit où mon Oméga ne risquait pas d'être démasqué.
- Hé, c'est de ta faute si on est en retard ! S'exclama Harry.
Je roulais des yeux, amusé, avant de le laisser passer en premier après lui avoir ouvert la porte. Immédiatement, nos sens furent assaillis par toutes les odeurs de la boutique, et par Salazar, c'était encore plus varié que dans le laboratoire de Severus. Mais mon chaton semblait savoir où il allait, et il nous mena vers un sous-sol.
- Je te signale que tu étais celui qui stressait. Et puis, c'est toi qui as faillit initier un second round, lui rappelais-je, un sourire en coin alors qu'il rougissait.
- Mais c'est toi aussi, grogna-t-il. Ça devrait illégal d'être canon comme ça, ajouta-t-il plus pour lui-même, mais je l'avais parfaitement entendu.
J'eus un léger sourire, attrapant son bras pour le plaquer contre moi alors que nous arrivions dans un espace où il n'y avait personne. Je fis disparaître nos glamours d'un mot, retrouvant avec plaisir le visage de mon Oméga, qui eut un hoquet en se coulant contre moi.
- Tu vois, dit-il quand même en déglutissant, c'est vraiment injuste. Moi aussi, je veux un corps comme ça.
Il leva une main pour la poser sur mon torse, relevant ses yeux dans les miens, et j'eus un grognement en voyant la lueur qui les éclairait.
- Chaton…
- Alpha, lâcha-t-il lentement, un sourire s'installant sur ses lèvres face auquel je ne pus strictement rien faire à part m'emparer de sa bouche.
Mon Oméga eut un léger soupir de contentement, visiblement satisfait d'avoir enfin l'étreinte post-orgasmique que nous n'avions pas eu précédemment. Il ramena ses mains sur mes épaules, avant d'entourer ma nuque de ses bras, continuant de m'embrasser lentement alors que je serrais son corps fin contre le mien. Par Salazar. J'aurais pu rester des heures comme ça, à simplement picorer les lèvres de Harry, si un toussotement ne s'était pas fait entendre à quelques mètres de nous. Je lâchai à regret les lèvres de mon Oméga en tournant les yeux, pour voir deux têtes rousses qui nous regardaient avec des immenses sourires.
- Non mais on vous en prie…
- Ne vous gênez pas pour nous…
- Et continuez vos activités !
J'eus un grognement en levant les yeux au ciel alors que Harry riait, se séparant de moi pour aller donner une accolade aux jumeau Weasleys – d'ailleurs, qui pouvait bien être qui ? Leurs âmes étaient identiques. Enfin, elles devaient sûrement être différentes, mais je ne les étudierait sûrement jamais assez en détail pour trouver ce qui les différenciait.
- Salut, Harry ! Visiblement,
- Tu es en pleine forme !
- Je vais bien oui, sourit mon Oméga, ses yeux revenant sur moi, avant de se retourner vers les jumeaux. Et vous ?
- Nickel !
- En fait,
- On attendait plus que vous. Les autres…
- Sont déjà arrivés !
Je sentis immédiatement une certaine tension revenir dans le corps de Harry, et je m'approchais de lui, posant ma main dans le bas de son dos alors que les jumeaux avaient fait un demi-tour.
- C'est par là ! S'exclama l'un deux, et trois couloirs et une porte plus tard, ils rentrèrent dans une pièce.
Harry et moi échangeâmes un bref regard avant de les suivre, un silence nous accueillant alors que je refermais la porte derrière moi. Parcourant rapidement la pièce du regard, je reconnus sans problème Lupin et Bill Weasley. Étrangement, il y avait aussi McGonagall. Et bien, cela allait promettre. Mais surtout, il y eut un boulet de cheveux emmêlé qui se dirigea droit sur Harry, qui le réceptionna alors que toute sa magie criait sa joie.
- Nom d'un chien, Harry, tu sais pas à quel point tu m'as manqué.
- Moi aussi, Mione, rit doucement mon Oméga, serrant dans ses bras la sorcière qui devait sûrement être Hermione Granger.
Ils restèrent un instant serrés l'un contre l'autre, avant que finalement Mademoiselle Granger ne le laisse respirer. Elle le prit par les épaules, fronçant les sourcils, avant de le scanner de haut en bas.
- C'est moi, ou tu as rapetissé ? En tout cas, tu as bien meilleure mine que d'habitude, sourit-elle doucement. Et puis, ces oreilles, c'est vraiment adorable.
Mon chaton rougit légèrement en bégayant, ce qui fit rire l'étudiante. Puis celle-ci se figea soudainement, et je ne compris pas immédiatement pourquoi. Elle se tourna vers moi, tendue, et je haussai un sourcil, l'observant plus attentivement. Sa magie, qui paraissait plutôt… confuse, était d'un orange doux, qui tendait plutôt vers le marron. Ceci était plutôt rassurant, puisque même si elle criait sa soif de savoir, sa magie respirait tout de même l'amitié – en l'occurrence, pour mon Oméga.
Ensuite, sa stature en elle-même montrait, certes sa perplexité, mais également son envie de comprendre. De plus – et c'était un bon point, même si Mademoiselle Granger paraissait intimidé, elle refluait cela, se montrant ferme sur ses appuis.
Et bien, mon Oméga avait réussi à trouver une amie de choix. J'eus un sourire avant de tendre la main, ce qui arracha un hoquet de surprise à certaines personnes présentes. La sorcière eut un instant d'étonnement, avant de sourire également, tendant elle aussi sa main en inclinant la tête. Je la pris entre la mienne pour lui donner un baise-main bref, mais qui restait dans les standards de la société.
- Mademoiselle Granger, dis-je, relâchant sa main en me redressant. C'est un plaisir de vous rencontrer. J'ai énormément entendu parler de vous.
- Tout le plaisir est pour moi, Lord Voldemort, répondit-elle sans hésiter un instant.
Et visiblement, tout le plaisir était pour mon Oméga également, puisque son âme hurlait littéralement son soulagement, et ses pensées cavalaient à toute vitesse dans son esprit – et un peu dans le mien, également.
- Bon, vu que tout le monde -
- Connaît tout le monde,
- On pourrait s'asseoir, peut-être ?
… Parlaient-ils réellement toujours comme cela ? C'était… légèrement perturbant. Harry eut un léger rire et, comprenant qu'il avait suivi mes pensées, je roulais brièvement des yeux. Enfin. Sans attendre la moindre réponse, les jumeaux Weasleys s'étaient dirigés vers la table en plein milieu de la pièce, s'y installant à leurs aises, et peu à peu, tout le monde fit la même chose. Mon Oméga s'était placé à côté de moi et Mademoiselle Granger était de son autre côté. Suivaient les jumeaux, puis leur frère, et Lupin. À ses cotés se trouvait la professeur McGonagall, qui était par conséquent à ma droite.
- Vous étiez en retard, il n'y a pas eu de problème ? Demanda Mademoiselle Granger, et le rouge monta immédiatement aux joues de mon Oméga alors que j'avais un sourire amusé.
- Il ne – non, il n'y a pas eu de problème, pas le moindre du monde, bégaya Harry, avant de se retourner vers moi tandis que je riais mentalement. Ne te moque pas, dit-il en me tapant l'avant-bras, je maintiens que c'est de ta faute. J'ai dû me retrouver des baskets parce que tu les as perdues !
- Et bien, fis-je en levant un sourcil, je pensais un peu à autre chose à ce moment-là, il me semble.
- Bah j'espère bien, quand même. Ça serait vraiment vexant sinon, je te signale.
J'eus un léger ricanement, et mon Oméga roula des yeux.
- Je crois que je ne veux pas en savoir plus, sourit la jeune sorcière.
Je fus soudainement ramené sur Terre – et par Merlin, est-ce que nous venions de se chamailler comme des… comme des je ne sais quoi devant eux ? Je repris un visage plus sérieux en quelques millièmes de seconde, mais vu le sourire qui ornait le visage de Bill Weasley, celui-ci voyait clair dans notre relation. Je reniflai, brièvement, avant de tourner la tête vers McGonagall.
- Je n'étais pas au courant de votre présence.
- Et bien, commença la sorcière en remontant ses lunettes sur le bout de son nez, ce n'était originellement pas prévu. Mais les actions du directeur m'interrogeaient depuis quelque temps, et apprendre la nature de votre relation m'a fait réfléchir, surtout avec les réactions qu'a eut le professeur Dumbledore face à cela.
Je hochais la tête, et la professeur croisa ses mains, plissant ses yeux de chouettes derrière ses lunettes.
- Je suis curieuse, Lord Voldemort. Un tel renversement ne vous ressemble pas.
Je fis une brève moue, avant de secouer légèrement la tête.
- Je ne pouvais pas rester de marbre face à mon Oméga, avouais-je sans honte.
Après tout, cela était la vérité, et Harry était quelqu'un de… de remarquable, qui m'avait fait redécouvrir certains sentiments que j'avais pourtant pris soin d'occulter. Enfin, ça, personne n'avait besoin de le savoir – déjà que mon Oméga avait presque un libre accès total à mes pensées.
- Mais parlez-moi de vous, dis-je en m'adressant un peu à tout le monde. Pourquoi un tel revirement ?
- Pour Harry, dirent sans hésiter Mademoiselle Granger et les jumeaux en même temps.
Ils échangèrent tous un regard, et l'un des jumeaux prit la parole.
- On dirait pas comme ça, mais Harry,
- Il a toujours eu le nez fin.
- Il trouve toujours le meilleur moyen pour arriver aux emmerdes, mais en dehors de ça,
- Il sait qui sont les bonnes personnes.
- Et puis… Hermione fit un pause un bref instant, avant de sourire. Un Alpha et un Oméga, quoi. Ce fait à lui tout seul suffit à savoir quel côté de la barrière est le bon. Pourquoi la magie se serrait cassée la tête à faire revenir ces gênes en force chez vous, alors que presque tout vous séparait ? On se croirait dans un roman d'amour français !
Bill Weasley eut un rire rauque, secouant la tête.
- Exactement. Même Remus a fini par accepter l'idée.
Le loup-garou eut un grognement en levant les yeux au ciel, mais posa son regard mordoré sur mon Oméga, dont la magie vibrait d'attente et d'espoir. Par Salazar. Si le loup lui faisait du mal encore une fois, il ne finirait pas la journée vivant. Mais un sourire finit par éclairer son visage à la cicatrice, et il secoua lentement la tête.
- Tu es mon louveteau, Harry. Même si on me forçait, je ne me battrais pas contre toi.
- Même pour… hum… Janus Diggle ?
- Même pour Diggle. La survie peut être chère.
Le soulagement envahi mon Oméga avec tellement de puissance que pendant un instant, j'eus peur qu'il s'écroule sur sa chaise. Je posais une main sur sa cuisse, la caressant discrètement, et Harry afficha un sourire… et bien, un sourire tout simplement magnifique.
- Mais je ne sais pas si je peux pour autant rejoindre le camps du loup qui m'a transformé, finit par ajouter le loup-garou.
Je fronçais les sourcils, tentant de comprendre pourquoi il faisait une telle fixette sur – mais oui, suis-je stupide. Fenrir l'avait transformé alors qu'il n'était qu'un enfant. Évidement, son but n'était pas simplement de transformer n'importe quelle personne qui traînait sur son chemin, mais simplement ceux qui étaient suffisamment fort pour y survivre et joindre sa meute.
Ou ceux qui devaient tout simplement mourir. Mais même si mon Mangemort avait eu certains problèmes avec les Lupins, il n'avait eu l'idée de mordre leur enfant que lorsqu'il l'avait vu. Il était revenu les yeux brillants, ne cessant de dire qu'il le voulait dans sa meute.
Mais les choses ne s'étaient pas arrangées comme il le voulait, et je savais que pour Fenrir, Remus Lupin était son plus gros… sa plus grosse déception. Sans m'en rendre compte, j'échangeais un regard avec mon chaton. Je voyais le conflit qui s'affichait sur son visage, et surtout dans ses pensées. Après tout, je savais que Fenrir l'avait plus ou moins prit sous son aile – ou plutôt, sous sa patte, et que voir les deux loups se grogner dessus le faisait souffrir. Puis une de ses pensées traversa ma tête, et je fronçais les sourcils. Peut-être cela pouvait-il effectivement être la solution.
- Fenrir, dis-je en redressant la tête pour regarder le loup-garou qui frissonna en entendant le nom, n'aurait pas de problème pour une… discussion.
- Je ne -
- Remus, Fenrir n'est pas… Il est cool, quand il veut.
Puis Harry fit son attaque qui était aussi puissante qu'un Avada Kedavra. Il fit ses yeux de chaton.
Remus me regarda pendant un long moment, puis finalement, soupira.
- D'accord.
Par Merlin, oui. Je poussai un soupir de soulagement, me relâchant sur ma chaise en posant ma main sur celle de mon Alpha qui était toujours sur ma cuisse, entrelaçant nos doigts ensemble sans même m'en rendre compte.
- Génial, dis-je, souriant au loup-garou. Et allons-nous…
Je me figeai brutalement, alors que mon Alpha faisait de même. Il y avait un truc qui n'allait pas. Je ne savais pas quoi, mais il y avait quelque chose qui n'allait pas. Je fronçais les sourcils, mes oreilles de chat bougeant dans tous les sens. Ce n'était pas un murmure, ce n'était pas un bruissement, mais c'était quelque chose d'extrêmement déplaisant.
- Fred, Georges ? Demandais-je, sentant un frisson désagréable remonter le long de ma nuque.
- Ouep ? Demandèrent-ils en même temps.
- Est-ce qu'il y a des protections dans la boutique ou -
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase qu'une brusque détonation se faisait entendre, et les murs tremblèrent autour de nous. Sans même nous concerter, nous sautâmes tous sur nos pieds, baguette en main et prêt à se battre. Les jumeaux sortirent de la pièce, et nous tous sur leurs talons.
Et lorsque nous fûmes dehors, ce fut le chaos. Il y avait des sorts qui traînaient dans tous les sens, des explosions retentissaient partout et -
- Par Merlin, pourquoi il y a des Mangemorts partout ?
- Ce ne sont pas mes Mangemorts, gronda mon Alpha à McGonagall, et tout mes amis se tournèrent avec étonnement vers lui.
- Ce ne sont pas vos Mangemorts ? S'étonna Remus, fronçant les sourcils.
- Non. Ces masques, ce ne sont pas mes créations.
Bougeant brusquement, Tom attrapa le bras d'un… Et bien, d'un Mangemort-qui-n'était-pas-un-Mangemort, le plaquant au sol, et d'un sort, enleva son masque.
- Emmeline Vance, gronda-t-il.
- Vance ? S'étonna Bill, s'approchant. Mais qu'est-ce qui se passe, bon sang ?
La sorcière – dont je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve d'ailleurs - fronça les sourcils, en nous voyant tous, avant de vouloir sortir sa baguette, mais son poignet fut écrasé par le talon de mon Alpha.
- Question. Réponse, dit-il, et moi, je ne pus m'empêcher de le trouver foutrement attirant et ce n'était foutrement pas le moment de penser à ça mais c'était foutrement vrai.
- Vous pouvez me torturer, je ne trahirai pas Dumbledore, dit-elle en montrant les dents.
- Et bien, c'était tout ce que je voulais savoir, sourit mon Alpha, et il assomma la sorcière qui ne semblait plus si jeune que cela d'un sort de la baguette.
Étrangement, le fait qu'il ne tua pas la sorcière sembla être la seule chose qui manquait à mes amis, puisqu'ils échangèrent un regard, avant de s'approcher de nous.
- Si Dumbledore est bien à l'origine de cette attaque, commença McGonagall, elle est sûrement faite pour créer le plus de dégâts, et il y aura des victimes collatérales sans aucun doute.
La sorcière s'interrompit au moment où les jumeaux la protégèrent d'un bloc de maison tombait à côté d'elle, et je sentais les rouages de mon Alpha fonctionner à cent à l'heure.
- Chaton, ramène tout le monde dans le parc du Manoir, dit-il en me lançant un objet, et je n'eus pas besoin de réfléchir pour savoir ce que je devais faire – après tout, je venais de le voir dans l'esprit de Tom.
Aussi, je m'empressais de ramasser tout le monde sans faire attention à leurs protestations, et quelques secondes plus tard, le Portoloin nous emportait. Mais je ne pouvais pas laisser mon Alpha comme ça, alors même si je ne voulais pas me battre, je quittai le Manoir, faisant confiance à mes amis et professeurs pour ne pas se mettre à dos les Mangemorts qui étaient toujours dans le manoir, et rejoignis mon compagnon – pas moyen qu'il se fasse tuer cet idiot, et me plongeai dans son esprit pour le retrouver.
Allons bon. Je lâchais une insulte entre mes dents, écartant deux élèves de Poudlard. Par le biais de la Marque, j'appelais à moi certains de mes Mangemorts de différents cercles, ceux qui étaient les plus aptes à se battre – et surtout à défendre. En même temps que je les appelais, j'expliquais rapidement ce qu'il se passait – et surtout, comment retourner l'attaque de Dumbledore contre celui-ci. Et puis merde, il copiait mes Mangemorts ! On ne copiait pas mes affaires !
L'idée m'était apparu soudainement alors qu'une Poufsouffle de… troisième année, je dirais, me criait de me baisser. Il fallait simplement que je montre qui étaient les vrais Mangemorts – et que contrairement à ce que Dumbledore voulait faire croire, le but n'était pas de tuer tout le monde et de prendre des bains de sang.
Lorsque mes Mangemorts arrivèrent, j'avais affiché sur toutes les capes noires des faux Mangemorts un phénix on ne peut plus brillant, et ce seul dessin allait suffire à donner le déclic à tous les sorciers et sorcières qui avaient vécu la première guerre – et à tous les enfants qui en avaient entendu parler.
Et les choses furent pliées exactement comme je l'avais espéré. Tous les élèves présents avaient eu le temps de voir que les personnes détruisant les alentours avaient un phœnix sur le dos. Alors, lorsque mes Mangemorts avec mes masques étaient arrivés, personne ne se posa une seule question. Cela faisait déjà longtemps que, en me baladant incognito dans le monde sorcier, j'avais entendu les hésitations de ses habitants. Il fallait juste la petite goutte – la petite goutte qui avait été mon Oméga.
Mes Mangemorts avaient acculé les membres de l'ordre du Phoenix dans une ruelle étroite, et peu à peu, ceux-ci faiblissaient. Pendant quelques instants, je me posai la question de la survie ou non des sous-fifres de Dumbledore. J'avais envie de les tuer, simplement pour être sûr qu'ils ne me reviendront pas dans les pattes, mais d'un autre côté… La première guerre m'avait fait comprendre que les morts pouvaient toujours servir de martyrs. Les vivants, moins, parce qu'on pouvait toujours les discréditer – et surtout lorsqu'ils n'étaient pas trop crédités de base. Enfin.
Avec un grognement, je fis signe à mes Mangemorts de les laisser vivants, et les magies de la plupart d'entre eux eurent un frémissement de soulagement. Oui, j'avais fait le bon choix. Certes, mes Mangemorts étaient de plus en plus nombreux, mais les nouveaux n'avaient pas la même… hargne. Dans un excès de zèle, je les ligotai magiquement avant de me reculant, quittant la place où ils étaient, les laissant au milieu du village, leurs masques enlevés et posés à côté d'eux, et leurs capes noirs au dessin de phœnix à leur pieds.
- Tom ! M'exclamais-je, alors que déjà, les trois-quarts des Mangemorts avaient disparus.
Mon Alpha se retourna brusquement, un air étonné sur le visage, mais je ne le laissai pas prendre le temps de dire la moindre chose que je me jetai contre lui, les sourcils froncés, alors que je ne pouvais pas m'empêcher de le scanner de haut en bas pour voir s'il n'était pas blessé. J'eus un léger soupir de soulagement, laissant mes mains reposer sur son torse.
- Tu n'aurais pas dû faire quelque chose d'aussi… irréfléchi que ça ! M'exclamais-je, essayant de calmer l'inquiétude qui m'avait envahi en suivant ce qu'il se passait dans sa tête alors que je tentais de le retrouver. Et si jamais tu t'étais pris un sort dans le dos ? Et si tes Mangemorts n'avaient pas pu te rejoindre à temps ? Et si jamais tu -
- Calme-toi, chaton, me coupa mon Alpha, attrapant mes mains entre ses doigts. Je vais bien. Ce n'était qu'une bataille.
- Oui, mais…
Ma voix se coupa dans ma gorge alors que je lâchai un léger soupir. Il n'y avait presque plus personne autour de nous, si ce n'est les membres de l'ordre du Phoenix deux rues plus loin. Tout le reste des gens s'étaient enfuis, ou cachés, pas près de nous.
- Si jamais cela avait mal tourné ? Murmurais-je, la gorge serrée.
- Cela ne pouvait pas mal se passer, Harry. Et puis, rappelle-toi ce que je t'ai dit. Tant que tu vis, je ne peux pas mourir. Par contre…
Mon Alpha fronça les sourcils, me ramenant un peu plus contre lui.
- Pourquoi es-tu revenu ? Je t'avais renvoyé au Manoir pour que tu ne sois pas pris dans les combats.
- Je ne pouvais pas te laisser, comme ça ! Tu es mon Alpha, Tom, grognais-je, le fixant dans les yeux. Je – je n'aime pas me battre et je suis passé aussi loin des combats que possible, mais je ne pouvais pas être tranquillement à l'abri en te laissant tout faire, okay ? Je…
Je secouai la tête, me mordillant nerveusement la lèvre.
- Je sais que je suis plus jeune, et que je n'ai pas autant d'expérience que toi, ou tout simplement, que je suis un Oméga et que normalement, je suis censé te laisser me défendre. Mais merde, je refuse que tu prennes tout les risques, surtout lorsque cela tombe sur des attaques comme ça qu'on avait pas prévu !
Mon Alpha resta silencieux une minute, me fixant longuement alors que je peinais à me calmer. Puis, finalement, un léger sourire s'afficha sur ses lèvres, et il ramena une de ses mains contre mon visage, la posant sur ma joue et ses longs doigts s'entremêlèrent dans mes cheveux trop longs.
- C'est bon, chaton, dit-il tranquillement, et toute sa magie vibrait d'assurance. Il ne m'est rien arrivé. Par contre, nous devrions rentrer, histoire de ne pas tomber sur les Aurors qui sont en train de transplaner.
J'ouvris la bouche pour dire que j'avais encore pas mal de choses à dire, mais effectivement, en tendant une de mes oreilles, j'entendis le bruit familier des transplanages. Aussi, je fis la moue, mais hochai tout de même la tête.
- Mouais.
Mon Alpha leva les yeux au ciel, et mon estomac se tordit alors que nous disparaissions.
Mais, pour une fois, la sensation de malaise qui m'habitait habituellement après ce mode de transport fut aujourd'hui minime, ce qui m'attira un faible sourire. Et bien, au moins, ça, c'était vraiment cool. Par contre, ce qui était beaucoup moins cool, c'était l'atmosphère tendue qui régnait. Je me décollai de mon Alpha, en cherchant la raison, mais n'eus pas à me questionner longtemps. À l'endroit où j'avais laissé mes amis et professeurs se trouvaient également Fenrir, ainsi que Lucius et Severus. Et par Merlin, l'électricité qu'il y avait entre eux, c'était vraiment perturbant. Merde, d'ailleurs, pourquoi ils avaient tous leurs baguettes de sorties ? Il n'y avait que Hermione qui se trouvait à moitié au milieu, comme pour tenter de calmer tout le monde.
- Tom ? Fit Lucius d'une voix traînante alors que nous nous avancions, pas que je veuille remettre votre santé mentale en doute, mais… réellement ? Des membres de l'ordre du Phoenix, après ce qu'il vient de se passer ?
- Oui, Lucius. Si vous vouliez bien tous baisser vos baguettes… Je ne souhaiterais pas que les protections du Manoir soient endommagées alors qu'elles ont été refaites il y même pas une semaine.
Pendant un moment de vide, j'eus peur que personne ne s'exécute, mais finalement, les Mangemorts de Tom finirent par ranger leurs baguettes, et après un instant de flottement, mes amis en firent de même. Hermione comme moi eûmes un soupir de soulagement.
- Bien, dit mon Alpha avec satisfaction, alors que pour ma part, j'étais plus soulagé qu'autre chose. Et si nous finissions notre discussion assis autour d'une table, au lieu de se regarder en chiens de faïence ? Lucius, Fenrir, Severus, pourriez-vous vous joindre à nous ?
Les trois Mangemorts acquiescèrent même si la question n'en était pas réellement une, et quelques minutes plus tard, nous fûmes tous assis dans la salle de réunion où j'avais rencontré les membres du Premier Cercle pour la première fois, dans l'aile est du Manoir.
- Donc, commença Tom, posant son menton sur ses doigts entrecroisés, posant son regard sur tout le petit monde présent dans la pièce, il y avait encore une chose que je voulais savoir. Certes, vous voulez rejoindre Harry. Mais voulez-vous, pour autant, prendre la marque et devenir des Mangemorts ?
... Hein ? C'était prévu, ça ?
