Bonjour les gens, voici le dernier chapitre de cette fic, si vous êtes bien gentils, je vous y posterais un petit épilogue lol.

Je vous remercie pour vos reviews et ceux qui sont toujours fidèles merci à ma super béta.

Bon eh bien pas de guest à remercier alors je vous souhaite bonne lecture et on se retrouve en bas.


Chapitre 51

Hurlant à gorge déployée sans pour autant qu'un seul son ne franchisse la barrière de mes lèvres, je me sentais tomber dans un gouffre sans fond. Les images de ma vie auprès de ma muse et celles de ma relation avec ma douce reine se télescopaient dans mon esprit, se mélangeant, se confondant, me brouillant toujours plus les idées jusqu'à ce que je sois incapable de faire la différence entre la réalité et l'imaginaire. Entouré par une brume cotonneuse et aussi épaisse qu'une couverture, je continuai de chuter. Je tentai de me rappeler ce qu'il s'était passé, mais là encore, mon esprit refusa de coopérer. Avais-je réellement passé la nuit la plus incroyable de toute ma vie dans les bras de Kateirania, ou bien étais-je dans le coma, impuissant à apaiser les peurs de ma tendre muse ?

Lorsqu'enfin mon esprit accepta de coopérer, je perçus de légers bips et proche de mon oreille une douce respiration. Tournant la tête, j'ouvris doucement les yeux, souriant en découvrant le visage endormi, de ma chère Kate Beckett. Fronçant les sourcils, je cherchai à comprendre où nous nous trouvions et réalisai que nous étions à l'hôpital, et que j'étais relié à tout un tas de machines. Que m'était –t-il arrivé ? Il n'y avait pas une minute j'étais en train de mourir sur une plage, le corps transpercé par l'épée d'Iria, il y avait une minute mon amazone la tuait, il y avait une minute je mourrais…

J'entendis le bruit de la machine s'affoler en fonction de mon cœur qui se débattait violement contre la situation, le son strident de l'instrument de mesure réveilla Kate qui bondit de sa chaise affolée. Lorsqu'elle me vit, son visage changea, il passa d'inquiet à radieux, la plus merveilleuse image face à moi.

« Hey ! » fis-je simplement tentant de calmer mon cœur qui battait encore plus vite à la vue magnifique de ma muse.

« Hey ! » répondit Kate en s'écartant alors que les soignants arrivaient en toutes hâte dans la chambre.

Je ne quittai pas des yeux mon amour, elle était plus belle que jamais, semblait fatiguée mais sa fatigue n'entachait en rien à sa beauté.

« Monsieur Castle vous êtes enfin revenu parmi nous ! » se réjouit le docteur en examinant mes constantes.

Je papillonnai des yeux cherchant Kate des yeux que j'avais perdue de vue avec tous ces nuisibles autour de moi, prenant ma tension, du sang et écoutant mon cœur.

« Kateirania… Kate… … » soufflai-je

« Je suis là mon amour ! » Intervint ma muse en s'approchant tentant de me voir.

Je regardai la femme en face de moi, elle me souriait, sublime, magnifique. Ses yeux dont je n'avais encore à ce jour jamais su définir la couleur, marrons ou verts, me transperçaient le cœur. Kate… Kate Beckett me regardait avec amour et moi tout ce que je voulais à cet instant c'était mon amazone, savoir comment elle allait, si elle me pleurait car je savais que sans moi, elle serait anéantie et je devais donc revenir à elle.

« Kateirania, Kateirania, elle a besoin de moi, elle me pleure, Kateirania ! » répétai-je inlassablement.

« Votre femme est à vos côtés monsieur Castle. » intervint le docteur en tentant de me calmer.

Je pris une grande inspiration et tournai la tête pour voir Kate me regarder avec un sourire timide. Le médecin fini de m'examiner, il m'informa que dans une semaine je pourrais sortir si mes examens de contrôle étaient bons. Puis sortit avec sa horde de soignants nous laissant seuls avec KB.

« Je vais appeler ta fille, elle est rentrée dormir à la maison et devait commencer tôt ce matin à la fac pour pouvoir venir te voir en début d'après-midi. » m'informa-t-elle en faisant volte-face.

« La maison ? » m'étonnai-je d'entendre Kate parler ainsi du loft.

« Ah euh, oui le loft, je…ça fait 6 mois Castle que tu es… » hésita ma muse en baissant le regard d'un air penaud.

Je vis Kate poser une main sur son vente arrondis et le caresser avec une tendresse infinie. Je déglutis avais-je rêvé notre nuit, cet enfant était-il le mien ? Je ne savais plus où j'en étais, j'étais tellement heureux avec Kateirania mais existait-elle vraiment ? Elle semblait si réelle, notre nuit était tellement fantastique avais-je transposé avec Kate Beckett ?

« Tu ne te souviens toujours pas… » affirma Kate comme une évidence.

« Je ne sais pas Kate… » soupirai-je en passant une main nerveuse dans mes cheveux.

Je vis que mes paroles la blessèrent et cela me fit mal au cœur, je ne voulais tellement pas lui faire de mal mais je ne savais pas ce que j'avais vécu et n'osais pas lui demander, étais-je le père de cet enfant ?

« Je sais que tu ne te souviens de rien juste parce que tu es le plus grand des crétins ! » déclara Beckett d'un ton acerbe plein de reproches qui me fit déglutir.

Je baissai la tête triturant mes mains, je ne savais pas quoi dire.

« Je suis fatigué, Kate, peux-tu me laisser ? »

« Non ! » répondit-elle simplement d'un ton sec.

« Non ? » m'étonnai-je.

« Je ne te laisserai plus jamais sur un non-dit, j'ai failli te perdre pour toujours parce que je n'avais pas communiqué. » répliqua mon flic adoré les larmes aux yeux, faisant sauter mon cœur.

Je baissai la tête sans dire un mot, j'étais troublé, Kate Beckett qui ouvrait son cœur et laissait tomber ses barrières me déstabilisait. Je sentis une main chaude se poser sur la mienne.

« Je sais que tu ne te souviens pas car tu as été un idiot et que tu as mélangé alcool et médicaments par conséquent tu ne te souviens pas de cette fabuleuse nuit mais moi je m'en souviens et j'en veux des milliers d'autres… » déclara-t-elle d'une voix chevrotante.

J'ouvris la bouche puis la refermai. Est ce qu'elle venait de dire qu'elle voulait faire de nouveau l'amour avec moi ? Je ne pouvais pas y croire, je devais encore être dans un sommeil profond et imaginer tout ça, Kate Beckett ne pouvait pas dire à voix haute qu'elle en voulait à mon corps d'apollon.

« Cet enfant est de toi Castle mais je ne te demande rien, je comprendrais que tu ne veuilles plus entendre parler de moi, que tu ne veuilles plus de moi… » dit-elle surement face à mon silence.

« Non ! » grondai-je en me redressant « Tu es tout ce que je désire Kate et cet enfant je sais qu'il est le mien » lui affirmai-je le souffle court.

Kate fronça les sourcils d'incompréhension, comment pouvait-elle comprendre puisqu'elle était persuadée que je ne me souvenais de rien ? Mais lors de mes flashs d'inconscience dans mon monde imaginaire, j'avais vu notre nuit, j'avais pensé que tout cela n'était qu'un fantastique rêve plus réel que tous les autres que j'avais fait sur Kate Beckett mais je réalisais aujourd'hui qu'en fait le seul rêve c'était celui que j'avais créé avec Kateirania car ça ne pouvait être qu'en rêve n'est-ce pas ? J'étais plongé dans un sommeil profond pendant 6 mois pas un coma avait dit le docteur mais j'avais rêvé ma vie avec mon amazone et aujourd'hui j'étais de retour et j'avais mon fabuleux flic qui s'offrait enfin à moi.

« J'ai eu des flashs durant mon … sommeil, des flashs qui se produisaient à chaque fois que je pensais être endormis ou inconscient dans mon rêve et je nous ai vu, j'ai tellement cru à un songe merveilleux. » lui avouai-je dans un souffle, déglutissant bruyamment ma gorge me faisant mal.

« Ce n'était pas un rêve Castle même si je n'étais pas dans mon état normal, je ne regrette pas une seule seconde de cette nuit où enfin je me suis sentie de nouveau entière. » me confia ma muse en prenant mes mains dans les siennes.

J'hochai la tête sentant mon cœur faire des loopings dans ma poitrine, j'avais rêvé cet instant tellement longtemps que je n'osais plus y croire et alors que Kate Beckett me souriait, je repensai à mon amazone avec tristesse, je n'avais pas inventé mes sentiments pour cette femme magique, je l'aimais mais elle n'était qu'une représentation de ce que je voulais de Kate, mon flic au cœur pur et droit. Maintenant, j'avais tout ce que je désirais, je pouvais oublier Kateirania… Même si mon cœur se meurtrissait à l'idée de l'avoir abandonnée, seule, alors qu'elle avait bravé tous les interdits pour moi. Je secouai la tête, elle n'était qu'une invention de mon esprit fertile, elle n'était pas réelle.

« Une vielle femme nous a dit que tu t'étais créé un monde et que tu en étais prisonnier en quelque sorte et que pour que tu reviennes tu devais mourir… » m'informa Kate comme lisant dans mes pensées.

« Je oui, je… j'étais tellement malheureux. » soufflai-je la gorge serrée.

« Tout est de ma faute si tu as dû te créer un monde illusoire, par ma faute, si j'avais su Castle… »

« C'est aussi de ma faute Kate, j'aurai dû te parler, la communication marche dans les deux sens mais encore une fois j'ai préféré faire l'autruche et me victimiser plutôt que de faire face à ma peine. » contrai-je avec force m'approchant d'elle.

« Nous ne sommes pas très doués avec les sentiments ! » argua ma brunette en se pinçant les lèvres me faisant sauter le cœur de par ce geste.

« Pas vraiment ! » confirmai-je, contrit « On a toujours fait une équipe fantastique alors je suis certain qu'ensemble nous seront fantastique » ajoutai-je en prenant la main de ma Kate entre les miennes.

« Tu n'as même pas idée Castle ! » répondit-elle en se penchant sur moi pour prendre possession de mes lèvres avec une telle passion que je faillis défaillir.

Ce baiser était exigeant, presque désespéré, je sentais toute la frustration de ma muse à travers ce baiser fougueux. Sa langue s'enroulait parfaitement autour de la mienne, l'épousant comme une jumelle, nous gémîmes à l'unisson tandis que l'échange devenait bouillant. J'avais imaginé cela à travers Kateirania cette passion en Kate Beckett, ces sentiments que j'avais pour elle et que j'avais tant espéré être réciproque et je ne m'étais pas trompé dans mes rêves ma muse était ainsi aimante, amoureuse…semblable à Kateirania.

A bout de souffle nous nous séparâmes, Kate posa son front contre le mien haletante, les yeux fermés, le sourire aux lèvres.

« Tu sais ce qu'on dit des femmes enceintes Castle ? » souffla-t-elle d'une voix rauque.

« Qu'elles ont le teint radieux et la peau douce ? » répondis-je en caressant ses cheveux soyeux.

Ma réplique la fit rire, elle se mordit les lèvres, ouvrit les yeux et plongea son regard ombragé dans le mien.

« Que leur libido est multipliée par deux, la mienne a 6 mois de frustration a combler ! » déclara-t-elle en se redressant félinement se mordant les lèvres.

Je déglutis, la regardant sortir de la chambre en m'informant qu'elle allait téléphoner à ma mère et ma fille. Lorsque la porte fut fermée, je lâchai un soupir que je ne pensais pas avoir retenu, cette femme aurait ma peau mais si je devais mourir ce serait entre les mains de mon amour…

Une semaine s'écoula durant laquelle je subis une multitude d'examens qui se révélèrent bons, ainsi j'avais l'autorisation de sortir, je ne m'étais pas fait prier, bien trop pressé de retrouver ma famille, mon loft.

Kate était venue me voir chaque jour et chaque jour avait été un supplice, j'avais l'impression que j'allais exploser tant cette femme était une allumeuse. Je le savais depuis longtemps mais sans barrière Kate Beckett était la déesse de la tease, bien plus d'une fois, j'avais failli lui faire l'amour dans mon lit d'hôpital oubliant où j'étais mais les bruits extérieurs me rappelaient à l'ordre. Mais ce soir j'étais bien décidé à vivre ma seconde nuit d'amour avec ma muse et cette fois je n'oublierais pas une seconde.

Je boutonnai mon jean et y enfonçai ma chemise, me regardant dans la glace j'ajustai mes cheveux pour être beau pour ma muse. Je devais être parfait pour mon flic préféré qui n'allait pas tarder, replaçai mon col et rentrai correctement les poches de mon pantalon, lorsque je sentis un objet dans ma poche droite. Je fronçai les sourcils et le sortit, le mettant face à mon regard pour voir ce que c'était. Mes yeux s'agrandir alors que j'avais sous mes yeux un anneau d'or magnifique. Je ne savais pas comment il était arrivé là mais je savais ce que c'était. Cela était impossible, ce n'était qu'un rêve sortit de mon imagination, je devais encore rêver.

Je tentai de m'en persuader mais mon cœur me hurlait que tout ceci était bien réel, j'avais entre mes doigts, l'anneau de la division, celui qui avait le pouvoir de fendre en deux une âme partagée entre deux mondes…


Epilogue ou pas épilogue ? Hum je le tate pour savoir, il va falloir grandement m'encourager pour que je le poste. Bon diamnche les gens et à bientôt