Note : Hello la compagnie ! Aujourd'hui, un peu d'action bouhahaha ! Allez hop hop !

Deux dédicaces se sont glissées dans ce chapitre… saurez-vous les retrouver ?

Réponses aux reviews :

Nandra : Ouais XD comme tu dis ! Faut que j'en recase des scènes comme ça !

Kahlane : Oui je suis une vilaine je sais ! Mea Culpa (ou pas) ! Et je suis désolé de te le dire, mais tu risques d'être frustrée encore longtemps !


« Une vague de monstre est entrée dans la ville ! » cria Arashi qui les attendait dans le couloir.

Elle devait s'être changée en vitesse, car elle portait désormais une tenue plus pratique, et tenait une épée d'une main, une lance dans l'autre. A leur approche, elle ouvrit la porte et se précipita dehors. D'autres personnes était sorti eux aussi, et écoutaient avec attention les cloches qui tonnait dans toute la ville.

« Qu'est-ce que c'est que ce vacarme ?! s'écria Kurogane.

- C'est … voulut répondre Arashi, mais elle s'interrompit en apercevant son mari qui courrait dans leur direction.

- Dieux, merci, vous êtes sain et sauf !

- Que se passe-t-il ? demanda Fye, les sourcils froncés.

- Quel imbécile, j'aurais dû vous expliquer cela dès votre arrivé, seulement, ce genre de chose n'est pas censé se produire en plein jour… Pour faire simple, Il existe trois murs pour empêcher les Onis d'entrer dans la la cité. Un qui se trouve juste à la frontière de la Fracture, le deuxième sur l'île qui se trouve entre les deux bras du fleuve, et enfin, un mur qui protège la cité mère. Les cloches servent de relais et de messager. Regardez ! dit-il en pointant du doigt un clocher d'une hauteur impressionnante.

« Il en existe plusieurs dans chaque quartier de la ville, avec à leurs sommets des cloches et des guetteurs. Le message part du premier mur, puis remonte de tour en tour, suivant la progression des Onis. Sauf qu'ici, nous sommes presque au centre d'Orzam. C'est très rare qu'ils arrivent jusqu'ici, et encore moins en plein jour.

- Pour quelles raisons ? demanda le blond.

- Car les monstres puisent leur force dans l'énergie de la lune. Plus nous approchons de la pleine lune, plus ils deviennent puissant, et à contrario, plus nous approchons de la nouvelle lune, plus ils faiblissent… »

Fye se rappela que la veille, Kusanagi avait demandé à Ryuo quand était prévu la pleine lune, et le jeune homme lui avait répondu dans deux semaines… Il n'avait pas compris sur le moment, mais désormais, tout s'expliquait. Sauf que si ces montres n'attaquaient que la nuit et de préférence quand le cycle lunaire est croissant… Il resserra sa prise sur son bâton. Le mauvais pressentiment qui l'avait étreint quand il avait vu la Fracture n'avait pas été si insensé que cela finalement… Il jeta un bref regard en direction du kendoka qui hocha la tête pour réponse, alors qu'un sourire carnassier se dessinait à la commissure de ses lèvres.

« Oh final donc, faut juste les buter ces Onis c'est ça ? dit le kendoka, avant de poser sa main sur le manche de son sabre.

- En résumé oui. Quand les cloches sonnent, chacun arrête ses activités en cours. Les gens qui savent se battre se préparent, et les autres, partent se cacher chez eux, ou dans des lieux prévus à cet effet, acheva Sorata en prenant la lance que sa femme lui tendait.

- Qu'ils viennent… Je les attends, murmura Kurogane.

- Méfiez-vous. S'ils ont réussi à passer les trois murailles, c'est qu'ils sont forts, vicieux, et seuls des attaques de haut niveau peuvent les détruire, dit Arashi.

A peine termina-t-elle ses paroles, que plusieurs Onis déboulèrent du haut des toits. Ils foncèrent sur eux tel des boulets de canons. C'était des ombres d'une forme plutôt humanoïdes, mais qui s'adaptaient à leur environnement en allongeant leurs membres ou en les changeant de forme selon leur volonté. Rapidement ils les encerclèrent, sautillant, remuant tels des pantins désarticulés, attendant un ordre muet pour fondre sur eux. Le plus gros d'entre eux chargea le premier étendant ses longs doigts griffus vers Arashi qui se décala avec la vivacité d'un combattant aguerri, avant de lever son épée et de trancher avec précision la main. La créature poussa un cri de douleur en secouant son bras blessé, et Sorata profita de se bref moment de répit pour foncer vers la créature, la pointe de son arme en direction de la tête de la créature. Le fer s'enfonça dans la chair molle de l'Onis qui hurla plus fort, avant de fondre comme neige au soleil et de disparaitre.

Le sourire carnassier du kendoka s'agrandit. Son instinct ne l'avait pas trompé, ces deux-là étaient forts eux aussi.

Mais s'il leur avait laissé la première manche, il comptait bien remporter la deuxième. Il jeta un bref regard en direction du mage qui le lui rendit. Fye n'aimait pas se battre, sinon par nécessité, et c'était justement le cas. Et la présence du brun, tout en force et en combativité lui donnait envie de faire de même. Quelques jours auparavant, ils s'étaient entrainés, ils avaient combattu l'un contre l'autre et le blond avait réellement apprécié ce moment. Même s'ils se battaient aujourd'hui pour des raisons bien différentes, il avait envie de ressentir à nouveau ce sentiment qu'il avait éprouvé. Il avait compris alors, pourquoi le guerrier aimait tant se battre. Se battre, s'était vivre, et Fye, qui n'avait éprouvé de réel envie de vivre pour lui-même aspirait désormais à cela, grâce au brun. Et tant qu'il serait près de lui, cet élan de vivre perdurait.

Avant que le kendoka n'ait le temps de charger, il le devança, alors que deux Onis plus petits et minces, sautillaient dans sa direction. Souplement, il esquiva leurs coups, passa entre eux, et fit tournoyer son bâton qui percuta la tête de l'un, puis de l'autre à une vitesse fulgurante. Un immense sourire de triomphe se dessina sur ses lèvres, tandis que le guerrier le regardait, vexé de s'être fait voler ses proies.

« Ca fait deux pour moi, Kuro-toutou !

- M'appelle pas comme ça j't'ai dit ! beugla Kurogane et pour toute réponse, le blond éclata de rire.

A cet instant, un monstre, se dressa juste derrière le blond qui eut juste le temps de l'esquiver alors que sa main, en forme de hache, se préparait à l'abattre. Il roula souplement sur le côté et le brun profita de ce bref instant pour s'élancer vers l'Onis qui se préparait à attaquer de nouveau.

« Hama, Ryujin ! tonna le kendoka en frappant de son épée qui projeta un rai de lumière en forme de dragon en direction du monstres qui n'eut que le temps de se tordre de douleur avant de disparaitre.

- Et un pour Kuro-tan, bravo ! Applaudit le blond, espiègle.

- Tu crois que c'est le moment de faire le pitre ? On est en plein combat, j'te signale !

- Ah bon ? Je croyais qu'on dansait la polka ? répliqua le blond, un doigt sur ses lèvres.

- Mais je vais me le… »

Kurogane n'eut pas le temps de terminer sa phrase car plusieurs montres, se décidèrent à charger en plus grand nombres. Trois foncèrent vers Arashi et Sorata qui se rapprochèrent l'un de l'autre pour faire face, et quatre autres en direction de Fye et Kurogane. Le blond se baissa vivement quand il sentit une sorte de faucille frôler sa tête et d'un geste souple, fit rebondir son bâton sur le sol dont l'autre extrémité frappa le menton du monstre, qui, assommé, n'eut pas le temps de bouger face au kendoka qui le décapita rapidement.

Les trois autres hésitèrent. Deux d'entre eux se tordirent tout à coup, avant de se rassembler pour ne faire qu'un énorme Onis qui transforma ses doigts en fouet d'ombre. Le brun grogna. Le niveau de difficulté venait de monter d'un cran. Un sourire pervers se dessina sur le visage de la chose, alors que les fouets se mirent à claquer violemment autour d'eux. Kurogane recula d'un grand bond, rapidement imité par Fye qui se plaça à nouveau à ses côtés. Le danger était bien plus grand, et pourtant, tous deux continuaient de sourire. Ils se jetèrent un bref regard, qui aurait pu signifier : « si tu ne t'en charges pas, je m'en occupe »

Le guerrier remua le premier et s'élança vers le monstre devenu deux à trois fois plus haut que lui. Il passa entre les fouets puis, sa lame décrivit un arc de cercle sur le sol, alors qu'une onde de choc montait avant de frapper le haut du corps et la tête de la créature qui disparut. Il crut être débarrassé, mais il avait oublié le dernier Onis qui avait laissé ses comparses se battre en premier. Le cri de Fye l'interpela, mais trop tard. Il recula d'un pas, mais il ne pourrait éviter totalement la main en forme de sabre qui fonçait vers lui. Il serra les dents en colère et se prépara mentalement à l'impact qui ne vint pas. La dernière créature s'effondra, le dos transpercé de multiples armes en forme de croissant de lune. Le kendoka plissa les yeux, avant d'apercevoir une silhouette familière, masquée par la fumée qui les Onis morts dégageaient.

« Cela faisait longtemps, Kurogane »