Yukimai-chan : j'espère que la confrontation te plaira !
Sahada : oui, j'ai voulu faire des adultes à fond dans l'envahissement... après tout le couple est assez jeune...
Zaika : merci !
Krassnia : oui, celui-là est un peu moins mièvre... enfin je crois...
Lunenoire83 : tu ne t'en étais pas rendu compte avant ?
Wyny : ne t'inquiètes pas Drago sera faire face à tout ça !
Lise261 : oui, et puis au moins c'était une surprise supplémentaire !
Angelus Loveless Malfoy-Potter : euh... pour le mariage du trio... c'était juste une réplique comme ça mais bon, vu que vous êtes deux à m'en parler, je verrais...
Stormtrooper2 : pour la naissance, plus qu'un chapitre à attendre !
Lalouve : tu as déjà écrit le chapitre en entier ??? Donc pour le lire ce sera la semaine prochaine. Sinon pour les animaux merci de le dire, je savais que les ours étaient à un seul endroit mais j'ai eu la flemme de regarder sur google... je sais c'est pas bien et sinon happy feet n'était pas mal !
Cricket32 : merci et j'espère que la suite te plaira !
Gwladys Evans : j'ai essayé de faire un duo drôle dans ce chapitre mais je ne crois pas que ce sera aussi drôle que d'habitude. Enfin, à vous de me le dire !
Vif d'or : oh, mais il est heureux, mais je le présenterai mieux dans le prochain chapitre.
Thais : bon comme ça si c'est baclé j'invoquerais l'excuse des lecteurs impatients... non t'inquiètes je publie à mon ryhtme même si c'est vrai, le fait d'avoir des reviews me remotivent !
Yebbeka : euh... les descriptions seront pour un autre chapitre... j'ai voulu faire un cette fois-ci un chapitre plus "soft".
Brigitte26 : nerveux ? Et surtout en colère !
Lilitou : je pense qu'ils seront comme tu peux les imaginer.
Bonne lecture à tous et à toutes et à bientôt !
49 - Juste retour des choses
- Alors ? s'exclama le loup-garou totalement anxieux depuis la disparition du jeune couple.
- …
Les deux groupes se regardaient en chien de faïence tandis que Rémus faisait face à un veela entourant son compagnon.
- J'exige des explications ? Nous vous avons cherché partout ! Sirius a fait le tour de l'île ! continua le loup-garou sur sa lancée.
- Non mais vous vous rendez compte ! On a cru que vous aviez été enlevé ! répliqua Sirius.
- Ou pire, que le Porteloin avait eu une défaillance et que vous aviez été découpé durant le transfert ! ajouta Narcissa.
- Mais répondez ! Défendez-vous !
- …
- Bien, maintenant que vous semblez être calmés, dit Drago posément alors que Rémus serrait fortement sa mâchoire ainsi que les autres adultes présents, Harry et moi avons passé une fabuleuse lune de miel en Antarctique, loin d'ici…
- … le problème n'est pas l'éloignement Drago, intervint Sévérus afin que Rémus n'égorge pas sur le champs son filleul, mais le fait de n'avoir rien dit à personne. Tout le monde s'est inquiété…
- … Quoi ? Même toi parrain ? lâcha Drago surpris.
- Disons que j'ai dû me forcer à m'inquiéter pour que 2 gryffons me lâchent un peu, mais ton escapade m'a donné des migraines et des envies de tuer inassouvies puisque la guerre est terminée. D'ailleurs, ce n'était pas très sécuritaire d'aller là-bas. Tu sais très bien qu'il reste des mangemorts à l'extérieur.
- Le site était totalement sécurisé et la preuve : vous n'avez pas pu nous envahir, ajouta Drago devenu un peu plus mâture depuis son union avec Harry, maintenant que les remontrances sont finies, moi et mon mari allons nous coucher. Je suppose qu'on vous reverra au dîner, dit d'une façon nonchalante l'héritier des Malefoy, désabusé par le fait d'avoir encore une fois eu raison au sujet d'une famille trop encombrante.
- Rémus, dit Sévérus assez fort tout en maintenant le bras de son loup fortement, je crois qu'ils ont compris le message.
Rémus regarda alors le couple partir en direction d'une hutte aménagée sur la plage spécialement pour les amoureux. Il grogna en suite de dépit : ses louveteaux n'avaient pas été assez engueulés. Et le veela n'avait reçu aucun coups. Car pour Rémus, cette idée ne pouvait venir que de ce petit serpentard.
- Couché Lupin, dit Lucius qui venait d'arriver sur le continent par transplanage.
- Ne lui parles pas comme ça, grogna à son tour Sirius qui était resté étrangement silencieux.
- Je présume que mon fils vient de rentrer… Oh, vous ne devriez même pas vous étonner de ce changement de programme ! Toi et Black, vous n'arrêtez pas d'être sur leur dos, de les espionner, s'adressa-t-il à Narcissa, il est normal de vouloir être seul. Bon, sinon qu'avez-vous fait pendant que je suis resté au Ministère ?
- Rémus a campé ici durant la semaine, mon cousin a été engueuler tous les voisins et Sévérus a fait des potions, répondit Narcissa en se lovant dans les bras de son mari, et j'avais pensé à un petit week-end rien que tous les deux…
- Sur ce messieurs, nous vous laissons, répondit aussitôt Lucius en transplanant à l'hôtel le plus proche des huttes de Drago et Harry.
Pendant ce temps, Drago n'arrivait pas à arrêter son fou rire. Se remettrait-il des têtes absolument interloquées, stupéfaites puis en colère de sa " famille " ? Et le plus beau avait été le moment où il était parti sans trop d'explications et sans attendre leurs réponses. Harry, lui était un peu inquiet, il n'avait jamais pensé que Rémus et les autres se seraient inquiétés à ce point. Après tout, ils étaient adultes (jeunes mais adultes) et il n'y avait plus de Voldemort.
- Atchoum !
Le rire de Drago diminua légèrement.
- Atchoum !
Là, Drago s'arrêta carrément de rire pour blanchir en regardant son compagnon.
Quelques minutes plus tard, Harry se mit à rire sous la bêtise de son mari.
- Oh, ce n'est rien Dray, dit Harry, c'est juste un rhume.
- Juste un rhume, juste un rhume qu'il me dit ! s'exclama Drago s'afférant autour de son gryffon, l'obligeant à aller se coucher et le bordant, tu es malade Harry. Par Merlin, qu'est-ce qu'on va faire ?
- Drago… tu n'es plus drôle du tout.
- Je n'ai Jamais été drôle depuis le début de tes éternuements, c'est toi qui est à l'ouest… euh… à cause… des… hormones, dit difficilement le serpentard sous le regard de plus en plus nuageux du Survivant.
- Passons, décida Harry en éternuant de nouveau, ne t'inquiètes pas je vais guérir.
- Tu n'as pas le droit de prendre des potions, rappela Drago toujours aussi inquiet.
- Et même ! J'ai déjà eu des rhumes et ma chère tante ne m'a jamais rien donné et pourtant je suis toujours en vie ! Tu peux me croire, j'ai une très bonne immunité… Ca doit être à cause de la différence de température entre ici et là-bas… Et si tu veux être un bon compagnon, va me chercher une bonne tasse de chocolat chaud avec de la chantilly, ça me guérira, tu verras, ajouta Harry pour occuper Drago afin qu'il se déculpabilise.
Après avoir jeté une batterie de sorts de protection et en remettant Harry entre l'autorité du serpent qu'il lui avait offert, Drago prit un Porteloin pour St Mangouste qu'il avait justement créé au cas où, une semaine auparavant.
Et une porte claqua.
- Mr… Malefoy, je ne vous imaginais pas aussi en forme de si bon matin, nota le Dr Home qui se servait sa première tasse de café.
- Le matin ? Ah oui, le décalage horaire… Vous devez venir au plus vite, ordonna Drago en espérant que ce médicomage de pacotille veuille bien entendre raison, Harry est malade. Et on ne discute pas, je suis le client et vous, l'employé.
- Bien entendu, mais je ne vois pas où est Mr Potter ?
- Il est resté sur place, je vous y emmène, répondit Drago soulagé pour un temps.
- Non merci, répliqua Home, je ne supporte pas très bien les voyages… Et si je ne suis pas bien en arrivant sur place, à quoi pourrais-je servir ?
- Mr Malefoy, désolé du retard, dit une voix salvatrice, savez-vous les symptômes de votre mari ? demanda Formec.
- Il a un rhume.
- Et c'est pour ça que vous venez me déranger ? dit outré Home, mais donnez-lui de la pimentine, ça guérit tout !
- Quoi ? Mais, je croyais qu'il ne devait rien prendre, dit Drago qui ne comprenait plus rien.
- Ah bon ? Et pourquoi ça ? demanda Home alors que le Dr Formec avait été bipé pour une urgence.
- Mais parce qu'il est enceint !
- Ah oui, maintenant que vous m'y faites penser… Et bien, je suppose qu'il n'y a plus qu'une chose à faire : attendre, dit Home en se replongeant dans sa tasse.
Le veela commençait sérieusement à voir rouge.
- Si vous ne venez pas tout de suite, nous trouverons un autre médicomage pour l'accouchement, menaça Drago qui savait que le docteur adorait s'occuper des cas rares, … allez venez quoi, c'est très joli la Nouvelle Zélande, non ?
- La Nouvelle Zélande… c'est qu'il doit y avoir des mojitos par là-bas ou d'autres spécialités gustatives… murmura le médicomage pour lui-même, entendu Mr Malefoy, je viens. Mais, vous devez me faire un mot pour confirmer que je ne m'en vais pas pour prendre des vacances, ajouta-t-il en parlant à haute voix, ma chef pense que je fuis le travail, vous comprenez…
- Bien sûr, dit Drago en pensant qu'effectivement sa chef avait raison.
Pour ne pas perdre de temps et de l'énergie, Drago emmena Home et sa trousse médicale aux départs de cheminées. Heureusement, l'hôtel à deux pas de l'endroit où son Harry était, était sorcier et très bien desservi.
En arrivant dans le salon, Home se dirigea naturellement vers le bar alors que Drago était parti quelques minutes à la recherche d'une précieuse boisson. Quand le serpentard revint, il commençait sérieusement à avoir besoin de longues vacances : le médicomage n'était plus dans le hall d'entrée et le parrain de son compagnon était en vue.
- Ca se complique, se dit Drago en apercevant Home en pleine discussion avec le loup-garou.
- Tiens, Drago le veela, que fais-tu ici ? demanda Rémus toujours en colère.
- Je m'en allais justement, répondit sèchement le veela, et vous, vous venez avec moi, ajouta Drago en emportant un Home tout sourire dans son sillage.
Evidemment, Rémus étant curieux et inquiet, décida de les suivre ; résultat : un Sirius en prime. Lorsqu'il rentra à la hutte, un gros soupir se fit entendre. Harry aurait du se douter que Drago ne faisait jamais rien comme tout le monde.
- Et ma tasse ? demanda-t-il pour la forme en n'y croyant plus.
- Tiens amour, répondit le veela en oubliant toute la colère à l'encontre du loup, comment ça va ?
- Très bien. Docteur, désolé de vous avoir dérangé.
- Mais ce n'est pas un problème, répondit Home en examinant quand même son patient qui avait maintenant un peu de fièvre.
- Alors ? demandèrent Drago et Sirius.
- Comme vous le savez, on ne peut rien lui donner, je suggère donc du soleil et de bonnes soupes bien chaudes, répondit le médicomage, et par ailleurs, d'ici deux semaines, vous viendrez à l'hôpital passer quelques nuits. J'ai l'impression qu'après une batterie de tests, on pourra passer à la césarienne… Sur ce, je pense que la boisson que j'ai commandé va être prête. A dans deux semaines, messieurs, dit Home en transplanant.
- Deux semaines… murmura Harry en posant une main sur son ventre plus que rebondi.
- Sirius, vous pouvez rester avec Harry, je retourne à Poudlard, chercher Colxi, Harry adore ses soupes, se justifia Drago en repartant immédiatement.
- Je ne sais vraiment pas ce que ça va donner lorsque notre fille sera née…
- Inutile de venir me chercher pour casser du Drago. Je suis également en colère contre toi, ajouta Rémus en s'asseyant sur le bord du lit en se rappelant la fuite des tourtereaux, tu aurais pu prévenir.
- A vrai dire, ça ne m'est même pas venu à l'idée.
- Et c'est pour ça que toi et Drago et ta fille, le moment venu, porterait en permanence ces bracelets. Je les ai fait faire au Ministère la semaine dernière. C'est la marque de ma meute. Oui, officiellement je suis le chef d'une meute, même si pour l'instant je suis le seul loup-garou de cette dernière.
- Ce sont des loups… sur des épées ?
- Oui. Pas très original mais c'est le ministère, répondit Rémus, mais le principal c'est qu'en me concentrant, je pourrais vous localiser et savoir si tout va bien.
- Et bien, j'espère que c'est compatible avec un serpent, murmura Harry pour lui-même en laissant le bracelet dans son écrin en attendant son rétablissement pour le mettre, et si je n'en veux pas ? proposa Harry.
- On ne te demande pas ton avis. Tu vas me faire le plaisir de l'accepter, répondit Sirius en lui montrant le sien, c'est le seul moyen raisonnable pour le calmer.
- Vraiment… et quel était l'autre choix ? demanda Drago revenu et pas du tout content.
- Vous enfermez tous les deux au Square, répondit Rémus en se relevant pour laisser de la place à Harry pour boire sa tasse de chocolat toujours aussi brûlante grâce à la magie.
- Ca va Harry ? Bon, Rémus, je peux vous parler… en privé ?
- Bien sûr, répondit le loup-garou en sortant de la chambre suivi par le veela.
- Je ne pensais pas avoir un jour cette discussion avec vous Lupin, mais plutôt avec Black ou ma mère. Je suis adulte et en pleine possession de mes moyens. Si j'accepte cette… chose, dit Drago en regardant Rémus droit dans les yeux et en tenant le bracelet de protection, c'est uniquement pour Harry mais n'oubliez pas : Harry est sous Ma protection. C'est moi qui le protège, c'est sur moi qu'il compte s'il a un problème et pas vous. Ce que vous avez donné à Harry (et à moi) ; ce contrôle, c'est la limite absolue que je tolère. Harry ne vous appartient pas : il est à moi et à moi seul. Vous avez compris. Vous n'êtes pas son compagnon.
- Le message est clair veela, mais à toi de comprendre que Harry appartient (et toi aussi) à ma meute. Si tu étais un compagnon correct, Harry ne serait pas cloué au lit, riposta le loup dominateur.
Le veela, lui aussi dominateur, laissa tomber pour le moment et retourna vers son compagnon qui le réclamait, le regard un peu plus terne.
- C'était un coup bas Rémus, ajouta Sirius en prenant ainsi la défense de Drago.
- Je le sais bien… mais je ne peux pas m'en empêcher. Harry aussi m'appartient ; moi aussi je dois le protéger.
- Drago est aussi une créature magique, tu ne peux pas interférer comme ça dans la vie de sa moitié. Accepterais-tu qu'il se proclame comme mon protecteur et comme celui de Sévérus aussi ? Réfléchis à ça. Bon, Harry a besoin de repos, je retourne à l'hôtel, tu viens ? ajouta Sirius qui ne souhaitait pas non plus se mettre à dos son compagnon.
Rémus ne dit rien, quasiment sûr de ses bons droits mais se promit d'être moins blessant pour le veela dans le futur… s'il prenait bien soin de sa famille bien entendu. En sortant, il décida de prendre la direction de la plage pour se calmer. Ces derniers temps, il n'aimait pas qu'on le rappelle à l'ordre. Sirius laissa tomber et rejoignit Home au bar. Après tout, lui aussi avait le droit à un remontant.
- Ah te voilà enfin ! s'exclama Lucius qui n'aimait pas attendre.
- Aucun commentaire, répondit du tac au tac le maître de potion.
- Et où sont tes… enfin tes gryffondors ?
- Je n'en sais rien. Ils ne sont pas remontés depuis l'après-midi.
- Et tu ne les as pas cherché ? demanda Narcissa surprise car elle savait que Sévérus avait un véritable cœur.
- Si.
- Et ?
- Je pensais qu'ils seraient ici, j'ai surtout cherché dehors car le concierge ne les avait pas vu revenir et je sais qu'ils sont sorti de l'hôtel et…
Tout à coup, Sévérus se figea. Il avait cru entendre le rire de son Sirius. Il se leva alors de table et se dirigea tout naturellement vers le rire qui le conduisit au bar où son compagnon était d'excellente humeur.
- Non, mais si votre chef est un tyran, alors qu'est-ce que je dois dire moi ? Je me trimballe avec un loup plus qu'autoritaire et une chauve-souris qui doit être la réincarnation de Serpentard en personne, alors ne venez pas vous plaindre ! répondit Sirius en sifflant une autre bierraubeurre.
- Si vous voulez y aller franco alors j'y vais… Donc, mon chef est un tyran mais aussi mes sous-fifres. For… for… enfin machin m'a retrouvé une fois en train de tester un lit avec une collègue et après j'ai eu le droit à un serment ennuyeux et un procès… parce que mademoiselle s'est vue interdite de pratique pendant deux petits mois ! Elle aurait du me remercier : je lui donne du plaisir et des vacances ! continua le docteur Home depuis longtemps bourré.
- Oui, ben… ben moi, malgré mon âge adulte, à la suite d'une petite blague qui concernait Rémus et une baignoire plus que glissante, je me suis retrouvé le cul nu et avec une fessée et…
- Attendez… vous êtes sûr que c'est un épisode traumatisant pour vous… parce que si ce n'est pas le cas, je crois que ça va en devenir un pour moi, reprit le médicomage en craignant pour sa santé mentale.
- Euh… c'est-à-dire que pour l'heure… je sais plus… je me souviens juste qu'après Rogue est arrivé et…
- Black ! dit dangereusement Sévérus qui en avait vu assez et qui ne voulait pas que tout l'hôtel soit au courant pour " leurs dérives ".
- Oh, mais voilà ma chauve-souris ! Elle est belle hein Home ! reprit Sirius en se pendant au cou d'un maître de potion plus maître que jamais de lui-même en restant très stoïque.
- Ouais, mais je préfère encore quelques petites infirmières. Surtout que je ne comprends pas pourquoi Formec m'avait engueulé. Après tout, on a pu tester le confort des patients ! Un bon rétablissement commence avec un bon lit ! reprit Home qui était resté sur la journée la plus barbante de sa vie : sermon, cours de bonnes conduites, de politesse, son chef lui avait refilé tout le package !
- Docteur Home, peut-on savoir ce que vous faîtes ici ? demanda Sévérus en essayant de rester debout alors que son compagnon lui ne tenait plus clairement debout.
- Je suis en vacances voyons ! … Non, je ne suis pas en vacances ? demanda Home en voyant Sirius tourner la tête de la gauche vers la droite, bon alors je devrais peut-être rentrer… enfin après avoir fini mon verre.
- A mon avis, c'est suffisant, intervint Lucius.
- C'est vous le memage… mecoma… codimage… médicomage ? … Non… alors laissez moi tranquille ! répondit le docteur qui avait de plus en plus de mal à parler correctement.
- Allons nous en Sévérus… allons faire dodo ? proposa Sirius en essayant de faire un clin d'œil très audacieux envers son compagnon mais avec son visage assez rouge et sa perte d'équilibre, l'effet fut raté.
- Docteur Home, vous êtes toujours là ? Il y a eu du nouveau ? demanda une voix qui fit retourner tout le petit groupe sauf le médicomage qui avait repris une autre boisson et Sirius qui était sur le point de l'accompagner.
- Du nouveau ? Pétrificus. Donc quelqu'un a été malade ? demanda Sévérus en pétrifiant Sirius avant qu'il ne touche à un autre verre.
- Harry, mais rien de grave, un petit rhume, répondit Rémus. Alors ?
- A mon avis, même s'il y avait eu du nouveau, il ne s'en souvient certainement pas, nota Lucius, vous êtes sûr que ce n'est rien ?
- Drago veille sur lui, répondit le lycanthrope qui s'était calmé depuis la conversation avec le jeune veela, et qu'est-ce qu'il se passe ici ?
- Ton cabot a certainement voulu s'amuser ! s'exclama Sévérus en lançant un wingardium leviosa sur le corps de Sirius.
- Ah parce que quand il fait l'imbécile, c'est le mien ? demanda Rémus en haussant un sourcil, expression empruntée justement de celle du professeur Rogue.
- Bien sûr ! Et tu as de la chance, les trois quart du temps, c'est le tien, répliqua Sévérus en montant les escaliers suivis par Rémus.
- Seulement les trois quart du temps ? Tu es trop gentil Sév ! rit Rémus en passant devant pour lui ouvrir les portes.
- Que veux-tu, je me ramollis… murmura Sévérus en souriant, en tout cas, une chose est sûre, je ne lui donnerai aucune potion contre la gueule de bois, il nous a privé d'une bon dîner et payé en plus par Lucius ! Et il m'a traité de chauve-souris, murmura-t-il pour lui-même.
- Posons le sur le divan. Ca nous fera plus de place dans le lit ! rajouta Rémus devenu un peu serpentard depuis sa liaison avec le directeur de Serpentard.
- Je le dépétrifie maintenant ou j'attends ?
Les deux hommes se regardèrent et sans qu'aucun mot ne soit échangé, firent monter un repas et passèrent une agréable soirée sans bruit intempestif. Il était évident que demain, Sirius serait très en colère mais heureusement pour eux, ils rentraient à Poudlard… Ils auraient du pain sur la planche au vue des dernières nouvelles reçues.
Un peu plus loin, Harry sourit de nouveau à Drago qui le couvait de regard, puis finit par s'endormir. Le lendemain matin, le rhume n'était plus qu'un lointain souvenir et au bras de son mari, il retourna à Poudlard. Après tout, on était début avril, il était grand temps de se remettre au travail pour les examens.
- Mais pourquoi il y a tant de bruit ? demanda encore une fois Sirius qui avait vraiment mal à la tête.
- De quoi est-ce que tu parles ? ! s'exclama Lucius d'une voix très haute pour son propre plaisir d'entendre le descendant des Blacks gémir de douleur.
- J'ai peut-être très mal à la tête à cause de la boisson, sans potions car les autres me les ont cachées, et j'ai peut-être aussi très mal au dos par la nuit sur le divan mais je suis encore capable de vous lancer un sort qui vous rendra impuissant un certain temps, menaça Sirius qui ne croyait pas en son malheur.
En effet, le directeur l'avait assigné à la distribution des emplois du temps pour les nouveaux élèves. Depuis maintenant deux semaines, le statut des loups-garous, vampires et autres créatures magiques était devenu le même que les sorciers. Résultat, des meutes et des clans s'étaient montrés au ministère et tous les jeunes membres eurent le droit d'entrer à Poudlard. Même les vampires âgés d'une cinquantaine d'années puisqu'ils avaient l'apparence de jeune de 16 ans et qu'ils venaient par simple curiosité. Après tout qu'était-ce un an de perdu alors qu'on avait l'éternité ?
De ce fait, les jumeaux Weasley faisaient désormais partis du nouveau staff de l'équipe du directeur de Poudlard. Ils avaient pour mission de faire respecter l'ordre dans ce nouveau collège.
- Alors Harry, on nous a dit que tu rentrais à l'hôpital dans deux semaines ? demanda Fred.
- Exact ! Enfin, je ne ressemblerai plus à une grosse baleine ! dit Harry heureux de cette perspective, et vous comment ça va ? Il y a eu du changement pendant ma lune de miel !
- Super, répondit George, les nouveaux vampires s'adaptent même si certains ont déjà outrepassé les ordres. Ils se sont nourris de certains élèves mais heureusement pour nous, ce n'était que des serpents. Ils sont vraiment descendus très bas parce que franchement, leur sang ne sentait pas très bon… nota le vampire.
- Ah bon ? Je ne savais pas qu'il y avait du sang pas bon pour les vampires. Et le mien, il est comment ?
- Ca peut aller, répondit lentement George, mais je dirais qu'il n'y a que le sang de Fred qui soit vraiment irrésistible, ajouta-t-il en faisant rougir son frère jumeau avec lequel il n'avait que des échanges de sang jusqu'à maintenant.
- Tu ne devrais pas être triste amour, murmura Drago, c'est même une bonne nouvelle, je n'aurais pas à le tuer… puisqu'il ne te sautera pas dessus pour te boire…
- Tu es beaucoup trop radical Drago, reprocha légèrement Harry en se calant encore plus dans les bras de son mari.
- …
- Mais j'adore ça ! continua Harry pour éviter que le veela ne se vexe.
- Alors Harry, comment ça va ? demanda Narcissa qui venait tout juste d'arriver à Poudlard pour chercher son mari.
- Mère, il va bien ! s'exclama Drago.
- Très bien Narcissa, répondit Harry en tapotant le bras de son compagnon.
- Je demandais juste ça comme ça Drago. Après tout, il y a pas mal de nouveaux par ici et ils peuvent être dangereux… et intrigués par Harry.
- Vous ne devriez pas vous inquiéter Narcissa, répondit une autre voix, Drago leur a bien fait comprendre que Harry était à lui et qu'ils ne devaient pas venir l'étouffer plus que de raisons.
- Et vous aussi je crois, ajouta Drago en regardant le professeur Lupin.
- Effectivement.
- C'est une bonne chose.
- Vous savez Narcissa, lorsqu'ils parlent comme ça, j'ai l'impression qu'il y a autre chose que ces mots.
- Peut-être un truc de veela ou de loup-garou ? suggéra Narcissa qui avait vu depuis un petit moment le manège entre les deux hommes qui avaient l'air aujourd'hui d'avoir trouvé un terrain d'entente.
- De toute façon, je suis trop fatigué pour chercher à comprendre, dit tout bas Harry en commençant à s'endormir dans les bras bercés du veela.
- Ca, c'est l'avantage d'être devenu vampire, le sommeil n'est quasiment plus nécessaire, ajouta George alors que Fred levait les yeux au ciel en pensant qu'au contraire, lui dormait de plus en plus à cause des prises de sang, en tout cas, c'est un peu le bazar en ce moment, non ? remarqua le vampire en regardant tout autour de lui.
- Il a fallu agrandir le château, créer de nouveaux dortoirs et de nouvelles pièces spécifiques aux particularités des élèves, répondit Rémus.
- Plus de maison hantée ? dit Hermione qui avait enfin fini la présentation des lieux aux arrivants, les yeux pétillants de malice.
- Non… plus assez grande, dit avec nostalgique le loup.
- C'est une bonne chose, on aura moins d'animagus non déclarés, dit Sirius en arrivant à la table et en s'affalant de tout son long en se prenant la tête dans les mains, Rémus, soit gentil… tu ne vois pas que je souffre…
- …
- Enormément… supplia Sirius.
- J'espère que tu penseras aux conséquences avant de boire, répondit sérieusement Rémus tout en lui tendant une potion miracle, trop faible face à la douleur de son compagnon.
- Promis, répondit le chien les yeux émerveillés, et même son goût, je ne le trouve pas si horrible que ça ! ajouta-t-il après avoir bu la potion et que sa tête ne résonnait plus, où est Sévérus ?
- En train de se battre dans son laboratoire pour faire suffisamment de potions " anti-soif " pour vampire et de potions tue-loups.
- Se battre ? demanda Drago ne comprenant pas vraiment.
- Certains élèves ont déjà passé des maîtrises de potions, alors ils ont voulu aider… mais comme tu imagines, ton parrain n'a pas trop apprécié, répondit Rémus, il aime beaucoup trop son silence et c'est un maniaque du rangement et apparemment, les vampires parlent beaucoup et dérangent absolument tout. Je crains qu'ils n'abusent juste pour faire enrager Sévérus.
- Je suis sûr que parrain s'en sortira, après tout, il peut être diabolique quand il veut.
- Mais c'est bien pour ça qu'on ne va pas l'aider ! s'amusa Rémus.
Le reste de la soirée se passa relativement bien sauf pour George qui avait été désigné pour faire des rondes dans le château car désormais un couvre-feu à 22 heures le soir n'était pas " sain " pour des vampires… et comme par hasard, ce soir-là, la population vampirique avait doublé voire triplé en seulement quelques heures. Heureusement, c'était pour la plupart des sixièmes et septièmes années et George connaissait, au moins de vue, les élèves humains, au grand dam de ces derniers d'ailleurs.
Drago lui enlaçait son compagnon qui ne s'était pas réveillé pendant le transfert de la grande salle à leur chambre. Le veela réfléchissait. Dans moins de deux semaines, à la mi-avril, ils ne seraient plus deux mais trois… Et mine de rien, il commençait à stresser.
