Chalut à tous ^^ Aujourd'hui je peux poster tranquillement ^^ C'est demain que cela va être dur ^^Donc voici la suite de l'Acte IX. Bonne lecture à tous et à mercredi prochain j'espère.
Bocchan-Chan: Merchi d'avoir été l'une des rares personnes à m'avoir reviewer ce chapitre à cause du retard ^^ Et oui, Peter Pan... depuis le temps que mon frère me cassait les pied pour que je le fasse XD Eh bien, dans les grandes lignes, je suis bien d'accord avec toi mais il existe des cas où les enfants ne veulent pas grandir: quand ils ont des frères et soeurs par exemple et on l'impression qu'ils vont perdre l'amour de leurs parents s'ils grandissent... ou d'autres. Bien sur, la plupart du temps, ce sont les adultes qui veulent redevenir enfants même s'ils ont oublié qu'être un enfant n'est pas ce qu'il y a de plus simple non plus... Je suis une fois de plus d'accord avec toi: moi aussi je voudrais redevenir enfant mais que pour les bons côtés cette fois: pas de leçons, pas d'école obligatoire... Que des jeux ^^ Moi aussi j'avais adoré la scène avec Nana et le père, c'est pour cela que je l'ais retranscrite si fidèlement... en accentuant un peu les malheurs de William XD Perdu, ce n'est pas Sebastian qui entre pas la fenêtre... Tu vas très vite comprendre qui c'est ^^ Ta description de Peter Pan est très fidèle à ce que je pense, c'est aussi pour cela que j'ai choisi la personne que j'ai choisi pour le jouer ^^ Que de mystère hein ? XD J'espère que la suite te plaira. Que l'épée de l'Archange Michaël te protège. Bizz et à mercredi prochain ^^
Magikalie: Merci à toi aussi d'avoir été l'une des seule à m'avoir reviewer ce chapitre à cause du retard ^^ ET oui, la nounou, c'est Pluto... Je trouvais que le rôle pouvais bien lui aller XD Désolé mais je crois (si je me souviens bien...) qu'Undy-kun n'apparaitra pas non plus dans ce chapitre là... Le prochain je crois... hihihi Tu as raison de t'inquiéter de son rôle mais je ne t'en dirais pas plus... Le pire reste néanmoins à venir pour le prochain acte... Bizz diabolique et à mercredi prochain... Tu sais moi peux m'importe que tu prennes tes calmants ou pas, je t'adore telle que tu es ^^ Bizz
Scène 2 : Rencontre avec une légende
La chambre des enfants était plongée dans la pénombre et le seul bruit qui en provenait était celui de la respiration lente et calme des enfants assoupis. L'ombre écarta le rideau tout doucement et jeta un regard dans la pièce. La voie étant libre, il laissa passer sa petite compagne lumineuse et referma derrière lui le rideau, ne laissant filtrer que quelques rayons de lune pour voir où il allait sans faire de bruits, pour ne pas réveiller les petits humains endormis. Il chuchota à l'adresse son amie, qui était en réalité une petite fée.
- Yumi, je cherche du côté des commodes et toi des lits : tu es bien plus discrète que moi.
La petite fée hocha la tête avec un petit sourire narquois puis partit de son côté.
L'ombre ouvrit les tiroirs en bois qui glissaient sur leurs gonds silencieusement, au grand soulagement de celle-ci. Elle plongea la main dans les tiroirs, retira les vêtements et tâtonna dedans mais ne trouva pas ce qu'elle cherchait à ses risques et puérils. Elle examina alors le dessus des meubles puis le dessous, souleva même le tapis avant de se résigner à chercher dans le coffre à jouets. Ce qui serait une tâche bien plus ardue…
Pendant ce temps là, la petite fée c'était approchée des lits et regardaient sous les oreillers des trois enfants. Ayant fait choux blanc, elle se décida à regarder dans les tables de chevet, sa petite taille aidant pour s'y faufiler par une petite ouverture. Elle n'eut guère de chance pour les deux premières et soupira en songeant à la taille de la maison qu'il restait à fouiller. Quelle idée aussi de s'approcher autant de la fenêtre pour écouter des histoires ! C'était complètement décourageant ! Et c'est avec une désillusion croissante qu'elle se glissa dans le dernier tiroir de la dernière commode.
Yumi allait repartir, comme elle était venue, lorsqu'un reflet lumineux dans le fond du tiroir attira son regard. Elle se dirigea vers la source de l'éclat de lumière et sauta de joie lorsqu'elle découvrit le saphir à demi caché sous le cache œil de son ami. Elle ressortit alors et vola à toute vitesse en direction de son compagnon, qui s'apprêtait à ouvrir la malle aux jouets.
- Je les ais trouvés ! lui chuchota-t-elle à l'oreille, triomphante.
- Où, Yumi ? Où ? la questionna l'ombre.
La petite fée la mena à la table de nuit auprès de laquelle dormait une jeune fille. L'ombre ouvrit avec beaucoup de précautions le fameux tiroir et retient de justesse un cri de victoire. Elle reprit ce qui lui appartenait et s'élança vers la fenêtre pour repartir.
Hélas, la soirée était prédestinée pour les bavures et l'ombre n'échappa pas à la règle : elle marcha par mégarde sur un jouet dissimulé dans l'obscurité, que Pluto n'avait pas eut le temps de ranger avec tous les évènements c'étant déroulé. Une brouillant POUET résonna dans le silence de la pièce. Bien sur, c'est toujours quand on cherche à être discret que l'on fait du bruit… Tout le monde n'est pas doué d'yeux de chats pour voir dans le noir…
L'ombre retira en vitesse son pied du jouet mais il était déjà trop tard : des mouvements parvenaient des lits des enfants, auparavant immobiles, et la lumière ne tarda pas à s'allumer, révélant alors l'identité de l'intrus. Lizzy poussa un cri de joie, descendit de son lit et se jeta au cou d'un jeune garçon, tout de vert vêtu, un cache œil de la même couleur recouvrant un œil azur, selon les suppositions de Lizzy et la couleur du second œil.
- Ciel ! Je le savais que c'était toi et que tu existais !
Le jeune héro commençait à manquer d'air quand la jeune fille le lâcha, la mine devenant soudainement plus sombre.
- Heureusement que tu es venu ce soir car, sinon, je ne t'aurais jamais rencontré…
Ciel regarda longuement la petite blonde avant de poser doucement sa main sur son épaule comme pour la réconforter.
- Pourquoi donc, Lizzy ?
Elle leva des yeux emplis de larmes vers son héro avant de répondre.
- Mes parents pensent que mes histoires sont ridicules et ont décidé de me donner ma propre chambre pour que je grandisse.
Ciel haussa un sourcil contrarié.
- Il n'y aura plus d'histoires alors ?
- Non, en effet renifla Lizzy.
Ciel sembla réfléchir longuement puis il déclara calmement.
- Si je ne leur apporte plus de nouvelles histoires le soir, les garçons perdus vont m'en vouloir et ils deviendront intenables… Veux-tu m'accompagner au Pays Imaginaire ?
Un silence assourdissant tomba sur la pièce alors que Lizzy regardait, les yeux pleins d'étoiles, celui qui était devenu son sauveur, ses deux frères regardant la scène avec des yeux endormis, comme s'il ne s'agissait que de l'un de leurs nombreux rêves…
Pluto avait senti Ciel arrivé mais, étant attaché dehors, il ne pouvait pas aller protéger ses trois petits maitres. Il aboya en espérant que cela ferait fuir l'intrus, mais rien n'y faisait : il sentait toujours son étrange présence dans les lieux. Il tira, tira encore sur la corde pour tenter de dénouer le nœud et ainsi pouvoir aller sauver les enfants Spears. Il mordilla le nœud mais William l'avait trop serré pour qu'il se défasse aussi facilement. N'ayant plus le choix, Pluto ouvrit bien grande sa gueule et cracha un jet de flamme qui fit tomber l'obstacle en cendres.
Il se précipita vers la porte d'entrée mais, celle-ci étant fermée à clé, Pluto resta dehors. N'ayant plus le temps d'attendre de pouvoir de nouveau cracher des flammes, Pluto opta pour la dernière solution qu'il lui restait : aller chercher ses maitres. Il repéra leur odeur et courut à en perdre haleine jusqu'à l'endroit où la soirée se déroulait. Il aboya tout le long du chemin pour appeler ses amis canins à son aide.
Une horde de chiens pénétra les lieux et Pluto tira sur la manche de William alors qu'un autre poussait Francès en direction de la sortie avec sa tête. Seulement, aucun d'entre eux ne voulaient venir, pensant que leur chien était devenu fou. William entendit alors à ce moment là l'un de ses collèges murmurer.
- Il parait que les chiens ont un instinct de protection surdéveloppé…
William et Francès blanchirent avant de s'écrier, en cœur.
- Les enfants !
Ils se précipitèrent dans la rue, Pluto ouvrant la marche en aboyant.
Pendant ce temps là, Lizzy avait retrouvé la parole pour donner sa réponse à Ciel.
- Puisque mon père ne croit pas en mes histoires, autant partir là où elles plairont à quelqu'un !
Un silence de mort tomba sur la pièce puis, avec un petit sourire, Lizzy se tourna vers ses deux jeunes frères qui la regardaient, terrifiés.
- Mais je ne partirais pas sans Bard et Finny…
Les deux garçons oublièrent instantanément leurs inquiétudes et sautèrent de joie à l'annonce de leur sœur. Ciel se demanda s'il avait bien fait de la convier à le rejoindre au Pays Imaginaire mais il était trop tard désormais pour revenir sur ses mots. Il sentait que, de toute manière, la jeune fille ne se viendrait pas sans ses frères…
Ciel soupira et entendit la petite voix de Yumi lui parvenir de sous son chapeau, où elle c'était cachée.
- Je t'ai déjà dit de réfléchir avant de parler, Ciel, mais tu ne m'écoutes jamais ! A chaque fois c'est pareil et tu te mets dans les ennuis jusqu'au cou !
Repentant, ou pas, Ciel chuchota à l'adresse de celle-ci.
- Oui, tu avais raison, une fois encore, Yumi…mais tu sais comment sont les enfants… ajouta-t-il malicieusement.
- Oh que oui ! Je vis d'ailleurs avec sept d'entre eux ! répliqua Yumi, très sérieusement.
Un petit sourire amusé étira alors les lèvres de Ciel jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que les trois enfants avaient cessé de s'agiter dans tous les sens pour le regarder avec un drôle d'air. Comme le silence persistant se poursuivait, mal à l'aise, Ciel demanda.
- Quoi ?!
- Tu parles tout seul ! répondirent les trois Spears d'une seule voix.
Vexé d'être pris pour un fou, Ciel retira son chapeau, posa Yumi dans la paume de sa main et la présenta à ses compagnons.
- Pas du tout ! Je parlais avec ma fée : Yumi.
- Ciel ! couina celle-ci, trop tard : le garçon avait encore agit sur un coup de tête.
Lizzy et Finny la regardèrent avec émerveillement mais Bard semblait la chercher là où elle n'était pas. Il finit par conclure, dépité.
- Je ne la vois pas !
Ciel soupira de nouveau et allait expliquer ce qu'il fallait faire pour la voir lorsque Lizzy répliqua, très informée dès qu'il s'agissait de quelque chose d'extraordinaire.
- Si tu n'y crois pas, tu ne la verras pas !
Bard inspira à fond, ferma fort ses paupières pendant quelques secondes puis les rouvrit. Ses sourcils se froncèrent légèrement avant qu'il ne prenne un air complètement ahuri.
- Une fée ! Une vraie fée ! Stupéfiant !
L'interpellée, Ciel, Lizzy et Finny levèrent les yeux au ciel avant de rétorquer en cœur.
- Evidemment !
Ciel entendit alors les aboiements de Pluto, au loin, sur le chemin du retour, aussi déclara-t-il, pas vraiment ravi à l'idée de se retrouver de nouveau confronté à l'animal.
- Et si on partait ?
Enthousiastes, les enfants hochèrent la tête. Ciel s'approcha alors de la fenêtre, grimpa sur la rambarde et sauta sous le regard horrifié des enfants, qui se précipitèrent pour voir ce qu'il était advenu de leur héro, non sans hurler.
- Ciel !
Ils arrivèrent juste à temps pour voir le frêle garçon virer vers le ciel, à quelques mètres du sol, avant de s'envoler vers le firmament, suivi de Yumi. Ils s'éloignaient, toujours plus haut et toujours plus loin, lorsque Lizzy les rappela.
- Ciel, ne nous oublie pas !
Celui-ci redescendit alors, comme à contre cœur, et se posa sur le balcon, derrière les enfants. Contrarié, il requit alors.
- Pourquoi vous ne me suivez pas ?!
Les trois jeunes Spears échangèrent un regard comme s'il s'agissait d'une évidence, puis ils s'expliquèrent.
- Nous ne savons pas voler !
Incrédule, Ciel sollicita une réponse.
- Mais comment vous déplacer vous alors sur les longues distances ?
- On marche ou on prend la calèche ou le train répondit Lizzy tout simplement.
Ne connaissant pas les étranges objets qu'elle mentionnait, Ciel haussa les épaules avant de poursuivre.
- Je vais vous apprendre dans ce cas !
Le sourire revient sur les lèvres des trois enfants qui attendirent avec impatience les instructions de leur maitre.
- Pour voler, il faut d'abord croire…
Les enfants hochèrent la tête.
- …imaginer un monde où tous les rêves peuvent se réaliser…
Les enfants hochèrent de nouveau la tête, très concentrés sur ce qu'il disait. Mais Ciel c'était tu, cherchant le dernier élément indispensable. Il avait beau farfouiller dans sa mémoire, cela ne lui revenait pas. Inquiète de voir leur voyage terminé avant même qu'il n'est commencé, Lizzy demanda.
- Que ce passe-t-il, Ciel ?
Sincèrement, Ciel avoua, un peu penaud tout de même.
- Je ne sais plus. Nous savons tous voler au Pays Imaginaire… mis à part Randall et son équipage, bien sur…
Déçus, les trois jeunes Spears rentrèrent dans leur chambre. Yumi vint alors murmurer la réponse à l'oreille de Ciel, n'aimant pas les mines tristes et désolées qui devraient toujours être joyeuses.
- Tu as oublié la poussière de fée, Ciel !
Le visage de ce dernier s'éclaira puis il se frappa le front avec la main en s'écriant.
- Mais bien sur ! La poussière de fée !
Les enfants revinrent auprès de lui plus vite qu'ils étaient partis puis ils supplièrent Yumi avec des petites bouilles enfantines qu'ils espéraient attendrissantes.
- Peux-tu nous asperger de ta poussière de fée, nous t'en prions, chère fée Yumi ?
La petite fée eut un sourire de coin puis elle s'approcha de chacun d'entre eux en chuchotant à leurs oreilles.
- Mon pouvoir vient des rêves des enfants alors si vous rêvez suffisamment fort, je saurais faire voler le monder entier s'il le fallait…
La première aspergée par la magie des fées fut Lizzy qui regarda alors Ciel en rougissant… On devinait aisément à quoi elle pouvait bien rêver… Le deuxième fut Bard qui avait un immense sourire à l'idée de faire exploser le vaisseau de ce cher Capitaine Randall. Enfin, ce fut Finny qui imita les indiens…
Satisfait et ravi, Ciel se dirigea de nouveaux vers la fenêtre et vit du coin de l'œil Pluto arrivé au coin de la rue : il était temps de partir. Les quatre enfants sautèrent en même temps avant de s'élancer vers le ciel nocturne de Londres.
Pour pouvoir t'envoler,
Et, comme les oiseaux,
Monter toujours plus haut,
Il n'y a qu'un secret :
Il te suffit de rêver.
Bientôt, ils quittèrent les quartiers résidentiels, volant au dessus des toits les plus hauts, ils virent alors leur ville comme ils ne l'avaient encore jamais vue. Ils furent les témoins de choses que nul n'avait vu avant eux et ne verraient plus après eux : l'intérieur du château de la Reine éclairer par les rayons de lune et les étoiles miroitantes dans les fontaines…
Accorde-toi du bonheur,
En éloignant tes peurs,
Pour libérer ton cœur
Tu pourras alors t'envoler,
Et tu deviendras si léger,
Que tu pourras voyager.
Ils passèrent au niveau des parcs, touchant l'eau avec leurs mains et faisant s'envoler les feuilles à leur passage, comme de grands oiseaux. Les lucioles et les papillons les suivirent même un petit moment et ils jouèrent avec eux à faire des pirouettes dans le ciel étoilé…
Tu vois l'astre lunaire,
Tout là haut scintiller,
Tu pourras t'en approcher,
Tu n'as qu'une chose à faire
Rêver, espérer pour t'envoler
Loin de la terre, loin de la mer.
Ils arrivèrent enfin au niveau du Big Ben, où ils se posèrent le temps que Ciel leur indique leur destination finale : une petite étoile si brillante dans l'infinité du ciel. Une étoile surnommée l'Etoile Polaire par les hommes ignorants et ayant perdu leur faculté de rêver…
Laisse tes soucis là où ils sont,
Oublie toutes tes questions
Contente-toi de croire.
Dans ton dos poussera des ailes
Et, comme l'oiseau de l'espoir,
Tu conquerras l'immensité du ciel.
Les enfants regardèrent une dernière fois la terre avant de se tourner, sans regard en arrière, vers le lieu où les souhaits prennent vie et la joie est le quotidien. Adieu la tristesse, les colères et les peines… tout cela laissés en bas… Du moins le pensèrent-ils, s'envolant toujours plus haut…
Pour pouvoir t'envoler,
Et, comme les oiseaux,
Monter toujours plus haut,
Il n'y a qu'un secret :
Il te suffit de rêver…
Pluto arriva le premier à la porte d'entrée. Il fut soulagé en ne sentant plus la présence étrange de l'intrus puis il remarqua l'absence de vie dans la demeure : il était arrivé trop tard. William et Francès arrivèrent peu après et ouvrirent la porte en vitesse, sans se rendre compte que leur chien n'avait plus de réactions précipitées. Les parents jaillirent dans la chambre à coucher, en allumant la lumière, mais ils trouvèrent les lits vides et, devant la fenêtre grande ouverte, un chausson oublié par l'un d'entre eux…
A suivre...
A la semaine prochaine à tous. Bizz diabolique
