Hello les rôdeurs, j'espère que les plus mordus d'entre vous se sont bien remis du final de cette saison 8^^.
Il va falloir prendre son mal en patience et éviter de se ronger les ongles en attendant la suite alors courage (surtout toi Miwakoko, ça serait con pour une pro de la manucure... et des petons odorants^^!). En attendant je vous offre un de mes fameux chapitres où il se passe pas grand chose.
Réponse review:
Silverpink: Siri est la coolitude incarnée y a pas à dire^^. On aura un peu plus d'éléments concernant Caleb mais le mystète demeure...
Pas beaucoup de notre Sexy Daryl dans ce chapitre hélas, peut-être dans le prochain!^^.
GAME OF TEETH
-Oh seigneur mais c'est horrible !
Un poil vexée, je relevai mon regard sur Beth qui n'avait pu empêcher cette remarque de franchir ses lèvres en voyant l'état de la jambe de Caleb.
-Excuse-moi, mais mon travail n'a rien d'horrible ! Faire une aponévrotomie décompressive avec une fermeture en ''lacets de chaussure'' aussi réussie, considérant le peu de matos qu'on avait, c'est pas donné à tout le monde !
-Pardon, je ne voulais pas dire ça. En fait...
-En fait ce qu'elle voulait dire, c'est que sa jambe ressemble à un monstrueux gigot tombé par terre qui se serait fait bouffer par un labradoodle nommé Hector! S'exclama Jake en scrutant le mollet ouvert de Cal d'où jaillissait une partie du muscle.
-Me parle pas de gigot, toutes ces émotions m'ont filé une de ces dalles. Grognai-je en me massant l'estomac.
-Y a que toi pour avoir faim après avoir charcuté un pauvre homme sans anesthésie. Soupira Tina en venant s'asseoir près de moi.
-Je te signale que papa noël et toi vous avez aussi participé !
Elle garda le silence, pensive, pendant quelques instants avant de reprendre la parole.
-Tu crois qu'il va se réveiller ?
Perdue dans mes pensées, j'observai le teint pâle de l'indien étendu sur son lit.
Il avait perdu connaissance presque immédiatement après le début de l'incision de sa jambe, la douleur et les pertes sanguines ayant eu raison de lui.
Heureusement pour lui en un sens. Ce que j'avais dû lui faire subir dans cette clinique vétérinaire s'apparentait plus à une boucherie qu'à une véritable opération chirurgicale et, maintenant que nous étions rentrés, je me rendais compte à quel point j'avais eu peur de tout rater.
Je n'osais pas le dire aux autres mais, j'avais de sérieux doutes concernant la survie de Caleb.
Les risques étaient grands, il pouvait faire une infection, une hémorragie, une thrombose, ses reins pourraient lâcher si l'ischémie musculaire avait libéré des toxines... il y avait tellement de choses qui pouvaient dégénérer chez lui...et nous n'avions presque rien pour les éviter.
Face à mon silence, Tina comprit sans peine que les chances étaient minces.
Le reste du groupe était resté au salon en bas pour parler de ce qu'il s'était passé à la Nouvelle-Orléans, attendant impatiemment notre verdict pour Caleb. Il semblait que lui seul détenait de potentielles informations sur ceux qui vivaient là-bas...
-Je reste ici pour le surveiller. Va voir les autres pour leur expliquer la situation.
J'acquiesçai, abandonnant Tina et Beth au chevet du patient pour descendre au rez-de-chaussée avec Jake.
L'agitation régnait en maître dans le salon.
Jake et moi venions d'arriver en plein milieu d'une discussion houleuse où chacun tentait d'exposer son point de vue sur une situation qui nous dépassait.
Apparemment, le grand débat concernait la question de savoir si, oui ou non, nous devions retourner faire des recherches dans le coin où Caleb avait fait son vol plané.
Personnellement, je n'avais pas encore d'avis là-dessus. Nous venions tout juste de renter à la maison et je ne savais rien hormis les brèves infos que le shérif nous avait transmis pour nous expliquer l'état de Cal'.
J'aperçus Daryl assis silencieusement dans un coin du salon. Imperturbable, comme à son habitude, il écoutait attentivement les avis de chacun n'intervenant que brièvement lorsque cela s'avérait nécessaire.
Il capta ma présence au moment même où je posai un pied dans la pièce, ses deux yeux perçants se posant sur moi pour m'analyser.
C'était curieux et étrangement rassurant de voir comment il avait sa façon à lui de prendre soin des gens et de communiquer. Petit à petit, j'apprenais à mieux le connaître à travers ses gestes et ses regards.
Il parlait peu, mais je savais que quand il me regardait ainsi, c'était pour s'assurer que j'allais bien, m'observant de la tête aux pieds pour savoir si, à tout hasard, je n'aurais pas perdu un bras sans m'en rendre compte, avant de s'attarder sur mon visage pour y décrypter ce qu'il se passait dans ma tête... une chose aisée en considérant le fait que ma capacité à camoufler mes émotions était proche de zéro.
Voyant mon air grave, il fit un discret signe à Rick et aux autres pour leur signaler ma présence. Aussitôt, l'agitation diminua pour laisser place à des regards curieux.
-Comment va Caleb, est-ce qu'il s'est réveillé ?
Je tournai la tête vers Michonne qui m'avait posé la question, impatiente de savoir enfin ce qu'il était arrivé au médecin.
Je secouai négativement la tête en lui répondant.
-Non, il n'a pas repris connaissance. Je pense qu'il se réveillera plus tard, quand il se sera un peu reposé, mais concernant son état... je ne suis pas sûre qu'il survive avec ce qu'on a en stock pour les soins.
-Il n'y a pas le choix ! Il faut retourner en ville pour lui trouver des médicaments. Asséna Sasha en s'adressant à Rick.
-Il y a au moins sept hôpitaux à la Nouvelle-Orléans. Il y a sûrement de quoi le soigner. Approuva Hershel.
Le shérif secoua la tête en soupirant, défaitiste.
-Ce sont d'immenses structures. Déjà qu'à Barnesville où ce n'était qu'un petit hôpital ça avait été risqué, ici ça serait du suicide de vouloir entrer là-dedans.
-Il reste les pharmacies ou même les maisons de retraite, il y a toujours moyen qu'on y dégote quelque chose ? Demanda Carol.
-De toute façon, ça ne sert à rien de se précipiter, on a de quoi tenir quelques jours niveau médoc. Il y a aussi pas mal de plantes qui peuvent nous être utiles aux alentours donc, attendons un peu de voir comment les choses vont évoluer pour Cal et on avisera après. Intervins-je, coupant court à cette discussion pour continuer sur un sujet qui m'intriguait depuis le départ.
...Vous ne nous avez toujours pas expliqué ce qu'il s'était passé. Comment est-ce que Caleb à pu passer à travers une fenêtre pour finir par faire la crêpe trois étages plus bas ?
Rick, Michonne et Daryl échangèrent des regards incertains, visiblement il ne savaient pas non plus ce qui était arrivé.
-J'ai seulement entendu des bruits de lutte. Le temps que j'arrive dans la pièce où il se trouvait, il avait déjà chuté et il n'y avait plus personne. Répondit Rick.
-D'un côté, il y a quelqu'un qui apparemment est hostile, mais de l'autre, nous avons encore reçu de l'aide quand la situation est devenue critique. Commenta Daryl en pleine réflexion.
Il y a peut-être plusieurs communautés et on aurait empiété sur le mauvais territoire ce coup ci...
-Il y avait un nombre vraiment plus important de rôdeurs dans ce secteur. Affirma Michonne en cherchant à savoir si cette information avait une valeur quelconque.
-Ouais et y avait des trucs assez... dégueux dans les bâtiments. À tous les coups y a encore une bande de psychopathes qui traîne dans l'coin. Grogna Daryl en me lançant un regard furtif.
Un frisson remonta le long de ma colonne alors que le visage sadique de ce fou d'Archer et de ses petits copains me revenait en mémoire. Je n'avais pas franchement envie de devoir faire face à un nouveau carnage semblable à celui de la prison... mais avions-nous réellement le choix ? Dans un monde comme le notre, il fallait désormais avancer quoi qu'il en coûte, sinon c'était la mort qui nous attendait.
On ne pouvait plus se fier aux humains, nous devions nous méfier constamment, lutter les uns contre les autres pour simplement survivre.
Mais je voulais croire qu'il restait encore un peu d'espoir et d'humanité dans ce chaos.
Quand je voyais à quel point chaque membre de notre groupe se battait pour le bien des autres... Nous ne pouvions pas être les seuls à vouloir un semblant de paix et de normalité.
L'apocalypse avait fait ressortir le pire chez certains d'entre nous, mais aussi le meilleur...
-...et je suis pas prête à abandonner, sous prétexte qu'une bande de gros connards racistes, puants et misogynes veulent faire de nous de la pâtée pour zombies et chient sur mon bonheur multiethnique!
-Ouais bien dit frenchie ! Applaudit Jake avant de me donner une grande tape dans le dos.
...moi aussi je suis à fond pour le mélange des cultures !
-J'ai parlé tout haut ?
-Yep mais t'inquiète je te suis ! Vous les français, vous avez le chic pour mener des rébellions. T'sais, la Bastille, la guillotine, les nazis... vos grèves constantes pour bosser moins... je respecte grave !
On lâche rien nous, on est forts, intelligents et super sexy !...et puis comme aucun mec n'a décidé de faire son coming out dans ce groupe, faut encore qu'on trouve de nouvelles personnes pour que j'ai une chance de véritablement m'envoyer en l'air!
J'en ai marre du sexe par procuration ! Rick et Michonne sont sexuellement banals...pour ne pas dire chiants, Glenn et Maggie veulent rien dire, quant à Daryl et toi... bon, disons que ça passe parce que Daryl est un fantasme ambulant, mais vu que tu débutes, y a rien de super intéressant dans ce que vous faites.
-Quoi ! Comment ça rien d'intéressant ? A chaque fois que je te raconte tu me demandes plus de détails tellement c'est... intéressant.
-Tu racontes ce qu'on fait au lit ? Murmura Rick à sa partenaire de galipettes visiblement mal à l'aise.
-Rien que le basique ne t'en fais pas...
-Nul doute que les galants de cette humble demeure savent se montrer forts et vigoureux dans l'acte amoureux. Il ne saurait en être autrement avec d'aussi preux amants... Soupira rêveusement Leslie.
-Ne me dites pas qu'il a encore consommé du cannabis ! Grogna Daryl.
-Hé l'ami, il t'en resterait pas un peu ? Chuchota discrètement Jake à Droopy.
-Pourquoi tu parlais de bonheur multiethnique tout à l'heure, j'ai pas compris ? Demanda Davis alors que les débats allaient bon train autour de nous.
-Bah parce que je trouve qu'on a quand même un joli panel d'origines et de nationalités ici. En plus, on est aussi multi-générationnel avec option père-noël handicapé. Franchement, on ferait une super pub pour la tolérance et tout le bordel... il nous faudrait quand même quelqu'un typé maghrébin ou un truc du genre pour compléter le tableau. Fis-je pensive.
-Non Carl tu ne fumeras pas de cannabis !
-Sinon, tu devrais essayer la position de la grande ours, ça demande de la force dans les bras et un certain sens de l'équilibre, mais c'est assez fun.
-Oh temps charmant des brumes douces, dernier soleil de la saison, à sept ans comme il faisait bon...
-Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée...
-Bon allez ça suffit ! STOP ! Cria le shérif pour couvrir la cacophonie environnante.
Le calme revint subitement et je me rendis compte que j'avais complètement perdu le fil de la conversation initiale... ah oui, Caleb allait p'tèt crever, des méchants faisaient des méchancetés et de potentiels gentils jouaient à cache-cache avec nous.
-Attendons demain déjà pour voir comment va Caleb, on avisera après. Soupira Rick, visiblement las de tous les problèmes amenés par cette journée.
Moi-même, je me sentais éreintée alors que je n'avais rien fait de vraiment fatiguant. Je ne rêvais plus que d'aller me blottir au fond de mon lit avec un certain chasseur. Hélas, je ne pouvais pas encore me le permettre.
Baissant les yeux sur mes vêtements couverts de sang, je m'attardai sur mes mains où l'hémoglobine brunâtre s'écaillait dans des motifs abstraits, morbides, tiraillant ma peau en séchant dessus. Je passai mon pouce sur le dos de ma main gauche voyant la fine pellicule qui la recouvrait s'effriter.
Caleb avait encore besoin de moi, je devais m'organiser avec Tina et Bob pour veiller sur lui. Heshel était assez fatigué en ce moment, mieux valait lui épargner cette corvée. En plus, il s'était proposé pour faire une liste des plantes de la région qui pourraient nous être utiles, il sera assez occupé avec ça.
Je sursautai soudain en sentant une main se poser sous mon menton pour me relever la tête.
Daryl était resté alors que le reste du groupe s'était dispersé.
Ses yeux s'étaient posés sur moi avec sérieux comme un peu plus tôt. Je m'attendais à une déclaration ou peut-être un bon vieux roulage de pelle pour me dire bonjour après tous ces jours de séparation mais non...
-Arrête de parler de notre vie sexuelle à tout le monde. Dit-il le plus calmement du monde.
-D'accord.
-...tu mens ?
-Oui.
Il soupira, défaitiste. Il commençait vraiment à me connaître, me réjouis-je. Il savait que me convaincre de faire quelque chose était une cause perdue, pensai-je en souriant.
-Si ça peut te rassurer, je n'en parle pas à beaucoup de monde. Il y a seulement Jake, Tina, Michonne, Droopy, Beth, Carol, Maggie des fois et Sasha... oh, et j'ai dû évoquer quelques détails avec Davis et Hershel... la conversation nous avait conduit sur un terrain glissant malgré moi.
-Ça ne me rassure pas...
-Oh mais je n'en dis que du bien ! Genre que t'es un super coup, super bien foutu, super performant, super quoi ! Et puis c'est cool d'en parler avec Jake et Tina, ils me donnent pleins de conseils techniques. Le truc qu'on a fait dans la bibliothèque la dernière fois, c'était une idée de Jake. Annonçai-je fièrement.
-T'as failli me crever un œil !
-Rhoooo fais pas ta chochotte, c'est sûr que ça demande un peu de pratique mais le résultat final en valait le coup !
-T'es folle... soupira-t il en me ramenant contre lui pour embrasser le sommet de ma tête et m'enlacer.
Je fermai les yeux, savourant cette parenthèse de bonheur dans une journée qui avait été bien chaotique.
-Je dois retourner auprès de Caleb, il lui faut une surveillance constante. Murmurai-je pas vraiment motivée à quitter son étreinte.
-Va te changer d'abord, tu ressembles à rien. Dit-il en effaçant une trace de sang sur ma joue.
-Toi, va te changer... et te laver aussi par la même occasion. Tu schlingues ! Répliquai-je en souriant.
-Banane.
-Du gland.
Assise en tailleur au fond d'un fauteuil, je luttai pour garder les yeux ouverts, relisant en boucle la même phrase d'un ouvrage posé au creux de mes jambes sans la comprendre.
Les quelques bougies allumées quand la nuit était tombée ne m'aidaient pas non plus à me maintenir éveillée... en plus, elles me donnaient l'impression d'assister à une veillée funèbre, diffusant leur lueur vacillante sur le corps de Caleb près de moi. Son teint cireux ne m'inspirait pas vraiment de bons sentiments...
Je baillai à m'en décrocher la mâchoire, faisant rouler ma tête pour décrisper ma nuque.
Je n'allais pas tenir encore bien longtemps, Tina ne devrait pas tarder à venir pour prendre le relais jusqu'au matin.
Je tournai soudain la tête en entendant la porte de la chambre grincer pour voir apparaître Carol tenant une tasse fumante.
Elle s'approcha silencieusement de moi, me tendant le breuvage avec un sourire bienveillant.
Je le pris, humant prudemment les effluves de bergamote qui s'en dégageaient.
-Promis, il n'y a pas de cannabis cette fois. Rit-elle.
-Tu ne dors pas ? Demandai-je en avalant une première gorgée de thé.
-Pas sommeil... les autres non plus, il y a une bonne partie du groupe au salon. Leslie plume tout le monde au jeu des sept familles.
-Il triche, je l'ai vu planquer grand-mère radis dans sa manche l'autre jour. Gloussai-je.
-...comment va Caleb ?
- Pour le moment, c'est moins pire que ce que j'avais imaginé. Il a un léger fébricule mais, c'est plutôt normal considérant son état. Il faut s'assurer qu'il reste bien hydraté en priorité.
Un silence confortable s'installa entre nous alors que nous étions toutes deux perdues dans nos pensées.
J'observai le torse de Caleb se lever et s'abaisser paisiblement au rythme de ses respirations, son souffle toujours quelque peu sifflant vibrant dans l'air.
-Il ne doit pas mourir...
Carol me regarda sans rien dire, attendant la suite.
-Il est pathologiste. Si quelqu'un peut aider à trouver un remède, c'est lui... moi, je ne suis qu'un bébé chirurgien, je servirai pas à grand chose sur le long terme... C'est pour ça que je ne voulais pas qu'il parte avec les autres, il a plus de valeur.
-Tu penses encore qu'il y a une solution ?
-Il y a toujours une solution... il faut juste rester en vie assez longtemps pour la trouver. Murmurai-je en ramenant mes genoux contre ma poitrine.
-Aaah l'optimisme, je me souviens de l'optimisme... Soupira Carol avec nostalgie.
-C'est probablement parce que tu as une mémoire d'éléphant. Souris-je doucement.
-Quoi qu'il en soit, même si Caleb survit, essaye de rester en vie toi aussi, sinon j'en connais un qui va devenir ingérable...
-Oui, je sais que Rick souffrirait terriblement de ma perte. Rigolai-je.
-La mauvaise herbe ne meurt jamais... Souffla péniblement une voix.
J'arrêtai de rire immédiatement en entendant le râle en provenance du lit.
-Caleb ! Tu m'entends ? Hurlai-je en me précipitant au chevet du blessé.
-...mmh arrête de crier...
-Comment tu te sens ?
-Comme si j'avais fait une chute de plusieurs étages pour m'écraser sur le bitume. Grommela-t il en peinant à ouvrir les yeux.
-C'est bien, je vois que tu n'as pas perdue la mémoire !
-Non et je ne suis pas prêt d'oublier à quel point tu m'as fait morfler après...
-Ça ? C'était qu'un détail. Minimisai-je.
… écoute Cal', avant que tu retombes dans les vapes... ou que tu calanches... me regarde pas avec ces yeux là tu sais que c'est tout à fait possible... il faut que tu nous dises ce qu'il t'est arrivé. Rick et les autres n'ont rien vu...
L'indien fronça les sourcils, cherchant à remettre ses idées en place pour se souvenir de ce qu'il s'était passé.
Il grimaça en tentant de se redresser, passant une main dans ses cheveux en bataille avant de prendre la parole.
-Y avait un type, il est arrivé dans mon dos sans que je l'entende. Il m'a tout de suite attaqué... il a dit un truc à propos de... dentifrice ?...j'ai pas bien compris... il était accoutré bizarrement avec le visage tout peinturluré.
-Mmmh... je le savais, la guerre dentifricielle devait arriver tôt ou tard... Dis-je avec un air tout à fait sérieux.
-Je t'ai dit que j'avais pas tout saisi ! Il m'a presque immédiatement balancé à travers une fenêtre, j'ai pas eu le temps de lui faire la conversation !
-Je le sais bien Slumdog voltigeur, t'en fais pas, contente toi juste de te reposer pour le moment...
-Je vais aller prévenir les autres. Intervint Carol en adressant un sourire rassurant à Caleb.
-Et oublie pas de leur dire de commencer à rationner le dentifrice !... Plaque dentaire is coming !...si on doit tous finir avec une haleine de putois autant mettre fin à nos jours tout de suite...
