Disclaimer: vous savez tous que Harry et son univers n'appartiennent qu'à J.K. Rowling et que je ne touche aucun subside de cette histoire
Merci aux lecteurs et à tous ceux et touts celles qui m'ont soutenu durant l'écriture de cette fic.
Chapitre L Comptes à rebours
Harry se retenait de hurler sous l'incroyable douleur que lui faisait subir Voldemort. Il avait l'impression que son crâne était sur le point de se fendre en deux. Dans le feu de l'action, il avait laissé ses émotions prendre le pas sur la raison et avait baissé sa garde. Voldemort avait profité de cette brèche dans son occlumancie pour s'immiscer dans son esprit.
-Combien de fois devrai-je te torturer pour te faire comprendre que toute lutte est vaine contre moi ! Tes victoires passées n'existent que pour ta gloriole personnelle. Tu n'es rien ! Un petit grain de sable sur le point d'être balayé ! le raillait Voldemort.
Harry savait depuis un moment qu'il ne servait à rien de répondre à ses provocations. Il n'en aurait que plus de prise sur son esprit. Il consacrait toute sa volonté sur le rejet de cet intrus. Il devait rétablir sa barrière mentale. Mais étrangement, malgré l'absence de Voldemort sur les lieux, la pression mentale du Mage noir était trop forte.
-On essaie de résister, Potter ? Tu crois pouvoir me repousser ? Je vais te briser jusqu'à ce que tu me supplies de mettre fin à ta misérable existence.
Harry restait muet. Il devait concentrer toute sa volonté, toute sa conscience sur une seule chose : contrer Voldemort. La souffrance n'était rien, la provocation n'était rien. Il avait déjà survécu aux attaques mentales du mage Noir, alors pourquoi pas maintenant, quand il avait au doigt le moyen de le repousser. Il mobilisa toutes ses pensées vers ses sentiments pour ses amis, pour ses parents, pour Dumbledore, pour Sirius, pour Ginny. L'anneau d'or se mit à luire, mais Voldemort semblait ne pas être affecté par cet afflux d'énergie vers l'artefact.
-Joli bijou, Potter ! Mais il ne te servira plus à rien. Il ornera bientôt ta dépouille !
Une décharge mentale parcourut l'esprit de Harry lui faisant subir mille tortures. On aurait dit un Doloris, mais la souffrance de Harry n'était pas physique. Il n'avait plus la force de se tenir debout et tomba à genoux.
-Bien ! Te voilà plus raisonnable. Te voilà à genoux devant Lord Voldemort. Implore mon pardon et je t'accorderai peut-être une mort rapide.
Le jeune sorcier ne pouvait plus reculer. L'anneau était activé, mais rien ne se passait comme il l'avait pensé. La seule activation ne suffisait pas. Il lui fallait prendre un énorme risque. Il leva douloureusement la main, prêt à la porter à son front, à l'endroit de la cicatrice.
-Qu'est-ce qui se passe ?!!! rugit avec une pointe de panique la voix dans sa tête.
Le proximité entre la bague et la cicatrice semblait avoir quelque effet. La voix de Voldemort s'était affaiblie dans son crâne. Mais cela ne suffisait pas. Harry plaqua alors désespérément sa main contre l'Horcruxe involontairement implanté en lui. Il entendit le Mage Noir hurler de douleur dans sa tête. Il le voyait presque se tordre de douleur comme sous l'action d'une effroyable brûlure.
La voix et la présence de Voldemort avaient disparu. La magie de l'anneau avait glissé sur Harry comme sur de l'eau ne s'attaquant qu'à cette partie de haine contenue dans sa cicatrice. « J'ai pris un gros risque, se dit-il. Quand je pense au savon que va ma passer Ginny en apprenant ça. ». Il se demandait également l'étendue des dégâts qu'il venait d'infliger à Voldemort.
- Harry ! Harry ! Tout va bien ? demandèrent plusieurs voix autour de lui.
Le jeune homme prit conscience qu'il n'avait toujours pas ouvert les yeux depuis l'attaque de Voldemort. Son corps était toujours prostré sous le choc de l'agresseur. L'espace d'un instant, il se demanda à qui appartenait ces voix. Puis tout lui revint en mémoire : le Centre des Transmissions Magiques, les bombes et celle qu'il cherchait et qui se trouvait là à quelques mètres devant lui. Il ouvrit les yeux.
- M. Potter, vous allez bien ? lui demanda d'une voix inquiète une femme d'âge mûr penchée sur lui.
- Oui, ça peut aller. Dépêchons-nous, j'ai trouvé la bombe, elle est juste devant nous. Ne la touchez sous aucun prétexte pour le moment, répondit-il avant de prendre son médaillon de communication. Hermione, j'ai une bombe devant moi, où en êtes-vous ?
- Nous avons trouvé les deux dernières. D'après ce que je sais des explosifs moldus et l'aura de Magie Noire dégagée, il y a de quoi raser la moitié du quartier, répondit la jeune fille.
- Une idée de comment s'en débarrasser ? demanda le jeune Potter.
- Le problème vient des runes sur le tube. Elles créent un champ de protection infranchissable pour le moment. Et si on arrive à le franchir, on déclenche la bombe et peut-être même toutes les bombes. Elles doivent être reliées entre elles, expliqua la jeune fille.
- Appelle Drago et demande-lui son avis. Mais je ne veux pas qu'il vienne sur place pour le moment. Je ne le porte pas dans mon cœur, mais pas besoin de rallonger la liste des victimes en cas d'échec.
- A tous les membres de l'Ordre qui nous ont aidé, retournez au Quartier Général, ordonna Kingsley. Cinq d'entre nous vont rester pour essayer de désamorcer les bombes. Pour les autres, nous avons besoin de vous pour défendre la communauté magique contre Voldemort. Tonks et Arthur, tu les ramènes. Hestia, Hermione, Ron, Harry et moi, on s'occupe du reste.
Arthur Weasley voulut protester. Il ne pouvait pas laisser ces trois jeunes gens à peine adultes s'exposer au danger ainsi. Il ne voulait pas perdre Ron, ni Harry qu'il considérait comme un fils ou Hermione qu'il aimait comme sa fille. La voix de Ron résonna dans le médaillon qu'il portait autour du cou :
- Papa, dépêche-toi d'évacuer. Ne t'en fais pas, tout le monde s'en sortira sain et sauf.
Faire appel aux connaissances de Drago Malefoy coûtait à Ron. Mais il comprenait la décision de Harry. En matière de Magie Noire poussée, Malefoy était le seul à pouvoir les aider depuis la mort de Dumbledore et la trahison de Rogue. Si jamais ils s'en sortaient, il faudrait remédier à ça et pousser plus avant les cours de Lupin en la matière à leur retour au 12, square Grimmaurd. Ron sentait bien qu'il avait gagné en courage, mais il n'était pas aussi tête brûlée que son meilleur ami. En bon stratège, il se devait d'envisager l'échec, quitte à passer pour un défaitiste.
Harry avait les yeux fixés sur la bombe devant lui. Il ne pouvait en détacher son regard, cherchant la moindre faille dans le champ de protection généré par les runes, la moindre anomalie exploitable pour se débarrasser de tous ces engins de mort.
Au Q.G., Drago se creusait la tête pour savoir de quelle rune il s'agissait :
-J'ai vu mon père utiliser beaucoup de runes, notamment pour la Magie Noire, mais je ne crois pas avoir déjà rencontré celle-là, répondit-il à Hermione d'après la description qu'elle lui en avait faite.
- Peut-être a-t-il utilisé une astuce pour empêcher de reconnaître la rune, comme une rune complémentaire invisible ou un effet miroir… proposa Hermione.
-Ne sois pas ridicule, Granger, jamais le Seigneur des Ténèbres n'utiliserait des techniques aussi… Mais attends une minute !...
Le jeune homme resta silencieux un instant.
-Ça y est, c'est une rune Odal, mais elle est doublée par un effet miroir, comme si elle était posée à la surface de l'eau, tu saisis, Granger ? En Magie Noire, on l'utilise pour les pièges à malédictions, révéla Drago.
- Comme celui qui a tué Lestrange ? demanda Hermione.
-Exactement. Pour la désactiver, connaissant les méthodes favorites du Seigneur des Ténèbres, il faut donner un peu de son sang. Donner son sang c'est offrir un peu de sa force vitale et s'affaiblir devant lui, il adore cette symbolique.
Harry qui suivait la conversation, se souvint de Dumbledore offrant ce sacrifice au mur de la grotte marine. Il se rappela la déception du vieil homme face au manque d'ingéniosité de son ennemi.
- Merci Drago, on va se débrouiller maintenant, le gratifia Harry. Au passage, n'appelle plus Voldemort comme ça. Entraîne-toi à prononcer son nom de scène ou si tu as trop de mal, appelle-le Jedusor.
Le jeune Potter coupa la communication avant d'entendre la réplique cinglante de son meilleur ennemi. Il se mordit un doigt jusqu'à le faire saigner. Il attendit que le liquide vital se soit étalé un peu partout sur sa paume et l'appliqua brusquement sur le champ de force qui protégeait la bombe devant lui. L'écran invisible disparut de lui-même et Harry en informa immédiatement ses camarades. Tous suivirent ses instructions, et en un rien de temps les cinq bombes furent à portée de main et de baguette.
- Je crois que les problèmes ne font qu'empirer, annonça Ron. Les runes sur le tube se sont mises à défiler, comme un compte à rebours, mais au lieu de chiffres, ce sont des runes.
Mais Harry n'avait pas eu besoin de Ron pour constater le phénomène qui se déroulait aussi devant ses yeux. Les vingt quatre runes de l'alphabet nordique se succédaient sur le tube de plus en plus vite. Elles brillaient de plus en plus fort.
Une rire sardonique retentit dans tout l'immeuble et une voix sarcastique s'éleva :
-Ceci n'est que le commencement d'une nouvelle ère de terreur ! La mort se dresse devant vous et dans quelques instants, vous ne pourrez plus rien contre moi et mon armée en marche ! Adieu Harry Potter !
Lui ! Encore lui ! Toujours lui ! La colère de Harry montait en même temps qu'il prenait conscience de son impuissance. Jamais il ne pourrait arrêter les bombes à temps. Elles semblaient prêtes à exploser dans la seconde qui suivait.
- Harry ! La coupe de Poufsouffle ! cria Hermione dans le médaillon de communication.
Il fallut un instant à Harry pour comprendre à quoi elle faisait allusion. Voldemort avait dissimulé la coupe de Poufsouffle dans une brèche dimensionnelle, s'il avait su ouvrir la cache de Voldemort, il pouvait probablement aussi en créer une pour y éloigner la bombe. En se concentrant sur ses souvenirs dans la Salle des Quatre à Poudlard, il parvint à ouvrir une brèche vers une autre dimension et lança unExpulso pour y projeter la bombe. D'une arabesque, il referma le passage. Il sentit la Magie Noire des autres bombes disparaître quasiment en même temps : les autres avaient compris l'idée d'Hermione et avaient réussi à faire disparaître les bombes.
Au moment où les cinq brèches dans l'espace-temps se refermèrent, tous entendirent une explosion assourdie. Les murs de l'immeuble semblèrent vaciller un instant, mais le bâtiment n'en souffrait pas : Ils avaient réussi ! Les bombes de Voldemort avaient été neutralisées !
Harry se laissa tomber à genoux. Sa confrontation avec Voldemort avait été très éprouvante et il avait dû déployer beaucoup de magie pour activer l'anneau et créer une brèche vers une autre dimension. Ses paupières s'affaissèrent tout doucement et il sombra dans un sommeil profond.
Lorsqu'il se réveilla, le jeune Potter était allongé dans ce qui servait d'infirmerie au Quartier Général. Mme Pomfresh et Ursula semblaient plongées dans la préparation de quelque décoction malodorante. Harry sentit une petite main, chaude et douce enserrer la sienne. Il tourna doucement la tête pour reconnaître sa Ginny, assoupie à son chevet.
- Vous voilà réveillé, M. Potter, lui lança Madame Pomfresh. On dirait que vous n'y êtes pas encore allé de main morte cette fois.
- Tu es loin d'avoir épuisé tes réserves de magie, mais ton corps lui a failli atteindre ses limites, Harry, expliqua Ursula.
- D'où un énième évanouissement, grogna Harry. Je commence à avoir l'habitude.
- Harry ? l'appela une petite voix encore endormie.
- Oui, mon amour, je suis là, dit le jeune Potter pour rassurer Ginny.
La jeune fille se blottit contre Harry, le serrant dans ses bras comme pour l'empêcher de disparaître. Le jeune homme s'attendrit de cette attitude protectrice et un peu possessive.
- Je crois que nous ferions mieux de les laisser se reposer tous les deux, conseilla Ursula à sa tante.
Harry adressa un sourire reconnaissant à la Médicomage et à l'infirmière qui semblait rechigner à l'idée de laisser deux jeunes gens partager un lit de l'infirmerie. Harry ferma les yeux, envoûté par le parfum de Ginny et bercé par les battements de son cœur. Quelques instants plus tard, il replongeait dans le sommeil.
Des images se succédèrent dans son esprit endormi. Il revoyait sa confrontation mentale avec Voldemort, la haine et le désir de destruction qui avaient essayé de contaminer son esprit. Inconsciemment, Voldemort avait laissé des images dans son subconscient : une armée prête à la bataille, une armée plus grande encore que celle de Glastonbury, renforcée par de nouveaux géants, des Mangemorts, des créatures invoquées, mais pire encore, l'armée de Voldemort comptait des centaines d'Inferi. Harry pouvait sentir l'envie de sang et de mort dégagée par cet ensemble meurtrier.
Il se réveilla en sursaut, le front en sueur. Il ne pouvait pas croire que Voldemort ait rassemblé autant d'ennemis en si peu de temps. D'où pouvait-il tirer autant de partisans ? La bataille de Glastonbury et le siège d'Azkaban l'avaient déjà privé de nombreux fidèles.
Il se leva doucement, pour ne pas réveiller Ginny, et descendit dans la cuisine pour trouver quelque chose à grignoter. Cela l'aiderait peut-être à réfléchir. Malgré l'heure tardive, il y trouva Kingsley Shacklebolt, Remus Lupin et le professeur McGonagall conversant des derniers événements.
- Heureux que tu sois déjà sur pied, Harry, se réjouit Lupin en le voyant entrer. Tu dois avoir faim, Molly t'a laissé quelque chose de côté au cas où. Regarde dans le garde-manger.
Le loup-garou feignait la bonne humeur, mais il avait immédiatement senti que Harry était préoccupé en entrant dans la cuisine. Mieux valait le laisser manger quelque chose avant de le faire parler, pensait Remus.
Harry alla fouiner dans la resserre où il trouva un plateau de club sandwichs préparés à son attention par Mrs Weasley. Il s'attabla et mangea de bon cœur. Lorsqu'il prit son quatrième sandwich, Lupin engagea les hostilités :
- Quelque chose te tracasse, n'est-ce pas ? lui dit-il.
- Beaucoup de choses me tracassent, avoua Harry. D'abord j'ai détruit l'Horcruxe que Voldemort avait incrusté en moi. J'ai toujours la cicatrice, mais je ne ressens plus de connexion avec Voldemort. J'ai pris un très gros risque pour le chasser de mon esprit. J'aurais pu me tuer, mais là n'est pas le problème. En détruisant ce lien entre mon esprit et le sien, j'ai fait perdre à l'Ordre du Phénix un atout stratégique crucial. Je ne peux plus sonder les plans de l'ennemi.
- Nous avons d'autres moyens de les connaître sans que tu aies besoin de mettre en danger ta santé mentale, lui répondit Kingsley. Tu as fait ce que tu avais à faire pour te sortir de ce traquenard. Tu n'as rien à regretter. Je te préfère en vie et prêt à te battre que mort ou à l'état de légume.
- Et même si nous n'avons jamais douté de votre force, M. Potter, il faut bien reconnaître que dans le domaine du combat mental, Voldemort a beaucoup plus d'expérience que vous. Vous êtes vivant et sain d'esprit c'est tout ce qui compte, jeune homme, ajouta McGonagall.
- Je ne peux peut-être plus sonder directement les pensées de Voldemort, mais il semble qu'il ait laissé involontairement des éléments d'information en moi. Je viens de faire un cauchemar, annonça Harry. Ajouté aux menaces de Voldemort avant l'explosion des bombes, ce mauvais rêve pourrait en fait très bien refléter la réalité de ce qui nous attend dans un futur très proche.
Le jeune Potter entreprit de leur raconter sa vision nocturne avec le plus de précision possible. Il laissa Kingsley lire dans son esprit pour y déceler des indices qu'il aurait ratés.
- D'après ce que j'ai pu voir de ton rêve, il est constitué, comme tu le craignais, de souvenirs qui ne t'appartiennent pas. Ils ne sont pas le fruit de ton imagination, mais ton combat mental avec Voldemort a pu te permettre d'absorber certaines de ses pensées, expliqua Kingsley. Géants, Inferi, nouveaux Mangemorts et créatures en tout genre… Je ne sais pas où il cache tout ça, mais nous n'avons pas de quoi lui tenir tête. Ses forces représentent au moins un milliers d'unités. L'ordre du Phénix, même avec le renfort de l'A.D., ne dépasse pas les deux cents hommes.
- Mais à Glastonbury ? demanda Harry.
- Le terrain était à notre avantage. Nous avons guidé Voldemort jusqu'à nous, là où nous le voulions pour lui tendre un piège. Mais nos forces étaient largement inférieures, rappela Lupin.
- Alors il est temps d'élargir le recrutement, comme Voldemort, et de faire appel à nos alliés sans attendre, déclara Ron qui se tenait sur le pas de la porte avec Hermione et Ginny.
- Mais où veux-tu trouver plus d'hommes si rapidement ?! L'attaque de Voldemort n'est qu'une question de jours ! protesta Kingsley. Nous ne savons même pas où il va frapper !
- J'ai déjà ma petite idée là-dessus, répondit Ron. Et si j'ai raison, il nous faudra bien plus de deux cents hommes… Je dirais environ six cents.
- Mais ça ne représente que la moitié des effectifs de Voldemort ! s'étonna le professeur McGonagall.
- En profitant du terrain, nous n'avons pas besoin de plus d'hommes que lui. Voldemort a la fâcheuse manie de laisser la bride sur le cou à ses troupes pour semer un maximum de panique et de dégâts. C'est cette manie qui va le perdre, dit Ron.
- Et on peut savoir où il va attaquer à ton avis ? demanda Harry.
- A Londres, pourquoi ailleurs ? dit une voix traînante derrière le jeune Weasley avant qu'il ne réponde. Je partage l'avis du rouquin. Le temps des circonvolutions est terminé pour Je…Jedusor. Il veut en finir et il pense en avoir les moyens en lançant une seule attaque décisive.
- De combien de temps disposons-nous à votre avis, Messieurs ? s'enquit le professeur McGonagall.
- Pas plus d'un mois, répondit Drago. C'est le temps qu'il faut pour rassembler autant d'unités sans se faire repérer. Si les troupes de Je… Jedusor étaient prêtes, la Brigade Magique aurait déjà détecté des mouvements suspects dans les environs de la capitale.
- Et d'où lui viennent ses renforts ? demanda Harry.
- Des pays qui commencent à s'agiter sur les sujets qui nous opposent depuis plus de quarante ans avec les Mangemorts, répondit Ron : d'Europe de l'Est principalement, mais aussi de France, du Portugal et d'Espagne, de Scandinavie, des Etats-Unis… C'est là que nous trouverons des renforts, nous aussi. Aucun de ces pays n'est entièrement acquis à la Marque Noire. Nous avons encore des chances de trouver un soutien parmi eux.
- Il va falloir passer par le Ministère, dit Hermione. Il n'y a que par là que nous pourrons mobiliser une coopération des autres Ministères de la Magie.
- Parce que tu as encore foi dans le Ministère après l'épisode du Vengeur ? Scrimgeour ne nous accorde aucun crédit et une grande partie de l'administration est infiltrée ou apathique, s'emporta Ron. Non, il va falloir nous débrouiller seuls pour créer des alliances. La coopération magique d'aujourd'hui n'est qu'une façade pour les bureaucrates qui chicanent sur tout et n'importe quoi. Rappelle-toi Percy et ses fonds de chaudron.
- Ron a raison, c'est dans l'adversité que les véritables amis apparaissent. Nous avons déjà des contacts en France et en Europe de l'Est, analysa Hermione. Il va falloir réactiver ces réseaux le plus vite possible et en créer de nouveaux ailleurs.
La petite assemblée ne put qu'acquiescer aux conclusions des jeunes gens. L'organisation d'un plan d'action leur prit tout le reste de la nuit.
