Durant les deux mois qui suivent, Jane se montre distant, peu présent ainsi que ses absentéismes répétitifs qui inquiètent et dont la tolérance du chef du FBI envers ce manque de professionnalisme a chuté en flèche. L'agent Ganaëlle ne peut cette fois-ci intervenir en sa faveur, le consultant est éjecté lors de sa réapparition au sein du bureau fédéral d'investigation ce qui n'a pas trop l'air de le contrarier sans doute trop obnubilé par John Le Rouge et ses recherches entreprises par rapport au tueur qui l'accapare. Cela est devenu obsédant. Celui-ci s'en va sans dire un mot puis tout en se dirigeant vers la sortie, Lana le rattrape.
-Jane ! Qu'est-ce qui te prends de partir comme un voleur ?
-J'ai été viré si tu te rappelles.
-Oui, merci, j'étais là ! Qu'est-ce qui t'arrive ? Regarde-toi ! Tu es méconnaissable. On a l'impression que tu es en errance. elle fait alors allusion à sa tenue débraillée, ses cheveux décoiffés ainsi que son visage mal rasé. Tu es à moitié présentable.
-Cela n'a plus d'importance maintenant.
La profileuse se justifie, le voyant dans cet état afin de se déculpabiliser.
-Je t'ai couvert maintes et maintes fois dernièrement pour que tu puisses mener convenablement tes petites affaires. Le patron n'est pas dupe, sa patience a des limites.
-Je ne te fais aucun reproche. Tu n'as pas à te culpabiliser.
-Ce n'est pas le cas.
-Oh, que si ! Ce besoin de justifier cette décision prise. Pour être honnête, je m'en contre fou.
-Ton petit ton désagréable me tape sur le système !
-Alors, bouche-toi les oreilles !
-Démerdes-toi tout seul et vas te faire foutre, Jane !
Lana le quitte en tournant les talons, marchant sans se retourner vers l'ascenseur, le mentaliste l'ayant provoqué comme pour s'en détacher de peur de l'impliquer davantage.
