Me voila de retour enfin oui j'avais pas internet là où j'étais donc pas de post mercredi désolée mais je vous avais avertis pourtant donc je poste aujourd'hui comme ça vous aurez celui de dimanche plus tôt je suis gentille hein ? ^^ ! Nous remercions tous ceux qui on prit la peine de commenter où même de lire merci à vous même si comme dirais une personne avisé que je connais on aimerait aussi vous lire !

Pour ce qui est de certaines personnes qui trouvent cette fic trop longue, désolées mais nous ne sommes pas de celles qui bâclent nos fins pour écourter le récit donc nous respecteront notre trame, n'en déplaise, pas obligé de poursuivre la lecture autant ne plus lire du tout.

Nous vous réservons encore des surprises et rebondissements, là encore n'en déplaise à une certaine personne que je connais qui se dissimule sous un pseudo qui ne lui correspond pas puisse que les personnes qui ont le pseudo emprunter défendent des causes justes, de ne plus suivre, je ne te force pas à lire mon gars, il y a pleins d'autres fics très bonnes.

Nous pensons que d'autres fics en ont bien plus mais on n'en dis rien mais peut être est ce juste contre nous ! Bref à vous de voir si vous voulez une fin de merde ou une fin à la hauteur de la fic qui vous a tant plu !

Voila maintenant me revoila en pleine forme pour vous et ma jumelle vous salue aussi ! Bonne lecture mes petits choux et encore désolée pour ce contre temps mais ma santé passe avant !

Alors je dis que dans ce chapitre Kate peut vous paraître extrême peut être ooc mais pour notre part, c'est ainsi que nous la voyons en maman sur protectrice car bien souvent on prodigue certains conseils qu'on ne suis pas pour nos propres enfants... A vous de voir !


Comme toujours remerciements aux guests !

Mandou : J'avoue qu'on a adoré l'écrire ça été un pied cette scène entre Jo et mama Beckett ! Et non pas encore au bout de leurs peines, oui au pluriel lol ! Merci.

Aurelyse : Attention je ne suis pas seule ma jumelle de cœur aussi est avec moi nous sommes en duo pour cette fic donc le mérite est partagé et nous te remercions donc pour ta review qui nous fait très plaisir

Guest(1) : Merci pour ta review.

pauline CK : Merci pour ta review, Oui si Joan meurt dans le passer c'est la cata ça c'est clair car ca sera non seulement un drame mais ça provoquerait une sacré faille dans l'espace temps et oui ne pas l'oublier, il n'existerait plus dans le futur, il disparaîtrait comme ça piouf.

Guest(2) : Merci pour ta review et contentes que tu aimes toujours.

Manon : ah la fameuse scène, on savait que vous alliez aimer ! merci

Mb : C'est normale vous prenez le temps de commenter on prend le temps de répondre ! ^^ Voici donc la suite. Merci pour ta com

Elynaa : Ah oui ca s'écoule le temps mais tant de choses à régler avant et Joan ne mourra pas tant que le temps de sa conception ne sera pas dépassé mais il ira mal en pis car en plus de ça il est pas dans son temps. Merci pour ta review

Guest (3) : Merci pour ta review, et oui la mort fait partie de la vie :p lol moi sadique ? non !

Lacritique : Oui Kate en maman, c'est comme ça qu'on la voit aimante, et tendre on sait qu'elle est toute mignonne sous ses aires de dures et aime les enfants et en l'occurrence c'est son bébé ! Merci pour ta review.

Pauline : Merci pour ta review, continuer comme cela on va essayé promis de ne pas vous décevoir et de toujours vous tenir en haleine ! Et pour ce qui est de la scène maman/Jo j'aimerai bien voir ça bon avec un ado ça serait creepy mais avec un petit garçon dans la série pour un peu qu'il s'appelle Joan imagine, on fond !

Pheonix 09 : Merci pour ta review nouveau(elle) venue, nous espérons te voir à chaque fois. Même si tu semble suivre depuis le début c'est le premier ou j'ai pas vu avant et je m'en excuse d'avance.

Kat : Merci pour ta review Beta va falloir penser a te faire un compte hein qu'en même toi béta de nous ! Bon tu sais toi ce qui se passe lol.

Farandoles : Merci d'avoir répondu à notre place nous n'en n'aurions pas dit plus !

F1 et F2 : C'est de la triche ça compte pas et Lilygubi tu as loupé le 1500 lol mais tu vois il n'y a pas que toi qui triche lol et Loss tu auras même pas eu non plus vous deux d'ailleurs ont remarque l'absence et oui na ! Merci Ah vous les TWO F de votre soutient

oups j'ai oublié des gens : RadioJaja : merci pour ta review et merci je vais bien mieux, nous en reparlerons sur FB, Contentes que tu es aimé ce chapitre familiale maman/ jo et oui c'est pas trop tôt lol.

Katie :Merci pour ta review et contentes d'avoir un nouveau lecteur et surtout que ça t'aies plu autant voici pour toi et les autres la suite.


Merci aussi à celles et ceux qui nous soutiennent qui nous font confiance, merci de nous laisser allez jusqu'au bout de notre idée sans nous en faire le reproche, merci c'est très touchant et ça fait plaisir ! Voila encore bonne lecture !


Chapitre 48 :

Amusé par ses pensées, Castle secoua la tête et, fermant la voiture, reporta son attention sur sa muse et leur fils qui pénétraient déjà dans la pharmacie, et les rejoignit au pas de course. Après avoir poussé une lourde porte de bois et de verre, il observa avec surprise l'endroit. Il avait l'impression d'être entré dans l'antre d'un apothicaire d'antan. D'immenses bocaux en verre de différentes tailles étaient disséminés ci et là, et il se demanda avec scepticisme si la pharmacienne fabriquait ses médicaments dans l'antichambre derrière le magasin. Souriant à Joan qui se dirigeait vers un des fauteuils disposés dans un coin à l'usage des clients, il rejoignit sa muse qui patientait derrière deux personnes. De son côté, Joan se laissa lourdement tomber dans un des confortables fauteuils, grimaçant en songeant qu'à tout juste 18 ans, il devait déjà subir les effets du temps.

« J'hallucine ! » pesta-t-il en se sentant dans la peau d'un vieillard en fin de vie.

Une belle brune, grande et élancée d'une vingtaine d'années entra dans la pharmacie avec une telle assurance qu'elle ne pouvait qu'attirer le regard, Joan la suivit des yeux avec intérêt alors que celle-ci s'arrêtait, jetant un regard sur les lieux avant de le remarquer. Avec un sourire appréciateur, elle tourna légèrement la tête vers la file d'attente, et constatant qu'il y avait deux personnes devant elle, s'avança d'une démarche chaloupée vers lui avant de se laisser tomber avec grâce dans le fauteuil qui jouxtait celui du jeune garçon. Connaissant les habitudes de la pharmacienne, elle savait qu'elle avait tout son temps pour faire connaissance avec Joan. Reconnaissant une offensive de charme lorsqu'il en voyait une, Joan lança un regard vers sa mère, constatant qu'elle commençait à s'impatienter, ce qui n'était jamais bon signe. Elle tapait du pied, jetant des regards noirs à la personne qui se trouvait devant elle et qui prenait tout son temps, comme si elle était seule au monde.

En soupirant, il songea que si cette personne tenait à la vie, elle avait intérêt à prendre le large, et plus vite que ça. Il savait que l'inquiétude qu'elle éprouvait pour lui n'arrangeait en rien son humeur, et que si ça continuait, elle allait perdre son calme.

« Tu n'as pas l'air en forme ! » Observa la jeune fille qui n'avait pas quitté Joan des yeux, lui faisant tourner la tête vers elle.

« Ça va je suis juste un peu fatigué » Lui répondit-il en lui souriant gentiment, surveillant sa mère du coin de l'oeil.

« Hum juste ça ? Tu sembles éreinté et tu as de la fièvre non ? » Voulut-elle savoir en le scrutant avec intérêt, se penchant légèrement vers lui pour mieux apercevoir son visage.

« Un peu ! » Souffla Joan reportant son regard sur la jeune fille à ses côtés.

Elle était vraiment jolie, tout à fait le genre de filles avec lesquelles il sortait habituellement. Elle était un peu plus âgée que lui, mais cela ne l'avait jamais arrêté, bien au contraire. Déjà au lycée, il avait profité de sa stature d'athlète et de sa maturité pour sortir avec des filles plus âgées, et avait connu sa première expérience sexuelle avec une étudiante alors qu'il s'était rendu à une fête de confrérie. D'ailleurs sa mère avait piqué une crise en l'apprenant. Il ignorait encore comment elle l'avait appris, mais la scène qu'elle lui avait faite était gravée au fer rouge dans sa mémoire. C'était la première fois qu'elle lui avait dit qu'il l'avait déçue. Après cela, il avait veillé à être particulièrement discret concernant ses conquêtes afin que sa mère n'ait pas vent de ses aventures. C'était dans des moments comme celui-là qu'il regrettait la présence de son père, sachant que s'il avait été là, il aurait su trouver les mots pour apaiser l'inquiétude de sa mère.

Et surtout son père aurait empêché sa mère de le couver à ce point. Elle avait du mal à accepter qu'il grandisse et qu'il ne soit plus son bébé. En soupirant, il remarqua que la jeune femme ne l'avait toujours pas quitté des yeux, et il savait qu'il ne lui faudrait pas grand-chose pour qu'elle lui tombe dans les bras. Mais ce n'était ni le lieu, ni le moment. Il ne devait pas oublier qu'il n'était pas dans son temps, ce qui était bien dommage. Même en l'imaginant avec une vingtaine d'années de plus, il savait qu'il aurait bien tenté le coup, et là encore ça n'aurait pas été la première fois qu'il avait une liaison avec une femme plus âgée. Après tout, il était sorti en secret avec sa prof d'astrophysique pendant six mois avant qu'il ne la quitte, sa mère commençant à avoir des soupçons. Et puis se faire un plan drague avec ses parents pour chaperons calmait quelque peu ses ardeurs.

« Tu veux jouer les mecs forts pour m'impressionner ? » S'enquit-elle en lui adressant un sourire narquois.

« Je ne te connais pas pourquoi voudrais-je t'impressionner ? » répliqua-t-il en arquant un sourcil impertinent et dédaigneux vers elle.

« Bonne réponse » s'amusa-t-elle, excitée par l'assurance qu'il dégageait et qui témoignait de son expérience en matière de séduction « Je m'appelle Anna Jenyoh et toi ?» ajouta-t-elle dans un sourire radieux.

« Joan… Joan Cas… enfin juste Joan » Répondit Joan en se pinçant les lèvres alors qu'il allait gaffer.

« Oh juste Joan … » souligna-t-elle d'un ton moqueur « Tu veux jouer la carte du mystère pour attirer les nanas ? » rit-elle en lui donnant un léger coup de coude.

« Parce que ça marche ? » Voulut-il savoir en souriant, un sourcil levé, et le regard espiègle.

« Hum avec ton physique, tu peux inventer ce que tu veux ! » Lui assura-t-elle en le dévorant des yeux.

« Hum… » Murmura Joan, les sourcils froncés.

En grandissant, il avait vite compris que beaucoup de femme ne s'intéressait à lui que parce qu'il était bien fait de sa personne. Nombre de ses ex lui avaient dit qu'il était un rêve devenu vrai, vantant son physique avantageux. Et au début, cela l'avait grisé, et il en avait bien profité. Mais toutes ces femmes qui avaient partagées son lit l'avaient vite lassé. Il avait pris ce qu'elles lui offraient si généreusement, mais il avait vite pris conscience que ce qu'elles lui donnaient était bien loin de ce que sa mère avait éprouvé pour son père, un amour si puissant que même la mort n'avait pas éteint. Il n'avait jamais été amoureux, et malgré son jeune âge, il aspirait à tomber amoureux d'une femme qu'il aimerait de la même façon que ses parents s'aimaient. Il connaissait le désir et l'amour physique, y avait pris plaisir, mais son cœur n'avait jamais été sollicité lors de ces aventures sans lendemain. Durant un temps, il avait pensé que peut-être l'amour viendrait après le désir, mais ça n'avait jamais été le cas, et il avait compris que le désir devait découler de l'amour et non l'inverse.

Et il savait que sa mère désapprouvait son comportement, elle le lui avait clairement fait comprendre, même si elle avait ajouté qu'elle ne pouvait pas l'en empêcher. Il ne se souvenait que trop bien du jour où, alors qu'il n'avait que 16 ans, elle l'avait surpris au lit avec sa petite amie du moment. Elle était entrée dans une fureur noire, le traitant d'irresponsable. Elle lui avait dit qu'il était encore trop jeune pour faire la différence entre l'amour et le désir, et surtout pour avoir une attitude responsable vis-à-vis de la sexualité. Il savait qu'elle avait raison, que pris dans le feu de l'action, il avait effectivement oublié d'utiliser un préservatif, mais être humilié ainsi devant sa petite amie l'avait mis dans une rage noire, et s'en était suivie une violente dispute entre eux. En grimaçant, il se souvint lui avoir rappelé son adolescence tumultueuse. Sa mère avait accusé le coup avant de lui rétorquer que ses erreurs de jeunesse auraient au contraire dues lui servir de leçon, et avait ajouté qu'elle au moins avait toujours été suffisamment intelligente pour se protéger.

Ensuite, d'un ton glacial, elle l'avait expédié dans sa chambre pour qu'il réfléchisse aux conséquences de ses actes, ajoutant qu'il serait bien avancé s'il se retrouvait papa avant l'heure. Après cela, il y avait eu un froid entre eux, qui n'avait pas duré longtemps. Il n'avait pas supporté de lire cette profonde déception dans le regard de sa mère chaque fois qu'elle le regardait, et il était allé la trouver pour s'excuser. Elle lui avait longuement fait la leçon, et par la suite, il s'était toujours bien gardé de ramener une fille chez lui, s'arrangeant avec ses camarades lorsqu'il avait besoin d'intimité. Il ne lui avait également jamais présenté une de ses conquêtes, sachant qu'elle ne trouverait pas grâce aux yeux de sa mère. Malgré le fait qu'elle désapprouve qu'il accumule les ex, elle ne s'en était plus mêlée, et de son côté, il tenait la promesse qu'il lui avait faite d'être prudent et de toujours se protéger. Il savait que sa mère avait vu dans son comportement volage une échappatoire, une manière de fuir un temps la réalité.

Elle avait compris pour l'avoir vécu, que son non attachement envers ses conquêtes était une façon de se protéger. Elle espérait juste qu'un jour lui aussi trouve la personne qui percerait ses murs et parvienne à atteindre son cœur. Et il l'espérait aussi de toute son âme. Et puis il avait eu l'idée de remonter le temps, et les filles étaient passées aux oubliettes, pour le plus grand soulagement de sa mère, même si elle n'avait pas compris ce qui avait motivé ce soudain revirement. Il ne lui avait pas parlé de ses projets pour ne pas l'inquiéter, du moins pas avant d'être certain de réussir. Et quand il s'était finalement décidé, elle ne l'avait pas pris au sérieux, imaginant simplement que comme son père, il avait une imagination débordante. Mais cette mission qu'il s'était lui-même confié lui avait permis de calmer ses ardeurs et de rassurer sa mère. D'ailleurs, alors que cette jeune fille le draguait ouvertement, il sentait son regard inquisiteur sur eux ce qui lui fit rouler des yeux.

« Je pense que je vais bientôt y aller ! » l'informa-t-il dans un sourire avant de se lever.

Mais une main ferme se posa sur sa cuisse, le retenant.

« Si nous discutions encore un peu? Je sais que tu étais là avant moi, mais il y a encore du monde qui attend, nous avons donc tout notre temps pour apprendre à nous connaître » le retint-elle en posant une main ferme sur sa cuisse.

Gêné, il avisa la main d'Anna, parfaitement conscient de ce qu'un observateur extérieur, et plus précisément ses parents pouvaient s'imaginer. En grimaçant, il tourna légèrement la tête vers eux, et frémit en découvrant l'expression contrariée de sa mère qui avisait sombrement la scène. Par contre, son père lui, paraissait grandement amusé de le voir se faire draguer aussi ouvertement par une très jolie jeune femme. Avec soulagement, il lut même ce qui ressemblait fort à de la fierté paternelle dans son regard, ce qui lui confirma que la présence de son père serait salvatrice pour sa vie amoureuse future. Prenant soin de ne pas recroiser le regard noir de sa mère qu'il sentait peser lourdement sur lui, Il ne comprendrait sûrement jamais pourquoi les mères étaient aussi sévères avec leur fils, pourquoi elles avaient tant de difficultés à accepter que leur petit garçon devienne un homme, pourquoi elles s'acharnaient à les surprotéger.

Il savait pour avoir déjà rencontrer les mères de quelques-unes de ses petites amies, que ce n'était pas pareil avec leur fille. Chacune des mères qu'il avait rencontrées l'avait plutôt bien accepté, alors pourquoi sa mère réagissait-elle ainsi avec lui ? Les pères réagissaient-ils de façon aussi excessive envers leurs filles ? S'il en croyait Alexis, leur père avait été tout aussi protecteur avec elle, mais l'influence de sa muse l'avait infléchi et tempéré. Mais sa mère avait été seule pour l'élever, et il avait parfois l'impression qu'elle voulait l'enfermer dans une tour d'ivoire afin de le garder pour elle seule. Mais là, sa mère paraissait tout aussi agacée de le voir en galante compagnie alors que son père était à ses côtés, donc ce n'était pas le fait qu'elle l'ait élevé seule qui la poussait à se montrer aussi possessive. Mais alors quoi ? Un œdipe mal réglé ? Une chose était sûre, pour leur salut à tous les deux, elle allait devoir couper le cordon ombilical.

« C'est ta mère qui me regarde comme si elle allait me descendre ? » S'enquit la jeune fille en souriant « À moins que ce ne soit ta copine… Je la trouve très jeune pour être ta mère » ajouta-t-elle en observant plus attentivement cette magnifique femme, espérant que sa première impression soit la bonne, parce que sinon elle n'avait aucune chance et en avait parfaitement conscience.

« C'est bien ma mère » la rassura-t-il aussitôt en jetant un regard en biais vers sa mère « Désolé, elle est un peu… comment dire… » Hésita-t-il en grimaçant alors que sa douleur revenait à la charge, lui rappelant qu'il n'allait pas aussi bien que ce qu'il voulait laisser paraître.

« Possessive avec son bébé ? C'est mignon ! » Se moqua la jeune femme en regardant Kate dont les yeux lançaient des éclairs.

« Ouais parle pour toi c'est la plaie » Pesta-t-il en posant son coude sur l'accoudoir pour loger sa tête dans sa main.

La jeune fille se mit à rire d'un rire sonore et peu discret qui agaça un peu plus Kate. Elle connaissait bien ce genre de filles, et savait ce qu'elles attendaient des garçons comme son bébé. Elle n'était pas fière de reconnaître que durant une courte période de sa vie, elle avait été une de ces croqueuses d'homme, qui utilisaient les garçons comme des kleenex avant de les jeter, et elle ne voulait pas voir son fils avoir le cœur brisé par l'une d'elles. C'était plus fort qu'elle, chaque fibre de son être lui criait de protéger son petit garçon de cette souffrance et de le sortir des griffes de cette mante religieuse au visage angélique.

« Non mais regarde-moi cette greluche comme elle se pavane devant notre fils. » Gronda la détective en serrant les dents.

« Greluche ? Sérieusement Kate ? » S'amusa Rick.

Le regard noir de sa compagne lui fit perdre le sourire. Il leva les mains en signe d'abandon, mais lorsque sa muse se détourna de lui, un nouveau sourire naquit sur ses lèvres. Il n'aurait jamais imaginé que Kate serait ce genre de mère, elle qui lui avait si souvent reproché de ne pas pouvoir couper le cordon avec Alexis et de trop la couver était encore pire que lui. Les rares fois où il l'avait vu se conduire ainsi, c'était lorsqu'elle était jalouse d'une autre femme qui lui tournait autour, qu'il lui montre de l'intérêt ou pas. Mais là, il s'agissait de leur fils, et il était amusé de voir la mère poule et ultra protectrice parler en elle. Il n'aurait jamais imaginé Kate Beckett en maman si protectrice et excessive. Il avait l'impression d'avoir une Bree Van de Kampt sous les yeux ? En bien plus attirante pour lui bien entendu. Lui qui pensait qu'elle serait la plus coulante des deux sur le sujet, se révélait être la plus fermée, alors que lorsqu'il lui parlait d'Alexis, elle lui disait qu'il fallait que jeunesse se passe.

« Ok Kate, il s'agirait de se calmer… » Tenta-t-il en se retenant de rire devant l'expression meurtrière de sa muse « Joan est un grand garçon, et je ne penses pas trop m'avancer en disant qu'il a déjà dû… enfin, je veux dire que moi à son âge… » Bafouilla-t-il alors que le regard incendiaire de sa partenaire le foudroyait sur place.

« On ne parle pas de toi mais de MON fils ! » s'énerva Kate, sans prêter garde a sa réflexion qui laissait percevoir sa possessivité maternelle.

« Forcément pour toi c'est une bonne chose, mais je t'avertis que si à l'adolescence tu l'encourages à agir comme le crétin de base, et à avoir une vie sexuelle trop précoce, tu peux faire une croix sur la tienne » le menaça-t-elle en serrant les poings pour se retenir d'aller récupérer son bébé.

« Si je dois faire une croix sur ma vie sexuelle, tu devras en faire autant ! » lui fit-il remarquer alors que ses mots se frayaient un chemin jusqu'à son cerveau avant d'ajouter en voyant Joan lancer un regard séducteur à la jeune fille qui paraissait subjuguer « Et apparemment il n'a pas eu besoin de moi ! »

A ces mots Kate se renferma sur elle-même, n'imaginant que trop bien ce que ça avait dû être de devoir élever Joan sans la présence rassurante de son écrivain, et elle espérait vraiment qu'elle n'aurait pas à endurer cela. Castle perçut immédiatement son malaise et se baffa mentalement pour lui avoir rappelé le fait qu'il y avait une chance pour que toute cette histoire se termine mal pour eux deux.

« Tout ira bien Kate, je te promets que je serai à tes côtés pour que tu puisses me hurler dessus lorsque Joan commencera à ramener des filles à la maison » la taquina-t-il en l'attirant contre lui.

« Idiot ! » marmonna-t-elle en souriant doucement avant de reporter son regard sur Joan et sa nouvelle amie « Non mais quelle glue cette fille, si elle continue à se rapprocher de lui elle va finir assise sur ses genoux ! » gronda-t-elle alors que la jeune fille se collait de plus en plus à Joan.

« Kate, nous sommes dans un lieu public, évite de la descendre ! » s'amusa Castle en avisant le regard meurtrier de sa muse.

Elle ne pensait pas être aussi étroite d'esprit que cela concernant la vie sexuelle de son fils. Elle qui se targuait toujours d'être ouverte se surprenait à ne pas pouvoir envisager que son bébé, qui n'en était plus un, puisse éprouver du désir, et le pire dans tout cela c'est qu'elle n'avait pas encore vécu le stade enfance avec lui. Peut-être était-ce pour cela qu'elle réagissait ainsi. Elle ne supportait tout simplement pas l'idée qu'une autre femme le lui prenne déjà alors qu'elle ne l'avait eu pour elle que quelques jours.

« Non mais elle va finir par le violer sur place si elle continue comme ça, et mon bébé est trop faible pour se défendre ! » gronda-t-elle de nouveau en voyant l'allumeuse se pencher pour souffler quelque chose à l'oreille de Joan.

« Roh dis donc Kate, je te pensais plus cool que ça ! » Se moqua Castle en frottant le dos de sa partenaire pour la calmer, ce qui l'agaça encore plus au contraire.

« Ah oui comme toi avec ta fille ? » Répliqua sèchement Kate en se dégageant, pour bien lui montrer qu'elle n'appréciait pas qu'il ne la soutienne pas.

Voilà qu'il lui faisait la leçon alors qu'il refusait de voir grandir son bébé, c'était l'hôpital qui se foutait de la charité.

« Touché, mais je la laisse respirer quand même ! » Admit-il dans une grimace contrite.

La jeune femme ne répondit pas alors que son attention se reportait sur la jeune fille qui tripotait son bébé à elle, comme s'il était sa propriété, elle voulut intervenir mais elle savait que si elle faisait une chose pareille, Joan ne le lui pardonnerait jamais. Combien de fois avait-elle fait une scène à son père alors qu'il l'humiliait ainsi devant ses petits amis du moment ?

« Si je descends toutes les filles qu'il nous ramènera à la maison, tu m'aideras à faire disparaître leur corps ? » s'enquit-elle en se retenant d'aller dire sa façon de penser à cette fille.

« Nous sommes partenaires dans le crime, j'achèterais une ferme avec un four dans l'arrière-cour pour que tu puisses te débarrasser des corps, et avec un grand jardin pour enterrer les cendres ! » rigola-t-il de plus en plus amusé par la scène qui se jouait sous ses yeux.

« C'est à vous ! » Entendit-elle une petite voix aigrelette lui annoncer, l'empêchant ainsi de répondre à la dernière boutade de son écrivain.

Kate détourna à regret son attention de son fils en pleine conversation avec sa nouvelle amie. Il semblait moins malade pour le coup, et elle se demanda furtivement si c'était le cachet qui avait finalement fait effet, ou bien si c'était l'endorphine qui circulait dans son sang qui avait un effet guérisseur sur lui. Se détournant finalement, elle fit face au comptoir, et arqua un sourcil surpris en ne voyant personne. Intriguée, elle tourna la tête vers Castle qui lui rendit son regard, tout aussi étonnée par l'absence de la pharmacienne qui venait pourtant de les appeler.

« C'est pour quoi ? » réitéra la voix si fluette et douce qu'on aurait dît celle d'une petite fille.

Ils se penchèrent par-dessus le comptoir et virent une toute petite femme. Elle n'était pas naine, mais ne devait pas faire plus d'un mètre 40. Elle était brune, même si ses racines grises prouvaient qu'elle devait avoir recours à ces artifices chers aux femmes qui refusaient de faire face aux affres du temps, devait avoir au moins soixante-dix ans, et sur son nez trônait une paire de lunettes triple foyer. Ils se regardèrent, ne sachant pas trop comment réagir face à cette apparition surréaliste, puis après un moment de flottement Kate tendit l'ordonnance à la vielle dame.

« La carte d'assuré, vous en avez une ? » S'enquit-elle en la dévisageant avec des yeux ronds.

« J'ai la mienne, mais le jeune garçon n'y figure pas, et l'ordonnance est pour lui » Lui apprit Kate en lui souriant gentiment.

« Je fais comment sans carte ? » Voulut-elle savoir en fronçant les sourcils d'un air catastrophé, comme si Kate venait de lui apprendre que la fin du monde était proche.

« Et bien je vais régler les médicaments ! » Rétorqua la détective, ne voyant pas où était le problème.

Au vue de leur système, Joan ne devait pas être le seul à ne pas avoir d'assurance maladie et à devoir payer ses médicaments plein tarifs.

« Mais comment je fais pour enregistrer le jeune homme s'il est pas assuré ? » Insista la vielle femme en fronçant les sourcils.

« Je viens de vous le dire » soupira Kate d'un ton aussi patient que possible « Vous ne l'enregistrez pas puisque je vais vous payer ! »

« J'entends bien, mais ça ne me dis pas comment je fais sans carte ! » Persista la pharmacienne ne semblant pas comprendre où voulait en venir sa cliente.

Kate regarda Castle d'un air désespéré, et celui-ci songea qu'à ce rythme, la jeune femme qui draguait leur fils ne serait pas la seule à aller combler les frigos vides de la morgue, et il se pinça les lèvres pour ne pas rire

« Et ça te fait rire ! » Gronda Kate en lui donnant un coup de coude.

« Je ne ris pas ! » Répliqua-t-il, ses yeux rieurs le contredisant.

Kate soupira, se passant une main lasse dans les cheveux, avant de reporter son attention sur la vielle dame, et l'espace d'un instant, elle se demanda s'il ne s'agissait pas d'un sbire du Dragon avant de se reprendre.

« Ecoutez prenez l'ordonnance pour la prescription, donnez-moi les médicaments, que je vous paie, je récupère mon ordonnance et nous partons ! » Expliqua Kate le plus patiemment possible.

« Comme vous voudrez, mais sans carte …» Finit-elle dans un murmure qui fit lever les yeux au ciel à la jeune femme qui se mit à invoquer les Cieux pour ne pas commettre un acte désespéré.

En soupirant lourdement pour bien marquer son mécontentement, la pharmacienne prit la feuille des mains de Kate, la scruta de haut en bas, la retournant plusieurs fois, comme si elle tentait de déchiffrer une langue inconnue.

« Pattes de mouches ! » Pesta-t-elle en cherchant quelque chose sous son comptoir.

Beckett regarda Castle qui haussa les épaules, d'un air amusé.

« Ah ! la voilà » S'exclama-t-elle triomphalement en brandissant une loupe.

Le couple l'observa, éberlué, alors qu'elle étudiait méticuleusement la feuille qui se trouvait pratiquement collée à son visage.

« On est pas rentré ! » Ricana Rick alors que Kate se frottait le visage de dépit.

Elle sentait la migraine arriver, songeant qu'à ce rythme, Joan ne serait pas le seul à avoir besoin de prendre un cachet. Elle se demandait juste s'ils seraient sortis de cette pharmacie avant les fêtes de fin d'année…


Alors que pensez vous de maman KB en sur protectrice ? Nous on imagine bien ! Ne dit -on pas : fais ce que je dis mais pas ce que je fais ? Et une mère avec son fils est toujours plus possessive, je parle en connaissance de cause ! Bon alors je dirais que si Dimanche vous voulez une suite de rattrapage va falloir vous défoncer et au moins 30 coms différent pas de triche les TWO F ! Alors on envisagera peut être de mettre une dimanche si vous faite exploser le compteur sachez que le record était de 41 pour un chapitre, non je ne fais pas de chantage comme les mauvaises langues le diraient car la semaine pro ça reprendra comme d'hab deux par semaines, cette semaine c'était vraiment pas voulu ou pour punir par moins de coms mais là c'est juste pour dire comme c'est très rapproché dimanche à vous de jouer, faites nous voir comment vous la voulez la suite !