Salut tout le monde^^. Je suis super contente. Pourquoi? Vous le saurez au prochain chapitre^^.

En attendant, j'ai beaucoup réfléchie et...bah voila le dernier chapitre^^ (*cours avant de se faire mitrailler*) Attendez avant de me tuer!

Déjà, il y a un épilogue! (Veuillez m'excusez je ne sais jamais si c'est le prologue ou l'épilogue qui est à la fin) donc ce n'est pas totalement fini. Ensuite, peut être y aura-t-il une suite, c'est envisageable (après tout l'histoire de la prophétie n'est pas encore raconté^^), mais après une bonne pause de ma part.

Pour répondre à quelques questions: ce n'est pas Kumiko qui a tiré la flèche. La petite prophétie parle de l'aimé pas de l'amant (la différence être amoureux de quelqu'un ne signifie pas que cela est réciproque alors que être amant au contraire signifie que ça l'est). Je vous laisse donc réfléchir sur qui aurait les cheveux longs, blancs, et aimerait Sesshomaru sans que celui ci ne lui rende^^. (Si vous trouvez pas, c'est décidé, j'me barre!)

Le Tenseiga n'a pas pu protéger Sesshomaru, tout simplement parce que l'Arc du Scellé, comme il est dit au précédent chapitre, atteint toujours sa cible, qu'importe la puissance du taiyoukai qui est ciblé. Pour vous dire, même un million de barrière de Naraku n'aurait rien pu faire (ça laisse songeur quand on pense que la puissance du Tessaiga n'y pouvait rien parfois).

Heu Nyo-yume, ça veut dire quoi OOC? Désolé je ne maîtrise pas tout à fait les abréviations=_=.

Sinon, bah, l'épilogue dès que j'ai...deux commentaires^^. Vous allez voir, cela promet d'être intéressant pour la deuxième fiction. Son nom? Je sais pas encore, mais ne vous inquiétez pas, cela ne se produira pas dans un an. Une semaine minimum, histoire de bien réviser pour le concours et de mettre de l'ordre dans mes idées futures^^.

Bonne Lecture.

PS: En fait, si j'ai eu l'idée de faire une suite, c'est déjà parce que je n'ai pas pu mettre toutes les idées que j'avais dans celle ci et c'est le petit mot de hiden'kakylie qui m'a fait changer d'avis =_=. Alors sans rancune si je dédicace ce chapitre à cette personne?^^ Promis je dédicacerai un chapitre pour chacune d'entre vous.

Peut être Toi

Chapitre 48 : L'échange

Tout est si étrange ici. Les sensations sont différentes, altérées par rapport à la réalité. Ici la droite est gauche et le gauche est droite.

On peut marcher dans le monde des vivants et un pas plus loin se retrouver dans celui des esprits sans le remarquer. C'est comme passer dans un miroir. On devient le reflet de ce que nous sommes l'intérieur en quelques pas, quelques mots…

C'est angoissant.

Je suis si seule, loin de tout ce que je connaissais, tout ce que je savais. Pendant les longues heures de marche, je croise des gens que je sais non vivants. Ils marchent eux aussi, dans un but imprécis, ils attendent l'opportunité de revivre.

Alors ils vont, ils errent, le regard vide par l'attente. Ils ont oubliés ce qu'ils étaient et ils l'oublieront à chaque fois.

Je suis ici la seule à me souvenir de tout, de ma vie, de Sesshomaru, de mes sentiments.

Une grande lueur jaillit du ciel vers notre terre, un nouvel esprit vient de nous rejoindre. Il n'a pas de forme…pas encore. Je suis dans le monde des esprits ici.

Et je marche, encore et encore, je rejoins Miserere dans notre palais. Ce n'est pas tellement un palais, plutôt une clairière au cœur d'une grande forêt en hauteur. Une clairière où l'on ne trouve qu'une grande source, dans laquelle se baigne sans cesse Miserere, la source d'où jaillisse les esprits des défunts. Elle est la gardienne, celle qui accepte ou refuse, celle qui garde. Pour qui ou quelle raison ?

Nous l'ignorons. Ses longs cheveux flottent sur toute la surface de la source, et son regard d'un blanc de neige miroite d'une lueur éphémère, une lueur lunaire mystique. Elle lève ses bras et envoie une autre sphère lumineuse dans le ciel, elle atterrira dans le monde des esprits dans peu de temps. Puis les loups géants s'approchent d'elle, la reniflent, s'inclinent, la caressent et elle se retournent vers moi, doucement.

« -La gardienne n'a le devoir que de garder, m'énonça-t-elle en me sentant la rejoindre. Elle n'a pas pour but de se demander pourquoi.

-Laissez moi partir, redemandais-je encore une fois.

-Depuis le début de ton séjour tu reposes sans cesse cette question, soupira-t-elle, et sans cesse tu obtiens cette même réponse…ne te lasseras-tu donc jamais ?

-Jamais ! Vous m'avez enlevé contre mon gré à ma vie, à ma liberté ! Laissez moi retourner dans mon monde, retrouver ceux que j'aime !

-Je ne le peux désormais, m'expliqua-t-elle en caressant un louveteau. Tu es mon successeur, tu as le devoir de rester ici.

-Et si je ne veux pas le devenir ? Si je refuse ce destin ?

-Que tu vives ou que tu meurs, que tu fuies ou que tu restes, tu seras mon successeur.

-Je refuse ! »

Elle ferma les yeux et une nouvelle lumière jaillit de la source. Un faisceau lumineux en sortit sans éclaboussure et partit haut dans le ciel, rejoindre le monde des esprits.

Le haut est bas ce que le bas est haut. Ici contraire et similitude sont altérés. Rien n'est comme partout ailleurs, rien n'est comme tout…

Cette femme était vraiment étrange. Elle arborait sans cesse les traits d'une vieille femme emplie de douceur et de tendresse, pourtant ses yeux reflétaient la léthargie totale. Quand elle portait son regard sur moi, j'ignorai totalement si elle me voyait ou pas, si son attention m'était destinée ou si elle regardait partout ailleurs à la fois.

« -Pourquoi me forcez vous ? Pourquoi moi ?

-Le sang qui coule dans tes veines ma chère, c'est ce sang qui appelle à ton destin…

-Alors je me couperai les veines et me viderai de ce sang !

-C'est inutile, tu as été choisi…

-Choisi par qui ? Pour quoi ? Tout ce que vous voulez que je fasse c'est gouverner un royaume où personne à par des loups ne vivent, surveiller que les esprits vont chez les esprits et que personne d'autre ne vienne ! Je ne veux pas de ce destin !

-Tu n'as pas le choix…

-Au contraire ! Je suis encore vivante, j'ai toujours le choix.

-Elle a raison Miserere, fit alors une voix venue de nulle part. »

Puis une sphère d'énergie sortit de la source en flottant dans l'air pendant quelques instants avant d'aller sur la terre ferme et de s'éteindre doucement pour laisser place à une femme. Elle était noble, rien que sa propre élégance le prouvait, et son air hautain ainsi que son regard glacial me rappela celui de Sesshomaru. Ses longs cheveux d'un blanc miroitant retombaient sur son corps et mettait en valeur son kimono gracieux. De longs cils fendaient les airs aux moindres clignements de ces yeux d'un jaune ocre serein et froid. Elle avait sur son visage deux marques juste en dessous de ses yeux, soulignant la beauté de ses pommettes.

Elle portait autour de son cou un gros collier fait d'une pierre étrange. J'y ressentais de la force et de la puissance.

« -Yue…, murmura Miserere en relevant doucement la tête, cela faisait longtemps…

-Miserere, depuis combien de temps n'as-tu pas mis les pieds dans le monde vivant ?

-Oh, cela doit bien faire une dizaine de siècle tout au plus, répondit cette dernière. Pourquoi me poses-tu cette question ? Serais-tu venu intercepter en la faveur de la bêtise de mon successeur ?

-Tu es pourtant la gardienne de ce royaume, tu es celle qui connais le plus ses lois et ses règles, soupira la femme, alors comment peux-tu encore les enfreindre en empêchant cette petite de retrouver le monde des vivants ?

-Pour cela il lui faut le lien et elle n'en a pas. Elle ne peut donc pas y retourner.

-Quel lien ? De quoi parlez-vous ? Intervins-je.

-Le lien existe Miserere, tu le sens et tu le sais.

-Yue, pourquoi viens-tu maintenant ? Après avoir abandonner ton enfant à son errance, se pourrait-il qu'un sentiment de regret naisse en toi ?

-Ne nous disputons pas après tant d'année de retrouvaille Miserere. Je suis venue chercher l'enfant, rien d'autre.

-Alors ce qui va arriver va t'intéresser plus qu'elle…, soupira Miserere. »

Puis une grande lumière arriva de la source, encore, et une âme en sortit doucement, mais elle ne fonça pas directement dans le ciel.

Miserere leva le bras doucement vers cette dernière, et elle prit forme…

Sesshomaru se tenait là, allongé, les yeux clos, suspendu en l'air.

« -C'est impossible, murmurais-je doucement, pourquoi est-il ici ? Miserere, qui est-ce ? Ce n'est pas…

-C'est bien lui, expliqua Miserere, pauvre enfant victime de l'Arc du Scellé. La flèche a pénétré son cœur et il est mort dans d'atroce souffrance…

-Non, tremblais-je, c'est faux…

-Son âme est ici, entre la vie et la mort…, tu as le choix Yue. »

Il était…Sesshomaru était…

Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas…pas lui.

Je sentis mes jambes se dérober et je tombai dans l'eau. Le regard toujours fixé sur son corps allongé qui flottait, les bras suspendus en arrière, la tête et les jambes retombant dans le vide, les cheveux flottant autour de son si beau visage…

Ses yeux étaient clos, il semblait si paisible, si…apaisé.

Mon cœur se serra…encore et encore…les larmes me vinrent tandis que les injures sortirent de mes lèvres toutes seules, sans que je commande quoi que se soit.

Un flot de haine et de tristesse se déversa en moi, alors que l'espoir d'un jour le revoir s'effondrait. Mes mains se mirent en face de mes yeux et mes poumons se vidèrent de mes cris de douleurs.

Il ne pouvait pas m'abandonner ! Pas comme ça ! Pas lui !

Pourtant…pourtant…

C'était pas comme quand Saiji avait rendu l'âme, ou quand j'ai tué mon premier youkai. C'était différent. C'était, si terrible, si…si déchirant. De le voir, de le revoir, en souvenir partout, de l'entendre à nouveau…

Mes yeux le cherchèrent dans ceux des deux femmes, dans ceux des loups sans le trouver, mon corps voulut l'étreindre, sentir sa chaleur, mais il n'était qu'esprit et j'étais matière. Tout pouvait nous séparer, tout semblait nous séparer, la société, la race, les conditions, les caractères, les envies, les destins…et maintenant la vie et la mort.

« -Comment cela…a-t-il pu…se produire, demandais-je d'une voix si faible qu'elle me sembla murmure.

-Celui qui détient l'Arc du Scellé, expliqua Miserere, vient mon enfant, ta peine n'est pas nécessaire…

-Tu n'as pas le droit, sanglotais-je…tu m'entends ! M'écriais-je, tu n'as pas le droit ! Sesshomaru-sama ! Sesshomaru-sama !!! »

Je me jetai à corps perdu sur son fantôme, le ruant de coup dans le vent, traversant son esprit de mes faibles remords.

Il ne répondait pas, comment le pourrait-il ? Il était mort ! Mort ! MORT !

Il m'avait laissé, il m'avait abandonné ! Il était parti ! Il…il…

J'hurlai de nouveau, m'arrachant les cheveux, les vêtements, me griffant la peau. Je voulais sentir la chair, la douleur physique, pour que ma douleur intérieure ne me détruise pas.

« -Pourquoi t'as fait ça ! Reniflais-je faiblement en le regardant, pourquoi ! Tu étais toujours le plus puissant, tu étais toujours celui qui endurait tout ! Alors pourquoi dois-tu être celui qui meurt ? Tu n'avais pas le droit de me faire ça Sesshomaru ! Tu m'entends ! Où que tu sois, je te déteste ! JE TE HAIS !!!

-Tant de peine, tant de douleur, se lamenta Miserere en me prenant la tête dans ses bras, tu peux les oublier Kumiko…tu peux guérir de cette douleur…Reste à mes côtés ma fille, je ne veux que ton bien…

-Sesshomaru-sama, pleurais-je, Nan !!!!!! Lâchez moi ! Je veux le revoir ! Je veux qu'il vive ! Sesshomaru-sama ne me laissez pas toute seule ! Ne me laissez pas…Sesshomaru…sama… »

Mais il restait de marbre, comme déconnecté ailleurs. Une statue fantomatique flottant au beau milieu de la source. Il était toujours aussi beau…bien plus beau que dans mes souvenirs. Il était là, présent en face de moi…mais si loin pourtant.

Je ne voulais pas qu'il parte, je ne voulais pas qu'il meure ainsi…de cette façon. Parce que, quand il ne sera plus là, quand le temps passera et que mon cœur se perdra dans la solitude damnée de ma vie, alors je ne m'en souviendrai plus.

Quand je fermerai les yeux, je ne verrai plus son sourire, ses traits si fins, ses yeux d'une beauté incroyable, parce que quand je fermerai les yeux, je ne sentirai plus ce parfum de miel exceptionnel, le plus doux des nectars que mes narines purent un jour sentir…

Parce que, quand bien même la déchirure était importante, j'étais celle qui vivrai avec…ou plutôt sans.

Et vivre sans Sesshomaru m'était déjà inenvisageable de son vivant, je me rendis compte maintenant que cela m'était impossible. Vivre sans lui, sans sa présence, sans sa chaleur, sans ses bras, ses sourires, ses moqueries, ses ordres, ses efforts touchant, ses regards pénétrant, ses caresses étrangères, ses paroles maladroites, ses incompréhensions particulières…vivre sans tout cela…ce n'était pas vivre.

Il était parti…en face de moi n'était que l'ombre de ce qu'il était…la seule chose qui me restait de lui. Même s'il ne m'aimait pas autant que je l'aimais, même si son cœur était un cadenas à sentiment, je l'aimais pour ce qu'il était.

Alors…quand à envisager l'avenir sans lui…cela m'était…plus douloureux…que n'importe quelle torture que j'avais subi.

Le perdre lui, c'était me perdre moi. Le voir mourir, c'était me voir mourir avec. Et Miserere me proposait d'oublier tout cela, d'oublier et d'errer éternellement, de devenir la Reine de ce monde étrange, brumeux et mystérieux. De veiller à ce que, chaque jour, chaque heure, chaque seconde qui passe, les âmes des amants partent se reposer en attendant de se réincarner, me rappelant constamment que je ne pourrais jamais le revoir. De renoncer à le revoir, dans une autre vie, parce que c'était mon destin, c'était…

C'était…

C'était abandonné tout simplement.

Je n'avais jamais abandonné quoi que se soit jusqu'ici. Que se soit ma liberté, mes convictions, mes passions. J'étais une prêtresse mais dont les pouvoirs spirituels naissaient de mes sentiments. Alors oublier que j'en avais c'était abandonner et je ne pouvais pas.

Je relevai me tête si lourde, et regardai l'âme de Sesshomaru une dernière fois avant de déclarer :

« -Prenez le…

-Alors tu acceptes de rester ici ?

-Non, réprimais-je, j'accepte de mourir à sa place.

-Tu ne vas pas mourir mon enfant, tu vas régner, rétorqua Miserere.

-Tu ne comprends pas Miserere, expliqua Yue, tu ne peux plus comprendre parce que tu as oublié les sentiments. Kumiko, serais-tu donc vraiment prête à accepter d'échanger la vie de mon fils contre la tienne, ton existence, tout ce qui t'a jusqu'ici régi ?

-Sesshomaru-sama est mort à cause d'une arme de ce monde, déclarais-je, autrement il n'aurait été tué. Puisque je suis condamnée à errer, autant que je le fasse d'une manière qui me convienne.

-Tu renoncerais à l'homme que tu aimes ? Demanda Miserere, pour qu'il vive et qu'il demeure comme dans tes souvenirs ?

-Ce n'est pas ce Sesshomaru, montrais-je du doigt, que j'aime ! C'est celui qui est vivant, qui est libre, fidèle à soi-même et lui-même. Alors oui j'y renoncerais ! J'y renoncerais mille fois s'il le fallait pour qu'il demeure comme dans mes souvenirs…

-Soit, déclara Miserere, Yue, tu es libre de récupérer ton enfant et de le ramener à la vie par tes moyens.

-Miserere…tu as oublié ce qu'était la Miséricorde. »

Puis elle repartit avec l'âme de Sesshomaru, tristesse et chagrin dans son regard pourtant froid et inexpressif. Ses dernières paroles choquèrent Miserere qui resta pétrifiée de surprise avant de se retourner et de retrouver sa tâche.

Moi je restai là, digérant difficilement le fait que...qu'il soit vivant ou mort, jamais plus je ne le reverrai. Et ça, ce fut l'arme qui m'acheva.

Je tombai dans le chaos tourmenté, me battant sans cesse contre l'oubli…

Parce que c'était ça…ma plus grande peur. L'oublier lui, tous nos moments de joie comme de peine, oublier jusqu'à son propre nom, oublier tout de ce qu'il était, tout ce que j'éprouvais pour lui. J'avais peur…d'oublier que je l'aimais.

Avant de sombrer Miserere vint me cueillir dans ses bras, et me caressa le front comme le faisait ma mère.

« -Ma fille, mon enfant, pourquoi toute cette souffrance ? Me demanda-t-elle doucement.

-J'ai peur, murmurais-je.

-Mais de quoi as-tu peur ma fille ?

-J'ai peur…d'oublier que je l'aimais…

-Reposes-toi maintenant, tu n'as plus à avoir peur, fit-elle la voix tremblante, tu n'auras bientôt plus mal…

-Je vais l'oublier n'est-ce pas ? C'est ce que vous vouliez depuis le début, que j'oubli tout du monde des vivants, que je me perde dans l'abandon de ma mémoire à jamais…pour me garder ici.

-Ne dis pas…de bêtise ma chérie, c'est pour ton bonheur…

-Je ne serai plus jamais heureuse, déclarais-je avant de fermer les yeux. »

Une porte, toute petite, au fond de mon cœur, se referma, ce qu'elle renfermait…je ne sais pas. Je ne sais plus en fait…

Pourquoi ce cœur lourd ? Pourquoi cette envie de pleurer ? Pourquoi est-ce que je me sens si triste ?

Pourquoi ?