Coucou à tous !
J'espère que tout va bien pour vous :)
Merci à minilou, Biscotto, GoYourOwnWayChronicles, Anna, CeliaCom7, Zoé, mamstaz, Marion, Claire, Klaineuse, SwiftCriss, Sara pour vos reviews.
Minilou : hey ! Ton adjectif « sozjdhsisk » est genre super cool :') Oh merci... Je ne peux pas remplacer Glee. Sinon je ferais une série où Klaine serait à la Dalton Academy. Que Klaine et les Warblers (parce que les Warblers et leurs blazers c'est la vie!) Merci à toi pour ta review et pour tes encouragements...
Soso : BISCOTTO SoDoMo la vache qui fait du surfe ! Ne me fais pas repenser à cette page de gif... Voilà j'y ai repensé et mon cerveau se déconnecte dans trois. Deux. un... NON MAIS TU AS VU SON CUL, SA SUEUR, SES BRAS ET ES VEINES APPARENTES ! JE VEUX ME MARIER AVEC DARREN DNEOIUDBNIZK voilà tu es fière de toi ? Laisse-moi te faire penser à quelque chose à mon tour. Quelques indices : blanc. Orange. Paquet. Ken... OUI OUI OUI. C'était génial d'écrire la confrontation Seblaine :') Je dirais même que Burt gère la fougère... MOI JE T'AIME BISCOTTO ! Sans toi pas de Biscotouille... Ma vie serait finie. Je vais retourner me saouler (j'écris ça samedi soir alors que tu es pas là) A MOI LA BOUTEILLE DE GRENADINE !
GoYourOwnWayChronicles : j'aime bien que tu te timitises moins :') une amie et moi on adore inventer des mots. On ajoutera le tien à notre dictionnaire (Klaineuse si tu passes par là :*) Je suis vraiment irrégulière au niveau de la longueur de mes chapitres je suis désolée pour ça. Certains auteurs arrivent à faire des chapitres de longueurs constantes mais pas moi... Je trouve ça génial que tu aimes ma fic à ce point... Ça me touche énormément merci pour ça. Bisous bisous bisous. ENORMES BISOUS MEME !
AnnaKlaineuse : Oui la fin n'est pas pour tout de suite ;) Je vais aller m'enfermer avec Seb vu que personne ne l'aime :'(
CeliaCom7 : pourquoi tu aimes pas Seb ? Moi je l'aime bien héhéhé :') Un rpg c'est un jeu où tu incarnes le personnage de ton choix dans un contexte donné. Par exemple, celui où je suis ce sont les personnages de Glee qui vivent leurs vies à New-York. Celui que mon ami a fait est sur Facebook. On poste une intro (description du départ de nos actions) dans un des groupes qu'il a fait et on crée notre histoire en continuant l'intrigue avec les commentaires... C'est assez difficile d'expliquer comme ça. Si tu veux je peux t'expliquer via MP :)
Tsuchito : tu aurais préféré que je fasse du Zantana/Santoé je sais pas lequel est le mien... Pourquoi moi je peux pas visiter ton Springfield hein ? C'est frustrant... Bien sûr si je n'ai pas un élan de sadisme tout va bien se finir... * rire démoniaque * Tant qu'on a du Thadbastian avant la fin, je pense que ma fic sera bien ;) Tu es géniale je te l'ai dit (autant que Burne...) On se voit à notre mariage Agrafeuse (ça fait donc de moi une agrafe ? Donc je te rentre dedans... Hmm calmons-nous la conversation s'oriente sur des éléments de bureau pornographiques... ;))
mamstaz : Aaaah Sebastian... J'aime vraiment ce personnage alors tiens-toi à peut-être le revoir ;) Pas de problèmes pour Blainey ce serait ennuyeux non ? ;)
IheartIns : coucou ! Grant Gustin est délicieux. Vraiment délicieux...DK ? Je cherche depuis que j'ai lu ta review mais je ne trouve pas qui c'est. Suis-je bête ? Bisous Marion :)
Clairegleek78 : si tu le croises, dis-lui qu'il passe chez moi pour prendre un café -tousse- quoi personne ne me croit? ;) Je suis rassurée alors ^^ Le suricate ne lâche jamais sache-le :'D Je fangirl dès que j'entends parler de Klaine ou que je lis Klaine quelque part alors je comprends ;) Je suis contente que ça te plaise alors :D Merci pour ta review. Bisous :)
Klaineuse : Walala ma soeureupine ! Non ça ne me gêne pas du tout que tu ne mettes pas les accents ne t'en fais pas ;) J'aime Grant Gustin aussi. Enfin j'aime Sebastian aussi. Quoi elle est klaineuse et elle aime Sebastian?! TOUT A FAIT ! Sebastian était super cool non? Burt est le papa de rêve tu vois? Il est trop génial. Je l'ai toujours aimé. Je sais pas si je vais intégrer du Blaintana... Je pense aussi qu'ils auraient dû nous en mettre plus dans Glee -tousse- et virer Rachel -tousse- OOOOOK JE DETESTE BERRY ! Blaine qui se bat... Blaine qui boxe... Blaine plein de sueur = MOI DEAD ! Alors ma petite je t'autorise avec joie à entrer dans ma fic (botte bien le cul de Clarington merci) Te nommerais-tu Cassandra? :o Je suis sûre que tu t'appelles Cassandra ! OWI demain c'est GleeDay :D A 15h40 je suis dans le salon et dans le fauteuil. Je vire tout le monde même s'il regarde quelque chose :') OUi j'ai une autre fic en préparation dans ma tête et je verrais pour la traduction. Je trouve qu'il y a moins de charme dans une trad que dans une fic originale... Mais bon je vous tiendrais au courant. J'ai hâte de voir Dare en Hedwige moi aussi :D Darren est bourré de talent de toute façon, je sais que son album sera génial :D J'attends ta review avec impatience :) je t'aime et bonne soirée ma soeureupine d'amour !
SwiftCriss : le chapitre est là, j'espère qu'il te plaira :)
Licorne-Klaine : merci beaucoup ma chérie :)
/!\ Présence légère de lemon et violence physique en début de chapitre /!\
En bonne sadique que je suis, j'ai adoré écrire le passage plein de violence. Je suis une horrible personne.
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 49
Je suis allongé au sol, sur le goudron. Il fait froid. Je suis mort de froid. La pire est cette sensation sur ma poitrine. L'impression d'avoir un énorme poids posé sur ma cage thoracique qui appuie sur mes côtes et les oblige à se briser pour que je puisse respirer. Mes jambes. Je ne sens presque plus mes jambes. D'un côté, tant mieux. Elles n'ajoutent pas de douleur au moins. Je n'ai plus de pantalon et ma chemise est déchirée sur mon torse.
Je ne peux plus bouger.
Je suis dans une ruelle noire. Je n'ai même pas la force de crier tant mes poumons me font mal.
Un brûlure insupportable est présente dans le bas de mon dos et entre mes fesses. Ils ont vraiment fait ça.
Je suis un déchet humain, recouvert d'urine et de sperme, violé et abandonné près des bennes à ordures dans une ruelle sombre.
Tu n'es qu'une erreur de la nature. Tu vas regretter d'être né petite salope. Les PD doivent tous crever, comme tu vas finir.
Un souffle quitte mes lèvres. Peut-être le dernier. Un goût métallique emplit ma bouche. Je sens un liquide brûlant couler le long de mon torse. C'est comme un métal chauffé à blanc s'écoulant contre ma peau dans ce froid glacial.
J'essaye de résister, de ne pas fermer les yeux mais c'est trop dur. Mes paupières s'abaissent lentement après un combat contre moi-même.
Je suis désolé papa. Pardonne-moi.
Je tombe dans l'inconscient.
« Kurt ! Kurt ! »
Cette voix angoissée le ramène doucement à la réalité et lui permet de quitter les méandres obscurs et douloureux de son esprit.
« Je suis avec toi. Je suis avec toi »
Il ouvre finalement les yeux. Il est incliné sur lui, les paumes posées sur le haut de ses bras pour le tirer du sommeil. Ses traits sont déformés par la panique, ses jolis yeux dorés écarquillés et remplis de larmes.
« Blaine »
Ce n'est qu'un soupir rendu quasiment inaudible par l'angoisse qui enserre sa gorge.
« Tu es avec moi »
« Oui avec toi »
« J'ai... J'ai fait un cauchemar »
« Je sais. Je suis avec toi. Je suis là »
« Blaine »
Il redit ce prénom comme s'il était une formule magique capable de repousser la peur qui pèse sur lui.
« Calme-toi mon amour. Je ne vais nulle part »
Il l'enlace, créant une armure protectrice avec ses bras et ses jambes. Il lui donne du courage, fait partir l'obscurité et éloigne l'angoisse. Il est le jour, le Soleil, la lumière. Il lui appartient.
« Je t'en prie, je ne veux plus jamais qu'on s'engueule » dit-il d'une voix enrouée et suppliante en enroulant ses bras autour de lui.
« Ok »
« Pour le mariage, si tu souhaites ne pas m'obéir, je vais tenter de l'accepter. Ça ira »
Il parle d'une voix perdue, angoissée mais sincère.
« Oui ça ira. On arrivera à arranger ça » murmure-t-il en posant sa bouche sur la sienne pour qu'il arrête de parler et qu'il revienne dans leur lit, laissant derrière lui son affreux cauchemar.
OoOoOoOoOoO
J'arrive à voir le ciel dégagé azur sous le parasol. Le son apaisant de la mer Méditerranée me berce alors que je ronronne de bien-être. A ma gauche, Kurt est couché sur sa chaise langue. Mon époux. Mon magnifique et sexy époux. Il ne porte qu'un short bleu foncé, laissant sa poitrine pâle et joliment dessinée à l'air. Il a le nez plongé dans un bouquin sur l'économie européenne. Il doit vraiment apprécier ce livre parce qu'il n'a pas bougé d'un poil depuis un moment. Il ne ressemble pas du tout à un chef d'entreprises à cet instant. Plus à un étudiant en vacances.
On est à la dernière étape de notre lune de miel. On prend du bon temps sur une plage privée de Monaco. On ne séjourne pas à l'hôtel cependant. Kurt a loué un énorme yacht de luxe. Il est très élégant et ancien. Kurt l'aime vraiment beaucoup. Je crois qu'il va se l'acheter. Lui et ses jouets...
La playlist que Kurt m'avait faite joue dans mes oreilles alors que je m'endors sous la chaleur agréable. Le souvenir de sa demande en mariage me revient. C'est comme si l'odeur suave des fleurs du grenier du hangar à bateaux traînait encore dans mes narines.
OoOoOoOoOoO
« On fait le mariage demain ? » chuchote calmement Kurt dans mon oreille.
Complètement lessivé suite à notre câlin fiévreux, je suis couché sur son torse sur le sol du grenier.
« Hmm »
« Oui ? »
« Hmm »
« Non ? »
« Hmm »
Je sais qu'il sourit maintenant.
« Tu te contredis tout seul Blainey, tu te rends compte ? »
Je lui offre un sourire.
« Hmm »
Il explose de rire avant de m'enlacer amoureusement. Il pose un doux baiser sur mon crâne.
« Donc demain on s'envole pour Las Vegas ? »
Je lève les yeux vers lui à moitié endormi.
« Si tu veux tuer Cooper, faisons ça »
Il caresse mon dos nu de la pulpe de ses doigts.
« Tu veux quoi Blaine ? Une chapelle à Las Vegas ou une cérémonie en grande pompe ? Que veux-tu ? »
« Pas une énorme cérémonie. Seulement nos proches »
Je le contemple, envahi par une émotion encore inconnue. Excitation mélangée à de l'espoir et un peu de stress. Son regard bleu pétille avec la même émotion d'ailleurs. Qu'est-ce qu'il préfère lui ?
Il acquiesce.
« Ok. A quel endroit ? »
Je mordille l'intérieur de ma joue.
« Ici, ça ne te plairait pas ? » demande-t-il.
« Chez ton père ? Carole ou lui ne serait pas dérangé par ça ? »
Il rit.
« Je crois que Carole exploserait si on le faisait là »
« Très bien c'est d'accord. Je suis sûr que Cooper sera content aussi »
Il passe doucement ses doigts dans mes boucles. Je ne crois pas qu'un homme a connu un plus grand bonheur que moi en cet instant.
« Parfait. Nous avons l'endroit, il nous faut une date »
« Tu ne penses pas que l'avis de ton père serait bien pour ça ? On va emprunter sa maison quand même »
L'air enjoué de Kurt disparaît.
« Je pense qu'un mois lui suffira pour digérer la nouvelle. Je ne pourrais pas patienter plus de toute façon pour t'avoir pour moi »
« Kurt, je suis déjà à toi. Depuis le début en fait. Mais je suis d'accord pour un mois »
Je pose un baiser sur son torse, très délicatement, et je lui adresse un sourire.
OoOoOoOoOoO
La voix de Kurt me tire brusquement du sommeil.
« Tu es en train de cuire »
« Tu es le seul qui puisse me chauffer à ce point »
Tout mon corps est exposé au Soleil maintenant. Il m'adresse une moue sarcastique en tirant ma chaise longue à l'ombre.
« Et voilà, je t'ai sauvé des coups de Soleil mon cher Blaine Hummel-Anderson »
« Que ferais-je sans toi Kurt Hummel-Anderson ? Merci beaucoup »
« Mais je t'en prie. C'était un geste purement égoïste. Si ta peau est brûlée, je ne pourrais plus te caresser »
Son regard brille d'amusement alors qu'il fronce les sourcils. Je succombe.
« Enfin je suppose que tu es au courant et que tu te fous de moi »
Je pose théâtralement ma main sur mon torse nu.
« Tu me crois capable de ça ? »
« Oh oui. Pour bien des fois encore j'espère. C'est un des détails que j'adore chez toi »
Il s'incline et pose sa bouche sur la mienne. Il attrape ma lèvre entre ses dents.
« Tu peux me passer de la crème s'il te plaît ? »
« Quel sacrifice vraiment Blaine. Mais j'imagine que je n'ai pas le choix. Redresse-toi »
Je m'exécute. Ses longs doigts habiles me tartinent de crème solaire.
« Tu es tellement beau. Je suis l'homme le plus chanceux de cette planète » chuchote-t-il en s'attardant sur la ligne de poils qui descend sous mon maillot de bain.
« Oui, je le pense aussi »
Je lui offre un sourire timide.
« J'aime quand tu es taquin. Tourne-toi je dois faire ton dos »
J'obéis, le sourire aux lèvres et lui présente mon dos.
« Qu'est-ce que tu penserais d'aller sur une plage naturiste ? » demandais-je pour le taquiner.
« Je n'y pense même pas » rétorque-t-il immédiatement, « je n'aime pas du tout que tu sois si peu habillé avec autant de gens autour »
Il s'incline et effleure mon oreille.
« Ne te lance pas là-dedans »
« Sinon quoi mon Kurt ? »
« Rien du tout. Ce n'est pas une requête Blaine »
Je lâche un souffle en bougeant la tête. Oh mon Kurt jaloux, parano et légèrement maniaque du contrôle.
Dès qu'il finit sa tâche, il assène une petite fessée sur mon cul.
« Ce sera tout joli garçon »
Je plisse le front et il glousse.
« Ce superbe corps m'appartient. Seulement à moi mon cher Blaine »
Il frappe à nouveau mes fesses et s'allonge sur sa chaise longue pour prendre un appel sur son portable.
Peut-être que je pourrais lui montrer à quel point ce « superbe corps » lui appartient en regagnant le yacht tout à l'heure ?
Audacieux... C'est le mariage qui te rend comme ça ?
Un sourire étend mes lèvres alors que je ferme les yeux.
« Mademoiselle ? Je pourrais avoir deux Coca Light pour mon mari et moi s'il vous plaît ? Et quelque chose à grignoter aussi. Vous avez une carte ou quelque chose du genre ? »
Les paroles de Kurt me tire à nouveau du sommeil. Je n'ouvre qu'un œil et je remarque qu'il me contemple. Une jeune femme s'éloigne alors qu'elle porte son plateau sous le bras.
« Tu veux boire ? » m'interroge-t-il.
« Oui » soufflais-je en étouffant un bâillement.
« J'aime tellement te regarder dormir. Tu es fatigué ? »
Je m'empourpre.
« Disons que mon sommeil de la nuit passée n'était pas très réparateur »
« Le mien non plus »
Il sourit et place son IPhone sur la chaise longue avant de se mettre debout. Son bermuda bleu glisse sur ses hanches d'une façon vraiment sexy alors qu'il s'étire. Le haut de son short de bain apparaît. Il enlève son bermuda.
« On va se baigner ? »
Il m'incite à prendre ses doigts alors que je l'admire, ébloui face à son corps parfait.
« On va se baigner ? » redit-il avec humour.
Je ne donne toujours pas de réponse. Il acquiesce doucement.
« Il me semble qu'un bon réveil est de mise »
brusquement, il fonce vers moi et me porte hors de ma chaise longue. Je lâche un glapissement de surprise. Je crie :
« Kurt ! Repose-moi ! »
Il rit.
« Je te reposerais dans la mer mon bébé »
Certaines personnes nous regardent. Les Français ne sont peut-être pas aussi ouverts d'esprit que les New-yorkais face à un couple homosexuel. Kurt ne s'en offusque pas et m'entraîne vers l'eau en gloussant joyeusement. Il bouge plus près de la mer et j'enserre plus fort son cou.
« Tu ne vas pas faire ça ? » demandais-je sérieusement avec un rire qui gâche mon effet.
Il affiche un sourire éblouissant.
« Blainey, mon cœur, tu n'as donc retenu aucune leçon depuis que l'on se connaît ? »
Il pose ses lèvres sur les miennes. Je le maintiens contre moi, mes doigts emmêlés dans ses cheveux pour ne pas qu'il bouge. Je l'embrasse en retour. Il soupire bruyamment et s'éloigne, les yeux pleins de prudence.
« Tu penses que tu peux détourner mon attention ? » me dit-il.
Il s'avance plus dans la mer froide et claire. Il me tire près de lui en m'embrassant à nouveau. Je ne pense plus à la froideur de la mer, enlacé avec mon mari.
« Je pensais que tu aimerais nager »
« Oui mais tu fais diversion » souffle Kurt en titillant ma lèvre de ses dents, « je ne pense pas que ces gentils Français veulent voir mon mari s'abandonner au plaisir de la chair »
Je suçote la peau fine de son cou. Son parfum délicieux emplit ma bouche. J'en ai rien à faire de ces gentils Français moi.
« Blainey » geint-il.
Il enroule ses doigts dans mes boucles et tire dessus pour avoir un meilleur accès à mon cou. Il dépose un chapelet de baisers partant de sous mon oreille jusqu'au creux de mon épaule.
« Que dirais-tu si je te baisais sous l'eau ? » susurre-t-il.
« Fais-le »
Kurt s'éloigne pour me regarder de ses yeux amoureux, malicieux et choqué.
« Aucune retenue et toujours affamé ? Où est mon Blaine innocent ? »
« Il n'est pas loin. Tu ne m'aimes pas ainsi ? »
« Bien sûr que si. Je t'aime de toutes les manières possibles. Mais pas là. Pas avec tous ces gens »
Il me montre discrètement la plage. C'est vrai. Quelques personnes ont laissé tomber leurs occupations pour nous regarder. Brusquement, Kurt enlace ma taille et me renverse dans l'eau. Je plonge et remonte à la surface en riant et en recrachant l'eau salée. Je lui envoie une gerbe d'eau qu'il me rend tout de suite.
« On aura le temps de s'amuser ce soir » dit-il en souriant bêtement, « à plus mon bébé »
Il disparaît sous l'eau et réapparaît un peu plus loin. Il part en nageant. Putain, il me chauffe et il se barre. Je le regarde s'éloigner avant de faire demi-tour vers la plage. Ce qu'il a commandé est arrivé. Je me couche sur ma chaise longue et boit mon Coca. Je ne vois presque plus Kurt.
Je me mets plus confortablement sur le siège et je laisse mes yeux se fermer. La chaleur du Soleil sur ma peau est agréable. Je laisse le sommeil prendre possession de moi et retourne le jour de notre mariage.
OoOoOoOoOoO
« Vous pouvez vous embrasser » déclare le prêtre Phillips.
Je souris d'une façon éblouissante à Kurt, mon époux.
« Tu m'appartiens vraiment maintenant » murmure-t-il en m'enlaçant et en me donnant un simple baiser.
Je suis marié. Je suis Monsieur Blaine Hummel-Anderson. La joie envahit mon corps.
« Tu es magnifique Blainey » complète-t-il, les yeux pétillants d'émerveillement et d'une autre émotion beaucoup plus charnelle et interdite, « je dois être le seul à t'enlever ce costume d'accord ? »
Il passe le dos de ses doigts sur ma pommette et mon sang se transforme en torrent de lave. Comment peut-il rester impassible alors que tout un tas de paires d'yeux sont fixées sur nous ? J'acquiesce. Pourvu que je sois le seul à avoir entendu ses mots. Je suis heureux que le prêtre Phillips – le seul qui a accepté de marier un couple gay – ait fait un pas en arrière pour nous laisser notre intimité. Je tourne la tête pour voir tous les gens présents sur leur 31. Cooper et la famille Hummel nous applaudissent. Zoé et Santana, les demoiselles d'honneur en robes jaunes pâles, ont les larmes aux yeux. Sam et Steve sourient. Comme tous d'ailleurs. Seule Carole pleure discrètement aux côtés de Burt.
« On va s'amuser maintenant Monsieur Hummel-Anderson ? » chuchote Kurt avec un petit sourire maladroit.
Je succombe. Il est parfait. Il porte un costume trois pièces blanc nacré sur une chemise mauve pâle et un nœud papillon.
« Oh oui avec plaisir » dis-je avec un grand sourire.
OoOoOoOoOoO
Un grand chapiteau mauve et jaune pâle a été monté près de l'eau. Il y a un grand Soleil qui crée une multitude de paillettes sur l'océan en cette fin de journée. Le père de Kurt et Carole ont fait un travail somptueux. Un énorme parquet a été installé pour danser et un buffet gigantesque est proposé.
Je vois Cooper dans avec une des associées de Kurt. Je souris en le voyant rayonner de bonheur. Je n'ai même pas pris la peine de prévenir nos parents. A quoi bon s'accrocher à une idée de toute façon ? Ça n'a toujours été que Cooper et moi depuis ma plus tendre enfance. J'espère qu'il trouvera la bonne personne pour le rendre heureux. Il le mérite plus que n'importe qui.
Zoé, sublime dans sa jolie robe jaune pâle, me regarde brièvement avec inquiétude.
« Ça ne va pas joli cœur ? »
« Si, si pourquoi ? »
« Tu sembles triste. Tu fixes Cooper »
J'acquiesce lentement.
« Il semble content »
« Oui. J'aimerais qu'il trouve quelqu'un comme je l'ai fait »
« Votre amour est tellement fort que vous ne pouvez pas vous empêcher de vous inquiéter l'un pour l'autre. Profite mon chéri ! » s'exclame Zoé.
Je lui souris.
« Oui, tu as raison. Je viens d'épouser l'homme dont je suis amoureux comme un fou »
« C'est ça Blainey, ne t'inquiète pas pour Coop'. C'est un grand garçon. Tu es marié avec ton Monsieur Parfait. Il est raide dingue de toi, ça crève les yeux. Votre bonheur me rendrait presque jalouse tu sais »
Elle caresse mes mains de ses pouces.
« Et puis, tu as dit « oui » au prêtre. C'est trop tard pour faire marche arrière » lâche-t-elle en gloussant.
Je ris. Zoé n'a vraiment aucune gêne, c'est dingue. Elle m'enlace étroitement comme si elle avait peur que je disparaisse dans la seconde.
« Ça va aller joli cœur, je te le promets. S'il te fait du mal, je lui écrase les noisettes à ton Monsieur Parfait »
Elle me lâche avec un sourire.
« Hey mon cœur ! » dit une voix bien connue derrière moi.
Kurt me serre dans ses bras et pose un baiser sur mon crâne.
« Zoé » dit-il chaleureusement.
« Hey Kurt ! Je vais partir à la rechercher de mon cavalier et petit-ami Blainey. J'ai besoin de ma dose d'amour après vous avoir regardés »
Elle s'éloigne vers Sam avec un sourire. Il discute avec Steve, son frère, et Paul, notre ami.
« On s'en va ? » chuchote Kurt.
« Aussi tôt ? Je suis content que tout le monde me fixe pour une fois »
Je pivote pour pouvoir voir son visage.
« Ils ont raison de te regarder. Tu es magnifique Blaine »
« Tu l'es aussi »
Il me sourit. Ses yeux brûlent de désir.
« Ce costume te va vraiment bien »
« Oh merci, je le trouve génial »
Je rougis en tournant sur moi-même pour que Kurt le voit bien. Cooper et moi avons mis du temps à trouver le costume parfait. C'est un trois pièces qui pourrait paraître blanc mais qui est mauve très, très pâle. Il est original mais élégant. Je porte un nœud papillon blanc nacré comme le costume de Kurt.
Il s'incline pour poser ses lèvres sur les miennes.
« S'il te plaît, on s'en va. Ça me rend fou que tout le monde te dévore des yeux »
« On peut réellement s'échapper discrètement de son mariage ? »
« Mon bébé, la pièce montée est entamée. On est libre désormais. Je ne veux pas te partager. Je veux te kidnapper et te garder pour moi »
Je ris.
« Je suis à toi pour toujours Kurt »
« Et je suis l'homme le plus heureux sur Terre »
« Eh bien, vous êtes ici les tourtereaux »
Je me retiens de geindre. La mère de Burt nous a mis la main dessus.
« Kurt mon garçon, tu veux bien m'accorder une danse ? »
« Évidemment grand-mère » dit Kurt avec un sourire.
« Toi mon joli Blaine, va danser avec Thomas. Ça lui fera énormément plaisir »
« Bien sûr Madame Hummel »
« Appelle-moi grand-mère mon chéri. Tu es dans la famille toi aussi. Vous allez devoir trouver un moyen pour que j'ai des arrière-petits-enfants à gâter. Même si je me doute bien qu'essayer d'en faire ne vous fait pas de mal »
Je rougis quand elle m'adresse un clin d'œil. Kurt semble horrifié.
« Viens grand-mère si tu veux cette danse »
Il prend la main de sa grand-mère et ils s'éloignent de moi. Il roule les yeux en se retournant vers moi et mime du bout des lèvres :
« A plus mon bébé »
Je bouge en direction de Thomas Hummel, le grand-père de Kurt. Paul m'intercepte.
« Je ne crois pas que te proposer une danse est correct vu qu'on en a eu des dizaines déjà. Je suis sincèrement content pour toi. Pour vous. Tu peux compter sur moi Blainey. Je serais toujours là pour toi »
« Je sais Paul. C'est adorable »
« Je le pense vraiment »
Son regard est empli d'honnêteté.
« Merci Paul. Excuse-moi mais un vieux Monsieur m'attend »
Les yeux de Paul se remplissent d'incompréhension. J'ajoute :
« Le grand-père de Kurt »
Il m'adresse un sourire.
« Bonne chance. Et félicitations pour tout »
« Merci Paul »
Je termine ma danse avec Thomas. C'est un homme gentil et très doux. Je pars vers l'ouverture que fait le chapiteau sur la mer. Le Soleil est en train de se coucher et le spectacle est sublime.
« Cette fois, on s'en va ! » s'exclame Kurt avec empressement.
« Je vais devoir enfiler autre chose alors »
Je pars vers la maison en le tirant à ma suite mais il ne bouge pas. Je suis surpris.
« Je pensais que tu voulais enlever mon costume »
Ses yeux pétillent.
« C'est vrai » hoche-t-il la tête avec un regard salace, « mais pas là sinon on ne partira pas de la maison avant... »
Il ne termine pas sa phrase mais j'ai compris. Je laisser retomber ses doigts en m'empourprant.
« J'aime bien quand tu es coiffé comme ça »
« Zoé a fait des merveilles »
« Parce que tu es merveilleux à la base »
Je rougis plus fort. Il s'approche de moi et se penche vers mon oreille.
« Tu es délicieux mon cœur. Je veux te voir nu au plus vite »
Il s'éloigne l'air de rien alors que je suis pantelant et tout rouge. Il continue comme si de rien n'était.
« Garde une tenue confortable » conseille-t-il, « ce sera mieux. Joey a tes bagages »
« Ok »
Je me demande ce qu'il peut bien avoir derrière la tête. Pas moyen de savoir où on va pour notre voyage de noces. Santana et Zoé ont essayé de lui faire cracher mais rien. Sam et Cooper viennent vers moi quand je les regarde.
« Je garde mon costume du coup »
« Oh pourquoi ? » demande mon frère, surpris.
« Kurt m'a interdit de me changer »
Je baisse la tête un peu honteux, ne souhaitant pas expliquer la raison. Cooper fronce les sourcils.
« Il ne te tient pas en laisse que je sache » lance-t-il franchement.
Sam rit et se moque ouvertement de moi. Je lui lance un regard noir pour qu'il arrête tout de suite. Sam ou Cooper ne sont pas au courant que Kurt et moi nous sommes engueulés à cause des vœux de mariage et de l'obéissance que je lui devais. Je ne veux pas ramener ça. Mon maniaque du contrôle fait la tête pour de vrai, il ne fait pas semblant. Sans parler du retour de ses cauchemars. Je deviens sérieux.
« C'est vrai Coop' mais il aime bien mon costume. Je peux lui faire ce plaisir »
Ses traits deviennent plus doux. Sam roule des yeux et part sans bruit pour me laisser tranquillement avec mon frère.
« Tu es magnifique minus »
Cooper replace une de mes mèches de cheveux et passe le dos de ses doigts sur ma pommette droite.
« Je suis vraiment fier de l'homme que tu es devenu mon Blainey. Kurt a de la chance d'avoir un mari comme toi »
Il me serre contre lui. Mon grand frère.
« Quand est-ce que tu es devenu un homme comme ça ? Je te vois toujours comme l'enfant de cinq ans que je faisais tourner dans les airs. Tu vas avoir ta propre famille maintenant... Fais attention à toi. Ça va aller petit frère »
Je ris. Kurt fait déjà attention à moi. Cooper est tellement génial.
« Merci Coop', tu es super élégant toi aussi »
Il porte un costume gris perle avec un veston mauve comme mon costume.
« Je suis content que tu dises ça tu sais. Je fais tout pour toi Cooper » ajoutais-je.
Mes yeux se remplissent de larmes. Non. Je n'ai pas craqué avant alors pas la peine que ça arrive à ce moment.
« Viens là petit doudou » dit Cooper avec émotion.
Je fonce dans les bras de mon frère et essaye comme je peux de ne pas pleurer.
« Je ne veux pas que tu m'abandonnes Coop'. Même si je suis marié, j'ai toujours besoin de mon grand frère. C'est grâce à toi que je suis là » déclarais-je à voix basse.
« Je ne vais nulle part Blainey. Je serais toujours là pour toi. Je te l'ai promis pas vrai ? »
J'acquiesce et m'éloigne de lui. Kurt arrive au même moment. Cooper lui donne une poignée de mains gentille.
« Fais attention à mon petit frère Kurt. Je te le confie »
« Il est entre de bonnes mains, ne t'en fais pas Cooper »
Il hoche la tête pour appuyer ses dires et serre la main de Cooper.
Tous les invités sont réunis devant l'entrée du chapiteau et forme un passage jusqu'à l'arrière de la maison.
« On y va cette fois ? » demande Kurt.
« Oui »
Il attrape mes doigts et nous nous déplaçons à travers l'allée humaine. Tous les convives crient des félicitations et applaudissent quand nous passons. Burt et Carole nous serrent dans leurs bras au bout du chemin et nous disent de passer un bon voyage.
Joey patiente pour nous près de la voiture. Kurt ouvre la portière. Je me retourne et adresse un sourire larmoyant à Cooper. Kurt et lui comptent plus que tout pour moi. Mon frère me rend le même sourire.
Je rentre dans la voiture en essuyant mes yeux. Kurt la contourne et fait signe à la foule d'invités.
Joey ouvre la portière.
« Bravo Monsieur »
« Merci Joey » dit Kurt en prenant place près de moi.
Alors que la voiture part, les convives nous acclament joyeusement. Kurt enlace mes doigts et pose tendrement ses lèvres dessus.
« Ça va Monsieur Hummel-Anderson ? »
« Parfaitement bien. Tu m'emmènes où ? »
« A l'aéroport » répond-il simplement avec un sourire mystérieux.
Joey ne prend pas la direction de l'entrée de l'aéroport mais s'engage directement à l'arrière du bâtiment où attend patiemment le jet privé de Kurt. Le nom de son entreprise est fièrement inscrit près de la queue de l'appareil.
« Tu profites encore de tes biens ? »
« Exactement comme je vais profiter de ton corps qui m'appartient Blaine » dit Kurt d'un air pervers.
Joey arrête la voiture près de l'escalier qui permet d'accéder à l'avion. Il sort du véhicule et ouvre la portière de Kurt. Les deux hommes échangent quelques mots et Kurt finit par ouvrir ma portière. Il ne me laisse pas m'extirper de la voiture et me prend dans ses bras dans la position de la mariée.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Je te porte pour passer la porte »
« On ne doit pas faire ça à la maison normalement ? »
Tu es donc la mariée dans l'histoire.
Il ne répond pas et monte les marches sans peiner en me tenant contre lui. Joey monte après nous avec mes bagages. Il les met à bord où se trouve déjà le pilote du jet, habillé de l'uniforme réglementaire.
« Bonjour et bienvenue Messieurs Hummel-Anderson »
Kurt me remet sur mes pieds et salue le pilote d'une poignée de mains. Une femme dans la quarantaine se tient en retrait derrière lui. Elle porte aussi un uniforme.
« Félicitations » continue le pilote.
« Merci infiniment. Blaine, voici Ian, le pilote de l'avion et Willow Finnigan est son copilote »
Willow sourit gentiment et cille plusieurs fois d'affilée, trop vite pour que ce soit naturel, quand Kurt fait ma présentation. Je me retiens de rouler des yeux. Cette femme n'est pas immunisée contre le charme Kurt Hummel, mon époux au passage. Sa beauté ne laisse personne indifférent.
« Ravie de vous rencontrer » bredouille Willow.
Je lui offre un sourire fier. Rien à foutre, Kurt est mon homme.
« Vous êtes prêts à décoller ? » les questionne Kurt.
A l'intérieur du jet, tout est en bois roux brillant. Les sièges sont en cuir noir. Un jeune homme brun vraiment très, très séduisant en uniforme se tient là.
« Oui, nous pouvons décoller » déclare Ian, « nous avons un beau Soleil jusqu'à Washington »
Washington ?
« Des turbulences en prévision ? »
« Seulement sur le littoral de Galway »
Galway ? C'est pas en Irlande ça ?
« Bien, j'espère qu'on se sera endormi avant d'atteindre cette zone » dit Kurt d'un ton détaché.
Endormi ?
« C'est parti Messieurs » annonce Ian, « Louis, votre steward, est là pour prendre soin de vous »
Kurt tourne la tête vers lui et plisse le front. Il adresse tout de même un sourire à Ian.
« Parfait »
Il attrape mes doigts et m'entraîne vers l'un des grands fauteuils en cuir. Il y en a une bonne dizaine, peut-être plus.
« Mets-toi à l'aise » propose-t-il en enlevant sa veste et en déboutonnant son veston.
On s'installe l'un en face de l'autre. Une surface en bois brun se dresse entre nous.
« Bienvenue Messieurs. Toutes mes félicitations »
Louis vient vers nous et nous tend deux flûtes de champagne.
« Merci » lance Kurt.
Il nous adresse un sourire courtois et s'éclipse discrètement.
« Portons un toast au plaisir que j'éprouve d'être marié à toi Blaine »
Kurt avance sa flûte vers la mienne et elles s'entrechoquent.
« Moët et Chandon ? »
« Bien sûr, quoi d'autre ? » rétorque Kurt.
« Quand je l'ai goûté la première fois, c'était chez moi » souriais-je.
« Oui, je m'en souviens parfaitement. C'était après la cérémonie de remise de diplômes »
Je n'arrive pas à me taire une seconde de plus et lui pose la question qui me brûle les lèvres.
« Donc tu m'emmènes où ? »
« Galway » dit Kurt, les yeux brillants d'impatience comme un gosse.
« C'est en Irlande n'est-ce pas ? »
« On s'y arrête seulement pour les provisions et le carburant » complète-t-il, amusé.
« Après ? »
Un sourire plus grand étend ses lèvres alors qu'il bouge la tête.
« Kurt ! »
« Londres »
Oh merde ! Je pensais qu'on ne quitterait pas les États-Unis moi ou au pire qu'on irait dans les îles mais en Angleterre ? J'ai toujours voulu y aller. J'explose de bonheur
« Puis à Paris et sur le littoral méditerranéen »
Paris ? La Côte d'Azur ? Putain.
« Je sais que tu voulais voyager en Europe. Je veux te faire plaisir Blaine »
« Tu es mon bonheur Kurt »
« Tu l'es aussi mon bébé » me murmure-t-il, « mets ta ceinture »
Je m'exécute, débordant de joie.
L'avion roule sur la piste d'atterrissage. On boit lentement notre champagne, d'énormes sourires niais sur le visage. J'ai vingt-trois ans et je vais enfin voir l'Europe.
Un moment après avoir quitté la terre ferme, Louis remplit à nouveau nos flûtes et part cuisiner notre repas spécial mariés. Des toasts de foie gras, des filets de saumon accompagnés de légumes et d'une sauce merveilleuse. C'est vraiment délicieux.
« Vous désirez un dessert Monsieur Hummel-Anderson ? » questionne-t-il Kurt.
Il fait non de la tête et tapote sa bouche de son doigt en me demandant silencieusement mon avis. Je dis non moi aussi, ne pouvant pas lâcher son regard. Ses lèvres se retroussent dans un sourire et Louis s'éloigne.
« Je suis content que tu aies refusé » chuchote-t-il, « tu es mon dessert »
Là ? Dans cet endroit ? Il se met debout et m'incite à prendre sa main.
« Suis-moi »
Il m'emmène au fond de l'appareil.
« Ici, tu as la salle d'eau » lâche-t-il en me montrant une porte.
Il me tire à sa suite dans un couloir vers une autre porte. Je sais ce qu'il y a derrière. La chambre est comme le reste de l'appareil, en bois brun roux. Un petit lit se trouve au milieu. Il semble très douillet et est recouvert d'une parure rouge et argentée.
Kurt pivote sur lui-même et m'enlace tendrement.
« Je veux que notre nuit de noces se déroule dans les nuages. Ce sera une première »
Une nouvelle première fois ? Je le fixe, sans voix, mon cœur battant la chamade.
« Avant tout, je vais devoir retirer ce sublime costume »
Ses yeux sont emplis de tendresse et d'une émotion plus obscure, plus sauvage qui me déstabilise et qui s'adresse aux muscles de mon bas-ventre. Je ne pense plus à respirer.
« Tourne-toi »
Quelques syllabes ne peuvent pas être si sexy, ce n'est pas possible. Je m'exécute sans me faire prier. Il caresse tendrement mes cheveux retenus par de la laque. J'essaye de me retenir de gigoter pour que Kurt me touche partout. Cette journée a été longue. Joyeuse mais longue et éreintante. J'ai juste, vraiment, vraiment envie de lui.
« J'aime tes cheveux Blaine. Tes boucles sont superbes »
Ses lèvres effleurent le pavillon de mon oreille et sa respiration frappe doucement la peau de mon visage. Mais seules ses mains sont plongées dans mes boucles et elles malaxent lentement mon cuir chevelu. Ça fait tellement de bien. Je laisse mes paupières se fermer pour profiter de ce contact exquis. Il fait pencher ma tête vers la droite afin d'exposer mon cou.
« Tu m'appartiens » murmure-t-il en faisant rouler le lobe de mon oreille entre ses dents.
Je gémis.
« Ne fais pas de bruit » me réprimande-t-il.
Il fait descendre ses doigts vers ma nuque et la caresse lentement, la touchant à peine. Je frémis. Il m'embrasse tendrement sous l'oreille et retire ma veste.
« Tu es magnifique » commence-t-il en défaisant le bouton de mon veston, « tu m'as comblé de bonheur aujourd'hui »
Tout doucement, il dénoue mon nœud papillon et il déboutonne ma chemise.
« Je t'aime tellement »
Il pose un chapelet de baisers tout le long de mon cou. A chaque fois qu'il touche ma peau, il chuchote :
« J'ai. Envie. De. Toi. Je. Veux. Disparaître. En. Toi. Tu. M'appartiens »
Chacune de ses paroles entre en moi. Je clos les paupières et incline la tête encore plus pour qu'il atteigne ma gorge plus facilement. Je fonds sous l'effet Kurt Hummel. Mon époux. L'homme avec qui je vais passer le reste de ma vie.
« Fais demi-tour »
Je m'exécute. Il lâche un souffle tremblant. Je suis à moitié déshabillé devant lui, la peau de mon torse légèrement dévoilée par les pans de tissus ouverts. Kurt contemple mon corps en silence et avec intensité. Ses yeux sont grand ouverts sous l'envie. Je me sens rougir. Il fait tomber ma veste, mon veston et ma chemise par terre. Il pose délicatement mon nœud papillon sur le lit.
« Tu aimes le spectacle ? »
« Oh oui mon bébé. Tu es tellement sexy comme ça. Viens »
J'attrape ses doigts et passe par-dessus mes vêtements.
« Reste immobile » murmure-t-il.
Il ne lâche pas mes yeux une seconde alors qu'un de ses pouces effleure mon téton gauche. Mon souffle devient court. Il recommence avec un regard allumeur. Un éclair traverse mon échine. Il cesse et m'indique de pivoter. Je sais que là, maintenant, je serais capable de tout.
« Arrête »
Je suis orienté vers le lit. Il me prend dans ses bras par derrière et me place à lui. Il fait courir son nez le long de mon cou. Délicatement, il prend mes tétons entre ses pouces et ses index et les pince pour les exciter.
« Le mien » chuchote-t-il.
« Le tien »
Il abandonne mes boutons de chair et fait traîner ses paumes sur les muscles de mon ventre, le haut de mes jambes. Il effleure du bout des doigts mon érection. Je me mords la lèvre pour ne pas gémir. Rapidement, il défait le bouton de mon pantalon et l'abaisse.
« Tu m'appartiens » susurre-t-il en malaxant mon cul à travers mon boxer blanc Calvin Klein.
« Hmm »
« Ne fais pas de bruit »
Il s'incline pour défaire le dessus de lit.
« Installe-toi »
Je fais encore ce qu'il me dit. Il se met à genoux face à moi et enlève mes chaussures blanches. Il remonte lentement le long de mes jambes en les caressant à peine de ses paumes.
« J'ai l'impression d'ouvrir l'emballage de mon cadeau de Noël »
Il m'adresse un sourire en faisant papillonner ses cils sur ses beaux yeux bleus.
« Ton cadeau qui est déjà à toi »
Son front se plisse comme s'il me grondait.
« Absolument pas mon bébé. Aujourd'hui, tu m'appartiens vraiment »
« Kurt, je t'appartiens depuis que j'ai accepté ta demande »
Je m'incline et encadre son visage sublime de mes mains.
« Je t'appartiens. Pour toujours. Désormais, mon bel époux, je pense que tu as trop d'habits sur toi »
Je pose mes lèvres sur les siennes. Il prend mes joues dans ses paumes et mêle ses doigts à mes boucles.
« Blainey » souffle-t-il, « mon Blainey »
Sa bouche entre à nouveau en collision avec la mienne. Sa langue passe mes lèvres et mes dents. Nos respirations ne forment qu'une.
« Enlève tes habits »
Je fais passer son veston par-dessus ses épaules. Il défait son étreinte le temps de l'enlever complètement. Il s'immobilise et m'admire de son grand regard plein d'envie.
« Je veux le faire. Je t'en prie » demandais-je d'un ton calme et charmeur.
Il s'agenouille à nouveau et je m'incline pour défaire son nœud papillon argenté. Le fameux. Il lève le menton pour que je puisse déboutonner le col de sa chemise. Je défais ensuite ses boutons de manchettes en or blanc. Un de mes cadeaux de mariage. Un K et un B emmêlés. Une fois que j'ai fini, il les prend et les met dans son pantalon.
« Tu y tiens on dirait »
« Bien sûr. C'est un cadeau de toi Blainey »
J'attrape son poignet gauche et caresse le bracelet que je lui ai offert. Je pose ensuite mes lèvres sur sa bague, identique à la mienne. Ses paupières se ferment.
« Blaine » murmure-t-il comme si c'était un mot magique.
Je déboutonne petit à petit sa chemise et embrasse sa peau que je découvre au fur et à mesure.
« Tu. Es. Mon. Bonheur. Je. T'aime. Tellement » chuchotais-je entre mes baisers.
Il geint. Habilement, il enroule son bras autour de ma taille et m'installe sur le matelas. Il se couche aussi. Il m'embrasse encore. Il maintient mon visage alors que nos langues se battent sensuellement. Il s'écarte et se laisse tomber à genoux. Je suis haletant.
« Tu es magnifique... Mon mari »
Il caresse toute la longueur de mes jambes et enroule sa main autour de ma cheville gauche.
« J'aime tes jambes. Je veux goûter chaque centimètre de ta peau »
Il embrasse la plante de mon pieds. Ça me chatouille mais c'est tellement sensuel. Il lèche le dos de mon pied et fait glisser sa langue jusqu'à mon tibia. Il pose des dizaines de baisers papillon sur ma peau. Je gigote sous la sensation.
« Reste immobile Monsieur Hummel-Anderson »
Brusquement, je suis à plat ventre et la douce torture de ses lèvres sur ma jambe reprend. Il remonte sur l'arrière de ma cuisse, la courbe de ma fesse et plus rien.
« Je t'en prie » dis-je.
« Je veux que tu sois entièrement déshabillé » chuchote-t-il en abaissant mon boxer.
Dès que je suis à poil, je sens sa langue le long de mon échine. J'insiste :
« Kurt, je t'en prie »
« Qu'est-ce que tu veux Blaine ? » souffle-t-il à mon oreille.
Son corps recouvre quasiment le mien. Je sens son sexe grandir contre mes fesses.
« Toi »
« J'ai aussi envie de toi. Mon cœur. Ma raison de vivre... »
Il me remet sur le dos, se redresse et finit de se déshabiller en un éclair. Il est tout nu et fièrement tendu vers moi.
« Tu m'appartiens » mime-t-il du bout des lèvres.
« Je t'en prie »
Mon ton désespéré lui décroche un sourire. Un sourire lubrique, pervers, charmeur. Très maniaque du contrôle.
Il glisse sur le matelas et dépose un chapelet de baisers sur ma jambe jusqu'à mon aine. Il écarte mes genoux en se plaçant entre.
« Hmm... Mon mari » murmure-t-il en me prenant dans sa bouche.
Je ferme les yeux et me laisse aller à la sensation de ses lèvres autour de mon gland. Je tiens sa tête en place en tirant sur ses cheveux. Sa langue experte me taquine avant qu'il engloutisse entièrement mon sexe. Je jette mon bassin contre lui, esclave de ses mouvements. Il place un bras en travers de mon ventre pour que j'arrête de bouger. Je vais jouir. Je vais jouir.
« Kurt... »
« Non, pas tout de suite » souffle-t-il en lâchant mon sexe dans un Pop obscène.
Il se redresse sur moi et plonge sa langue dans mon nombril, ignorant exprès mon érection humide de salive et de liquide pré-éjaculatoire.
« Non ! »
Putain ! Je sais qu'il sourit contre moi. Il remonte vers mon visage.
« Patience mon cœur. Il nous reste tout le voyage pour s'amuser »
Oh merde oui ! On va à Londres.
Il suçote un téton puis le deuxième jusqu'à ce qu'ils durcissent. Il me regarde finalement d'une façon si chaude et intense que ça pourrait faire fondre la banquise.
« Je te veux Kurt. Je t'en prie »
Son corps recouvre le mien. Il caresse ma joue de son nez. Je passe mes doigts dans son son dos jusqu'à ses reins et me délecte de la sensation de ses muscles forts qui ondulent sous mes paumes.
« Tes désirs seront satisfaits Monsieur Hummel-Anderson. Mon mari. Je t'aime »
« Je t'aime aussi »
« Garde les yeux ouverts. Je veux pouvoir admirer leur beauté »
« Kurt... OOOOOH »
Je hurle quand il me pénètre doucement.
« Blaine. Oh mon Dieu. Blaine » halète-t-il.
OoOoOoOoOoO
« Putain de merde ! Mais t'es malade ou quoi ? » crie Kurt en repoussant mon rêve sexy.
Il est debout près de moi, tout mouillé, chaud comme l'enfer et bouillonnant de colère. Qu'est-ce qu'il a putain ?
Oh merde.
Je baisse les yeux vers mes hanches où la situation est... tendue. Très tendue.
Oh bordel. Il est fou de rage. Littéralement fou de rage.
Voilà voilà pour ce chapitre mes amours.
Je tiens à vous dire (pour les personnes frustrées) je rédigerais un OS pour raconter toute la cérémonie du mariage. Contents ? Rassurés ? ;)
Bon si ça vous a échappé Klaine sont mariés... Ouais parce que c'est génial et que j'aime Klaine même si Glee est fini !
N'hésitez pas à me donner votre avis dans une review. J'aime toujours autant (même plus) lire vos commentaires. Tous me donnent le sourire et certains me donnent les larmes aux yeux. Merci pour ça. Cette fic continue grâce à vous tous.
C'était mon instant Guimauve.
Je vous dis à la semaine prochaine et gros bisous mes lapins !
Cindy :)
