Les stratèges laissèrent le roi et sa fiancée qui ne tardèrent pas à se perdre sur la piste de danse. Ils rejoignirent les Généraux qui à une table parlaient sérieusement sans lâcher des yeux le coupe royal qu'ils devaient protéger. Du moins, ils devaient protéger la future reine, sachant leur roi apte à réagir au moins en toutes circonstances... Sauf la mort de son aimée peut être..

Ainsi se déroula le reste de la soirée, parsemé de quelques discussions avec des nobles, de quelques danses lassantes et de quelques valses plus intéressantes. A présent, seuls les plus motivés étaient encore sur la piste de danse. Hitomi, sourcils froncés, voyait la peste de lady Sarah danser avec SON fiancé.. Elle en était rouge de colère mais Mylerna était là pour lui glisser que cette princesse là n'avait pas ravi le cœur du jeune homme. Finalement, Hitomi fut aussi emportée sur la piste de danse par un prince, le prince Vir, futur roi de l'une des puissances de Gaia. Il avait un certain charme, ses longs cheveux émeraude ramenés par un ruban écarlate sur le côté. Hitomi le trouvait aussi un peu superficiel, avec son sourire colgate et ses ongles trop propres pour un type ayant chevauché jusque Fanélia...

Son regard cessa d'étudier son cavalier peu naturel pour fixer la princesse Sarah poser ses lèvres sur la joue de son fiancé. Hitomi laissa un petit « Oh ! » lui échapper, se disant que si elle avait un verre sous la main, elle l'aurait jeté... Son cavalier réclama son attention, contant un de ses exploits dons elle n'avait rien à fiche... Hitomi s'excusa auprès de son cavalier, le plantant au milieu de la piste de danse sous le regard hilare de Mylerna et Dryden et se dirigea à grand pas vers La princesse qui s'était enfin, enfin, détachée de son amant.

- Chère lady Sarah, avez-vous juré de me faire perdre patience ce soir ? Fit-elle avec un franc sourire

- Voyons, lady Hitomi, loin de moi cette idée absurde. Je tente de récupérer ce qui me revient de droit, lança la princesse.

- Qu'est-ce, si je puis demander ?

- Question idiote ! Mon roi, évidement !

- Ha ! Vous êtes risible ! Depuis quand est-il vôtre roi ?

- Depuis que je le courtise, voilà deux ans !

- Deux ans et vous n'avez toujours pas compris que vous étiez trop superficielle et stupide pour lui ?

- Osez seulement vous répéter !

- J'oserai, lady Sarah, si vous n'apprenez pas à vous tenir.

- Une traînée me fait des leçons de politesse ?

- La traînée ne serait-elle pas celle qui tente de voler un baiser à un homme engagé ?

Le coups de la princesse fit un bruit sourd dans la salle alors que les musiciens cessaient de jouer et que les invités fixaient les deux jeunes femmes. Ce n'était pas une gifle. Ce n'était pas une gifle. Ce n'tait pas le plat de sa main. C'était son poing qui avait volé...

- Cela vous a soulagée, princesse de pacotille, demanda Hitomi froidement, sa lèvre fendue.

- Vous ferez moins la fière lorsque vous goûterez à ma colère, lady Hitomi, promit la princesse sombrement, son regard dans celui de la terrienne.

- Sur Terre, vous seriez déjà morte pour cette menace, notifia Hitomi d'un ton troublant.

- Osez seulement menacer une princesse de sang royal et...

- Que feriez-vous, incapable de dresser un sabre ?

- J'ai de quoi vous faire regretter vos propos, avec ou sans armes.

- J'ai grand hâte de voir ça, lança Hitomi.

La princesse eut un rire moqueur et quitta la pièce silencieuse sous les regards ahuris de tous les invités encore présents. Mylerna, son mouchoir dans la main, approcha en soupirant, essuyant la lèvre de son amie, disant :

- Tu n'aurais pas dû la laisser te frapper, cette marque subsistera une bonne semaine.

Hitomi sourit simplement, disant :

- Elle n'en valait pas la peine.

La musique reprit, les danseur se remirent à tournoyer sous les dôme remarquablement orné. Van rejoignit sa bien aimée, la mine sombre, la prenant rapidement dans ses bras, comme pour la préserver, l'entraînant doucement sur la piste de danse pour clôturer la soirée.

Il chuchota à son oreille :

- J'aurai dû intervenir.

- C'est ce qu'elle attendait et puis je suis celle qui l'a provoquée, souri la jeune femme.

- Peut être, il n'empêche que ce soir, tu dormiras dans ma chambre, hors de question de te laisser seule.

- Tu t'inquiètes trop, voilà tout, ria la jeune femme alors que s'achevait la danse.

Stupide besoin de publier pour calmer ma frustration quand à mes examens, je ne me sens jamais, jamais assez prête, assez zen, assez posée ! C'est horripilant ! Les examens... Quelle période infernale ! #Sofia