Bonjour ! Non, vous ne rêvez pas, pour une fois, j'ai réussi à tenir une de mes promesses ! Je reprends les publications, promis, jurée, plus de faux bonds, plus de crises ! Je tenais à remercier NikkiHeart666, une très bonne amie qui m'a empêché plus d'une fois de faire des bêtises, comme supprimer tout ce que j'avais écrit, balancer ma clé USB par la fenêtre ou autre stupidité du genre… Si ce chapitre et les suivants sont en ligne, c'est en partie grâce à elle ! Oui oui, vous pouvez l'applaudir, car elle a de larges épaules pour supporter mon magnifique mauvais caractère ! Je vous invite à lire ses histoires, Campus et Stone Cold of London, qui sont excellentes !
Aussidagility : La belle mère est coriace ! Vu que je ne peux plus me défouler sur Carlisle, il me faut une nouvelle cible ! Bisous copine, merci pour ta review ^^
Johanna : Je suis contente que cette histoire te plaise ! Ton compliment me va droit au cœur, merci beaucoup ! Je te rassure, la suite, elle est bien là ! Merci pour ta review ^^
Anges0112 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Niveau famille, ce n'est pas le joie pour Edward. Carmen a une conception traditionnelle de la famille. Les parents, les enfants, point barre. Elle ne veut pas d'Edward dans sa famille, même si elle ne le connait n'ai pas encore décidée de ce que va faire Vladimir dans l'histoire. S'il se range du coté de son fils ou de sa femme… La suite sera en ligne sous peu. Merci pour ta review ^^
Bella POV
Je terminais de faire la synthèse d'un paragraphe du livre tout en m'étirait sur le siège moelleux de la bibliothèque, faisant craquer certains os au passage. Je réprimais un bâillement et jetais un œil sur ma montre. Six heures du matin. Je suis debout depuis une heure, dans la bibliothèque universitaire depuis seulement trente minutes, et je n'ai qu'une envie : Retourner au lit, me blottir contre Edward (qui rentre de garde dans deux heures) et dormir.
Mes examens pour obtenir mon master deux en médecine commencent cette semaine, et autant dire que ça risque d'être du sport ! Entre le stress que je dois limiter au possible, les examens qui vont s'enchainer toute la journée et l'interdiction formelle de caféine, je ne sais pas comment je vais gérer tout ça. Oui oui, vous avez bien compris.
Si je ne peux pas boire de café ni trop stresser, c'est parce que mon corps ne m'est plus exclusivement réservé, et ça, depuis quelques semaines. Mais chut, Edward n'est pas au courant ! Je tiens à lui faire la surprise à la fin de la semaine, quand j'aurais fini tous mes examens et que j'aurais pour unique mission de me détendre. Le bébé n'est pas prévu, et surtout pas aussi tôt dans notre vie. Le préservatif est passé à la trappe un soir sous la douche, après une longue garde pour lui, et une interminable semaine à l'université pour moi. Mais bon, Edward approche de sa vingt-huitième année, et je vais avoir vingt-quatre ans en septembre, donc… En sachant qu'il me reste encore cinq ans d'internat en médecine, spécialisation comprise… On peut quand même vivre notre vie, non ?
Ma copine de fac, Claire, s'approcha de mois, sortit ses cours et révisa en silence. Je faisais de même, caressant distraitement mon ventre sous mon pull. Une heure plus tard, elle m'invita à aller prendre un petit déjeuner à l'extérieur, histoire d'être en pleine forme pour le premier partiel.
- Tu m'attends deux minutes, je dois aller aux toilettes. Je lui confiais mon sac à main avant d'entrer dans la petite cabine. Une fois mon affaire faite, juste avant de tirer la chasse d'eau, je constatais que je n'avais pas uriné de l'urine. Mais du sang. Tremblante et au bord de la nausée, je remis ma jupe de travers et sortis en panique des WC. Claire m'attrapa le bras pour me stopper.
- C'est reparti, tu refais ta crise d'angoisse habituelle de partiels ? Elle ouvrit mon sac de cours et chercha mes calmants habituels.
- N-Non, tu comprends pas ! Je-Je viens d'uriner du sang ! Elle me regarda comme si j'étais une demeurée.
- Oui Bella, c'est logique pour nous, femmes, d'uriner du sang. On appelle ça nos règles.
- Je suis enceinte ! Elle pâlit et perdit de sa verve, d'un seul coup. Alors soit tu m'emmènes illico presto aux urgences, soit tu continues de me prendre pour une demeurée complète qui n'a pas fait cinq années de médecine, mais je te conseille de très très vite te décider !
Elle enroula son bras autour de ma taille et m'emmena dans sa voiture garée sur le parking. La circulation était encore fluide dans la ville et on débarqua une dizaine de minutes plus tard sur le parking pour trouver une place. Je tentais de me calmer, enfin, de calmer mon rythme cardiaque, pour sauver mon bébé. On se gara en plein milieu, et elle m'aida à rejoindre le hall désert. Je m'assis sur une des chaises de l'accueil et laissais Claire se débrouiller avec la secrétaire afin de biper un foutu gynécologue. Si je perds mon bébé sous prétexte que le médecin est en train de pioncer, ils vont avoir de mes nouvelles !
Claire arriva et me tendis une fiche de renseignements que je complétais en mois de deux minutes. Elle alla la rendre à l'accueil et me prévint que le médecin pourrait me recevoir dans dix minutes. Mon amie m'aida à me lever et me conduisis jusqu'aux ascenseurs pour m'accompagner à la salle d'examen. On s'arrêta au deuxième étage et je tombais nez à nez avec Edward, baillant et s'ébouriffant les cheveux.
- Bella ? Qu'est ce qui t'es arrivée ? Je tournais mon regard vers Claire et lui fis comprendre qu'elle devait se taire car il n'était pas au courant de ma grossesse.
- Rien de dramatique. Rentre à l'appart, je vais passer quelques examens, et tout ira bien !
- Et tes partiels ? Pour que tu sois ici alors que tu devrais être à la fac, c'est qu'il se passe quelque chose de grave ! Dis-le-moi ! Les portes s'ouvrirent. Je me dépêchais de sortir, me dégageant de la prise de Claire et d'Edward, et fonçais dans la salle d'examen. Une chance, le docteur était en avance. J'allais claquer la porte quand Edward glissa le bout de sa chaussure entre la porte et son encadrement.
- Edward, je ne veux pas que tu viennes ! Je vais bien, c'est un simple examen. Fais-moi confiance nom de dieu ! Vu que je suis une patiente, il sait très bien qu'il doit respecter mes volontés. Il sortit son pied et me laissa refermer la porte.
Je serais la main du médecin et m'installais sur le fauteuil en cuir. Normalement, je devais le rencontrer la semaine prochaine, avec Edward, pour faire ma première prise de sang, mon premier test d'urine, ainsi qu'une échographie préventive. Je lui expliquais mon problème plutôt grave et il me demanda de retirer mon pantalon ainsi que mon sous-vêtement.
- Tel que vous me l'expliquez, j'ai bien peur que ce soit une fausse couche, annonça-t-il de but en blanc. Vous voulez que votre compagnon derrière la porte vous accompagne ? Demanda-t-il tout en étalant un drap sur mes jambes. Pensant au choc qu'aurait Edward si jamais il ne voyait pas son enfant, je hochais simplement la tête.
- Vous pouvez nous laisser deux minutes seul à seule, s'il vous plait ? Lui demandai-je quand Edward, blanc comme un linge, apparut dans la pièce. Le médecin claqua la porte derrière lui. Il prit la chaise qui trônait dans un coin et s'assit à côté de moi. Je lui pris la main et tournais le plus possible vers lui.
- Ce n'est pas comme ça que je voulais te l'annoncer. Je voulais te faire une surprise vendredi. Ma gorge se serra et je sentis les larmes s'accumuler sous mes paupières.
- Je crois que j'ai compris. Il posa sa main sur mon ventre recouvert du drap et le caressa lentement. Je posais ma main sur la sienne et la lui broyais.
- Je suis désolée, je ne voulais vraiment pas te l'annoncer comme ça ! Surtout que c'est surement une fausse couche. Tu apprends l'existence de ton bébé le jour de sa mort et… Je n'arrivais plus à respirer. Les larmes me bloquaient la gorge, la parole, tout.
- Shht, ça ira. Je serais là, quoiqu'il arrive, tu m'entends ? Il attrapa la boite de kleenex et essuya mon visage. Il m'en tendit plusieurs pour que je puisse me moucher. Je peux aller le chercher ? Plus vite on sera fixés, mieux ce sera. Je hochais la tête, me rajustais, et regardais le médecin revenir auprès de nous. Il prépara la sonde pour pratiquer une échographie par voie vaginale. Edward tendit sa main jusqu'à moi et me laissa la serrer dans les miennes.
- Ecoutez, je suis étudiante en cinquième année de médecine, et mon petit-ami travaille ici en tant qu'infirmier, alors, je vous en prie, ne nous servez pas le baratin habituel et annoncez-nous directement la nouvelle, balançai-je quand je le vis passer la sonde entre mes jambes.
- Si vous y tenez. Ce sera légèrement inconfortable pendant quelques secondes. Edward prit ma main et la serra tout en ne me broyant pas les doigts. Je fermais les yeux, tentait de ne pas me tortiller sur le siège quand je sentis ce léger tube entrer en moi. Je me décidais à ouvrir les yeux quelques secondes plus tard. Ils se posèrent sur le moniteur, et mon regard d'étudiante connaissant ses cours par cœur prit le dessus sur le rôle d'une future mère stressée que je devrais avoir.
- L'embryon ne s'est pas détaché de la paroi utérine ! Je ne pus m'en empêcher. Edward avait lui aussi repéré l'emplacement de notre futur enfant.
- Non, en effet, et c'est étrange. Quel est votre groupe sanguin, monsieur Cullen ?
- A+. Ca a une quelconque importance ? Il attrapa mon dossier qui était posé sur la table derrière lui.
- Ce serait une incompatibilité rhésus ? Proposai-je.
- Miss Swan, pourriez-vous s'il vous plait me laisser faire mon travail de médecin ? Il haussa un sourcil par-dessus ses lunettes. Je me mordillais les lèvres et me calmais, regardant l'image qui était toujours à l'écran. Oui, je pense à une incompatibilité rhésus entre vous et l'embryon.
- Ce qui veut dire ? Elle va devoir faire une interruption médicale de grossesse ? Il y aura des conséquences ?
- On va d'abord confirmer le diagnostic en faisant trois prises de sang, au cas où. Si c'est avéré, on vous ferra une injection d'anticorps, et tout ira bien. C'est très rare que ça arrive lors de la première grossesse. C'est pour ça que je préfère vérifier, au cas où. Si c'est avéré, la grossesse sera plus surveillée qu'à la normale. Il nous fit un sourire. On va vous transférer au service gynécologique jusqu'à demain, juste par mesure de prévention, ok ?
- Edward, rentre à l'appartement, répétai-je une énième fois, quand je le vis se tortiller de douleur sur le vieux siège à coté de mon lit. Le bébé va bien, je vais bien, on attend juste le résultat des analyses. Il ne va rien se passer, alors par pitié : Vas te reposer dans un vrai lit.
- Non, mais ça va, grogna-t-il, ensommeillé.
- Edward, s'il le faut, je te botterais le cul pour que tu ailles dormir. Vas au moins faire une sieste en salle de repos, merde ! Elle est en face de ma chambre ! Comprenant que je ne lâcherais pas le morceau, il se redressa et s'étira.
- Deux heures, pas plus, ça te va ? Il glissa sa main dans mes cheveux.
- Trois. Et c'est non négociable. Il embrassa mon front, et passa sa main au-dessus de mon ventre, frôlant la couverture. Je me hissais un peu, embrassais ses lèvres et me recouchais sur mon matelas. Je restais seule avec mon petit embryon, qui m'a fait une grosse frayeur ce matin. Je caressais la peau de mon ventre, encore plate, mais contenant tellement, tellement d'avenir… Je m'endormis suite à ses nombreuses émotions et me réveillais quelques heures plus tard, sentant les lèvres d'Edward embrasser mon cou.
- C'est l'heure de ton repas de midi, tu dois manger, souffla-t-il à mon oreille. Ensommeillée, je me redressais avec difficulté et contemplais mon assiette. Du riz, avec une jardinière de légumes et du blanc de poulet. Sous le lourd regard d'Edward, je me forçais à tout avaler, laissant uniquement le fromage dans un coin, ne voulant pas vomir à nouveau. Il enleva mon plateau vide pour l'emmener à l'infirmière de service avant de partir en vitesse pour revenir dix minutes plus tard. Il mangea sa salade sous vide achetée au bar du rez-de-chaussée et bus un coca.
Quand il eut fini de manger, il y eut un silence gênant. Ce matin, nous n'avons pas eu le temps de parler, à cause de l'enchainement des examens médicaux, de mon installation dans la chambre et de notre fatigue. Mais maintenant… Je me mis à l'extrémité de mon lit et laissais Edward grimper à côté de moi. On se fit face, et je le laissais me serrer contre lui.
- Tu es au courant depuis combien de temps ? Il retira une de mes mèches de cheveux.
- Presque quinze jours. J'ai eu du retard dans mes dates, et j'ai décidé de faire une prise de sang, au cas où. Je voulais te faire une surprise. A la fin de la semaine, après tous mes partiels. Je voulais te voir heureux, et je ne voulais pas t'annoncer la bombe comme ça. Tu es heureux ? Il me fit un superbe sourire, qui envahit tous son visage et fis pétiller ses yeux.
- Bien évidemment ! Je rêvais d'avoir un enfant avec toi, mais je ne savais pas quand te le proposer. Je ne me voyais pas attendre encore cinq ans, histoire que tu ais fini tes études définitivement. On noua nos doigts ensemble avant de les poser sur mon ventre.
- Je finis la fac, et je prends un an pour le bébé. Je suis sensé accoucher vers novembre ou décembre. Et je pensais faire mon internat en janvier de l'année suivante, quand le bébé aura un an.
- On se réinstalle à Forks, alors ? Tu voulais faire ton internat à Seattle, mais…
- Oui, on retourne à Forks. Je veux le meilleur environnement possible pour notre bébé. Il se rapprocha de moi et posa son front contre le mien. Il m'embrassa pendant plusieurs longues secondes, jusqu'à ce que quelqu'un frappe à notre porte. Nos lèvres se séparèrent, provoquant un léger claquement dans le silence de la chambre. Nos nez se frôlèrent pour un léger baiser esquimau, jusqu'à ce que la personne se trouvant derrière la porte se remette à frapper à nouveau.
- Oui, entrez ! M'exclamai-je. Edward descendit du lit et s'assis sur le fauteuil à côté de moi. Il me prit la main et fis des cercles sur le dos de celle-ci. Le médecin nous annonça que l'incompatibilité rhésus était confirmée, et qu'il fallait me faire une injection d'anticorps le plus vite possible. Quand il réapparut dans la chambre avec une seringue dont l'aiguille devait bien faire sept centimètres, je faillis tourner de l'œil. Il sortit un flacon et enleva la protection plastique entourant l'aiguille de la seringue.
- Qu'est-ce que vous allez faire avec ça ? Demandai-je quand je le fis tirer le piston de la seringue pour faire pénétrer du produit à l'intérieur.
- Je vais vous injecter ceci, dans votre région glutéale. Mettez-vous sur le flanc, s'il vous plait.
- Je vous aller le lui injecter où ? Demanda Edward, visiblement paniqué.
- Dans le derrière, Edward, traduisis-je. Je le regardais, tandis que le médecin se mettait dans mon dos. Je le sentis dénouer les cordons maintenant ma chemise de nuit et eut un frisson. Bon, je sais que cet homme est mon gynécologue, et qu'il a vu mes parties intimes un bon nombre de fois, mais… Je ne m'y fais pas ! Il désinfecta la zone à l'aide d'une compresse. Je ne pus m'empêcher de prendre la main d'Edward pour me donner du courage.
- Vous êtes prête ? Me demanda-t-il.
- Non, répliquai-je. Au même moment, une vive douleur me saisit et s'enroula tout autour de mon bassin, mais surtout au niveau de mon postérieur. Ah la vache ! Je ne pus m'empêcher de grogner cette phrase tout en le sentant presser le piston.
- J'ai bientôt terminé Miss Swan… Voilà ! Je le sentis retirer lentement l'aiguille avant de reprendre une nouvelle compresse pour nettoyer la trace de piqure et éponger le léger écoulement de sang. Il posa un pansement sur la piqure et noua à nouveau ma chemise de nuit. Il nous salua avant de reprendre son matériel et sortir.
- Ça va ? Me demanda Edward, me voyant paralysée dans la même position depuis deux bonnes minutes.
- Ouais ouais, tout va bien ! Je me remis sur le dos… BON SANG, qu'est-ce que ça fait mal ! Encore plus mal qu'après un de nos jeux de rôles avec Ed… Rho, ça va, après six ans de vie de couple, ça fait du bien de se transformer, et de jouer un rôle de temps en temps, histoire de pimenter tout ça… Surtout quand il joue à l'instituteur qui doit punir une mauvaise élève, et moi, à la doctoresse qui découvre toutes les réactions du corps humains…
Je sortis de l'hôpital le lendemain matin. Edward me déposa à l'appartement de mon frère, mais la première chose que je fis quand il partit, c'est de courir dehors pour foncer à la faculté de médecine. Je bondis dans le bâtiment et allais frapper à la porte du bureau du doyen. Je glissais sous son nez mon certificat médical et me mis à le supplier de me laisser passer les rattrapages.
- Calmez-vous, calmez-vous mademoiselle ! Dans votre état, le stress est mauvais, vous le savez ! Oui, je vous accepte au rattrapage de l'examen d'hier, à titre exceptionnel ! Maintenant, allez-vous préparez, votre partiel de cardiologie commence dans dix minutes. Filez, filez !
Ne m'étant pas préparé à devoir aller quand même en examen aujourd'hui, je courus jusqu'à ma salle d'examen et m'installais au dernier rang. Je n'eus pas le temps de stresser, au moins, c'est le principal. J'empruntais un stylo à mon voisin et me mis à écrire pendant plus de quatre heures. En sortant, je me sentis fière de ma copie, et je sentais que j'aurais une bonne note. Mais mon élan d'autosatisfaction et ma joie d'avoir réussi un partiel s'envolèrent quand je vis Edward à l'entrée de mon bâtiment, le regard noir.
Je fis la technique de l'autruche. Je fis comme si je ne l'avais pas vu, rajustais la bride de mon sac à main sur mon épaule, et filais au pas de course vers la sortie la plus proche. Sans même me retourner, je savais qu'il m'avait emboité le pas pour avoir des explications. Je sais que je suis en train de faire la plus grosse connerie au monde. Pourtant, je ne pus m'empêcher de continuer de marcher, au lieu de m'arrêter, de faire volte-face, et de m'accrocher à lui tout en le poussant vers les toilettes des dames pour me vider la tête de la plus belle des façons. Mais à la place, je débouchais sur l'avenue et marchais en direction du métro. Je commençais à en descendre les marches quand quelqu'un enroula son bras autour de mes épaules.
- Eh connard, tu me lâches tout de suite, sinon, je te jure que tu peux dire… Je reconnus le petit sourire mutin d'Edward et arrêtais instantanément de parler. Je continuais à descendre prudemment les marches du métro, tout en sortant mon badge que je validais afin d'accéder au quai. Nos regards ne se lâchèrent pas, jusqu'à ce que nous entrions dans la rame. Il embrassa mes cheveux tout en s'accrochant à la barre au-dessus de sa tête.
- Je te mentirais en te disant que ça me déplait assez fortement que tu ailles passer tes examens. Mais ne me fais pas un coup pareil, s'il te plait. Je m'attendais à te trouver au lit en rentrant de l'hôpital, pas en train de passer un examen.
- L'examen, il n'était pas prévu. A la base, j'étais passé voir le doyen pour avoir l'autorisation de passer la session de rattrapage. Il m'a demandé d'aller passer l'examen de cardiologie. Et vu que je n'ai plus de quoi justifier mon absence…
- Je ne t'empêcherais pas de passer tes examens et de vivre ta vie, tu le sais, hein ? Il caressa ma pommette. Mais je ne veux pas que tu prennes de risques. Tu te couches à 22h30 grand maximum, et tu te lèves à sept heures le matin. Et tu me laisses te faire de vrais repas.
- Oui, grand chef infirmier ! Je me calais dans son étreinte pendant encore quatre stations. Nous arrivons chez mon frère et, refusant les avances de mon petit ami, je le repoussais d'une main et allais m'enfermer pour réviser l'examen de demain, concernant la neurologie générale.
A 15 heures 30, il fit sauter la serrure de mon petit bureau afin de m'obliger à manger l'énorme collation qu'il avait prévu, accompagnée d'un thé aux fruits rouges. Il me proposa son aide pour réviser, se portant volontaire pour être le cobaye concernant le cours sur les organes génitaux de l'homme et de la femme… Matière étudiée lors de ma deuxième année de médecine. Mais bon, c'est toujours important d'avoir de solides connaissances dans ce domaine !
Deux mois plus tard.
Je terminais d'emballer mes derniers livres dans un carton, que je confiais à Edward pour qu'il le glisse sur la banquette arrière de la voiture. Je pris quelques minutes pour contempler la petite chambre dans laquelle Edward et moi avons vécu pendant cinq ans. Cinq ans intenses, pleins d'amour, de joie, mais parfois de dispute aussi. Tous les couples ne peuvent pas vivre sans au moins une dispute. Et en général, c'est Edward qui termine la nuit sur le canapé. J'étais perdue dans mes pensées quand je sentis quelqu'un tirer sur ma chemise. Je baissais les yeux sur Charlie, la copie conforme de mon frère. Je m'agenouillais pour lui faire face.
- Tu vas où tatie ? Tu t'en vas avec tonton Eddy ?
- Oui mon chéri, je m'en vais. Je vais vivre à Forks, à côté de chez papy. Tu te rappelles de la maison de papy ? Avec mamie Sue et son grand chien ? Il hocha la tête et son menton se mit à trembler.
- Mais je ne veux pas que tu partes moi ! Je le pris contre moi et le serrais fort dans mes bras.
- Moi aussi, j'aimerais rester avec toi, mais il est temps que tu vives seul avec ton papa et ta maman ! Si tu veux, tu dis à papa que tu veux me parler, et il m'appellera sur mon téléphone. Et tu pourras me raconter ta journée, comme toujours. Je lui fis un sourire rassurant et essuyait la larme solitaire qui a dévalé le long de sa joue. Je fis claquer plusieurs baisers bruyants sur sa joue et tentais de me défaire de son étreinte. Il va me manquer mon neveu. Dès qu'il faisait un cauchemar, ou dès qu'un orage éclatait, il bondissait toujours dans notre lit, parce que son père ronfle comme jamais. Sauf que nous, on a une vie de couple… Et les arrivées aux mauvais moments, c'est la spécialité de ce petit monstre !
Edward arriva dans la chambre, et en profita pour faire lui aussi ses adieux à Charlie. Je rejoignis la pièce principale où mon frère et ma belle-sœur patientait. J'ouvris grands mes bras pour les serrer tous les deux contre moi. Je me déboitais presque les épaules, à cause de la carrure immense de mon ainé, et du ventre énorme de Rosalie, contenant les jumeaux qui devraient naitre d'ici quelques semaines.
- Je ne vous dirais jamais assez merci pour tout ce que vous avez fait pour moi et Edward, murmurai-je à bord des larmes.
- Tu n'as pas à nous remercier, c'était normal et naturel de notre part. Prenez soin de vous trois surtout, hein ? Je hochais la tête. Seuls eux deux sont au courant de ma grossesse. A force de m'entendre vomir tous les matins depuis deux mois, il a bien fallu qu'on leur explique. On les a obligés à garder le secret. On veut leur annoncer en personne, ce soir, lors du grand diner organisé par Esmée pour notre retour. Même s'ils s'en rendront compte avant, vu le régime alimentaire que m'impose Edward. J'ai déjà pris quatre bons kilos depuis le début de ma grossesse, et ça lui fais plus que plaisir.
Edward nous rejoignit en portant Charlie dans ses bras. Il remercia également mon frère et ma belle-sœur. Tous les quatre, nous primes l'ascenseur afin de rejoindre le parking. La voiture est pleine à craquer. Pourtant, on prépare le déménagement depuis deux mois ! Tous les quinze jours, on fait l'aller/retour à Forks afin de ramener petit à petit des affaires, et là… On va se serrer dans la voiture ! On se fit tous une dernière étreinte. Je récupérais mon neveu dans mes bras une ultime fois, lui fis un énorme câlin et le lâchais. Emmett le récupéra contre lui pour l'empêcher de s'agripper à moi. Je ne le lâchais pas du regard, jusqu'à ce qu'Edward démarre. J'ouvris ma vitre et leur fis de grands signes de main. Je les observais me répondre, les larmes au coin des yeux. Edward attrapa ma main libre tout en continuant de conduire.
- On les reverra, commenta-t-il simplement.
- Je sais.
Quatre heures plus tard, on se gara devant la maison d'Edward. Enfin, notre maison. J'ai toujours du mal à me l'approprier.
- On va se poser et on déballe tout plus tard ? Me proposa-t-il. Je hochais la tête et sortis de la voiture. Il m'attrapa la main et sortit son trousseau de clef. Je m'attendais à me poser sur le canapé, a me déchausser et a me laisser aller, mais je me trouvais nez à nez avec Charlie, Sue, Esmée et Carlisle. Joy se précipita sur Edward qui l'attrapa au vol pour la porter contre lui.
- Surprise mes cocos ! Charlie me bondit dessus pour me serrer contre lui. Je me laissais aller dans l'étreinte de mon paternel, que je n'avais pas vu depuis près de trois mois. Lui aussi, il m'a manqué. Il me relâcha, et je sentis son regard se poser sur mon ventre. Il a dut sentir que je me suis arrondie. Carlisle chuchota quelque chose à l'oreille d'Esmée, et les deux ne purent s'empêcher d'observer mon ventre. En un réflexe stupide, je ne pus m'empêcher de le cacher.
Je crois que la surprise de ce soir est gâchée.
La suite, ce ne sera pas pour la semaine prochaine, car je dois publier la suite de Rédemption. Ni la semaine suivante, car je vais passer trois jours de détente, donc… Il y aura un chapitre avant le mois de novembre, sur et certain !
A très vite ! Bisous ^^
