Hello, les amis !
Je vous remercie énormément pour vos reviews et je suis contente de voir que personne n'a été gêné par mon bond dans le temps !
On est tous d'accord sur le fait qu'il est temps de leur dire au revoir, maintenant !
D'ailleurs à ce sujet, je vous annonce que ce chapitre est l'avant dernier. La fin est donc très très proche.
En attendant, je vous laisse profiter de celui-ci.
Bonne lecture.
Bella POV
Après ce qui me parut être une éternité, l'avion finit par atterrir à l'aéroport de Port Angeles. Il faisait déjà nuit.
Charlie était prévenu de mon arrivée alors il devait être en train de m'attendre. Je récupérai rapidement ma petite valise et me dirigeai vers la sortie.
Lorsque je vis Charlie, je ne pus m'empêcher de courir vers lui et de lui sauter dans les bras, comme si j'avais encore 5 ans. Sans pouvoir me retenir, j'éclatai en sanglots.
_ Hey, Bella, qu'est-ce qu'il y a, ma chérie ? Me demanda Charlie en essayant de s'écarter de moi.
Mais je restai accrochée à lui comme à une bouée de sauvetage.
_ Bella...parle-moi. Dis-moi qu'est-ce que tu as ?
Il devait s'inquiéter voyant que je ne répondais pas, mais qu'au contraire je pleurais encore plus.
_ C'est Edward ? Vous vous êtes disputés ?
Je secouai la tête en signe de non.
_ Non, non ! Réussis-je à répondre. C'est juste que…je suis contente de te revoir.
Depuis ma discussion avec Renée, j'avais ressentis ce besoin de le revoir au plus vite, de profiter de lui, de passer du temps avec lui. Mon père. Qui m'aime. Vraiment.
Il y a encore quelques temps, je lui en voulais encore un petit peu de m'avoir rejeté de la sorte la première fois que je suis allée le voir à Forks. Mais aujourd'hui, c'était tout oublié. Tout ceci était la faute de Renée, il n'y était pour rien dans toute cette histoire.
_ Moi aussi, mon petit bébé. Tu m'as manquée. Enormément.
Nous prîmes ensuite la route de la maison. J'insistai pour préparer le dîner mais Charlie refusa catégoriquement, prétextant que j'étais venue ici pour me reposer et m'amuser, et non pas pour passer mes journées au fourneau. Cette semaine, c'était lui le cuistot. Eh bien, ça promet.
Bien que j'aimais mon père, ça ne changeait rien au fait que ses capacités culinaires laissaient à désirer. Mais je n'allais tout de même pas lui gâcher son plaisir, alors je le laissais faire.
Durant notre repas, nous parlâmes de tout et de rien. C'était pour le bon moment pour lui parler de mon passage à Phoenix. Il était temps que je lui raconte l'histoire. Toute l'histoire. C'est-à-dire mes « problèmes » avec Phil et Renée, ainsi que tout ce m'a dit Renée la dernière fois que je l'ai vue.
_ Je suis allée voir Renée, il y a quelques semaines, commençai-je.
_ Vraiment ? Pourquoi faire ?
_ Pour prendre toutes mes affaires. Maintenant que j'ai mon propre chez moi, je n'ai plus aucune raison de retourner là-bas.
_ Comment ça s'est passé ?
_ Plutôt mal, répondis-je. Je lui ai demandé pourquoi elle m'avait empêchée de te voir, pourquoi elle laissait Phil me battre et…
_ Pardon ? Me coupa-t-il en laissant tomber ses couverts.
_ Je lui ai demandé pourquoi elle m'empêchait de te voir, répétai-je.
_ Phil te battait ? Gronda-t-il. Ce putain d'enfoiré de Phil te battait ?? Cria-t-il en bondissant de sa chaise.
_ Papa…
_ Non mais je rêve ? C'est une blague ! Dis-moi que c'est une blague, Bella ?
_ Papa…repris-je en me levant à mon tour. Calme-toi s'il te plait. C'est bon, c'est du passé maintenant.
Il passa ses deux mains sur son visage avant de s'approcher de moi et de me serrer dans ses bras.
_ J'arrive pas à y croire ! Comment ce connard a-t-il osé te toucher ? Je suis tellement désolé, mon cœur, murmura-t-il son visage dans mes cheveux.
_ Pourquoi tu t'excuses ? C'est pas de ta faute !
_ Bien sûr que si ! Répliqua-t-il. Si j'avais été un bon père, j'aurais été là pour toi…je t'aurais protégé de cette pourriture !
_ Arrête, papa ! Tu dis n'importe quoi ! Dis-je en le serrant à mon tour dans mes bras.
Nous restâmes ainsi pendant un petit moment, sans rien dire. Je laissai mes larmes couler. Nous finîmes ensuite par nous rassoir.
_ Pourquoi ? Pourquoi elle a fait ça ? S'exclama Charlie. Comment Renée a-t-elle pu laisser ça arriver sans réagir ?
Je repris alors mon récit et lui répétai les explications que Renée m'avait fournie pour expliquer son comportement. Charlie était fou de rage. Je suis sûre que si Phil et Renée n'habitaient pas si loin de Forks, Charlie aurait déboulé chez eux, son fusil à la main.
Le reste de la soirée se passa plus tranquillement et nous partîmes nous coucher tôt car j'était fatiguée par le long vol et Charlie travaillait tôt le lendemain.
Les jours suivants se passèrent plutôt bien. Je me levais tôt le matin pour préparer le petit déjeuner et passer du temps avec Charlie. Il faisait de son mieux pour passer le plus de temps possible avec moi mais il avait un boulot très prenant. Alors pendant la journée vu que j'étais seule la plupart du temps, je me rendais à la villa des Cullen et passais mes journées avec Esmé, qui elle aussi était seule vu que Carlisle passait ses journées à l'hôpital.
Elle était vraiment ravie de me voir, moi aussi d'ailleurs. J'aimais vraiment la complicité qu'il y avait entre Esmée et moi. Je pouvais parler de tout et n'importe quoi avec elle, comme je le faisais avec Alice ou Rose. Elle était comme une mère et une amie à la fois. La plupart du temps elle me demandait que je lui raconte comment ça se passait avec Edward. Je ne savais pas quoi lui dire d'autre appart que j'étais la fille la plus heureuse du monde avec lui.
Elle ne cessait de me dire à quel point elle était heureuse de nous voir ensemble et à quel point j'avais métamorphosé son fils. Elle ne cessait de me posait toujours des millions de questions. Je n'avais jamais vue Esmé aussi surexcitée. On aurait dit Alice.
Lorsque je n'étais ni avec Charlie, ni avec Esmé, je m'isolai pour téléphoner à Alice, Edward ou aux autres. Ils me manquaient tellement. J'avais tellement envie de parler avec eux mais pourtant, nos appels ne duraient jamais plus d'une vingtaine de secondes.
_ Bonjour, mon cœur, répondit Edward lorsqu'il décrocha.
_ Coucou, chéri.
_ Tu vas bien ?
_ Oui, ça va…mais vous me manquez. Tu me manques.
_ Toi aussi, mon cœur. Si tu savais à quel point tu me manques.
J'entendis la voix d'Alice en fond sonore. Je ne pus comprendre distinctement ce qu'elle disait. Mais Edward répondit à ma question.
_ Je dois te laisser, mon Ange. On doit sortir avec Alice et les autres. Je te rappelle plus tard, d'accord ?
_ Ok…
Finalement, je n'eu le droit qu'à un message et non à un appel car Edward et les autres étaient rentrés trop tard et qu'il ne voulait pas me déranger à cette heure tardive. Bien sûr.
Quelques jours plus tard, je réitérais l'expérience avec Alice, voyant que c'était peine perdue avec Edward car il avait toujours quelque chose à faire. Peut-être qu'elle aurait le temps de me parler, elle ?
_ Salut Bells !
_ Alice…,soupirai-je. Ça fait plaisir de t'entendre.
_ Qu'est-ce que tu racontes de beau ?
_ Hum, pas grand chose. Je passe mes journées avec ta mère et mes soirées avec Charlie. Et de votre côté ?
_ Et bien, tout va bien…et…oh ! Désolée, Bells, je vais raccrocher. On va dîner au restaurant ce soir. Bisous.
Elle avait raccroché avant même que je n'ai le temps de comprendre ce qu'elle m'avait dit. Alors là, j'étais carrément vexée. Ni mon homme, ni ma meilleure n'avaient le temps de me parler ne serait-ce que 5 minutes.
J'ai longuement songé à appeler Rose ou Jasper mais je finis par renoncer. S'ils voulaient me parler, ils n'auront qu'à appeler, eux. Moi, en attendant, je n'appelle plus personne. La susceptibilité était mon plus gros défaut mais je ne pouvais pas m'en empêcher. J'étais susceptible et jalouse. Jalouse parce que je ne me rappelais pas qu'on sortait autant lorsque j'étais avec eux à New York. Du moins, pas le groupe au complet alors que là, dès que je les appelais, ils étaient sur le point d'aller quelque part.
Alors quoi, c'était moi qui les gênait et les empêchait ? Et que maintenant que j'étais à Forks, ils en profitaient pour s'amuser sans moi ?
Pendant le reste de mon séjour, je n'avais pas retenté de les appeler. Ce qui me fit le plus mal, c'était que eux non plus n'avait pas essayé de m'appeler. Ils m'avaient tout de même envoyés quelques messages, de tant à autre. Il était évidemment hors de question que j'y réponde !
Bien trop vite à mon goût, mon petit séjour prit fin. Après un petit passage rapide par la villa des Cullen, Charlie m'avait emmené à l'aéroport. Je lui promis de venir le revoir très bientôt et de l'appeler le plus souvent possible. Après de longues embrassades, je finis par embarquer.
J'avais hâte de les revoir enfin, Alice et tous les autres. Mais d'un autre côté, j'étais encore un petit peu en colère. Ils m'avaient complètement oublié ! D'ailleurs à ce moment précis, je priais pour que quelqu'un ait tout de même pensé à venir me chercher à l'aéroport.
Aux alentours de 18 heures, l'avion finit par atterrir, je récupérai ma valise et fût tout de même ravie de voir qu'Edward m'attendait patiemment. Un bouquet de fleur à la main. Il n'espérait pas se racheter avec un simple bouquet de fleur ? Je m'approchai de lui et vit un énorme sourire fendre son visage lorsqu'il m'aperçut. Je voulais lui montrer que je lui en voulais mais j'avais du mal à ne pas répondre à son magnifique sourire.
Il se précipita vers moi et me serra dans ses bras puis m'embrassa amoureusement. Le peu de colère qui restait en moi s'évapora en un instant. C'était si bon de le retrouver. Je repris tout de même mes esprits et finis par m'écarter de lui.
_ Tu m'as tellement manquée, mon cœur, me dit-il.
_ Toi aussi.
_ Alors c'était comment ?
_ Très bien.
Je le vis froncer les sourcils face à mes réponses, mais il ne dit rien. A la place, il me tendit son bouquet de fleur.
_ Merci. Et c'est en quel honneur ?
_ Y'a besoin d'un évènement particulier pour que j'offre des fleurs à l'amour de ma vie ? Répondit-il.
Je ne répondis rien et me contentai de l'embrasser rapidement pour le remercier. Nous quittâmes l'aéroport et rentrâmes chez nous. Le trajet en voiture fût très silencieux, jusqu'à ce qu'Edward brise le silence.
_ Qu'est-ce qui ne va pas, mon ange ? Me demanda-t-il.
_ Rien.
_ Alors parle-moi, dis-moi quelque chose.
_ Vous vous êtes bien amusé pendant que j'étais par là ? Dis-je.
Je le vis sourire à ma question, ce qui eu le don de m'énerver un peu plus.
_ Oui, plutôt. On est pas mal sortis.
_ J'ai remarqué ! Crachai-je. Pourquoi on sort pas autant que je suis ici ?
_ On jamais vraiment eu le temps.
_ Vous trouvez le temps juste quand je suis pas là, évidemment ! Vous m'avez complètement oubliée et quand je vous appelai, vous finissiez par raccrocher au bout de 5 secondes !
A cet instant précis, en m'écoutant, je me trouvais stupide. On aurait dit une petite gamine pourrie gâtée qui ne cessait de se plaindre. Ma réaction était peut-être un peu exagérée. Après tout, je ne n'étais partie que pendant une semaine.
_ Bella…
_ Non, c'est bon Edward, le coupai-je. Laisse tomber.
Il valait mieux mettre fin à cette discussion. J'étais à peine revenue et voilà que j'engendrai une dispute. Enfin quand je dis dispute…entre nous deux, la seule en colère, c'était moi. Nous finîmes le trajet jusqu'à chez nous dans un silence quasi religieux.
En entrant dans notre appartement, j'allai directement dans notre chambre et rangeai mes affaires pour me changer les idées. Il faudrait que je pense à m'excuser de mon comportement auprès d'Edward tout à l'heure. A ma plus grande surprise, ce fut lui qui vint s'excuser.
_ Je suis désolée, Bella. On ne voulait pas…
_ Non, Edward, ne t'excuse pas, le coupai-je. C'est moi qui aie réagit de façon disproportionnée.
Sans attendre plus d'explication, il me prit dans ses bras et m'embrassa langoureusement. Je répondis à son baiser avec autant d'ardeur.
_ Je suis désolée, murmurai-je lorsque nos lèvres se séparèrent.
_ Allez, va te préparer, dit-il. Je t'emmène dîner dehors, ce soir.
_ Oh, non Edward…si c'est à cause de ce que je t'ai dis dans la voiture que tu fais ça, c'est pas la peine. Oublie ce que je t'ai dis.
_ Non ce n'est pas à cause de ce que tu as dis, j'avais déjà prévu cette sortie avant.
Je l'embrassai alors rapidement avant de partir en courant vers la salle de bain.
_ Met quelque chose de classe ! L'entendis-je crier. Et fait vite, j'ai réservé pour 19h30.
Quarante minutes plus tard, j'étais enfin prête. Je m'étais maquillée et j'avais essayé tant bien que mal de dompter mes cheveux. Pour les vêtements, j'avais opté pour une petite robe bleue nuit avec des escarpins noirs.
_ Parfaite, me dit Edward lorsque je vins le rejoindre à l'entrée de notre appartement.
_ Toi aussi, répondis-je en le déshabillant du regard.
Il portait un costume noir. Il était vraiment à croquer.
Nous arrivâmes en quelques minutes au restaurant. Il n'avait pas choisit n'importe quel restaurant. Il venait d'ouvrir ses portes récemment et faisait déjà partie des restaurants les plus côtés de la ville. Une serveuse nous installa à notre table et nous apporta les menus.
Le repas se passa parfaitement bien. Me sentant un peu plus bavarde qu'à mon arrivée, je racontai en détail mon voyage à Edward. Lorsque la serveuse vint nous servir nos desserts, Edward se leva et s'approcha de moi puis se laissa tomber à genoux près de ma chaise.
_ Edward ? Qu'est-ce que tu fais ?
Il me sourit mais ne dit rien. Mes yeux s'écarquillèrent, je plaquai mes mains sur ma bouche et sentis les larmes me monter aux yeux lorsque je vis ce qu'Edward sortit de sa poche. Je n'arrivais pas y croire.
Edward tendit le petit écrin vers moi et l'ouvrit.
_ Isabella Marie Swan, voudrais-tu me faire l'honneur de devenir ma femme ?
