Bonjour à tous ! Devinez qui est de retour ? Non, pas moi, dans la fic, je veux dire XD Ca y est, j'ai enfin trouvé le courage de publier ce chapitre. Pourquoi j'hésitais ? Parce que je commence un nouvel arc et contrairement à l'arc de Drachma, là je travaille encore plus sans filet parce que c'est une période dont on ne sait rien dans le manga. J'espère qu'il vous plaira, j'ai énormément de mal à l'écrire (vu le nombre de fois où je reviens en arrière pour corriger mes bêtises) et j'ai aussi pris quelques libertés mais comme je n'ai pas trop envie d'étudier la situation politique et militaire d'Amestris à travers le manga, je vais faire selon mon idée ^_^' Aussi, je n'ai pas publié plus tôt parce que j'ai eu des "vacances" très mouvementées que je ne vous raconterai pas sinon, ça va prendre la place du chapitre en entier mais disons que j'ai eu droit à tout donc la fic est un peu passée à la trappe, pas le temps, ni l'envie. Là, c'est la rentrée et ça va un peu mieux donc je repars là-dessus, en espérant ne pas avoir perdu la main.
Un grand merci à tous pour vos reviews, quand je n'avais pas le moral, recevoir un petit quelque chose de votre part m'a fait le plus grand bien :D Alors je vais quand même prendre le temps de vous répondre vu que ça fait un moment qu'on ne s'est pas croisé:
= Lora: est-ce qu'on voit de plus en plus Meyer ? Disons qu'il fait un peu partie d'un trio Julia-Kimblee-Meyer mais avec l'hiver, on risque peut-être de moins le voir, quoique... Comme je ne sais pas encore de quoi sera fait le futur de la fic (enfin si, mais pas dans les détails), il pourrait continuer à apparaître.
= InkBox: le break a été un peu long quand même XD Voilà quelques explications sur qui est le malade du chapitre 51.
= agrond: tu vois qui c'est ? J'espère que tu ne seras pas déçu par ce que je prépare dans ce cas ;)
= Johnnie Darko: merci pour ta review :D Pour le langage d'Alyosha, je dois t'avouer que je n'y ai pas pensé, on ne sait pas penser à tout mais c'est un peu normal qu'il soit aussi "adulte", sans véritable distinction avec Julia. J'ai conçu le personnage au départ pour qu'il soit un mini-Kimblee (il faudra que je replace cette expression un jour dans ma fic XD) et comme il a passé toute sa vie ou presque depuis qu'il sait lire dans des livres, ça peut expliquer qu'il s'exprime aussi bien. J'ai un peu de mal à le voir comme un enfant de 9 ans moi-même en fait, ça vient sans doute de là. Mais même s'il ne s'exprime pas à sa propre façon, il a quand même un comportement parfois très enfantin, je vais dire que je me rattrape là-dessus ^_^'
= manga-powa: ah, si j'avais pu poster le 52 après la Japan Expo *.* Non, attends, je n'y suis pas allée, j'aurais donc pu mais... j'étais malade à ce moment-là -_-' Mais voilà la suite, en espérant que tu la trouves toujours à ton goût.
= ake: merci pour le dessin, je l'ai reçu juste au moment où j'étais malade, ça m'a fait un bien fou :D Je dois dire qu'il est très bien réussi, même si je ne vois pas Julia avec cette couleur de cheveux, j'aurais plus vu un châtain clair ;)
= MariaCrimson: merci pour ta review ^_^ Tu as tout lu en une fois, chapeau ! C'est long pourtant. Voilà la suite, en espérant qu'elle te plaise.
= doremi97: merci pour la rewiew et tes encouragements, je vais continuer à faire de mon mieux :D
= Mizumi1593: des nuits blanches ? Il faut dormir un peu aussi (non, je dis ça parce que je connais quelqu'un qui est abonné au peu de sommeil aussi et ça me fatigue pour lui ^_^). Très peu d'Alyosha dans ce chapitre mais je vais essayer de me rattraper avec la suite.
Voilà et merci à tous ceux qui lisent, même sans reviewer. Au moins, vous lisez, ça veut dire que ça vous plait quand même. Alors vu que ça fait un siècle que je n'ai pas publié, voilà un petit résumé rapide des événements: Kimblee et Julia sont rentrés à Central en compagnie d'Alyosha pour qui il a fallu obtenir un visa. Avec l'aide de Bradley, cela a été fait facilement mais notre alchimiste est maintenant redevable envers l'homonculus, tandis qu'une ombre menaçante semble planer sur la capitale. Pendant ce temps, Meyer a pris la direction de Lior, le commandant Miles pensant que cela serait mieux pour lui de s'éloigner du lieu où Julia est censée reposer...
FMA ne m'appartient pas, sinon il est évident que j'aurais évité que le scénariste appelle l'héroïne du film FMA - L'étoile de Milos, "Julia Crichton" !
Alors, une dernière petite chose avant de conclure: tout ce que je vais écrire dans ce arc est issu de mon imagination. Donc toute ressemblance avec un épisode d'une série policière, un film ou un livre du genre est purement fortuit. Je ne vais pas nier que j'en regarde/lis de temps en temps mais je ne ferai pas de copier-coller pour ma fic, si ça ressemble un peu, ça sera du hasard ;)
Bonne lecture à tous ! Comme je démarre seulement après la pause, je ne vais pas encore annoncer de date pour la suite mais ça ne sera pas aussi long que la dernière fois, ça s'est sûr ! A bientôt donc !
Chapitre 52
« Vous vous présenterez donc au général Klémin, lundi matin à la première heure, bureau 256, aile Nord du Quartier Général de Central City. », relut encore une fois Julia avant de poser la feuille sur la table de la cuisine et de soupirer.
La semaine de vacances que lui avait accordée Bradley avait filé rapidement et elle se voyait donc déjà obligée de reprendre du service auprès d'un supérieur dont elle ne savait rien. Bien sûr, elle ne connaissait rien non plus du général Raven au moment d'être placée sous ses ordres lorsqu'elle était sortie de l'académie mais à l'époque, elle ignorait encore le rôle que les hauts gradés du pays jouaient dans le plan des homonculus. À présent qu'elle était au courant, elle savait que le moindre faux pas pourrait lui être fatal et cela la rendait nerveuse. Elle prit donc de nouveau une grande inspiration mais se retourna en entendant soudain la porte de la cuisine s'ouvrir.
« Alyosha ? », fit la jeune femme en haussant les sourcils de surprise. « Il est encore tôt. Que fais-tu debout ? »
« C'est Victor qui m'a réveillé, il voulait sortir alors je me suis dit que je pouvais tout aussi bien venir vous saluer avant que vous ne partiez. », dit le petit garçon d'une voix encore ensommeillée. « Et puis j'ai prévu des tas de choses aujourd'hui donc autant me lever tôt… »
« Vraiment ? », demanda Julia tout en faisant sortir le vieux chat de son grand-père qui commençait déjà à s'impatienter devant la porte de la cuisine. « Dis-moi tout. »
« D'abord, j'ai décidé de fouiner dans la bibliothèque. Je suis sûr qu'il doit y avoir plein de livres que je n'ai encore jamais lus. », expliqua le petit garçon tout en s'asseyant. « Et puis… Je me demande si je n'irai pas faire un tour à la grande bibliothèque de la ville mais cela dépendra du temps qu'il restera une fois que j'aurai fini de faire l'inventaire ici. »
La jeune femme ne répondit pas mais partit soudain dans un grand éclat de rire, ce qui fit froncer les sourcils à l'enfant, pensant qu'elle se moquait de lui.
« Pardon… », fit-elle une fois qu'elle eut repris son souffle. « C'est juste que mon grand-père n'a jamais eu d'ordre dans sa bibliothèque et je n'ai jamais pris la peine d'en mettre. Il prenait soin de ses livres mais il ne les rangeait pas vraiment donc je crois que tu devras reporter ta visite à la bibliothèque de la ville une autre fois. »
« Oh… Ce n'est pas grave, j'aurai Victor pour me tenir compagnie en attendant votre retour. », reprit l'enfant avec un petit sourire espiègle.
« Tu es sûr que tu ne veux pas que je demande à la voisine de venir te préparer ton déjeuner ? », l'interrogea alors la jeune femme, connaissant pourtant déjà la réponse. « Je n'aime pas beaucoup l'idée de te savoir tout seul toute la journée. »
« Non ! », répondit l'enfant en commençant à manger son petit déjeuner. « Elle est bien gentille mais elle me fait penser à ma grand-tante. Et puis, je suis assez grand pour me débrouiller tout seul. »
« À neuf ans ? », répliqua Julia en secouant la tête. « Je sais que nous en avons déjà discuté et que tu ne changeras pas d'avis mais les enfants de ton âge sont censés aller à l'école. Le voisinage pourrait jaser, surtout si tu restes ici tout seul. Je ne voudrais pas qu'on pense que tu es maltraité et qu'on te place dans une autre famille, si tu vois ce que je veux dire. »
« Mais qu'est-ce que je ferais à l'école ? Ce qu'on y apprend est sans intérêt pour moi… », renchérit Alyosha d'un air dépité. « Si vous êtes tellement inquiète pour moi… votre amie Kate peut toujours passer, elle ne travaille pas, si ? »
Julia haussa les sourcils en pensant effectivement que cela pouvait être la solution. Kate était sans doute l'une des meilleures amies qu'elle avait à Central et celle-ci était tombée sous le charme du petit garçon dès qu'elle l'avait rencontré la semaine précédente et l'enfant le lui rendait bien, ce qui était déjà un exploit sachant qu'il ne s'ouvrait que très peu aux autres. De plus, la jeune femme ne travaillait pas, ayant une fortune personnelle assez conséquente lui permettant d'occuper ses journées comme elle le souhaitait. Cela lui donnerait la possibilité de passer voir Alyosha de façon à éviter les commentaires déplacés du voisinage.
« D'accord, je vais lui passer un coup de téléphone. », capitula la jeune femme avec un petit sourire.
« Je peux m'en occuper tout seul parce que si c'est vous qui le faites… », commença l'enfant d'un ton détaché tandis que Julia attendait de voir où il voulait en venir. « Vous allez arriver en retard ! »
Le soldat ne répondit pas mais une fois qu'elle eut jeté un œil à l'horloge fixée au mur de la cuisine, elle se rendit compte que le petit garçon avait parfaitement raison et qu'elle risquait de ne pas arriver à l'heure à sa convocation si elle prenait le temps de joindre son amie par téléphone, amie qui était très bavarde quand elle le voulait bien. Elle ne perdit donc pas une seconde et se dépêcha d'aller prendre son manteau dans l'entrée avant de revenir vers la cuisine pour terminer son café et donner ses instructions au petit garçon qui la regardait avec un amusement non dissimulé.
« Téléphone-lui, c'est important ! », dit-elle en enfilant son pardessus. « Sois sage et n'oublie pas de nourrir Victor surtout. On se voit ce soir ! »
« Passez une bonne journée et saluez l'alchimiste de ma part si vous le croisez. », lui cria presque Alyosha tandis que la jeune femme se dirigeait maintenant vers la porte d'entrée.
« D'accord ! », répondit celle-ci en claquant presque la porte, laissant l'enfant avec la maison pour lui jusqu'au soir.
« Je ne sais pas pourquoi mais… je sens que la journée va être passionnante. », songea-t-il en se replongeant dans son petit déjeuner.
« Bureau 256, bureau 256… », murmura Julia en parcourant les couloirs du QG d'un pas rapide. Elle n'était pas encore en retard mais elle savait qu'elle ne devait pas trainer sinon cela serait le cas et elle ne voulait pas faire mauvaise impression dès le premier jour, sachant que le soutien manifeste de Bradley ne couvrirait pas ce genre de comportements. « Mais où l'ont-ils mis ? »
Elle finit par le trouver au détour d'un couloir et pria pour qu'elle soit à l'heure car elle sentait que ce général ne serait pas aussi complaisant que semblait l'être Raven au premier abord. Elle respira un bon coup pour reprendre son souffle afin d'éviter de montrer qu'elle avait presque couru pour rejoindre son lieu d'affectation. Enfin, elle frappa à la porte et une voix forte lui donna l'ordre d'entrer, ce qu'elle fit immédiatement avant de se mettre au garde à vous en apercevant l'homme assis à son bureau et qui affichait une mine sévère.
« Soldat Julia Morton, à vos ordres mon général ! », s'exclama-t-elle, n'ayant plus l'habitude de se comporter de la sorte étant donné qu'elle avait vite abandonné ce genre de salut avec Kimblee.
« C'est donc vous la nouvelle recrue. », déclara simplement le général tandis qu'il prenait une feuille en main. « Vous sortez à peine de l'académie et vous avez déjà été mêlée à une mission de premier plan avec l'alchimiste écarlate, sous les ordres du président lui-même… »
« Oui, monsieur. », répondit la jeune femme, presque machinalement.
« J'ignore comment vous avez fait mais c'est assez surprenant, je dois dire... Il n'est pas connu pour travailler en équipe. », continua l'homme en la jaugeant du regard où Julia crut lire un certain mépris. « Et vous avez même réussi à vous faire apprécier de King Bradley… »
Le soldat, toujours au garde à vous, ne répondit pas mais la moutarde commençait lentement à lui monter au nez car elle n'aimait pas les insinuations de cet homme, à savoir qu'elle aurait pu jouer de ses charmes pour attirer l'attention de ses supérieurs.
« Mais nous sommes à Central ici, pas dans le Nord ou même dans un pays étranger. », reprit-il au bout de quelques secondes de silence. « Obéir aux ordres est primordial car nous sommes directement en contact avec la population et une erreur peut coûter de nombreuses vies. Suis-je assez clair ? »
« Parfaitement, monsieur. », fit Julia en hochant la tête, se disant pourtant qu'il faisait un bel hypocrite à s'inquiéter pour la population alors qu'il avait certainement pris par lui aussi au plan des homonculus.
« Bien ! Cela dit, je n'aurai pas la possibilité de vous tester moi-même étant donné que le président réclame déjà votre présence pour la prochaine mission de l'alchimiste écarlate. », expliqua soudain le général Klémin en reposant d'un geste dédaigneux la feuille qu'il tenait en main. « Vous allez donc vous rendre sans tarder à son bureau, je pense qu'il doit déjà être en conférence avec Kimblee. »
« Ah… Très bien, mon général. », répondit la jeune femme, espérant que sa surprise ainsi que sa joie de travailler de nouveau avec l'écarlate ne fut pas trop visible sur son visage. « Savez-vous de quoi il s'agit ? »
« Non ! Je n'ai pas eu de détails. », répliqua Klémin d'un ton vexé, comme s'il aurait dû être celui qui donnât les explications sur sa prochaine mission. « Voilà pour vous au fait. »
L'homme lui tendit alors une enveloppe que Julia saisit mais sur laquelle il n'y avait aucun nom ou signe qui auraient pu la renseigner sur son origine, seul le cigle de l'armé était imprimé dessus. Et avant que la jeune femme ne put poser de questions à son supérieur, celui-ci se leva pour mettre fin à la conversation et lui fit signe qu'elle pouvait partir rejoindre le bureau de Bradley. Il prit néanmoins le temps de lui lancer une dernière remarque :
« Je ne peux pas vous en vouloir de ne pas être au courant étant donné que la décision est tombée ce matin mais vous prendrez la peine d'adapter votre uniforme et cela au plus vite… Vous pouvez disposer à présent. »
Julia sortit donc du bureau du général sans oser demander plus d'explications mais une fois dehors, elle ne se précipita pas vers celui de Bradley comme elle aurait dû le faire mais déchira plutôt l'enveloppe sur le côté afin d'en extraire le contenu. La lettre, qu'elle lut rapidement, la laissa sans voix et elle comprit soudain les piques que le général lui avait lancées tout au long de leur entretien : il n'y avait que quelques mois qu'elle était sortie de l'académie, elle n'avait que très peu d'expérience et non seulement elle semblait s'être mise Kimblee et Bradley dans la poche mais en plus, elle venait d'obtenir le grade de caporal.
Pendant que Julia se précipitait pour arriver à l'heure à sa convocation, Kimblee, de son côté, arrivait sans se presser en vue du bureau du président. Le fait qu'il eut été convoqué ne le surprenait qu'à moitié car il se savait redevable envers Bradley à cause de la faveur obtenue de lui à propos d'Alyosha. Non, ce qui l'avait étonné était le caractère très officiel qu'avait revêtu la remise de cette convocation : le vendredi précédent, une berline en provenance du QG était venue jusqu'à la petite pension où il logeait et un soldat avait demandé à lui remettre en mains propres la lettre que le président avait lui-même signée, attirant ainsi l'attention de tout le quartier, d'ordinaire bien calme.
« Je pensais qu'il ferait ça plus discrètement, par téléphone, ou bien qu'il enverrait Envy… », songea-t-il alors qu'il entrait dans l'antichambre du bureau où se trouvait déjà le lieutenant Hawkeye. « Cela ne me dit rien qui vaille… Pourquoi avoir rendu cela si visible, si officiel quand un simple coup de téléphone aurait pu suffire ? »
« Bonjour. », fit soudain la jeune femme blonde, tirant l'écarlate de sa réflexion.
« Bonjour, lieutenant Hawkeye. », répondit Kimblee avec un petit sourire qui, s'il faisait fondre Julia, ne provoquait que répulsion chez la tireuse d'élite. « Il est déjà là ? »
« Il vous attend, vous pouvez entrer directement. », répliqua Riza tout en reportant son attention sur le dossier qu'elle consultait.
L'alchimiste se contenta alors de hausser les épaules et se dirigea vers la porte du fond, frappa quelques coups avant d'entrer pour se retrouver en tête à tête avec le chef de l'État. Celui-ci était assis à son bureau et leva les yeux en entendant l'écarlate pénétrer dans la pièce. Un sourire étrange s'afficha alors sur son visage et il invita directement Kimblee à s'asseoir en face de lui.
« Cette petite semaine de vacances s'est-elle bien passée ? », demanda Bradley sans ambages.
« Très bien, merci. », répondit simplement Kimblee qui décida pourtant de ne pas tourner autour du pot. « Si ce n'est cette convocation très peu discrète de votre part. Vous m'avez habitué à moins de tapage, en envoyant Envy par exemple. »
« C'était nécessaire, tu vas comprendre dans un instant. », continua le chef de l'État en se levant soudain pour se placer devant la fenêtre et ainsi tourner le dos à son interlocuteur. « Quant à Envy… Il a tout simplement disparu. »
« Disparu ? », répéta l'alchimiste en haussant un sourcil de perplexité. « Pourriez-vous être un peu plus précis, s'il vous plaît ? »
« C'est très simple : nous avons reçu des renseignements sur l'endroit où se trouvait le docteur Marcoh et il s'y est rendu afin de donner une bonne leçon au scientifique. », expliqua Bradley en jetant soudain un regard de biais à Kimblee pour lui faire comprendre que cela aurait dû être sa mission s'il ne s'était pas empêtré avec les frères Elric. « Mais il est fort à parier qu'il s'agissait d'un piège. Je doute donc qu'on le revoie de si tôt… »
« Je vois… Cela vous fait donc un allié en moins. », conclut l'alchimiste avec un petit sourire, amusé que l'homonculus de l'envie ait pu se faire avoir par celui qu'il s'amusait à torturer.
« Deux à vrai dire… », le corrigea Bradley en revenant s'asseoir.
« Vraiment ? Ne me dites pas que cette agression dont vous avez été victime est le fait de l'un de vos… frères. », renchérit l'écarlate en croisant les bras sur son torse.
« C'est exact mais il a toujours été réticent à obéir… Pourtant, je ne doute pas de pouvoir le lui faire payer le moment venu. », continua l'homonculus de la colère, celle-ci bouillant en lui, même s'il n'en laissait rien paraitre.
« Voilà un revirement inattendu… J'espère que cela ne vous sera pas fatal le jour dit. », répondit Kimblee, toujours sur le même ton emprunt de moquerie.
« Mais nous pouvons compter sur toi, n'est-ce pas, Kimblee ? », fit Bradley en le fixant d'un regard appuyé.
« Venons-en au fait dans ce cas ! », s'exclama l'alchimiste car il commençait à s'impatienter et se demandait bien ce que Bradley allait bien pouvoir lui confier comme mission si vite après son retour de Drachma. « Pourquoi m'avoir convoqué et surtout de cette façon ? »
« Lis-tu les journaux, Kimblee ? », demanda soudainement l'homonculus d'un ton mystérieux.
« Pas dernièrement, la seule fois où je l'ai fait était le lendemain de votre agression. », répondit l'écarlate en ne comprenant pas le sens de la question. « Pourquoi demandez-vous cela ? »
« Eh bien, si tu l'avais fait, tu aurais su que la ville de Central est actuellement le cadre de meurtres assez… Comment les humains qualifieraient-ils cela ? », fit Bradley d'un ton détaché, signe qu'il ne se préoccupait de l'affaire que pour donner le change à la population. « Déroutants ? Horribles ? Ignobles peut-être ? »
Kimblee fronçait les sourcils, ayant toujours du mal à suivre le raisonnement de son interlocuteur. Oui, des meurtres avaient lieu à Central mais il ne voyait pas le lien avec lui ou une éventuelle mission. Bradley le comprit et avant que l'écarlate ne puisse poser d'autres questions, il lui tendit le dossier qui se trouvait devant lui et qu'il consultait au moment où Kimblee était entré dans son bureau.
« Voilà qui devrait t'éclairer. », dit simplement l'homonculus tandis que l'homme au complet blanc ouvrait l'ensemble, assez volumineux. Il le parcourut rapidement avant de lever les sourcils de surprise devant le profil des victimes.
« Des enfants ? », dit-il comme pour lui. « Trois depuis la fin du mois passé et une quatrième victime potentielle que les enquêteurs recherchent actuellement… »
« C'est exact. », reprit le chef de l'État alors que l'écarlate continuait à parcourir le dossier. « Je ne te cache pas que la population commence à prendre peur et ce n'est pas bon. »
« Mieux vaut qu'elle reste calme vu ce que vous préparez, n'est-ce pas ? », conclut Kimblee en refermant soudain le dossier et en le posant sur le bord du bureau de Bradley pour fixer à nouveau celui-ci. « Mais cela ne me dit toujours pas ce que je suis censé faire avec ces informations. »
« C'est très simple : je te charge de prêter main forte aux enquêteurs afin de mettre fin à cette série de meurtres. », répondit d'un trait l'homonculus. « Et ce n'est pas négociable. »
« Vous vous rendez compte que je n'ai pas vocation à jouer les sauveurs d'enfants… ? », commença l'alchimiste, soudain mécontent du rôle qu'on essayait de lui faire endosser.
« Un service pour un service, rappelle-toi. Et puis mettre un alchimiste d'État sur l'affaire pourrait aider à rassurer la population le temps que l'on trouve le responsable de toute cette histoire. », l'interrompit Bradley, toujours d'un ton détaché.
« Qui dirige l'enquête ? », le questionna ensuite Kimblee, comprenant qu'il n'avait pas le choix.
« Un capitaine de la police de Central. Et des soldats lui prêtent main forte… », expliqua Bradley. « Il menait l'enquête seul avec ses hommes au départ mais après le troisième meurtre, il a dû capituler et accepter que l'armée s'en mêle. »
« Je vois… Ils travaillent dans les locaux du QG ou dans ceux de la police de la ville ? », continua à l'interroger l'écarlate qui souhaitait en savoir le plus possible avant de rencontrer l'équipe.
« Ils sont installés ici à présent, dans un local de l'aile ouest… Aussi, j'ai pris la peine de remplacer la petite équipe de soldats. », répondit le président avec un geste de la main. « Ce capitaine est assez réticent à l'idée que l'on marche sur ses plates bandes et les soldats ont du mal à travailler avec lui. Je compte donc sur toi pour tenter d'arrondir les angles. »
« Bien sûr mais je tiens à préciser une chose : en tant qu'alchimiste d'État ne faisant plus vraiment partie de l'armée et puisque vous me confiez la mission d'arrêter cet assassin, je veux avoir les mains libres. », fit soudain Kimblee avec une mine grave. « Je refuse donc d'obéir à ce capitaine sachant, d'après ce que vous me dites, qu'il risque de ne pas apprécier mon intervention. »
« Je n'y voit pas d'inconvénient, cela pourrait même être intéressant… », lança Bradley. Il allait poursuivre lorsque le téléphone sonna à ses côtés. Il décrocha et après une rapide conversation, raccrocha pour ensuite se tourner vers Kimblee.
« Bien, ton assistante sur cette affaire vient d'arriver. », lui dit simplement le président tandis que l'alchimiste fronçait les sourcils devant l'emploi de ce mot. « J'ai préféré faire appel à des éléments que tu connais, cela pourrait te faciliter les choses étant donné, comme tu l'as déjà compris, que tu ne risques pas de recevoir beaucoup d'aide de la part de la police de Central. »
« Je verrai bien ce qu'il en sera mais aide ou pas, n'oubliez pas que je n'aime toujours pas m'encombrer d'éléments inutiles et que je n'hésiterai donc pas à m'en débarrasser si nécessaire. », répondit l'écarlate qui aurait préféré pouvoir choisir lui-même son équipe, voire s'en passer tout simplement. Il remarqua alors que Bradley le fixait d'un air étrange. « Oui ? »
« C'est juste que je trouve soudain paradoxal de confier à un criminel gracié par le président l'arrestation d'un autre criminel. », déclara Bradley d'un ton pensif tandis que Kimblee se levait pour prendre congé dudit président, se demandant s'il devait se sentir insulté par cette dernière remarque.
« Étrange en effet… », finit-il par répondre, tout en coiffant son chapeau. « Si vous voulez bien m'excuser, j'ai un criminel à attraper. »
« Bonne chance ! », lui lança le chef de l'État dans son dos alors qu'il sortait du bureau en emportant le dossier. Il se retrouva donc une nouvelle fois dans l'antichambre qui servait de lieu de travail au lieutenant Hawkeye mais celle-ci n'était pas seule.
« Soldat Morton. », lança alors l'écarlate, agréablement surpris de retrouver là Julia. « C'est donc vous qui m'assisterez dans cette mission. »
« Oui, monsieur. De quoi s'agit-il ? », demanda immédiatement la jeune femme, curieuse d'en savoir plus.
« Allons-y, je vous expliquerai en chemin. », dit-il en jetant un regard de biais à Riza, avant de la saluer d'un hochement de tête qu'elle lui rendit. Il quitta ensuite le bureau en compagnie de Julia et ce n'est qu'une fois dans le couloir qu'il lui tendit le dossier sans dire un mot. La jeune femme commença donc à le parcourir de la même manière qu'il l'avait fait quelques instants auparavant avant de le refermer une fois qu'elle en eut lu assez.
« Quelle horreur… Et je suppose qu'il nous a mis sur cette enquête à cause du service qu'il nous a rendu concernant Alyosha. », fit-elle en secouant la tête de dépit.
« C'est exact. », répondit simplement l'alchimiste, toujours assez mécontent du travail qu'on lui demandait d'accomplir. « Et nous risquons de rencontrer des difficultés avec les enquêteurs actuels. Apparemment, le capitaine… Quel est son nom à propos ? »
« Holmes, capitaine Jamie Holmes de la police de Central. », fit Julia en jetant un coup d'œil rapide dans les rapports.
« Voilà, ce capitaine Holmes n'apprécie pas de devoir partager son affaire avec l'armée alors je n'ose pas imaginer sa réaction lorsqu'il me verra arriver, moi, un alchimiste d'État. », expliqua Kimblee en haussant les épaules.
« Serons-nous seuls ? Si l'armée travaille de concert avec lui, il doit y avoir d'autres soldats, non ? », l'interrogea soudain Julia, tout en regardant dans le dossier le numéro du local où ils devaient se rendre à présent.
« Oui, Bradley m'a confirmé qu'il y aurait d'autres soldats mais il a changé l'équipe donc j'ignore sur qui nous allons tomber et s'ils en vaudront la peine. », continua l'écarlate, soudain fatigué avant même d'avoir commencé. « Tout ce qu'il m'a dit est que ce sont des éléments que je connais, ce qui ne m'éclaire pas vraiment. »
« Très bien ! En route pour le local 116 de l'aile Ouest dans ce cas. », conclut la jeune femme en affichant un petit sourire malicieux lorsqu'elle se rendit compte que c'était là qu'ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Kimblee ne répondit pas mais la mine qu'il tirait suffit à Julia pour comprendre qu'il s'en souvenait également. Ils parcoururent donc le chemin qui les séparait de leur lieu de travail assez rapidement mais alors qu'ils allaient tourner à un croisement, ils manquèrent de se heurter à un groupe de trois soldats qui venaient d'en face et qui tournaient dans la même direction qu'eux.
« Hé ! Regardez un peu où vous allez ! », lança l'un d'entre eux à l'intention de Kimblee qui le fixa alors avec mécontentement avant de lever les sourcils de surprise en reconnaissant son "agresseur".
« Morris, c'est bien cela ? », fit-il alors en affichant un sourire peu engageant.
« Kimblee… », articula lentement celui-ci, tout en fixant son interlocuteur dans les yeux.
« Que faites-vous là tous les trois ? », demanda alors Julia en reconnaissant à son tour ses trois anciens collègues : Morris, Maxims et Mitchell.
« Morton ! », s'exclama alors Maxims. « Tu es encore en vie ! »
« Quoi ! », s'écria alors Julia en écarquillant les yeux. « Comment cela, je suis encore en vie ? »
